Chercheurs d’or du Caucase

Pour savoir si la mythique Toison d’or dérobée par Jason a existé, deux chercheurs partent en quête des sites où le précieux métal aurait été exploité dans l’Antiquité, de la Géorgie à la côte turque de la mer Noire.

Ils y trouveront la plus ancienne mine d’or de l’histoire de l’humanité… ainsi qu’une technique d’orpaillage avec peau de mouton lainée. Des découvertes qui rendent la légende tout à fait plausible.

Radio Courtoisie : « Cavaliers et guerriers des steppes de l’eurasie » (Audio)

Le samedi 4 avril 2015, dans l’émission “Le Libre journal des lycéens” sur Radio Courtoisie, Pascal Lassalle recevait Laroslav Lebedynsky, qui enseigne l’histoire de l’Ukraine à l’INALCO à Paris et qui apparaît surtout comme l’un des meilleurs spécialistes des cultures guerrières nomades des steppes et du Caucase, avec de très nombreux ouvrages publiés principalement chez Errance et chez L’Harmattan.

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Émission exceptionnelle dans laquelle a été développée la question méconnue et passionnante de la part nomade de notre héritage indo-européen/boréen, avec l’évocation inspirée de cette épopée extraordinaire au cours de laquelle Cimmériens, Scythes, Saces, Sarmates ou Alains ont posé les bases d’une civilisation des steppes qui ne le devait en rien à ses adversaires sédentaires et qui a influencé de manière déterminante d’autres aires ethno-culturelles, tout en participant à la première expansion des populations europoïdes au cœur des immensités eurosibériennes.

À partir du début du Ier millénaire avant J.-C. et durant toute l’Antiquité et le Moyen Âge, des peuples nomades ont dominé les steppes eurasiatiques du Danube à la Mongolie. Le rôle historique des plus célèbres – Scythes, Huns, Mongols… – destructeurs et fondateurs d’empires, est bien connu, mais leurs propres cultures le sont moins. Qui étaient ces nomades ? Peut-on parler sans exagération d’une civilisation des steppes ? Iaroslav Lebedynsky nous donne ici quelques repères utiles.

Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

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Ukraine : La crise et la troisième voie géopolitique

Par Jure Georges Vujic. Le contributeur franco-croate livre à Polémia une analyse géopolitique de la crise ukrainienne.

Il semblerait que la crise ukrainienne divise la mouvance nationale et eurasiste en deux camps, le premier soutenant l’opposition nationaliste ukrainienne en tant que vivier identitaire et vecteur national-révolutionnaire, le second, le camp des «eurasistes» russophiles, qui, pour des raisons géopolitiques anti-atlantistes, soutiennent l’intervention russe en Crimée.

Pourtant, cette vision binaire demeure quelque peu simplificatrice. C’est pourquoi je réitère « qu’il faut savoir raison garder » et que la démesure dans l’analyse géopolitique, le jusqu’au-boutisme et l’engouement belliciste ne font que conforter une fois de plus l‘hybris et le conflit entre des peuples européens et, une fois n’est pas coutume, sur la terre européenne.

« L’Eurasisme russe aurait tout intérêt à ménager les nationalismes européens de cet espace centre-européen et de l’espace pontique de la mer Noire y compris l’Ukraine, plutôt que de nier leurs identités nationales et d’attiser leurs positions russophobes. »

Bien sûr, il faut rappeler que suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d’accords commerciaux avec l’Union européenne, le camp atlantiste et américain a tenté d’orchestrer une seconde « Révolution orange » cette fois-ci en s’appuyant et en manipulant des groupes ultranationalistes ukrainiens aux fins d’installer un pouvoir pro-occidental à Kiev.

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La Russie est-elle redevenue une superpuissance ?

La première partie de l’émission sur la Russie, avec Philippe Migault, spécialiste de la Russie à l’IRIS – Institut de relations internationales et stratégiques, Frédéric Encel, géopolitologue, et Hélène Carrère d’Encausse, historienne et secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Via THEATRUM BELLI

La « masculinisation » des naissances touche-t-elle la France ?

L’avortement sélectif des filles n’est pas le propre de l’Asie ou de l’Europe orientale. Cette pratique existe dans certaines diasporas en Angleterre, en Norvège, en Grèce ou en Italie. En France, on ne peut pas le savoir.

C’est un document dérangeant que vient de publier l’Institut national d’études démographiques (Ined). Il actualise les données disponibles concernant la pratique de l’avortement sélectif des fœtus de sexe féminin.

Fait nouveau: plusieurs publications scientifiques établissent aussi que les avortements sélectifs des fœtus féminins sont également pratiqués dans des pays d’Europe occidentale – et ce au sein des communautés issues des pays touchés par cette discrimination sexuelle.

Le phénomène est connu et dénoncé depuis une vingtaine d’années en Chine et dans une partie du sous-continent indien. Il a commencé à être décrit il y a plus d’une dizaine d’années dans deux régions d’Europe orientale: le Sud du Caucase et l’Ouest des Balkans autour de l’Albanie.
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Euramérique, Eurorussie ou Eurasie?

Par Alexandre Latsa

Récemment, le site Atlantico a publié un échange de réflexions fort intéressant entre Alexandre Del Valle et Alexandre Melnik sur les perspectives viables pour l’Occident. Les deux Alexandre, qui n’ont de commun que leurs prénoms, prônent deux voies différentes et opposées pour la réaffirmation de l’Occident puissance: l’Alliance continentale Europe-Russie ou l’alliance transatlantique Europe-Amérique.

Cette thématique semble prendre une importance croissante au fur et à mesure que les relations Russie-USA se détériorent, que l’Europe s’enfonce dans la crise et que la Russie regagne stratégiquement des positions, réaffirmant ainsi peu à peu sa position de grande puissance. La même semaine, le site Europe-Israël publiait lui un article intitulé: La morale change de camp, article très élogieux envers Vladimir Poutine et envers la politique russe dans le monde musulman, présentant une Russie devenue la protectrice des minorités, notamment chrétiennes. Le site prenait en exemple les manifestants de la place Tahrir qui dénonçaient l’alliance entre États-Unis et Frères musulmans et appelaient la Russie à s’impliquer dans la révolution égyptienne.

L’occident a été historiquement lié à l’Europe, la Méditerranée puis l’Europe du nord et de l’ouest, avant de ne se juxtaposer sur le monde anglo-saxon dès le 17ième siècle via l’empire colonial de l’Angleterre et sa puissance maritime. Ce règne de la rose n’a réellement pris fin qu’après la première guerre mondiale, qui a historiquement marqué la fin des empires européens, y compris l’empire britannique, supplantés par la puissance la plus occidentale et la plus maritime d’Occident: les États-Unis d’Amérique.

Ceux-ci achèveront la déseuropéanisation de l’Occident en confirmant leur leadership planétaire en 1991, lors de la mort de l’Union Soviétique. La fin de l’Union Soviétique scellera aussi le destin eurasien de la Russie et donc le déplacement du centre d’attraction du continent vers l’Est et l’Eurasie.
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Radio Courtoisie : “De la guerre économique à la guerre totale !”

Samedi 4 mai 2013 dans le Libre Journal des Lycéens, Pascal Lassalle (assisté de Franck Wilsdorf) recevait sur Radio Courtoisie, Jean-Loup Izambert, à propos des relations troubles entretenues entre l’État français et des organisations terroristes. La seconde partie de l’émission est consacrée à Georges Feltin-Tracol auteur de l’ouvrage : “Réflexions à l’Est“.

Afrique noire, Palestine, Yougoslavie, Irak, Afghanistan, pays du Caucase et du Maghreb, Iran… De François Mitterrand à François Hollande, les dirigeants de l’État français pactisent en secret avec des organisations terroristes pour engager la France dans les guerres planifiées et commandées par Washington.

Dans cette enquête sans compromis sur les coulisses des guerres contre la Libye et la République arabe syrienne, riche en révélations surprenantes, en documents inédits et en témoignages accablants, Jean-Loup Izambert met à jour le puzzle de vingt années de complicités criminelles contre le monde arabo-perse, l’Eurasie et l’Afrique.

Crimes sans châtiment: un nouvel éclairage sur les guerres contemporaines…

(Merci à Le Chiffre Le Fer)

Le terrorisme, de Boston à Moscou en passant par Damas

Par Alexandre Latsa

Depuis la fin de l’URSS, l’un des mythes fondateurs de la politique étrangère euro-américaine envers la Russie se base sur la situation dans le Caucase. Dès 1994, l’état russe fait face à une rébellion armée qui prône l’indépendance et fera rapidement appel à des cohortes de mercenaires étrangers pour mener cette soi-disant guerre d’indépendance de Tchétchénie.

Le Tchétchène Dokou Oumarov, chef du groupe rebelle islamiste “l’Émirat du Caucase”

Rapidement, le conflit se transformera en une guerre religieuse sous la pression notamment de ces mercenaires islamistes qui tenteront d’étendre le conflit à tout le Caucase pour y instaurer un califat régional. Dès le début des opérations militaires russes dans le Caucase visant à rétablir l’ordre et empêcher une partition du pays grâce à une aide extérieure, la Russie a subi une pression médiatique, morale et politique sans précédent.

Le Main Stream médiatique occidental  n’a  jamais cessé de nous présenter les combattant islamistes du Caucase comme des soldats de la liberté, luttant pour une hypothétique indépendance ou encore pour  la survie de cultures menacées, qui comme on peut le constater en 2013, bien longtemps après, n’ont jamais été menacées.

La Russie, qui fait face au terrorisme de l’internationale Djihadiste et ses soutiens principaux à l’étranger (que ce soit au sein de pays du golfe, de la Turquie ou de certaines puissances occidentales) n’a que trop rarement bénéficié de la compassion ou du soutien des pays occidentaux.
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Mistral gagnant

Par Alexandre Latsa*

Lorsque la Russie a rendu public son souhait d’acquisition de Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) Mistral, la France a répondu par l’affirmative. Rapidement pourtant, des voix se sont élevées, exprimant des réticences à cette transaction. Ces réticences émanaient d’États impliqués dans des contentieux plus ou moins importants avec la Russie (Géorgie, États Baltes) et qui craignaient un risque de déséquilibre de la sécurité régionale, crainte accrue par le conflit d’août 2008 dans le Caucase.

Pourtant il semble irréaliste d’imaginer que la Russie de 2010 ait des intentions agressives envers un pays européen et ces réticences ont été interprétées comme une possible crispation de Washington, embarrassé par une acquisition de matériel aussi sensible. Mais le cadre est sans doute plus large et concerne l’évolution des rapports de force sur les mers, et l’affaiblissement de la domination militaire et maritime américaine, acquise durant la guerre froide. Pour mieux cerner la situation, il convient de comprendre l’utilité des Mistral et regarder dans quel contexte global la Russie souhaite cette acquisition.

Les BPC sont des outils de projection, permettant de réaliser depuis la mer des opérations terrestres. Multi-fonctionnels, ils peuvent servir au débarquement de troupes, à la lutte contre la piraterie maritime ou encore à des actions humanitaires. Le Mistral, qui appartient à cette classe BPC, peut transporter jusqu’à 1200 hommes, 16 hélicoptères, jusqu’à 120 véhicules (dont des blindés), deux aéroglisseurs et des navettes de débarquement.

Le navire comprend en outre des canons, des batteries de missiles, des installations médicales, et un centre de commandement. La forte capacité de projection et de déplacement sur des théâtres d’opérations lointains que permet ce BPC est essentielle pour la Russie qui ne possède plus à ce jour de matériel équivalent, depuis le retrait des navires de type Rogov, au début de la décennie.

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Poutine, de Gaulle russe !

Par Marc Rousset

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons envisagé par Zbigniew Brzezinski, de l’exploitation de ses ressources naturelles par les groupes étrangers, de l’encerclement par l’O.T.A.N.

Intronisé par Eltsine, il a su très habilement s’imposer progressivement en changeant l’orientation politique du pays, après quelques hésitations vis-à-vis des États-Unis, tout en se débarrassant des encombrants oligarques. Par son action, Poutine a d’ores et déjà sauvé la Russie, mais il va aussi probablement sauver l’Europe occidentale, en lui proposant une aide et un autre modèle que le droit de l’hommisme décadent, de façon à ce qu’elle puisse se libérer du protectorat militaire américain.

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Nouvelle doctrine de défense russe

Par Xavier Moreau

Le 5 février 2010, le Président Medvedev a validé la nouvelle doctrine de défense russe. Après le terrorisme international, les Etats-Unis et l’OTAN sont désignés comme des ennemis principaux et immédiats. Nous pouvons, comme le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, jouer la naïveté, et regretter l’inadéquation de la doctrine russe. Nous pouvons aussi essayer de comprendre ce qui a amené la Russie à adopter cette nouvelle stratégie.

Cette doctrine marque, en fait, la fin du rêve occidental russe. Il est difficile, aujourd’hui, de se représenter la naïveté avec laquelle la Russie a ouvert les bras à l’Occident, au début des années 90. Ce fut le cas dans les domaines économique, culturel, militaire et même dans celui de l’espionnage.

Evgueni Primakov raconte dans ses mémoires (“Au coeur du pouvoir”, Syrtes, 2002) comment le nouveau chef des services secrets russes, pour faire preuve de bonne volonté, avait transmis les emplacements des micros-espions de l’ambassade américaine à Moscou. Les Etats-Unis avaient, de leur côté, offert des garanties sur la non extension de l’OTAN, et sur leurs intentions pacifiques.

La suite est connue. Les vingt années qui suivent voient l’OTAN arriver aux frontières de la Russie, son allié serbe bombardé, et la population serbe de Krajina subir un nettoyage ethnique sans précédent depuis la deuxième guerre mondiale. Les minorités russes sont persécutées dans les pays baltes, tandis que dans le berceau même du premier état russe, à Kiev, le département d’état américain met en place un gouvernement hostile.

La rupture définitive survient lorsque la Russie observe avec effarement les démocraties occidentales restées indifférentes aux bombardements à l’artillerie lourde de la capitale ossète et, notamment, à la destruction complète du quartier juif. Pour l’administration russe, il est désormais clair que la posture morale de l’Occident est une hypocrisie et un mensonge.

La mise en garde du Président Poutine à Munich, le 11 octobre 2006, résume la nouvelle doctrine militaire. Elle est le résultat d’un double constat aboutissant à un virage géopolitique sans précédent.

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Les 25 mythes russophobes

Par Alexandre Latsa

1 – Sous Poutine, la vie ne s’est améliorée que pour les riches et les oligarques, et les pauvres n’ont pas vu une augmentation de leur niveau de vie.

Faux. Sous le gouvernement Poutine, la pauvreté a considérablement diminué. Le taux de russes vivant sous le seuil de pauvreté, est passé de 35 à 23% de 2000 à 2004 et était tombé à 13,5% en 2008 (avant la crise).

2000 (arrivée de Poutine au pouvoir): 35%

2004 (fin du premier mandat Poutine): 23%

2008 (fin du second mandant Poutine): 13,5%

Mémo : il est à noter qu’en France, en 2007, 13,7% de la population vivait sous le seuil de pauvreté.

2 – La spirale démographique russe devrait voir la population de ce pays diminuer, à moins de 100 millions d’habitants, contre 142 millions aujourd’hui.

Faux. Il est très fréquent de lire, en effet, que le taux de natalité est bas, que le taux de mortalité est élevé, ainsi que le taux d’avortements et de suicides, et que la Russie perdrait inexorablement 700.000 habitants par an. Pourtant, ce n’est pas le cas.

En 2005, la population russe a décru de 760 000 habitants, ce qui était le record absolu.

En 2006, la baisse n’a été « que » de 520 000 habitants.

En 2007, la baisse n’a été « que » de 280 000 habitants.

En 2008, la baisse est, à peu près, de 116.000 habitants.

En 2009, la population a augmenté de 12.000 personnes, la natalité ayant augmenté de 3% sur l’année 2009 et ce, malgré la crise économique. Les mesures Medvedev de 2005 ont donc eu un résultat absolument foudroyant.
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La fin des USA ?

Il s’agit d’une hypothèse tout ce qu’il y a de plus sérieuse, même si elle tend à défier le sens commun et l’image d’un pays que nous croyons si familier.

Origine ethnique des ancêtres, aux USA (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Les USA traversent aujourd’hui l’une des crises les plus graves de leur courte histoire, mais cette crise n’est que partiellement économique et les problèmes de l’Amérique, jusqu’ici différés et ignorés, grâce à l’empire et à la domination planétaire de l’Oncle Sam, risquent de ressurgir avec une violence [qu'on] peine à imaginer.

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Gazprom, stratégie de la Russie

Dans la continuité de deux articles que nous avons publiés récemment (article 1article 2) et rejoignant par ailleurs l’analyse d’Aymeric Chauprade, Michel Drac s’intéresse à la stratégie gazière de la Russie.

Anne-Marie Lizin est professeur à Sciences-Po Paris. Mais bon. Pour une fois, on essaiera d’oublier ce qu’on pense de Sciences-Po.

Et on s’intéressera à une étude qu’elle vient de diriger sur la stratégie énergétique de la Russie : « Gazprom » (étude coordonnée par ailleurs par Nicolas Zeisler).

Etude évidemment conforme au « politiquement correct » de Sciences-Po, donc porteuse d’une tonalité à mon avis plutôt anti-russe. Mais justement. Il est intéressant de savoir ce que pensent les gens qui n’aiment pas ce que nous aimons.

Poids de la Russie dans les importations de gaz naturel des pays européens : Allemagne 39 % (alors que le pipeline Baltique n’est pas encore ouvert), France 26 %, Italie 30 %, souvent plus de 80 % en Europe de l’Est (à l’exception notable de l’Ukraine, qui achète son gaz au Turkménistan et est parvenue à réduire le poids du gaz russe à 23 %).

Simultanément, Gazprom noue des contacts avec des pays producteurs de gaz hors Russie (l’Algérie, entre autres). Lire la suite