Les meilleurs moyens de combattre l’extrême pauvreté

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En 1950, le revenu annuel des citoyens de la Corée du Sud et du Pakistan était sensiblement le même. Aujourd’hui, il est difficile de comparer les deux pays. Le revenu par habitant des Sud-Coréens a été multiplié par 23 depuis cette date, et celui des Pakistanais par 3 seulement.

Comment aider les pays les plus pauvres à reproduire le succès sud-coréen est l’une des plus importantes questions posée à l’heure actuelle à la communauté internationale. Améliorer les perspectives économiques permettra à des pans entiers de la population mondiale de bénéficier d’une meilleure santé, d’une éducation plus poussée, d’une vie plus longue et d’une vulnérabilité moindre face à de nombreux défis, dont les catastrophes naturelles.

Une grande partie des 169 cibles de développement proposées par les Nations unies pour les 15 prochaines années ont fondamentalement trait à une réduction de la pauvreté. Mais ces cibles ne sont pas toutes de valeur égale. Le Centre du Consensus de Copenhague, dont je suis le directeur, a récemment demandé à 60 équipes d’économistes d’évaluer les coûts et bénéfices de chacun des objectifs proposés, qui remplaceront en septembre prochain les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

A première vue, l’un des objectifs qui semble le plus louable – le plein emploi pour tous – est en fait l’un des moins souhaitables. Malheureusement, ce n’est pas un objectif, mais un rêve. Les économies ont besoin d’un certain taux de chômage pour permettre aux salariés de changer d’emploi et la plupart des gouvernements mettent déjà l’accent sur la création d’emplois.

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Migrants climatiques : Les réfugiés du siècle

Montée des eaux, sécheresse, cyclones… Le réchauffement climatique se fait ressentir partout. Ses premières victimes sont les populations locales, obligées de migrer pour trouver refuge sur des terres plus accueillantes. Leur nombre ne cesse de croître.

Parmi les 60 millions de réfugiés ou déplacés dans le monde, difficile d’estimer la part de migrants climatiques. Ils ne sont couverts par aucune législation internationale. Aux yeux de la loi, ils n’existent tout simplement pas.

On pense souvent que les populations se retrouvent dans les camps de réfugiés à cause de la guerre et des conflits. Il y a pourtant un autre type de réfugiés dans ces camps : les déplacés environnementaux. Aucun régime de protection n’existe pour ces personnes. Ce vide juridique est dû à la difficulté de définir exactement ce qu’est un “réfugié climatique”.

Pourtant, le changement climatique a un impact considérable sur le déplacement des populations. Depuis quelques années, il rend les catastrophes naturelles plus fréquentes et plus intenses, ayant des conséquences humanitaires plus tragiques. Entre recherche de statut juridique et anticipation des déplacements, rencontre avec des personnes qui font évoluer la situation de ces millions de réfugiés.

Norvège : Le bunker des graines

Le bunker qui vient d’être inauguré dans l’archipel norvégien du Svalbard, non loin du pôle Nord, devrait bientôt accueillir plusieurs millions d’échantillons de semences, issues de tous les continents, permettant ainsi aux pays en développement de régénérer leurs plantations en cas de désastre.

Sera-t-il capable d’aider à assurer la sécurité alimentaire face au réchauffement climatique annoncé ? Pour un tour d’horizon des initiatives en faveur de la biodiversité, rencontre également avec Zachary Muthamia, président de la Banque nationale des gènes du Kenya, et avec la chercheuse Marianne Bänziger, qui milite pour une sélection naturelle des semences sans recours aux OGM.

10 scénarios pour la fin de l’homme

Plus de 99% des espèces qui ont vécu sur Terre ont aujourd’hui disparu, c’est dire les probabilités d’éradication qui menacent l’espèce humaine.

Parmi les scénarios les plus probables, tous ne sont pas synonymes d’une destruction de la planète mais ils pourraient entrainer une diminution du nombre des espèces, voire une extinction de masse.

Partie 1:

Partie 2:
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Sale temps pour la planète : Équateur

Zoom sur la menace planant sur l’Équateur avec le volcan Cotopaxi. Ce cône blanchi situé aux alentours de Quito est même devenu un des symboles du pays, mais son éruption entraînerait une coulée de boue qui priverait la capitale de l’essentiel de son alimentation en eau potable.

Cette situation n’est pas un cas isolé. L’Équateur recense pas moins de 25 volcans actifs ou très actifs surnommés le «boulevard des volcans» par le géographe et explorateur allemand Alexander Von Humboldt. Pour faire face à cette situation, des sentinelles veillent. Quant à la population, elle s’entraîne à évacuer la ville pour se mettre en lieu sûr. Mais la capitale Quito, installée sur une faille sismique, risque à tout moment de subir un séisme.

États-Unis : Un orage suffit à plonger Washington dans le chaos

Nous avons vu la même chose se reproduire encore et encore tout au long de cette dernière décennie aux États-Unis. Un état d’urgence est déclaré, et  toute une région qui tombe sous l’emprise de la panique pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Après l’ouragan Katrina, la loi et l’ordre social semblaient avoir été complètement oubliés. Les fortes chutes de neige de 2011 sur la côte Est ont poussé les habitants de la région à dévaliser les rayons des magasins en seulement quelques heures. Les pannes de courant étant survenues au cours de l’ouragan Ike ont privé certains habitants de Houston (Texas) d’électricité pour une durée allant jusqu’à quatre semaines.

Au cours de ces trois évènements climatiques majeurs, il était quasiment impossible de mettre la main sur de l’essence, et ce que les gens avaient de disponible dans leur placard représentait toute la nourriture qu’il leur resterait jusqu’à ce que la situation redevienne normale. Les gens n’avaient plus accès à l’eau potable, et malgré cela, la première intervention du gouvernement fut de rétablir en premier lieu les services qu’il jugeait essentiels.

Le fin mot de l’histoire, comme l’indique Jesselyn Radack, membre du Government Accountability Project, est que malgré les milliards de dollars ayant été dépensés par le département de la sécurité intérieure et le département de la justice, les Embats-Unis ne sont pas plus préparés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient avant les attaques du 11 septembre.

Après qu’un court, mais anormalement puissant, orage se soit abattu sur la région de Washington DC dans la nuit de vendredi, les scènes de rues de la ville de Washington ont pris des airs apocalyptiques.

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Le volcan pire que le 11 Septembre pour le secteur aérien

L’éruption du volcan islandais qui paralyse le trafic aérien européen depuis jeudi aura des conséquences économiques plus graves sur le secteur que les attentats du 11 septembre 2001, a estimé l’Association internationale du transport aérien (Iata), pour qui la réaction des gouvernements européens s’est révélée jusqu’à présent inadéquate.

(Vidéo réalisée par des ingénieurs suisses de l’école ZHAW, elle représente la numérisation du trafic aérien mondial – en temps normal – sur une durée de 24h projetée sur une mappemonde et accélérée à une minute. Chaque point jaune représente un avion, la zone d’ombre représente la nuit et donc la zone clair, le jour).

Giovanni Bisignani, directeur général de l’Iata, a relevé ses estimations de perte de chiffre d’affaires des compagnies aériennes à 250 millions de dollars (186 millions d’euros) par jour contre une précédente estimation de 200 millions annoncée vendredi.

Cette nouvelle prévision porte à plus d’un milliard de dollars le manque à gagner des transporteurs aériens depuis le début de l’éruption du volcan Eyjafjöll.

Giovanni Bisignani a estimé qu’il faudrait trois à six jours pour rétablir une situation de transport normal une fois acquise la réouverture de l’espace aérien.

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