Japon : Minamisanriku, la ville engloutie

Cité côtière située au nord-est de l’île de Honshu, la ville de Minamisanriku a le plus souffert du séisme du 11 mars 2011 et du tsunami qui a suivi. Dans les ruines de cette petite cité de 17.000 habitants, on a retrouvé un millier de morts.

Mais le bilan humain aurait été plus lourd sans le courage de Miki Endo, jeune employée municipale au bureau de protection contre les catastrophes naturelles, chargée de la diffusion des annonces par haut-parleur.

Informée de l’arrivée de la vague géante sur Minamisanriku, cette jeune femme de 24 ans a tenu à rester au poste central, répétant inlassablement aux habitants qu’ils devaient quitter leur logement ou leur lieu de travail pour se réfugier dans les hauteurs.

Lorsque la vague a déferlé, il était trop tard pour elle-même. Pendant toute une année, les documentaristes ont suivi la manière dont se sont reconstruits les survivants de la catastrophe, parmi lesquels les parents de Miki Endo, qui, eux aussi, doivent à leur fille d’avoir eu la vie sauve.

Les derniers jours de l’Homme

À travers dix scénarios d’apocalypse, une enquête scientifique sur les menaces les plus sérieuses qui pèsent sur l’avenir de l’humanité.

Ce qui menace la Terre ? Au choix: rayons gamma, trous noirs, astéroïdes, éruptions volcaniques, pandémies.

Les jours de l’homme sont-ils comptés ? À partir de dix scénarios catastrophes, ce documentaire explore en deux parties, avec des scientifiques de renom, les désastres à même d’anéantir l’espèce humaine.

Partie 1:


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Partie 2:

Portugal : Vers un système d’alerte aux tsunamis sur les côtes européennes

L’océan est parfois imprévisible et sans pitié. Les tsunamis se déclenchent tout d’un coup, emportant des milliers de vies. Comment les repérer pour pouvoir évacuer les populations à temps?

C’est à cette question que tentent de répondre des scientifiques travaillant près de Setúbal au Portugal et participant à un projet de recherche européen: ils testent à quelques kilomètres de la côte, un appareil qui détecte automatiquement la présence d’une vague en train de croître.

Four Horsemen

L’économie mondiale va mal. La crise se transformant rapidement en catastrophe, de plus en plus de gens se mettent en quête de conseils avisés sur la manière de restructurer l’économie occidentale. Ces trois dernières années, 23 intellectuels — la plupart d’entre eux très controversés – ont accepté de briser le silence et d’expliquer comment le monde fonctionne vraiment.

Four Horsemen ne tombe ni dans la critique des mondes financier et politique, ni dans la théorie du complot : le film analyse le système économique dans lequel nous avons choisi de vivre et avance des propositions de changement.

SNCF : l’enfer bureaucratique

Par Sophie Coignard

Le rapport d’expertise sur le déraillement meurtrier de Brétigny-sur-Orge lève le voile sur un univers kafkaïen.

Image du film Le Procès, d’Orson Welles (1962)

D’abord, c’est le vocabulaire employé qui saisit : ruine, délabrement… Mais ce qui frappe durablement, à la lecture du rapport d’expertise sur le déraillement meurtrier qui s’est produit à Brétigny-sur-Orge le 12 juillet 2013, c’est surtout ce mélange de procédures en tout genre et de dilution des responsabilités qui caractérise les organisations post-staliniennes.

Pour résumer, les graves anomalies qui ont conduit à l’accident étaient connues depuis longtemps. Depuis 2008 exactement. Qu’a fait la SNCF pour y remédier ? Rien, puisque dans des rapports internes datant de 2009 et 2010, des spécialistes maison se disent “incapables de les gérer“. Oui, c’est écrit noir sur blanc !

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Japon : Manifestations contre l’absence de poursuites après Fukushima

Officiellement, aucun décès n’a été enregistré comme une conséquence directe de la catastrophe nucléaire…

Des centaines de personnes ont manifesté ce samedi à Tokyo contre la décision de la justice d’abandonner les poursuites contre les responsables de la catastrophe de Fukushima, trois ans après le pire sinistre nucléaire depuis celui de Tchernobyl.

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10 scénarios pour la fin de l’homme

Plus de 99% des espèces qui ont vécu sur Terre ont aujourd’hui disparu, c’est dire les probabilités d’éradication qui menacent l’espèce humaine.

Parmi les scénarios les plus probables, tous ne sont pas synonymes d’une destruction de la planète mais ils pourraient entrainer une diminution du nombre des espèces, voire une extinction de masse.

Partie 1:

Partie 2:
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Plus d’un million d’Américains perdent leur allocation chômage

Depuis [le] samedi 28 décembre, 1,3 million d’Américains ont perdu leurs allocations chômage. Le Congrès a refusé d’approuver le renouvellement de cette prestation avant de s’ajourner pour les fêtes de fin d’année. Pour beaucoup de familles, cette interruption des indemnisations est une catastrophe.

MARCHÉ DU TRAVAIL
– REPRISE

Sur les quelque 4 millions de chômeurs américains, 1,3 million cesseront de recevoir une indemnisation du gouvernement fédéral d’un peu plus de 1.000 dollars par mois. Les personnes touchées  sont celles qui sont sans emploi depuis plus de 73 semaines, la durée maximum pendant laquelle ils ont droit à une allocation chômage.

Catastrophe
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Japon : Après Fukushima, des mères de famille à la pointe du combat contre le nucléaire

Par Audrey Guiller 

Alors que des tonnes d’eau radioactive continuent à s’écouler de la centrale de Fukushima, les mouvements antinucléaires japonais se battent pour que les 52 réacteurs actuellement à l’arrêt le restent. En pointe de ce mouvement : les femmes du collectif Mama Gen. Face à un gouvernement pro-nucléaire, à une population qui pense tourner la page en jouant l’autruche, et à des médias qui les ignorent, la tâche est ardue.

60% de la population se déclare hostile à la politique pro-nucléaire du gouvernement, selon un sondage de juin 2013 [1]. Le mouvement peut-il s’appuyer sur cette opinion publique ? « Malheureusement, deux ans après l’accident, les Japonais ne veulent plus parler de Fukushima, ils veulent oublier », soupire Hajime Matsukubo. Subtilité d’un peuple à la culture singulière.

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Immigration-catastrophe : Merci patrons !

Par Michel Geoffroy

… Merci les partis « républicains » ! Merci les élites africaines !

(Chanson des “Charlots” datant de 1971, époque à laquelle les Français de Souche trouvaient encore du travail chez eux…)

Merci les patrons !

Merci au patronat français qui, avec une belle constance, a fait pression sur les gouvernements successifs de la Ve République pour faire ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration de travail puis de peuplement, sans jamais en supporter les conséquences collatérales !

Merci en particulier à tous les dirigeants de l’industrie automobile française qui ont organisé dans les années 1960 des caravanes de promotion dans les pays du Maghreb, pour recruter à bas prix une main-d’œuvre destinée à concurrencer les salariés français ainsi que leurs syndicats et à éviter aussi aux entreprises d’investir dans l’innovation.

Merci à tous les patrons qui préfèrent employer des immigrés, en situation régulière ou non, en particulier dans les métiers de la restauration, du nettoyage, du gardiennage ou dans les services à la personne et les travaux publics.

Merci au MEDEF de promouvoir la « diversité » dans les entreprises et d’expliquer que notre économie a toujours plus besoin d’immigrés.
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Accident nucléaires, pénurie de pétrole : Notre planète court-elle à la catastrophe ?

Ces dernières années, les catastrophes naturelles n’ont jamais été aussi nombreuses ni aussi dévastatrices. Le tsunami qui a touché le Japon, l’ouragan Katrina ou encore le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en sont les exemples les plus récents.

Documentaire diffusé sur Direct8 le 28/05/2012.

Une vie volée : une femme de Fukushima témoigne au sujet de la vie paisible qu’elle a perdue à cause de la crise nucléaire

16 ans durant, avant le déclenchement de la crise nucléaire à la Centrale N°1 de Fukushima, Ruiko Muto, 58 ans, a mené une vie simple, paisible, au sein de la belle et riche nature de sa ville rurale. Aujourd’hui, 15 mois après le désastre, elle a tout perdu de ce qui comblait sa vie, nourrissant un sentiment grandissant de ressentiment et de désespoir.

Ce sont les murmures de la nature qui rappelaient à Muto le déroulement des saisons. Les étés s’annonçaient par les cris des oiseaux et la réapparition des paradisiaques gobe-mouches migrateurs. Les jeunes feuilles vertes poussaient, vigoureuses, et cessaient de grandir subitement, juste avant que ne s’installe l’automne. En hiver, la séniore se détendait dans sa maison chauffée par un poêle à bois. Au printemps, elle adorait humer le parfum des violettes, des Véroniques hivernales, des plantains de lis, et de bien d’autres fleurs ou plantes.

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Etat-Unis : ne pas relever le plafond de la dette serait «catastrophique»

Un conseiller de Barack Obama a averti dimanche que ne pas relever le plafond de la dette des Etats-Unis serait une «folie» aux conséquences «catastrophiques», telles que le défaut de paiement des obligations américaines, une première dans l’histoire de ce pays.

L'Oncle Sam devant la corne d'abondance de la dette (caricature américaine, 2010)

«Ce n’est pas un jeu. Il ne faut pas s’amuser avec le plafond de la dette», a dit sur la chaîne ABC Austan Goolsbee, qui dirige la commission des conseillers économiques de la Maison Blanche.

Il ne reste plus que 400 milliards de dollars aux Etats-Unis avant d’atteindre le plafond actuellement fixé à 14.300 milliards de dollars. Mais l’opposition républicaine au Congrès s’oppose à augmenter cette limite, la jugeant déjà suffisamment élevée.

Pour M. Goolsbee, refuser d’augmenter le plafond résulterait «essentiellement à être en défaut de paiement de nos obligations, ce qui est totalement sans précédent dans l’histoire américaine».

«L’impact sur l’économie serait catastrophique. Ce serait une crise économique et financière bien pire que tout ce nous avons vu en 2008», a-t-il ajouté.

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Le « jean délavé » ou la mode contre l’environnement

Outre son aspect esthétique discutable, le jean « délavé », à nouveau très à la mode après avoir été formidablement ringard, représente une petite catastrophe sociale et écologique à lui tout seul.

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Economie : cinq idées-zombies qui refusent de mourir

Deux ans ont passé depuis la fin de la crise financière mondiale. L’économie américaine a [soi-disant] échappé au désastre. Le cours du Dow Jones est aujourd’hui proche de son niveau d’avant-crise. Mais les théories qui ont provoqué cette catastrophe sont toujours là, tapies dans l’ombre…

L'économie vaudoue (caricature américaine, avril 2009)

La crise financière de 2007 (qui a débuté avec l’effondrement du marché américain des subprimes) a finalement révélé que les entreprises financières qui dominaient l’économie mondiale depuis des décennies étaient des sociétés spéculatives instables – sociétés qui, si elles n’étaient pas stricto sensu insolvables, n’étaient du moins pas véritablement solvables.

On peut en dire autant de nombre de principes économiques défendus par les décideurs politiques au cours des décennies qui ont précédé la crise. Les économistes qui ont fondé leurs analyses sur ces principes sont en partie responsables des erreurs qui ont précipité cette même crise. Ils n’ont pas pu la prédire, ni même la déceler, et n’ont proposé aucune mesure capable de l’enrayer.

Mais une chose semblait au moins acquise : on en avait bien fini avec la prédominance du secteur financier, comme avec celle des principes qui lui avaient donné un rôle central au cœur de notre économie.

Les banques et les compagnies d’assurance ont donc été tirées d’affaire par les plans de sauvetage massifs des gouvernements (et, au final, par les citoyens des pays concernés, qui ont dû payer plus d’impôts pour des services réduits). Mais trois ans plus tard, ces idées sont de retour – sous la forme de zombies.

On a pu observer le même processus de réanimation dans le monde des idées. Les théories, allégations factuelles et autres projets qui semblaient morts et enterrés au lendemain de la crise s’extirpent lentement de la terre fraîchement retournée. Elles ressurgissent, prêtes à semer de nouveau la discorde.

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« La déferlante est pour tous »

Par Philippe Grasset

(…) pour représenter la grande crise, (…) la houle n’a pas le caractère haché, brisé, infiniment brutal et puissant des grandes déferlantes que lève une tempête. S’il n’était galvaudé, le terme de tsunami, par la puissance, la vitesse et l’autonomie qu’il suggère, pourrait faire l’affaire. Certes, ce qui compte est bien cette autonomie de l’ampleur des océans, pour rendre l’universalité de la crise. La vague déferlante couvre toute l’étendue du monde.

On parle ici, vous l’avez compris, de la vraie grande crise, qui est, à notre avis, la crise eschatologique, – crise de l’environnement ou crise climatique (on ne dit pas global warming [réchauffement global] pour ne pas voir déferler en houles multiples les vagues contestataires). C’est la crise de notre univers, qui va des matières premières au climat, des cadres de nos vies à notre survie même, et qui touche absolument tous les domaines. Il nous restait à mesurer la charge psychologique, symbolique, métaphysique de cette idée d’une “crise de notre univers”, – et nous y sommes.

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Automne 2010 : la course à la ruine généralisée

Par Jean-Claude Werrebrouck

Ce que nous appelions fordisme boiteux dans l’article du 19 juillet dernier correspondait à la construction – depuis la fin des Trente Glorieuses – d’un désajustement macroéconomique entre offre globale et demande globale. La mondialisation (étape 2) permet d’échapper au partage classique des gains de productivité. Mais la demande globale se maintient par « artificialisation de la plus value relative » (étape 3), mais aussi par la magie financière au profit des ménages (étape 4) et la magie financière au profit des vieux Etats-providence (étape 5). La crise elle-même apparaissant comme le dépassement des limites autorisées par la fuite en avant par la dette et donc, la dislocation de la magie financière.

Nous disions aussi qu’il n’y aurait pas de rétablissement du paradigme perdu.

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Ces départements au bord de l’asphyxie financière

Ils sont une vingtaine à ne pas savoir comment boucler leur budget. En 2011, ils seront deux fois plus. Recettes en chute libre, dépenses sociales qui explosent : les départements courent à la catastrophe financière. La semaine dernière, François Fillon a décidé de se saisir du sujet.

Philippe de Champaigne, Vanité (1646)

La Gironde qui dévoile devant micros et caméras un panneau « Département en danger » ; la Saône-et-Loire qui met en ligne « La Chute des départements », une vidéo déjà visionnée par plus de 16.000 internautes ; l’Association des départements de France qui adresse un mémorandum en forme d’appel au secours au Premier ministre… Lequel a annoncé le 1er février la nomination d’experts, chargés de fournir un diagnostic et des solutions.

C’est que la grogne et l’inquiétude se font de plus en plus palpables dans les conseils généraux, dont les élus sont confrontés à une redoutable équation financière.

D’un côté, des recettes en chute libre. En 2009, le marasme immobilier aurait provoqué un manque à gagner de 1,7 milliard d’euros au titre des droits de mutation, selon l’Association des départements de France.

De l’autre, des dépenses sociales qui s’envolent. Aide à l’autonomie des personnes âgées ou des handicapés, aux chômeurs ou aux travailleurs précaires via le RMI devenu le RSA : en 2008, déjà, les départements se plaignaient d’une facture indue de 3,8 milliards d’euros, représentant les prestations non compensées par un Etat mauvais payeur…

2009, année de récession, n’a sans doute rien arrangé. « Aucun autre niveau de collectivité n’accuse un tel trou budgétaire », observe Michel Klopfer, expert en finances locales.
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L’escroquerie monétaire mondiale

Par Eberhard Hamer (N.B. : cet article date de 2005)

La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes.

Toutefois, il est certain que l’escroquerie monétaire, comme toute autre escroquerie, ne peut pas enrichir à long terme les malfaiteurs par l’appauvrissement de leurs victimes, puisque l’on ne peut abuser d’aucun système monétaire libéral à long terme.

Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’État (droit de battre monnaie). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’État. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d’échange et valeur durable.

• Mais pour battre monnaie, l’État doit avoir de l’or et de l’argent. Il était donc important qu’il disposât de mines d’argent, par exemple (Rammelsberg près Goslar), ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l’État ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation).

De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire
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L’Islande ou le caractère démoniaque de l’argent

Par Bruno Bandulet (Allemagne)

Comment un des pays les plus riches du monde s’est effondré d’un jour à l’autre, et les leçons à en tirer.

A l’été 2006, lorsque je me suis rendu en Islande pour observer le miracle économique au cercle polaire et m’entretenir avec des représentants de la Banque centrale et de Kaupthing, la plus grande banque privée, il était inimaginable que cette économie très développée puisse s’effondrer en quelques jours en octobre 2008.

Le PNB par habitant était plus élevé que celui des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Le système de retraites par capitalisation était exemplaire, la dette publique ne représentait que 27% du PIB, le budget était excédentaire, la solvabi­lité des emprunts d’Etat était jugée AAA (notation supérieure) et le système fiscal était, avec ses taux peu élevés, un modèle pour l’Europe toute entière.

Certes, dès 2006, l’endettement important du secteur privé et l’énorme déficit de la ba­lance des paiements courants (cf. Gold&Money Intelligence, août/septembre 2006) révélaient des risques, mais dans les deux années qui suivirent, ce sont des facteurs aggravants qui ont causé l’effondrement du système financier et économique.

En 2008, année fatidique, ce petit pays qu’est l’Islande est devenu un laboratoire et une menace pour tout le système financier occidental fondé sur de l’argent sans couverture. Et la question se pose de savoir si un phénomène semblable pourrait se produire à l’avenir dans d’autres pays.
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Apocalypse 2012

Les subprimes, vous pensiez que c’était fini ? Surprise ! Ils vont revenir, et encore plus fort. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Maarten Slendebroeck, le directeur général de Blackrock Solutions pour l’Europe, dans Les Échos : “C’est en 2012 que l’on atteindra un pic dans les défauts de paiements.”

Donc les banques ont encore des tonnes d’actifs pourris dans leurs coffres. Alors que tous crient à la reprise, l’origine de la crise – les crédits immobiliers – n’est pas complètement réglée. C’est d’ailleurs ce que confirme Dominique Strauss-Kahn dans Le Figaro : “Il reste d’importantes pertes non dévoilées : 50% sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu’aux États-Unis. L’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques.

Mais revenons à M. Slendebroeck : “2007 a été l’année où le nombre de prêts accordés a été le plus important. Au regard de la dégradation de la conjoncture et du retrait de certaines banques du secteur immobilier, c’est en 2012 que les remboursements des créances immobilières vont être difficiles et que l’on atteindra un pic dans les défauts de paiement.”

Bon, d’accord, les défauts de paiement n’ont pas encore atteint leur maximum. Mais ce n’est pas bien grave, non ? Après tout, les banques ont démontré leurs capacités de résistance lors des stress tests.
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Immobilier en France : la catastrophe se profile à l’horizon

Une tribune libre de Patrick Reymond


Patrick Reymond, économiste hétérodoxe né en 1960, disciple de Fernand Braudel, est également un homme de terrain. Son expérience en tant que cadre supérieur dans de multiples entreprises du secteur privé (sidérurgie, papier carton, bâtiment, industrie), lui a notamment donné la compétence d’analyticien. Or, l’analytique, qui ne s’apprend pas à l’école, nécessite, à la différence de l’audit, qu’il a pratiqué également, une grande compréhension des phénomènes et de la chaîne de production, beaucoup de curiosité et d’aller très au-delà des apparences.

Patrick Reymond a notamment écrit pour l’éditeur SMG, dans le “blog immobilier” et le “blog énergie”. Depuis le printemps 2009, son blog “La Chute”, au contenu et au ton résolument iconoclastes, passionne un nombre sans cesse grandissant de lecteurs, curieux des mutations de notre civilisation et insatisfaits des informations trouvées dans les grands médias.

Nous vous proposons aujourd’hui, en exclusivité, une étude de la crise immobilière française, que Patrick Reymond a bien voulu réaliser pour fortune.fdesouche.com (N.B. : cet article est libre de droits de citation et de reproduction ; nous demandons cependant à tout utilisateur de bien vouloir nous citer comme source). Lire la suite

Que faire pour surmonter la crise ? La “stratégie Alpha”

Une tribune libre de Michel Drac

Faut-il trembler pour ses placements à la banque ?

Réponse : oui.

En dépit de leurs bénéfices souvent plus que confortables depuis dix ans, beaucoup de groupes bancaires français sont fragiles.

Les récentes augmentations de capital de BNP-Paribas (4,3 milliards d’euros) et de la Société Générale (4,8 milliards d’euros) eurent pour motivation officielle le remboursement des aides d’Etat. Outre que cela revient à dire qu’on recourt à l’épargne publique pour refinancer indirectement un Etat surendetté, ce qui en soi est déjà assez malsain, ce n’est de toute façon pas la raison réelle.

La raison officieuse, mais assez évidente, est plutôt à chercher du côté des très mauvais ratios dettes sur capitaux propres de ces établissements, lesquels ont eu recours, depuis dix ans, à des effets de levier phénoménaux.

Ce ratio, en bonne gestion, ne doit pas excéder, pour une banque, le niveau approximatif de 10. Or, il avoisine 30 pour les grandes banques françaises.

On a calculé que pour leur redonner une structure de bilan stable, il faudrait injecter au bas mot 200 milliards d’euros de capitaux propres. Autant dire que les augmentations annoncées récemment ne sont qu’une goutte d’eau par rapport à l’ampleur réelle du problème.

On objectera qu’en regard de leurs dettes, ces établissements possèdent des actifs colossaux. C’est vrai. Mais comme ces actifs renvoient pour l’essentiel à des créances sur des acteurs économiques eux-mêmes surendettés (ménages, entreprises, Etat), les banques françaises sont potentiellement le fusible qui, en sautant, apurera tôt ou tard l’énorme bulle de l’endettement. En France, comme ailleurs en Europe, au demeurant (les banques allemandes sont tout aussi fragiles). Lire la suite

Panne sèche : la fin du pétrole, un changement de civilisation

L’auteur américain James Howard Kunstler annonce le début de la “Longue Catastrophe”. Il ne s’agit pas de la fin du monde, mais bien de la fin imminente du pétrole bon marché et de notre mode de vie moderne.

Collaborateur du New York Times Magazine en tant que spécialiste des questions environnementales et économiques, James Howard Kunstler a publié un essai choc intitulé La fin du pétrole : Le vrai défi du XXIe siècle.

Dûment documenté, cet ouvrage d’anticipation géopolitique décrit notre monde sans pétrole bon marché. «D’ici à trois ans, prévoyait Kunstler en 2005, nous vivrons les premiers effets d’un grand bouleversement que j’appelle la Longue Catastrophe.» La fin du pétrole entraînerait des guerres, des crises sociales, l’éclatement de l’Empire américain et un appauvrissement important de tout l’Occident. Au mieux, d’ici à quelques décennies, notre mode de vie serait légèrement supérieur à celui de nos ancêtres au XVIIIe siècle.

Naturellement, trois ans plus tard, une mise au point s’impose… [N.B. : cet entretien date d'octobre 2008]

Q › La Longue Catastrophe est-elle commencée ?
R › On a les deux pieds dedans !

Q › Et qu’est-ce que cela signifie ? Lire la suite

Problèmes de santé causés par la marée noire de BP

Marée Noire Golfe Du Mexique : BP Cache Les Preuves.

La biologiste Riki Ott confirme certains propos de Lindsey Williams. Les travailleurs, surfers et plongeurs réguliers commencent déjà à tomber malades alors que les produits chimiques sont encore assez éloignés des côtes…

Riki Ott confirme également le fait que BP est engagé dans une opération massive pour dissimuler toute information ou toute image qui pourrait avérer l’étendue de la catastrophe.

(Merci à Virtus & Honor)

BP a provoqué la catastrophe en voulant faire des économies

British Petroleum a effectué une série de raccourcis visant à économiser de l’argent et commis des bévues qui ont considérablement accru le danger d’une marée noire destructrice, dans un puits qui avait été qualifié de «cauchemar» par un ingénieur seulement six jours avant l’explosion, indiquent des documents publiés lundi, qui jettent une autre lumière sur les causes du désastre.

Le comité du commerce et de l’énergie de la Chambre des représentants a dévoilé des dizaines de documents internes, qui soulignent divers problèmes sur la plateforme en eaux profondes, dans les jours et les semaines ayant précédé l’explosion du 20 avril. Le comité a fait enquête sur l’explosion et ses conséquences.

Les représentants démocrates Henry A. Waxman et Bart Stupak ont affirmé que des décisions ayant augmenté le risque d’une explosion, semblent avoir été prises par BP, dans le but d’épargner à la compagnie du temps ou de l’argent. Si c’est le cas, ont estimé les deux hommes, l’«insouciance» et la «complaisance» de BP ont infligé un lourd fardeau au golfe, à ses habitants et aux travailleurs sur la plateforme pétrolière.

Par ailleurs, les enquêteurs du Congrès ont identifié plusieurs erreurs commises dans les semaines ayant précédé le désastre, alors que la compagnie prenait beaucoup de retard dans le forage du puits.

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L’Occident comme déclin

(extraits)

Par Guillaume Faye

N.B. : ce texte date de 1985.

Phénix renaissant de ses cendres (enluminure du Bestiaire d'Aberdeen, XIIème siècle)

En apparence, l’erreur d’Oswald Spengler fut immense : il annonçait pour le XXème siècle le déclin de l’Occident, alors que nous assistons tout au contraire à l’assomption de la civilisation occidentale, à l’occidentalisation de la Terre, à la généralisation de cet « Occident » auto-instauré comme culture du genre humain, dont, suprême paradoxe, les nations néo-industrielles de l’Orient constitueront peut-être d’ici peu l’avant-garde. En apparence toujours, c’est au déclin de l’Europe que nous sommes conviés. Montée en puissance de l’Occident et perte de substance de l’Europe : les deux phénomènes sont sans doute liés, l’un entraînant l’autre. Tout se passe comme si, après avoir accouché de l’Occident, répandu aujourd’hui sur toute la planète, l’Europe épuisée entrait dans un nouvel âge sombre.

La thèse ici présentée sera simple : l’Occident n’est pas « en » déclin – il est au contraire en expansion – mais il est le déclin. Et il l’est depuis ses fondements, depuis son décollage idéologique au XVIIIème siècle. L’Europe, quant à elle, n’est qu’en décadence.

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Marée noire, crise économique : l’inconscience atteint ses limites (?)

BP, et l’industrie pétrolière dans son ensemble, négligent les règles de sécurité. Résultat : une marée noire sans précédent qui pourrait bien ne pas rester isolée, vu l’état des diverses installations, l’absence de contrôle et la cupidité de certains responsables. Mais, au fait, ça ne vous rappelle rien ? La crise…

BP n’a pas fauté, elle a joué à la roulette russe… en pointant son flingue sur nos tempes. La firme était au courant que ses installations de forage étaient foireuses et qu’elles risquaient l’explosion à tout moment. Depuis des années. Mais elle n’a rien fait. Elle n’a rien contrôlé, elle n’a rien surveillé, elle n’a rien réparé.

Les contrôles de l’administration ? D’une indépendance sans égale : certains rapports étaient rédigés par les compagnies elles-mêmes, sans parler des menus avantages en nature concédés aux “enquêteurs”. Point de corruption (oula non, comme vous y allez !) juste quelques menus cadeaux d’affaires. Dont voici le résultat.

Garcimore au secours de BP

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Quelque chose vient de se passer

Par James Howard Kunstler

Tout le monde sur cette terre est fauché, sauf peut être Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs, quoiqu’il finira peut être plus brisé que fauché par la machine à broyer politique qui est en train de prendre les maux de la planète et de les transformer en une sorte de triste charcuterie destinée à être distribuée aux masses en colère comme un substitut synthétique de pain et de jeux. Appelez cela une obligation d’arbitrage politique synthétique et sans couverture.

Il s’est passé quelque chose la semaine dernière dans le monde et beaucoup de gens l’on ressenti, particulièrement dans les organes de distribution des nouvelles et de fabrication d’opinion, mais ce “ quelque chose ” n’a pas été clairement identifié. La macro-escroquerie des orgies mondiales de pyramides financières à la Ponzi est en train d’être découverte par le public, qui commence seulement à se rendre compte que le trou noir qui en est la conséquence va engloutir tout ce qui nous est familier, niveaux de vie, espoirs, rêves, sans compter de nombreuses vies. L’action politique va se résumer désormais à une frénésie pour déterminer qui et quoi sera englouti ou survivra dans ce trou noir d’anéantissement. Et tout ceci est en train d’apparaître comme un moment clef de l’histoire humaine.

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La pire catastrophe écologique continue, mais…

Par Denissto (article reproduit avec la bénédiction de l’auteur, tous droits réservés)

Il fallait bien que la guignolesque d’outre-Atlantique nous serve un pamphlet contre les compagnies pétrolières.

Le comique de situation fait parfois discrètement déraper les comédiens, drame oblige…

Le dérapage présidentiel : “Il est évident que le système a échoué, et gravement“, a également reconnu le président américain, n’exonérant pas son gouvernement. “Depuis trop longtemps, pendant une décennie ou plus, une relation de proximité a existé entre les compagnies pétrolières et l’agence fédérale qui leur permet de forer“, a-t-il constaté.

Ce mea-culpa n’est qu’un gros mensonge !

Comment le président des États-Unis pourrait-il ne pas savoir que le lien qui unit les pétroliers et l’administration américaine depuis des décennies, ne se situe pas au niveau de l’agence fédérale, mais directement au sommet de l’Establishment ? On ne devient pas président des États Unis sans le soutien financier des Cartels !

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Mille milliards de dollars et bientôt les filles à l’œil

Par James Howard Kunstler

L’Union européenne s’est auto-accordé mille milliards de dollars pour s’auto-renflouer aux premières heures de l’aube lundi, plus une fille dans le lit de chaque membre, gratuitement. Les Allemands vont adorer. Cette annonce a déjà fait remonter l’euro à 1,3 dollar, juste au moment où ceux-ci espéraient que la baisse du dollar allait leur permettre de livrer quelques cargos de plus à l’exportation.

Je m’attends à ce que Mme Merkel soit particulièrement à leur écoute. Quelques heures plus tôt, sa coalition a reçu une magnifique raclée à l’élection en Rhénanie du Nord-Westphalie.

Je mentionne ces événements à contrecœur, sachant l’aversion qu’éprouvent mes lecteurs aux nouvelles provenant de la vieille Europe, cet ennuyeux café d’arrière-cour socialiste où l’on vous sert, dans les restaurants, des portions pour femmelettes, que de vrais hommes ne mangent pas de toute façon.

La question qui s’impose ici, bien entendu, est de savoir comment l’Europe a l’intention de trouver mille milliards de dollars pour se renflouer elle-même. Va-t-elle vendre le Portugal à la Chine ? Va-t-elle découper la Grèce en morceaux, lancer les bouts à la mer comme appât, attraper et vendre sur les marchés ce qui reste de poissons en Méditerranée ? Franchement, je suis perplexe. Parlez de déshabiller Pierre pour habiller Paul…

Toutes les nations européennes sont déjà si désespérément empêtrées dans des chaînes d’obligations réciproques indémêlables que ce renflouement pourrait tout aussi bien être un jeu de chaises musicales joué dans le Grand collisionneur de particules Hadron sur de la musique de Karlheinz Stockhausen. Le renflouement européen est, de fait, une absurdité. Je prédis que l’effet de l’annonce ne durera que quelques jours de trading sur les marchés boursiers.

La vérité est que les déséquilibres de la finance mondiale sont devenus si grotesques que le système monétaire mondial ne tient qu’avec de la salive et des prières. Je reçois des tombereaux de mails de lecteurs chaque semaine m’avertissant de la prétendue, – et inéluctable -, naissance d’une prochaine monnaie mondiale – un concept qui s’accompagne naturellement de l’idée d’un gouvernement mondial. Les deux sont des fantaisies ridicules. Les événements prennent les nations du monde à l’exact contre-pied, et les entraînent dans l’autre sens, vers la rupture, la diminution de la taille des Etats et des gouvernements. De même, si des monnaies majeures comme le dollar ou l’euro venaient à connaître leur chant du cygne, elles seraient plus que probablement remplacées par des billets de banque locales convertibles en or que par un hypothétique Améro ou autre Globo-dollar.

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«La Grèce est victime d’une guerre menée par les Anglo-Saxons»

Evidemment, tous les pessimistes finissent un jour par avoir raison : une catastrophe survient qui fait triompher leur mauvais augure. Mais Franck Biancheri a annoncé la crise déclenchée par les subprimes plus de deux ans avant qu’elle n’arrive, les désordres sociaux qui en sont nés (manifestations telles qu’on en voit en Grèce, Bossnapping [séquestration de patrons]) plusieurs mois avant qu’ils ne se réalisent.

Ambrose Evans-Pritchard, dans le «Daily Telegraph» du 13 décembre 2009

On accorde donc de plus en plus de crédit à ses analyses, et on le taxe de moins en moins de paranoïa. Aujourd’hui, son LEAP (Laboratoire européen d’anticipation politique) met en garde contre les bombes à retardement que sont l’Angleterre et les USA.

La Grèce est au plus mal et vous, vous vous focalisez sur le Royaume-Uni…

La Grèce ne pouvait plus continuer ainsi, c’est évident, et ce qui lui arrive maintenant sera à terme salutaire pour le pays. Mais tout le monde le savait depuis longtemps, et ses chiffres ne sont pas si désastreux. Il faut donc se demander «pourquoi maintenant» ? Tout a, en fait, commencé par une série d’articles en début d’année, publiée dans le Financial Times, la voix de la City, qui soulignait les problèmes du pays, laminait et laminait en parlant du danger que représentait sa situation économique. Il y a eu un travail de sape de longue haleine, qui a évidemment poussé les autres médias à couvrir ce thème. La crise de la Grèce est avant tout née d’une guerre psychologique : c’est une crise de confiance, une prophétie auto-accomplie.

Pourquoi le Royaume-Uni s’amuserait-il à faire cela ?

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Les raisons du naufrage économique, selon Jean-Marie Le Pen

Vidéo du discours prononcé par Jean-Marie Le Pen, à l’issue du Conseil National du Front National, à Nanterre, le 2 mai 2010 :

http://www.dailymotion.com/video/xd62k4

Voici le texte de ce discours, en ce qui concerne ses parties consacrées plus particulièrement à l’économie :

La situation des travailleurs français :

En ce lendemain de la fête du travail, notre projet de révolution patriotique s’adresse principalement à ceux laissés au bord de la route, abandonnés au chômage par près de 40 ans de politique anarcho-libérale qui établit pour seul aiguillon le profit immédiat, quelles qu’en soient les conséquences humaines, sociales, familiales, ou environnementales.

Dans notre pays, ce sont 5 millions de chômeurs qui sont victimes des conséquences de 4 décennies de politique économique et sociale suicidaire.

Et nous ne pouvons pas compter ceux qui, sachant pertinemment qu’ils ne trouveront pas de travail, n’en cherchent même plus. Que dire des chômeurs de longue durée, qui seront plus d’un million cette année et pour qui le gouvernement n’a d’autre solution que de jeter quelques millions d’euros supplémentaires, à la grande satisfaction des syndicats, devenus les premiers collabos d’un système capitaliste dévoyé.

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La Dette Noire

Par Bill Bonner

Henry Paulson. Marco Draghi. Ces noms vous disent-ils quelque chose ? Ils devraient. Parce qu’à eux deux, ils vont vous coûter beaucoup d’argent. Dont une bonne partie de ce que vous espériez garder pour votre retraite. Comment est-ce possible ?

Commençons par Henry Paulson. Vous savez sans doute qu’il était Secrétaire au Trésor US du 3 juillet 2006 au 20 janvier 2009. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’il a également été président de Goldman Sachs entre 1999 et 2006.

Pratique, non ? Pendant qu’il était à la tête de Goldman, il a contribué à créer la bulle de dette hypothécaire subprime. Excellent pour les affaires de Goldman. Au plus haut de la bulle, en 2005, les employés de Goldman Sachs ont gagné en moyenne 521 000 $ par an — secrétaires comprises — soit 58 fois le salaire minimum européen. Paulson lui-même a gagné 38 millions de dollars cette année-là. Puis la dette des subprime a explosé… causant une réaction en chaîne dans le monde de la finance, qui a effacé l’équivalent de 30 000 milliards de dollars d’actifs.

Mais chez Goldman Sachs, on s’en est sorti comme… eh bien, comme des bandits. Tout en vendant de la dette subprime à ses clients — dont des hôpitaux, des universités et des fonds de pension — Goldman a utilisé son propre argent pour parier contre cette dette. Autant vendre une voiture pleine de défauts dangereux à une vieille dame… pour ensuite prendre une assurance-vie dessus.

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Volcan d’Islande, kriegspiel et mondialisation

Une tribune libre de Patrick Reymond

La tour de Babel, par Pieter Bruegel, 1563

L’éruption du volcan islandais au nom imprononçable semble se calmer, et renaît tant bien que mal le transport aérien, plutôt mal que bien, d’ailleurs.

On peut se poser des questions.

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer ; et, pour 2011, l’OFCE prévoit un maigre 1,5 %.

L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.
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50.000 dollars la place dans un bunker pour survivre à l’Apocalypse

C’est l’offre d’une société californienne, qui compte construire 20 abris sous-terrains…

982 jours, 8 heures, 37 minutes et 58 secondes restantes. Avant quoi? La fin du monde du 21 décembre 2012, évidemment. Inversion polaire, tempête solaire, guerre nucléaire, éruption du super volcan du Yellowstone, impact d’astéroïde… Faites votre choix: l’approche de la fin du cycle du calendrier maya alimente l’imagination d’Hollywood… et des entrepreneurs.

Ces dernières semaines, la société californienne Vivos crée son petit buzz dans les médias américains, avec des reportages notamment diffusés sur NBC et sur NPR (radio publique).

Elle veut construire 20 bunkers sous-terrains, pouvant abriter 200 personnes chacun, avec assez de réserves pour survivre pendant un an à une catastrophe majeure. Coût? 10 millions de dollars l’unité, soit 50.000 dollars (35.000 euros) pour réserver sa place. Selon les médias américains, 1.000 personnes seraient déjà sur les rangs.

La vidéo –très anxiogène– montée par Vivos montre des plans un peu plus glamours que ceux imaginés dans L’Armée des douze singes ou le jeu vidéo Fallout.
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Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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