Les collectivisations anarchistes en Catalogne, 1936-1939

Pour défendre l’ordre des choses, il suffit souvent de prétendre que toute tentative de s’en éloigner aurait débouché sur la tyrannie ou sur le chaos. L’histoire est riche d’exemples contraires, qui ont établi le caractère éternel de la révolte, de l’aspiration à la démocratie et à la solidarité. Pendant quelques mois, au moment de la guerre civile espagnole, certaines régions du pays défendirent ainsi un mode de gouvernement inédit, qui remettait à la fois en cause le pouvoir des possédants, des notables et des bureaucrates. Des historiens et des réalisateurs nous rappellent cette parenthèse livrée à l’utopie.

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Espagne : La Coopérative Intégrale Catalane

Présentation d’un projet global et radical, la Coopérative Intégrale Catalane (CIC), une initiative de transition qui cherche à construire une alternative au système.

En Espagne, le mouvement des ÉcoRéseaux Catalans a permis l’émergence d’une structure régionale autogérée. Cette coopérative regroupe en fait plusieurs coopératives: de consommation, d’habitation, de production, et d’autofinancement en réseau. Les ÉcoRéseaux, leurs monnaies sociales, et les interconnexions qu’ils fluidifient entre les groupes existants, facilitent la concrétisation de projets post-capitalistes qui jusque-là avaient du mal à voir le jour.

Le but de ces alternatives est de se substituer progressivement au système dominant en satisfaisant depuis la base les nécessités basiques des participants. La Coopérative Intégrale Catalane a essaimé très rapidement dans les autres régions d’Espagne, notamment grâce au mouvement des Indignados.

Ce mouvement est arrivé jusqu’en France où plusieurs projets d’EcoRéseaux et/ou de Coopératives Intégrales sont sur les rails : à Questembert, en Seine Saint-Denis, à Nantes, dans le Gard et donc à Toulouse, des groupes se sont constitués autour de ce concept afin de l’adapter à leur réalité locale.

Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire

Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.

On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.

Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.

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Espagne : La crise économique profite à l’indépendance de la Catalogne

La grave crise économique que vit l’Espagne a donné le vent dans les voiles aux partisans de l’indépendance de la Catalogne. Contrairement au Québec, la région catalane ne perçoit pas ses propres impôts et elle doit compter sur Madrid pour combler ses besoins en période de déficit.

 

Dans quelques jours, les 135 députés du Parlement devront se prononcer sur le droit de la Catalogne de décider de son avenir.

« En Catalogne, même si nous ne sommes pas toujours satisfaits de nos gouvernements, nous sommes des millions à vouloir être à la fois Catalans, Espagnols et européens », affirme un élu parlementaire, Albert Rivera.

Le 11 septembre dernier, jour de la fête nationale, ils étaient un million et demi de personnes à dire le contraire dans les rues de Barcelone, où un quart de la population catalane réclamait plutôt le droit de décider de son avenir.

Les drapeaux indépendantistes étaient partout, et ils le sont toujours. Selon les plus récents sondages, 51 % des Catalans seraient aujourd’hui favorables à l’indépendance.

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