Après celui du yaourt, le “cartel de la volaille” dans le collimateur

Addendum : Cartel du poulet : “Il fallait s’entendre pour arriver à survivre“, confie un acteur clé du secteur.

Ce Cartel du poulet existait bien, affirme André Lepeule, ancien directeur général de la Fédération des industries avicoles (FIA), devant la caméra de France 2, lundi 4 mai. “Une entente sur les prix, c’est clairement illégal”, assure-t-il. Pourtant, avec d’autres entreprises, il discutait bien de ce qu’il appelle “la situation des marchés”. 

“Je n’excuse pas, je comprends, explique André Lepeule. J’avais du mal à saisir cette frénésie, cette boulimie de discussions sur des sujets qui étaient clairement anti-concurrentielles.” Lors de ces réunions, le prix de vente conseillé (PVC) était fixé par produit et par kilo, détaille-t-il. 

L’Autorité de la concurrence va sanctionner une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche.

Après avoir sévèrement mis à l’amende les producteurs de yaourts, l’Autorité de la concurrence s’attaque au secteur de la volaille industrielle.

Le gendarme de la concurrence s’apprête à épingler une trentaine d’entreprises du secteur de la volaille pour entente sur les prix entre 2000 et 2007, révèle le Journal du Dimanche (JDD).

Selon le journal, l’Autorité va dévoiler, dans quelques jours ,le résultat d’une enquête portant sur une centaine de réunions qui se sont tenues entre volaillers. Au total, 35 entreprises sont impliquées dont des grands noms du secteur comme LDC (Loué, Le Gaulois…), Gastronome, Duc ou Doux, ainsi que quatre associations.

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Brésil : “Petrobras”, le scandale qui secoue le pays

Le Brésil est secoué par un scandale aux proportions inédites, qui touche à la fois des grands acteurs économiques et des personnalités appartenant à la coalition de centre gauche, avec laquelle gouverne la présidente Dilma Rousseff. La lutte contre la corruption est désormais en tête de l’agenda du géant sud-américain et d’autres pays de la région.

Le scandale Petrobras est une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touche à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP (bâtiment et travaux publics). Ces deux secteurs travaillent ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.

Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).

Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.
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L’autorité de la concurrence suspecte l’existence d’un “cartel des yaourts”

L’Autorité de la concurrence prête à épingler un cartel du yaourt ? Le Figaro révèle, mardi 24 février, que l’administration enquête depuis trois ans sur plusieurs fabricants de produits laitiers frais dont Novandie, Senoble, Lactalis et Yoplait, soupçonnés de s’être concertés sur les prix et la répartition du marché.

Réunions dans des hôtels ordinaires partout en France, carnet secret, téléphone souscrit au nom de la compagne d’un des participants : plusieurs indices font soupçonner la constitution d’un “cartel du yaourt”, détaille le quotidien qui a consulté un document recensant les griefs reprochés aux producteurs par l’Autorité.

Selon l’organisme, “des échanges d’informations sensibles” ont permis aux grands producteurs, ainsi qu’à des PME, “une concertation destinée à coordonner leurs politiques tarifaires et commerciales”. Ils sont notamment accusés “d’avoir défini en commun des hausses de prix, de s’être coordonnés sur la chronologie d’application de ces hausses”, indique Le Figaro, citant le document.

Obsolescence programmée: vrai scandale ou faux-semblant?

Les fabricants prévoient-ils à l’avance la durée de vie de leurs produits pour favoriser la consommation? La question ne date pas d’aujourd’hui: des exemples étonnants jalonnent l’Histoire.

Pour les députés, l’obsolescence programmée n’existe pas. Le projet de loi sur la consommation, qui doit être prochainement adopté, ne mentionne pas une seule fois le terme. La majorité a refusé de voter les amendements des écologistes qui visaient spécifiquement cette pratique qui consiste à raccourcir artificiellement la durée de vie d’un produit.

 

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Myret Zaki : «Les banques ont pipé les dés»

On aime à entretenir le mythe que «les marchés sont efficients» et que la valorisation des actifs financiers reflète les seules forces du marché. La réalité, dont le scandale du Libor n’a révélé que la surface, est à l’opposé.

Pratiquement aucun prix, aucun taux, n’est pas manipulé aujourd’hui. Les taux d’intérêt, les dérivés, les monnaies, les matières premières et la valeur de l’argent lui-même sont faussés par les banques.

Il y a d’abord eu le scandale du Libor, dans lequel 15 banques manipulaient depuis des années les taux interbancaires, qui influent à leur tour sur la valeur de quelque 500 000 milliards de dollars d’instruments financiers.
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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

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Les secrets de la Réserve Fédérale, institut d’émission monétaire des États-Unis (Rediff.)

Contrairement à une croyance générale, l’institut d’émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l’argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d’autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

J.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

L’institut d’émission des Etats-Unis, appelé aussi «Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s’il va modifier son taux directeur ou non.

L’abréviation FED se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c’est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans.

Il s’agit non pas d’une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d’abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d’initiés seulement sachant à qui elles appartiennent.

Un seul point est certain : elles n’appartiennent pas à l’Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d’un institut d’émission de l’Etat.

Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l’extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l’énorme place financière de cette ville. Lire la suite

Crash Course – 9

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 9: Une Brève Histoire de L’Argent aux USA

Avant de passer à l’actualité, il est vital de savoir comment nous sommes arrivés ici.

Je vais maintenant présenter une version abrégée de l’histoire monétaire récente des États-Unis. Le but de cette section est de vous montrer que le gouvernement des États-Unis a radicalement changé les règles en temps de crise et que notre système monétaire est vraiment beaucoup plus récent que vous ne le pensez.

Après la panique de 1907, lorsque le banquier privé J.P. Morgan est intervenu en tant que prêteur de dernier ressort, les banques ont commencé à faire pression pour une solution gouvernementale. Il a finalement été décidé en 1913 d’un cartel parrainé par le fédéral, appelé la Réserve Fédérale, qui semble gouvernementale mais ne l’était vraiment pas. Les actions de la Réserve Fédérale devaient être détenues par ses banques membres, et non pas le gouvernement des États-Unis, ni le public, ce qui est toujours le cas aujourd’hui.

Donc, ce que nous appelons la Réserve Fédérale est actuellement le cartel bancaire parrainé par le gouvernement fédéral, autorisée à créer de l’argent “ex nihilo.

Une bulle spéculative alimentée par la Réserve Fédérale jusqu’aux années 1930 a éclaté produisant de nombreuses défaillances de banques, ce qui a réduit la masse monétaire de près d’un tiers en trois ans. Malgré qu’elle était agréé comme prêteur de dernier ressort, la Réserve Fédérale n’a pas su mettre fin à un effondrement catastrophique du système bancaire.

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Matières premières : manipulation des cours par des fonds spéculatifs

Lorsqu’il n’existe aucun organisme régulant le marché d’une matière première, comme par exemple l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) qui influe sur le cours des produits pétroliers, ce marché est dit entièrement “libre”.

Cette “liberté” est en réalité le règne du plus fort, ou plus exactement, du plus riche et du mieux placé.

Ainsi en est-il du marché de l’or, dominé par un cartel formé par certaines grandes banques comme JP Morgan et HSBC, et du marché du gaz, notamment.

Sur ces marchés interviennent des “hedge funds” ou fonds spéculatifs, de nature privée, dont le but n’est pas l’investissement normal dans le marché, consistant à financer la production de richesses en échange d’une partie des bénéfices mais, essentiellement, comme leur nom l’indique, la spéculation.

Comment ? Le plus souvent, simplement en achetant en grandes quantités un type de biens au prix le plus bas possible, puis en le revendant au plus haut, progressivement ou en masse, notamment après avoir ainsi, en provoquant pendant un temps une baisse de l’offre, “étranglé” le marché et contribué à une hausse des prix.

A titre d’illustration parmi d’autres, c’est le mécanisme actuellement en branle sur le marché de l’étain à Londres, comme nous l’apprend une dépêche de l’AFP, datée du 8 octobre 2009.

Un discret investisseur possède actuellement plus de 90% de l’étain échangé sur le London Metal Exchange (LME), une situation légale, selon le régulateur du marché, mais qui fait grogner les acheteurs contre des prix jugés artificiellement élevés. Lire la suite