Roumanie : Les derniers charbonniers

Au milieu des épaisses forêts des Carpates, en Transylvanie, les charbonniers de Roumanie travaillent pendant dix mois de l’année dans la chaleur, la saleté pour transformer le bois en charbon. Détenteurs d’un savoir-faire ancestral, ils alimentent les barbecues des sociétés prospères occidentales pour un salaire de misère.

Roumanie : Le petit train à vapeur des Carpates

Cela fait plus de soixante-dix ans qu’un petit train à vapeur s’essouffle à grimper les pentes des Carpates. Il dessert notamment l’étroite vallée de Viseu-de-Sus, qui vit de l’exploitation forestière. Aujourd’hui, il est menacé.

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Carpates : Le territoire des ours

Trois-cents kilos de muscles et des griffes de 10 cm de long… Dans les Carpates, les ours sont partout. A la périphérie de la ville de Brasov, 275.000 habitants, ils seraient plus de 6.000 spécimens.

On les croise jusque dans les rues où ils viennent fouiller les poubelles. Parfois ils s’attaquent à l’homme. Reportage sur l’invasion de ces plantigrades en Roumanie et ses conséquences.

Le bison regagne les Carpates après deux siècles d’absence

Sabina est épuisée et regarde d’un œil prudent son nouveau pays d’adoption. Elle a parcouru 2 800 kilomètres dans la remorque d’un camion et traversé l’Europe, de Suède jusqu’en Roumanie. Les dix derniers kilomètres du périple, une route forestière défoncée et très étroite qui permet à l’engin de passer juste à quelques centimètres de rochers, ont été les plus éprouvants. Mais, samedi 17 mai, la voilà arrivée au terminus du voyage, à Armenis, un village des Carpates, dans l’ouest de la Roumanie, aux côtés de seize autres bisons européens venus d’Allemagne, de Suède, d’Italie et de Belgique.

Sabina pointe son museau hors du camion et réfléchit une bonne demi-heure avant de s’élancer dans la forêt et fouler le sol de son nouveau pays.

« Quand on parle de la nature, on entend beaucoup de choses sur la disparition des espèces et des territoires vierges, affirme Magor Csibi, le directeur de l’antenne roumaine du Fonds mondial pour la nature (WWF). Mais aujourd’hui, on peut dire le contraire : une espèce disparue à l’état sauvage depuis plus de deux cent cinquante ans revient sur ses terres. Nous avons l’habitude de protéger la nature des hommes mais cette fois, nous protégeons la nature pour les hommes. »

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Roumanie : Razzia mondialisée sur les réserves d’or

Depuis une quinzaine d’années, Rosia Montana, commune des Carpates occidentales, est devenue le cadre d’une véritable ruée vers l’or. Seuls contre tous, des villageois tentent de résister au vampirisme d’une compagnie canadienne qui cherche à exploiter le plus grand gisement d’Europe.

Rosia Montana, petite commune des Apuseni, l’un des massifs montagneux les mieux préservés de Roumanie, a tout d’un décor de Far West contemporain. Les gros 4X4 ont remplacé les chevaux, les portables et internet ont remplacé le télégraphe, les colts ont été remisés au profit des valises de billets et les cowboys sont des ingénieurs bien éduqués en costumes trois-pièces.

En un peu plus d’une décennie, ce village des Carpates occidentales, qui ressemble désormais à une cité fantôme, est devenu le théâtre d’une ruée vers l’or mondialisée, avec des habitants dont le sort se joue davantage à la Bourse de Toronto qu’à Bucarest.

L’enjeu ? L’exploitation par la Rosia Montana Gold Corporation (RMGC), une société canadienne, de la plus grande réserve aurifère d’Europe, avec un sous-sol qui abriterait au moins 300 tonnes d’or et 1.500 tonnes d’argent. Rosia Montana, synonyme de pactole dans un contexte de flambée des cours de l’or, est aujourd’hui aussi célèbre en Roumanie qu’aux États-Unis ou en Israël !

Privatisation suspecte
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