Diesel : La dangereuse exception française

En France, près des deux tiers des voitures neuves sont équipées de moteurs diesel. Et entre 1982 et 2012, le nombre de véhicules au gazole sur les routes de France a été multiplié par vingt.

Pourtant, l’Organisation mondiale de la santé a qualifié les gaz d’échappement des diesel, et les particules fines qu’ils contiennent, de cancérigènes certains. Mais, en France, «le diesel roi» ne semble pas près d’être remis en cause.

Cette enquête révèle pourquoi, malgré des normes de plus en plus strictes, la France ignore ce qu’un chirurgien-pédiatre qualifie pourtant de «catastrophe lente».

Automobile : Audi développe une essence synthétique à partir de plantes

En avril dernier, Audi a surpris le monde avec son développement révolutionnaire quand ils ont réussi à créer du diesel synthétique en utilisant du dioxyde de carbone et de l’eau. Mais qu’en est-il de ceux qui ont des voitures à essence ?

Heureusement, Audi a désormais une solution pour eux, car la firme a récemment annoncé qu’ils ont pu créer de l’essence synthétique, et ce qui est étonnant avec cette découverte, c’est qu’elle pourrait être viable, car c’est fabriqué en partie avec des plantes. Selon Marc Delcourt, le CEO de Global Bioenergies, le partenaire de projet d’Audi, « Pour moi, c’est un moment historique. C’est la première fois qu’on a produit de l’essence à partir de plantes. »

En fait, le programme a commencé en 2014 quand Global Bioenergies a démarré un programme pour produire de l’isobutane gazeux en utilisant des sources de biomasse renouvelables telles que le glucose de maïs. Après cela, il subissait un processus de purification et il était collecté sous une forme liquide et envoyé en Allemagne où il était converti en essence indice 100 octane.

Audi et Global Bioenergies ont collaboré pour développer la technologie au point qu’ils n’ont plus besoin de biomasse renouvelable, mais juste de l’eau, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone. Rick Brockrath, Vice Président pour l’ingénierie chimique chez Global Bioenergies a déclaré: « Nous pensons que nous apportons de la « verdure » dans un domaine qui en a désespérément besoin. En un mot, nous allons passer d’une économie basée sur le pétrole vers quelque chose de renouvelable et avec un avenir durable. »

Cuba : Comment survécut le pays sans pétrole en 1990 [Rediff.]

L’humanité n’a jamais fait l’expérience de la pénurie totale de pétrole. Il n’existe qu’un précédent, à l’échelle d’un petit pays isolé : Cuba. Après l’effondrement de l’Union soviétique, ce pays a en effet connu une pénurie de pétrole comparable à celle qui frappera inévitablement le monde entier à moins qu’on ne la prévienne par des changements immédiats et radicaux dans les habitudes de consommation de l’énergie.

Le peuple cubain a su faire preuve d’une solidarité exemplaire qui l’a rendu capable, entre autres exploits, de transformer complètement son agriculture en une dizaine d’années. Les tracteurs et les fertilisants russes avaient en effet permis à Cuba, dans le cadre de sa révolution verte, de se doter d’une agriculture plus industrialisée encore que celle des États-Unis, produisant de grandes quantités de sucre destiné l’exportation et important une forte proportion de sa nourriture, 50% de son riz par exemple.

Aujourd’hui, le pays est auto-suffisant et après avoir redécouvert les vertus de la petite ferme privée et celle du jardinage urbain, il exporte des spécialistes de l’agriculture biologique dans le reste de l’Amérique latine.


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Baisse du prix du pétrole et hausse du pouvoir d’achat

La baisse du prix du pétrole devrait générer 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat pour les ménages cette année, et autant pour les entreprises. Automobilistes, chauffeurs routiers, compagnies aériennes, et industries chimiques.
Tous bénéficient de la chute du prix du pétrole. Le baril coûtait 115 dollars en juin dernier, aujourd’hui, il est deux fois moins cher, à 56 dollars. Une bouffée d’oxygène pour l’économie.

Hydrogène : L’énergie d’avenir ?

L’hydrogène, carburant du futur ou fausse promesse? Le gaz le plus abondant de notre planète pourrait être la meilleure alternative au pétrole… À l’heure où Toyota met sur le marché la première voiture à hydrogène grand public, quel est l’avenir pour les transports à “pile à combustible”?

La voiture à hydrogène débarque : miracle ou mirage vert ?

Vous n’avez pas pu manquer cette information. Toyota et d’autres lancent la voiture «écologique» qui rejette uniquement de l’eau! Elle fonctionne à l’hydrogène qui, grâce à une réaction chimique, produit de l’électricité. Trop beau pour être vrai?

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Oui, il est désormais possible d’acquérir une voiture à hydrogène qui ne rejette que de l’eau pour un peu plus de 50.000 euros. Sa pile à combustible n’émet ni polluant, ni CO2 quand elle roule. De plus, la recharge ne prend que quelques minutes. L’autonomie de la Mirai avoisine les 480 kilomètres et on parle déjà de 700km pour les nouveaux modèles, de quoi largement rivaliser avec l’électrique.

Les médias sont unanimes, c’est magnifique, futuriste, incroyable. Mais derrière ce rêve technologique annoncé, que se cache-t-il ? Voici de quoi alimenter une vision moins fantasmagorique de la voiture à hydrogène.

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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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Carburant : Les chiffres des constructeurs sont-ils bidon ?

A les écouter, on ne sera peut-être même plus obligés de s’arrêter à la pompe. Publicité après publicité, les constructeurs automobiles annoncent des consommations d’essence toujours à la baisse. Mais nous disent-ils la vérité ? L’œil du 20 heures a mis son détecteur de mensonges en route.

A priori, il y a vraiment de quoi douter de ces chiffres. La semaine dernière, nous avons fait le tour des concessions auto. Bilan: tous les vendeurs annoncent des consommations différentes de ceux annonces dans les publicités.

Alors combien faut-il vraiment rajouter ? Selon les journalistes du magazine Autoplus, la consommation réelle est généralement 35% supérieure à celle annoncée. En cause : un protocole de test officiel qui permet aux constructeurs d’essayer leurs modèles dans des conditions qui n’ont rien à voir avec la route de tous les jours.

Calculer soi-même le pic mondial de production de pétrole

Bonjour! J’ai fait cette vidéo le lundi 21 avril 2014. Le but est de vous montrer, en quelques minutes seulement, comment visualiser par vous-même le pic mondial de production de pétrole.

Écrivez www.eia.gov dans le signet Adresse de votre navigateur et vous arrivez sur le site de l’EIA, EIA c’est une agence indépendante de la statistique aux États-Unis et qui représente LA bible que tous les dirigeants du monde utilisent pour prendre leurs décisions concernant les politiques énergétiques.

En passant la souris sur Geography, une fenêtre apparaît, cliquez sur International Energy Statistics. Vous arrivez sur la page des statistiques internationales concernant l’énergie. Passez la souris sur Petroleum une fenêtre apparaît. Passez sur Production, puis cliquez sur Monthly/Quartely
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Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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L’ère du pétrole à volonté ?

Il ne s’agit pas d’un canular digne du 1er avril ou d’un délire issu d’un livre de science-fiction. C’est une information vérifiée et confirmée. Après des décennies d’expériences, des scientifiques de la marine américaine ont été capables de transformer de l’eau de mer en hydrocarbures.

L’US Navy vient ainsi d’annoncer l’ère du pétrole sans limite, le Graal de l’abondance et de l’indépendance énergétique, et personne ou presque ne s’en est aperçu. L’idée semble pourtant presque simple. Les carburants fossiles sont constitués d’hydrocarbones (hydrogène et carbone).

La marine américaine a été capable d’extraire de l’hydrogène et du carbone de l’eau de mer et de le recombiner pour en faire du carburant. Le processus pourrait aussi fonctionner en théorie avec de l’air, mais l’eau de mer contient 140 fois plus de dioxyde de carbone. Le U.S. Naval Research Laboratory a même déjà utilisé le carburant issu de l’eau de mer pour faire voler un modèle réduit d’avion.

Le prix de revient de ce nouveau carburant est aujourd’hui estimé entre 3 et 6 dollars par gallon (3,7 litres). Cela reste économiquement non rentable.

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Carburant : Face à la crise, des automobilistes roulent au fioul domestique

Très proche du gazole, le fioul, normalement destiné au chauffage, est parfois utilisé pour faire le plein, bien que la pratique soit totalement illégale.

Le prix du carburant est le principal problème du conducteur en ces temps de crise. Avec un litre de gazole approchant les 1,40 euro, certains automobilistes ont cédé à la tentation de remplir leur réservoir avec un carburant moins cher: le fioul domestique.

Avec 20 centimes de moins par litres, il permet à ceux qui l’utilisent de faire des économies. Mais la pratique est illégale. C’est d’ailleurs pour pouvoir le repérer que ce carburant, très proche du gazole, est coloré en rouge.

Selon le gérant d’une station-service, il n’est pas rare de voir des clients se servir de la pompe à fioul pour faire le plein de leur véhicule. Quitte à risquer un contrôle et une forte amende de plusieurs centaines d’euros, voire une peine pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison.

Dmitry Orlov : “Leçons post-soviétiques pour un siècle post-américain”

Par Dmitry Orlov - Juin 2005

Il y a une décennie et demi, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle — symétriquement appelé les États-Unis1 — ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut-être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second.

Les gens raisonnables ne soutiendraient jamais que les deux pôles aient été exactement symétriques ; en même temps que des similitudes significatives, il y avait des différences également significatives, les unes et les autres étant valables pour prédire ce qu’il adviendra de la seconde moitié du géant super-puissant aux pieds d’argile qui autrefois enjambait la planète, lorsqu’elle se désagrégera aussi.

J’ai voulu écrire cet article pendant presque une décennie à présent. Jusqu’à récemment, cependant, peu de gens l’auraient pris au sérieux. Après tout, qui aurait douté que la locomotive économique mondiale que sont les États-Unis, ayant récemment gagné la guerre froide et la guerre du Golfe, continue, triomphalement, vers l’avenir brillant des super-autoroutes, des jets supersoniques et des colonies interplanétaires ?

Mais plus récemment le nombre de sceptiques a commencé de croître régulièrement. Les États-Unis sont désespérément dépendants de la disponibilité de pétrole et de gaz naturel peu chers et abondants, et accrochés à la croissance économique. Une fois que le pétrole et le gaz seront devenus chers (tels qu’ils le sont déjà) et de plus en plus difficiles à obtenir (l’affaire d’une année ou deux tout au plus), la croissance économique s’arrêtera et l’économie américaine s’effondrera.

Beaucoup de gens railleront ce pronostic déprimant, mais cet article devrait trouver quelques lecteurs tout de même.
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La production d’hydrogène abordable grâce à l’énergie solaire

Des chercheurs allemands et hollandais viennent de mettre au point une cellule solaire capable de produire de l’hydrogène et de l’oxygène par électrolyse de l’eau, ou hydrolyse. De quoi stocker l’énergie solaire et envisager un mode de production durable pour l’hydrogène, un potentiel carburant d’avenir.

Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.
Quand la lumière (flèche arc-en-ciel) atteint le système, un potentiel électrique est créé. La couche d’oxyde métallique (grad-doped BiVO4) capte une partie de la lumière et sert de photoanode. La couche est reliée à la cellule solaire (en noir) par l’intermédiaire d’un pont conducteur en graphite. La cellule reçoit également une partie de la lumière, augmentant le potentiel électrique. L’oxygène se forme alors au niveau de la photoanode, tandis que l’hydrogène est dégagé au niveau d’une spirale de platine plongée dans l’eau et qui fait office de cathode.

Souvent évoqué comme le carburant du futur, l’hydrogène est un bon candidat pour alimenter les voitures dotées de piles à combustible. Mais il rencontre un plusieurs écueils : sa production avec les méthodes actuelles (comme l’électrolyse) reste chère, peu efficace, et impacte l’environnement.

Aussi, la possibilité de produire de l’hydrogène à partir d’eau et de lumière du soleil est suivie avec sérieux, et plusieurs recherches récentes en témoignent. En 2008, des chercheurs russes avaient proposé une méthode de photosynthèse artificielle dans ce but.

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Le mensonge vert (Rediff.)

Bilan sur le biocarburant qui demande de larges surfaces de terre autrefois utilisées pour la production de nourriture. Quel drôle de paradoxe, choisir entre remplir son réservoir de carburant, ou remplir la bouche d’êtres humains, mais comme ces humains-là sont situés bien loin des stations essences, le consommateur ne risque pas d’être culpabilisé.

En Indonésie, la forêt pluviale est rasée pour faire place à la production d’huile de palme. Tandis que l’huile exportée vers l’Europe rapporte de substantiels bénéfices aux producteurs, les populations expropriées sans dédommagement sont contraintes de mendier leur nourriture.

En Inde, le programme de biocarburants lancé par Mercedes Benz (et subventionné par des fonds européens) repose sur le jatropha, une plante oléagineuse qui pousse sur des terrains semi-arides et n’entre donc pas en concurrence avec des cultures vivrières. Mais le jatropha est toxique pour l’homme et les animaux…

Les Français menacés par un «désert» de stations-services

Près de quatre millions de Français sont menacés par la “désertification” des stations-services, surtout à la campagne mais aussi jusque dans Paris, a averti mardi la Fédération nationale de l’artisanat automobile (Fnaa), citant une étude de l’administration.

Environ 300.000 personnes n’ont déjà aucune station-service à moins de 10 minutes en voiture de chez eux, et quelque 3,6 millions de personnes supplémentaires seront dans ce cas si la station la plus proche de leur domicile ferme, selon la fédération, qui cite une étude de la Datar.

L’administration de l’aménagement du territoire à recensé 871 stations “ ultimes, dont la disparition plongerait les automobilistes, les entreprises et les services publics géographiquement concernés dans une dangereuse situation de désertification”.

Entre 15 et 38 minutes pour atteindre une station
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Le quatrième choc pétrolier

Derrière le prix élevé des carburants qui focalise l’attention des candidats à la présidentielle, il y a la réalité négligée d’un véritable troisième choc pétrolier rampant. La facture énergétique de la France a doublé en moins de 10 ans. Cela pose des problèmes à tous les échelons de l’organisation économique et sociale, en redistribuant les cartes du pouvoir d’achat des ménages et en pesant sur les entreprises. Il ne s’agit pas d’un accident de parcours.

L’évolution défavorable de l’euro au cours des 24 derniers mois a joué défavorablement, tout comme les tensions avec l’Iran. Pourtant, la tendance est là : le monde est pendant encore plusieurs décennies extrêmement dépendant des énergies fossiles, avec un rapport tendu entre une offre qui s’appuie sur des ressources de plus en plus coûteuses à extraire et une demande en progression constante.

Le thème de l’énergie pourrait être l’occasion de se projeter loin dans le futur. Il reste pour l’instant traité comme un problème conjoncturel…

Fait divers ? Le 13 mars dernier au matin, un pompiste parisien anonyme ajuste ses compteurs. Le litre de “super” 95 s’affiche à 2,02 euros. Le chiffre,vite repéré par un site spécialisé, fait le tour des rédactions. On s’était habitué aux lois décrétées à chaud, tout de suite après un drame de l’actualité, pour rassurer l’opinion publique. Ce penchant s’applique aussi désormais à des faits de la vie économique.

Face aux gros titres qui alimentent la grogne populaire en annonçant que, quelque part en France, le litre de super, dont la puissance symbolique a depuis longtemps remplacé celui de la baguette, a franchi la barre des deux euros, les deux principaux candidats à l’élection présidentielle promettent des mesures immédiates et identiques, consistant à faire baisser le prix des carburants. En oubliant de préciser : le temps d’une élection. Comme si la hausse du prix du super était un phénomène ponctuel, et une problématique isolée.

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Belgique : Prix record pour le carburant

Les prix maximums pour du Super 95 et 98 passeront à 1,713 euro et 1,733 euro ce mardi. Un euro faible, la crainte que l’Iran bloque le transit du pétrole : les ingrédients sont là pour pousser les prix des carburants à la hausse dans les semaines à venir.

Les coûts des carburants n’ont jamais pesé aussi lourd dans le portefeuille des familles. Et ce n’est pas prêt de baisser, prédit Wilfried Dehertoghe, président de la Brafco, Fédération des distributeurs de carburant, dans De Morgen.

Les prix élevés à la pompe sont avant tout le résultat d’un euro faible. Et vu que les prix sont négociés en dollars, la situation n’est pas prête de s’améliorer, poursuit Wilfried Dehertoghe. « Il y a donc de fortes chances que des records soient battus cette semaine. »

Selon les autorités, ces hausses découlent des augmentations des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Le prix maximum pour le diesel est revenu à son record du 13 janvier dernier, soit 1,55 euro le litre. Le mazout de chauffage coûte 0,9096 euro par litre pour une commande à partir de 2.000 litres.
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L’envolée des prix à la pompe menace la consommation

Les prix des carburants ont atteint des niveaux plus vus depuis deux ans. De quoi entamer un peu plus le moral des ménages français.

La fin 2010 a vu les prix à la pompe s’envoler. Et le début de la nouvelle année ne donne aucun signe d’accalmie sur le front des stations service. Le gazole s’écoulait à 1,2474 euro le litre la semaine passée, selon le site Internet de la Direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC). Son plus haut niveau depuis le 10 octobre 2008. Le super sans plomb 95 se vendait 1,4331 euro, proche de son pic d’août 2008. La faute, en grande partie, aux cours du pétrole qui flambent sur les marchés mondiaux.

Pressions inflationnistes

L’effet s’en est ressenti sur l’inflation en zone euro, qui s’est accélérée de 1,9% en novembre à 2,2% en décembre, et sur le moral des ménages. Les Français ont perçu une inflation en forte hausse (+6 points) et s’attendent à ce que cela continue.

Or, «le prix du baril se transmet très vite à celui des carburants et ce dernier est un des indicateurs-clé des ménages pour mesurer l’inflation», commente Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM. Sur la fin 2010, la tendance est à l’accélération : le prix du baril en euro, qui gagnait 22% sur un an en novembre, affichait une hausse de 35% en décembre.

Le Figaro

(Merci à The Vindicator)

Les ménages confrontés à la hausse des prix

Les tarifs des assurances vont augmenter dès le 1er janvier prochain. Ce n’est pas le seul secteur où les prix s’envolent. Le carburant, l’abonnement à internet et le tabac augmentent également. Au final, la note devient de plus en plus salée pour les Français.

(Merci à CJ)

Les prix des carburants flambent

Vous l’avez sans doute remarqué, depuis quelques jours, les prix de l’essence flambent. Les prix des carburants ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de 2 ans. La tendance ne devrait pas s’inverser.

Lorsque les pétrolières montent, la baisse n’est pas loin.” – Dicton rapporté par Méro du blog : Neuro-Économie

Lagarde : Le « préjudice moral » des grèves

D’après la ministre de l’Économie, le préjudice matériel des grèves, «difficile à chiffrer», est estimé « entre 200 et 400 millions d’euros par jour ».

En outre, Christine Lagarde s’est dite davantage marquée par le préjudice immatériel, rebaptisé par ses soins « préjudice moral pour la France ». La ministre, de retour du sommet du G20 à Séoul, a été marquée par l’image de la France renvoyée par les médias étrangers, qui mettent en avant un climat d’émeutes sociales.

« On est sortis de la crise dans des conditions plutôt bonnes et il ne faut pas aujourd’hui peser sur cette reprise avec des mouvements qui sont douloureux pour l’économie française, très douloureux pour un certain nombre de PME. »

Et si la pénurie de carburant servait le gouvernement ?

Les réserves stratégiques françaises de carburants représentent plusieurs semaines de consommation. Ces stocks, accessibles sous conditions, ne seront-ils ouverts par le gouvernement qu’à la dernière minute ?

Environ 98,5 jours de consommation de carburant ! Telles sont les réserves dont disposaient la France au début du mois d’octobre. L’Union Européenne et l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) imposent à leur pays membres de stocker 90 jours de réserves. Une limite que la France dépasse largement. Mais le gouvernement n’est pas encore prêt à ouvrir en grand ces stocks.

Prudence ou stratégie ? Stratégie, murmure-t-on chez des proches du milieu pétrolier. Le blocage des dépôts de carburants par les manifestants pourraient rendre le mouvement de grève impopulaire. En effet, le gouvernement alerte sur les risques économiques que la France encourrait avec une pénurie à long terme. Et, en ouvrant le plus tard possible les réserves, il se donnerait le rôle de sauveur.

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Le défi grec : un délai et des obstacles inédits

La Grèce n’est pas le premier Etat à devoir réduire son déficit de 10 points de PIB. D’autres y sont parvenus au cours des quarante dernières années. Mais leur exemple ne suffira pas à rassurer Athènes, qui fait face à un délai et à des obstacles inédits.

En échange du plan de sauvetage sans précédent de 110 milliards d’euros, la Grèce s’engage à suivre une cure intensive d’austérité. Ce plan vise à faire passer le déficit de 13,7% à 3%, et ce, en deux ans… Un programme ambitieux, certains diraient impossible… Pourtant, d’autres pays, comme l’Irlande, la Suède ou la Finlande, ont réussi par le passé à réduire leur déficit.

Ceux qui ont réussi…

Le rapport sur les finances publiques publié par le FMI en novembre 2009, liste les efforts de réajustement budgétaire d’une vingtaine de pays au cours des 30 dernières années (voir le tableau complet ci-dessous).

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Goldman Sachs et les “causes” de la crise financière

Par Philippe Béchade

Les médias nous ont permis de suivre en direct quelques déclarations très intéressantes, ces dernières 48 heures. Nous commencerons par la plus récente, qui émane de Barack Obama : “je suis déterminé à récupérer chaque cent dû au peuple américain — et ma détermination ne peut être que renforcée quand je constate les profits énormes et les bonus obscènes versés par des sociétés qui doivent leur survie aux efforts extraordinaires du contribuable”.

De nombreux commentateurs ne manquent pas de rappeler que le nouveau président américain doit son élection, pour une large part, au généreux soutien de quelques ex-banques d’affaires qui symbolisent le mieux l’influence de Wall Street dans la gestion du pays.

La deuxième déclaration découle presque directement des considérations qui précèdent. Elle émane de Lloyd Blankfein, P-DG de la toute puissante firme Goldman Sachs (j’ai toujours du mal à la qualifier de banque, surtout depuis que ce statut lui ait été reconnu par son ex-P-DG – un hasard, probablement – et Ben Bernanke, en septembre 2008).

Interrogé le 13 janvier par la Commission d’enquête américaine sur la crise financière (FCIC ou Financial crisis inquiry commission), Lloyd Blankfein à déclaré : “Goldman Sachs n’avait fait que son travail, en toute légalité… et c’est le seul critère qui importe aux yeux de ses clients”.

“Les choses ont mal tourné par la faute d’un mauvais concours de circonstances. Les modèles de calcul du risque étaient erronés, les agences de notation se sont montrées trop complaisantes, les banques ont trop prêté tout en pensant que l’activité de structuration de crédit les exonérait de se préoccuper du niveau de leurs fonds propres ; ceux qui achetaient ces produits complexes étaient trop confiants dans la santé du secteur immobilier… mais rien de tout ceci ne serait arrivé si la régulation n’avait pas été défaillante”.

C’est donc de la faute des autres – et du législateur en particulier ! Ce système de défense est constant depuis octobre 2008. C’est normal, puisqu’il rejette la faute sur le législateur et non pas sur le laxisme et la complicité objective, sinon active, de la Fed.

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Taxes écolos: carburant en hausse de 7 à 10%

Quatre « mesures fiscales » vont provoquer des hausses de 7 à 10 % des prix des carburants à la pompe, selon l’Union française des industries pétrolières. Le responsable, c’est le Grenelle de l’environnement et ses objectifs « impossibles à atteindre ».

La première est la nouvelle taxe carbone. « C’est chimico-mathématique: à raison de 2,3 kg de CO2 produit par litre de carburant et avec une taxe carbone à 17 € la tonne, le sans-plomb 95 augmentera de 4,92 centimes à la pompe et le gazole de 5,41 centimes. »

Les pétroliers vont bien évidemment répercuter au consommateur le produit de cette taxe (2 à 2,5 milliards d’euros) puisqu’elle est censée le dissuader d’utiliser sa voiture.

La seconde hausse sera due à une probable majoration de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) régionale, autorisée par la loi de finances 2010. Impact calculé par l’Ufip : 1 à 2 centimes par litre.

Les deux autres augmentations annoncées sont en fait des pénalités que les pétroliers vont devoir payer et qu’ils comptent bien répercuter sur les consommateurs. La première concerne l’intégration de biocarburants dans l’essence. L’objectif 2009 de 6,25 % n’ayant pas été atteint, une pénalité de 0,5 centime par litre sera due.

Enfin, une deuxième pénalité est déjà prévue par l’Ufip, car les pétroliers n’atteindront pas l’objectif du Grenelle 2 de l’environnement de réduire de 7 % la consommation nationale de carburants d’ici à 2012 par la mise en place d’actions incitatives. « L’objectif est impossible. C’est une taxe supplémentaire ! », prévient le président de l’Ufip. Le Parisien