Libre-échange transatlantique : l’UE à la rame

Si José Manuel Durao Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clef en main, il ne s’y prendrait pas autrement. À un an des élections européennes de mai 2014, le président de la Commission n’a rien trouvé de mieux que de se lancer dans la négociation d’un vaste accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, les deux principales puissances économiques du monde. Son idée est de créer un grand marché intérieur transatlantique où les biens et les services circuleront librement, ce qui, selon lui, permettra de relancer la croissance.

Mais il y a un énorme hic : cette négociation ne pourra aboutir que si les Européens renoncent au passage à une partie de leurs normes, qu’elles soient juridiques, financières, sanitaires, environnementales, culturelles, etc. « On se demande vraiment pourquoi Barroso nous a embarqués dans cette galère politiquement explosive », se demande un haut fonctionnaire bruxellois pour qui « l’Europe a tout à perdre et quasiment rien à gagner dans cette négociation ». Autant dire qu’il s’agit de pain béni pour les opposants à la construction communautaire qui trouveront là du grain à moudre sur « l’Europe pro-américaine et ultralibérale ».

Lire la suite

De l’écologie comme rempart au totalitarisme pacifié…

Par Arnaud Guyot-Jeannin

La plupart des gens de droite défendent l’écologie humaine (l’ordre naturel et la famille traditionnelle) au détriment de l’écologie environnementale (l’ordre cosmique et la famille des animaux, des végétaux et des minéraux) louée par de nombreux gens de gauche qui nient, quant à eux, la réalité anthropologique et historique des peuples.

L’âge d’or, illustration de Johann Wilhem Baur (1600-1640) pour Les Métamorphoses d’Ovide (ici, une édition de 1703)

Les premiers rejettent le mariage homosexuel, l’adoption d’enfants pouvant en découler, la PMA (Procréation médicalement assistée) et la GPA (Gestation pour autrui), mais ne remettent pas en cause le capitalisme mondialisé — qu’accompagne le progressisme libertaire — qui marchandise les vies, le lien social et la nature. Les seconds repoussent ce capitalisme dérégulé engendrant l’exploitation humaine, la misère sociale et la suraccumulation matérielle, mais sans réfuter le libéralisme moral du tout vaut tout, tout se vaut, tous se valent dont l’indistinction spirituelle, ethnoculturelle et sexuelle est le produit.

Les partisans des deux camps procèdent par un réductionnisme dommageable. Le processus infernal défiant la nature est enclenché. Le monde commun disparaît au profit d’un monde individualiste et narcissique sans foi ni loi sinon celles de l’argent, de la production et de la consommation.

Lire la suite

Italie : Pour Roberto Saviano, « L’argent de la drogue a sauvé les banques européennes » (Màj vidéo)

Addendum du 07/05/2013

Sept ans après le grand succès de “Gomorra”, le journaliste et écrivain Roberto Saviano raconte la naissance du narco-capitalisme dans son nouveau roman “Zéro zéro zéro”, qui sort dans les librairies italiennes vendredi.
Lire la suite

François Hollande court à l’échec en désespérant le peuple qui l’a élu

François Hollande et son gouvernement ont capitulé face à toute perspective de transformation sociale et de refondation démocratique. Tel est le constat que dresse Laurent Mauduit, journaliste et fondateur de Médiapart dans son livre L’étrange capitulation. Pire, il trace un parallèle entre les abdications d’aujourd’hui et les renoncements des élites avant-guerre, qui ont mené à l’effondrement de la République. Que reste-t-il du socialisme et de la gauche?

Nous vivons une crise politique, sociale, économique, éthique sans qu’il n’y ait vraiment de débat, à gauche, notamment sur la réorientation de l’économie. Aucune grande voix ne s’élève pour proposer d’autres solutions.

Votre livre a pour fil conducteur « L’étrange défaite  », rédigé par l’historien Marc Bloch pendant la seconde guerre mondiale. Il y dénonce la trahison des dirigeants français dans la débâcle. Pourquoi tracer un tel parallèle ?

Laurent Mauduit : Dans « L’étrange défaite », Marc Bloch établit que la débâcle de juin 40 n’est pas une victoire des armées allemandes mais d’abord une défaite des Français sur eux-mêmes. C’est la nullité et l’arrogance de l’état-major. Surtout, les élites françaises et la bourgeoisie d’affaires sont idéologiquement du côté des vainqueurs avant même la défaite.
Lire la suite

La Société du Spectacle (1973) – Guy Debord

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. » (première phrase de La Société du Spectacle)

La Société du spectacle est essentiellement une critique radicale de la marchandise et de sa domination sur la vie, que l’auteur voit dans la forme particulière de l’« aliénation » de la société de consommation. Le concept de spectacle se réfère à un mode de reproduction de la société fondé sur la reproduction des marchandises, toujours plus nombreuses et toujours plus semblables dans leur variété. Debord prône une mise en acte de la conscience qu’on a de sa propre vie, envers une illusoire pseudo-vie que nous impose la société capitaliste, particulièrement depuis l’après-guerre.

wikipedia.org

Jean-Claude Michéa: “Pourquoi j’ai rompu avec la gauche”

Toujours imprégné de libéralisme mitterrandien, le socialisme à la Hollande ne convainc pas le philosophe Jean-Claude Michéa. A l’occasion de son nouveau livre, “les Mystères de la gauche”, il s’en explique en exclusivité pour “Marianne”.

Au moins depuis la parution d’Impasse Adam Smith en 2002, un livre de Jean-Claude Michéa est toujours attendu. Avec jubilation. Ou avec un fusil, c’est selon. D’abord parce que la parole de ce philosophe, nourri à la pensée de George Orwell, de Guy Debord et du meilleur Marx, est extrêmement rare dans les médias. Ensuite parce qu’il appartient à cette espèce politiquement ambidextre, hélas si peu représentée et si mal comprise, capable de se montrer aussi cruel à l’égard d’une gauche libérale qui s’autocaricature en valorisant toutes les prétendues transgressions morales et culturelles, qu’il sait se montrer lucide à l’égard de l’incroyable cynisme des dirigeants de la droite actuelle (Sarkozy et Copé en tête), lorsqu’ils se posent en défenseurs des «petites gens», que vient en fait piétiner tout leur programme économique, voué à l’expansion illimitée des intérêts du CAC 40.

Disons-le d’emblée : les Mystères de la gauche (Climats) est le livre que l’on espérait depuis plusieurs années de la part de Michéa. Sur plusieurs points capitaux, celui-ci s’explique en effet. Notamment sur son refus définitif de se réclamer de «la gauche», pour penser le front de libération populaire qu’il appelle de ses vœux. «La gauche», un signifiant-maître trop longtemps prostitué, et qu’il juge désormais «inutilement diviseur, dès lors qu’il s’agit de rallier les classes populaires».

Lire la suite

L’homme programmé

La radio Méridien zéro recevait le dimanche 10 mars 2013 Lucien co-auteur de “Gouverner par le chaos“, Thibault, membre de la rédaction de Scriptoblog et Gilles fondateur et animateur du blog METANOIA, pour évoquer avec eux les concepts de reprogrammation humaine, de guerre cognitive, de cybernétique, d’ingénierie sociale et de techniques de désinformations.

Salaire à vie : L’emploi est mort, vive le salariat!

Et si, de la même manière que le suffrage universel est venu récompenser notre capacité à tous participer à la chose publique, un salaire à vie venait consacrer notre capacité à tous produire de la valeur? C’est l’idée mise en avant par l’économiste et sociologue Bernard Friot.

Imaginez une société où chacun d’entre nous toucherait un salaire à vie, versé de façon inconditionnelle à partir de la majorité. L’échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros.

Le passage d’un niveau à l’autre serait fonction de la qualification, équivalent du grade dans la fonction publique, attestant qu’une personne «peut participer à un certain niveau de création de valeur économique et a donc droit à un tel niveau de salaire». Ces qualifications, dont la liste précise serait sujette à délibérations, incluraient l’ancienneté, la pénibilité, les diplômes…

Cette société existe, du moins sur le papier: elle est l’œuvre de l’économiste et sociologue Bernard Friot, professeur à l’université Paris-X et auteur notamment de L’Enjeu du salaire, qui voit dans ce système du salaire à vie le moteur d’une véritable révolution. Il permettrait en effet de nous libérer de la «convention capitaliste du travail», qui nous réduit au rang de marchandises que l’on échange sur le marché du travail.

Pour cet universitaire, le chantage à l’emploi fait de nous des «mineurs sociaux» qui ne sont pas reconnus comme «producteurs de valeur économique», et le salaire à vie nous transformerait en «majeurs sociaux».
Lire la suite

Le rôle objectif de la Gauche selon Michéa

Chez Michéa, l’économie est perçue comme la religion de substitution des sociétés modernes. Le Progrès apparaît donc comme un messianisme, à la seule différence qu’il est séculier et non pas divin. Supposé scientifiquement continu donc, puisque l’Histoire aurait un sens, il vise à atteindre la fin de l’histoire. Le Machinal, la mécanisation intégrale de la vie, serait une évolution positive vers cela. L’homme, vu comme une machine, obéirait de manière mécanique à son comportement « naturellement » égoïste. Michéa pousse l’analyse encore plus loin : le Progrès serait une vision ethno et chronocentrée. Ce que Lasch, nous rappelle-t-il, nomme l’« ethnocentrisme du présent ». (1)

En somme, le libéralisme serait un suprématisme qui s’ignore. Il nierait les alternatives à la commercial society et universaliserait « l’imaginaire spécifique » de l’Occident – d’où sa facilité à invoquer le droit d’ingérence. En outre, il postulerait (la « théorie des stades » de Smith) que chaque développement capitaliste mènerait à une société plus juste par le jeu des améliorations matérielles. Qu’il soit de mauvaise foi ou tout simplement aliéné par les mythes libéraux, le Progressiste, ce nouveau croisé, est donc la meilleure caution d’un système qu’il prétend haïr et combattre.

Lire la suite

Radio Courtoisie : “Le malaise est dans l’homme”

Addendum audio du 09/03/2012

Samedi 09 mars 2013 à midi, Pascal Lassalle (assisté de Franck Wilsdorf) recevait dans le Libre Journal des Lycéens sur Radio Courtoisie, Pierre le Vigan pour son ouvrage “Le malaise est dans l’homme – Psychopathologie et souffrances psychiques de l’homme moderne“. La seconde partie de l’émission fut consacrée à une rencontre avec Alain Sanders et Serge Cadal suivie des chroniques régulières.

(Merci à Jérôme)

« Le Malaise est dans l’homme »

Psychopathologie et souffrances psychiques de l’homme moderne. Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l’homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l’homme est inhérente à son être-au-monde.

Toutefois, si le malaise est dans l’homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles. Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d’un modèle d’intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou. Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose.

La société du travail ne voulait pas connaître les états d’âme, ni même les âmes d’ailleurs. La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l’autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi « positif ». Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire.

La mobilisation de l’homme dans l’hypercapitalisme est donc totale mais elle n’est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du « soldat du travail ». C’est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L’hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle.
Lire la suite

Guy Debord : La société du spectacle

« Partout la spéculation est, pour finir, devenue la part souveraine de toute la propriété. Elle s’autogouverne plus ou moins, selon les prépondérances locales, autour des Bourses, ou des États, ou des Mafias : tous se fédérant dans une sorte de démocratie des élites de la spéculation. Le reste est misère. Partout l’excès du simulacre a explosé comme Tchernobyl, et partout la mort s’est répandue aussi vite et massivement que le désordre. Plus rien ne marche et plus rien n’est cru. »

« Cette mauvaise réputation… » (1993), Guy Debord, éd. Gallimard, 1993, p. 107

Lire ici un article de 2008 dont l’auteur ne veut pas que “les identitaires” le “plagient” sur Fortune (nous déplorons que la publicité gratuite que nous lui faisons n’ait pas l’heur de lui plaire, mais devons lui préciser qu’il ne s’agit ni d’identitaires puisque Fortune n’est pas affilié au Bloc Identitaire, ni de plagiat dans la mesure où nous citions notre source. – La rédaction de Fortune).

LA SOCIETE DU SPECTACLE (extraits) :

1
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.

Lire la suite

L’autorité publique est aux mains du système financier

Entretien avec Hervé Kempf

Vous démontrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de régime autoritaire dont l’intention unique est de maintenir les privilèges d’une caste, l’oligarchie. Cela vous amène à une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la démocratie.

Leandro del Ponte (1557–1622) – Venise, vue des banques du Grand Canal et Palais des Doges

L’oligarchie est la définition d’un régime politique. L’oligarchie est un concept inventé par les grecs aux IVe et Ve siècle av. J.-C. Les grecs ont défini les façons selon lesquelles les sociétés humaines pouvaient être gouvernées : la dictature, le despotisme, la monarchie, la tyrannie, la démocratie, qui est le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, et ensuite ils ont défini une autre forme de gouvernement qui est précisément l’oligarchie.

L’oligarchie est le pouvoir aux mains de peu de personnes. Ce que je dis alors c’est que, au moins en Europe, nous glissons vers l’oligarchie. Le système politique actuel fait qu’un groupe de peu de personnes imposent ses critères au reste de la société.

Vous suggérez que nous sommes dans une phase de post-démocratie dans laquelle, avec l’objectif de se maintenir au pouvoir, l’oligarchie maintient une fiction démocratique.
Lire la suite

Chine : Le déclin de Wenzhou

Rien ne va plus dans le berceau du capitalisme privé chinois. Frappée de plein fouet par la crise, la ville côtière de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.

Depuis un an, le vent tourne et les entreprises enregistrent des pertes, tandis que la production stagne. Le gouvernement a relevé les taux d’intérêt et gelé une grande quantité du capital dans les banques d’état.

La crise que traverse la région provient du modèle même de développement de Wenzhou, qui repose sur la production massive de marchandises vendues à bas coût avec des marges peu élevées. Gagner le plus d’argent le plus rapidement possible : une démarche à court terme qui a précipité le déclin d’une région qui incarnait le miracle économique chinois.

Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur travail. Contraints de s’adapter pour subvenir aux besoins de leurs familles, certains ouvriers s’improvisent conducteurs de pousse-pousse ou vendeurs de fruits et légumes. D’autres travailleurs itinérants retournent chez eux, à la campagne, où la vie est moins chère.

Bernays, ou la révolution du spin

L’indispensable Consciences sous influence de Stuart Ewen – dont la réédition devient plus urgente que jamais – révèle les prodromes du dol patent des décideurs de réduire les hommes au stade de servo-mécanismes actionnables et dirigeables à merci. A l’époque étudiée, maîtriser les masses impliquait la création d’une mentalité mécanique, aux réactions prévisibles et dénuées d’autonomie. L’idée de changement était implantée symboliquement dans l’esprit des sujets. Le consommatisme devait permettre la satisfaction des pulsions tout en assurant le contrôle social. Bref, depuis près d’un siècle la publicité a cherché une méthode scientifique d’influence psychique.

Dans ce domaine, le pionnier de l’ingénierie sociale fut incontestablement Edward Bernays. Neveu de Freud et lecteur de la Psychologie des foules de Gustave Le Bon, il comprit avant l’heure les mécanismes régissant le comportement humain. On peut d’ailleurs regretter que pratiquement aucun de ses livres ne soit traduit en français, pas même celui dont fut tirée la célèbre formule de « fabrication du consentement » (The engineering of consent). Promoteur d’un « capitalisme cynique », selon Christian Salmon, il anticipa sur les manipulations de masse omniprésentes amenées à se développer pour s’en faire le héraut et le praticien. Il conçut le spin (1), cette propagande de la com’ qu’il rebaptisa « conseil en relations publiques » afin d’en améliorer l’image dans l’opinion.

Lire la suite

Comment les banques continuent à se goinfrer…

C’est la crise ! Paraît-il… La crise et son cortège de plans sociaux. La crise et ses usines qui ferment. La crise et son chômage de masse. La crise et les impôts des classes moyennes qui augmentent, pour désendetter les Etats. La crise et les dépenses publiques qui baissent, pour éponger les erreurs du passé. La crise, oui, mais visiblement pas pour tout le monde !

Il est une catégorie d’acteurs économiques qui gagnent quand tout le monde gagne, et qui gagnent encore quand tout le monde perd : les banques. Les plus grands établissements financiers américains – ceux dont il ne fait plus aucun doute qu’ils sont à l’origine de la Grande Crise qui secoue les économies occidentales depuis 2007 – viennent de publier leurs comptes pour l’année 2012. Ils laissent pantois.

Accrochez-vous : Goldman Sachs, la banque symbole de toutes les dérives du capitalisme financier, celle qui a maquillé les comptes de la Grèce et inventé les produits financiers les plus dingues, a plus que doublé ses résultats : 7,3 milliards de dollars de profits nets ! JP Morgan a fait encore mieux : 21,3 milliards de dollars de bénéfices ! Le Pdg de cette dernière, Jamie Dimon, s’est même octroyé un bonus personnel de 10 millions de dollars. A ce tarif-là, ce n’est plus un cadeau Bonux, c’est le jackpot du loto. Et un gros lot qui, en l’occurrence, tombe chaque année, crise ou pas crise.

Lire la suite

L’emprise grandissante des sociétés zombies

L’Europe est en pleine révolution des “entreprises zombies” : des centaines de milliers de sociétés obligées de mettre la clé sous la porte sous la pression de dettes colossales redeviennent solvables grâce “aux aides gouvernementales, à une politique monétaire très complaisante et souvent, grâce à la réticence des prêteurs à revoir des créances douteuses à la baisse en temps de crise”, déplore le Financial Times.

Le quotidien économique cite un consultant qui rappelle que

“le principe fondamental du capitalisme, qui veut que les entreprises qui ne sont pas viables disparaissent pour laisser la place à de nouvelles et à de meilleures, est en train d’être réécrit.”

Lire la suite