La terre en morceaux

Un pan de la France meurt en silence. Alors que la ville avance et apporte le béton, les terres agricoles disparaissent à grande vitesse: l’équivalent d’un département français est rayé de la carte tous les sept ans – 26 m2 par seconde selon le syndicat des jeunes agriculteurs !

Auteur de nombreux documentaires consacrés au monde paysan (Les terriens, Les bêtes, La maison neuve, La pluie et le beau temps), Ariane Doublet a voulu comprendre les raisons d’un tel désastre. En Normandie, dans le département de la Seine-Maritime, la réalisatrice est partie interroger des agriculteurs, des élus, un aménageur-lotisseur, une maître d’ouvrage de la communauté d’agglomération havraise… Tous se disputent la terre.

Cette raréfaction coïncide avec celle des petites exploitations familiales, prises en tenailles entre le développement des zones urbaines et la croissance exponentielle d’exploitants investissant à tout va. L’hypothèse d’une agriculture financiarisée et sans agriculteurs se dessine.

(Merci à bleu marine)

Une histoire de miettes

Que devient l’alimentation des pauvres quand ceux-ci s’urbanisent ? La majorité des études en histoire de l’alimentation se sont focalisées sur l’alimentation des élites. Michel Bonneau propose, en faisant feu de tout bois, de retrouver la trace de repas évanouis.


William Harris Weatherhead- “Miettes de la table d’un homme pauvre” (1877)

Michel Bonneau nous livre ici un ouvrage étonnant. Étonnant par son ampleur, par l’objet qu’il se donne, par le nombre de références issues de disciplines diverses qu’il manipule, par l’amplitude de la période traitée, comme par sa forme, assez peu académique dans l’écriture comme dans l’organisation des idées.

Une telle somme rappelle le travail tout à la fois d’envergure et d’érudition qu’un autre géographe, Xavier de Planhol, consacrait à « L’eau de neige » et au goût discriminant pour le frais. Elle relève aussi d’une quête personnelle, comme l’indique la dédicace, où il rend hommage à la mémoire de ses ancêtres et « à toutes celles et ceux pour qui l’angoisse du manger était quotidienne et continue de l’être dans le monde d’aujourd’hui ».

L’objectif principal est d’étudier la table des pauvres de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XXe siècle, avec l’ambition de montrer « qu’à côté de la cuisine des puissants, existe une table modeste, reflet de la gastronomie des pauvres » (p. 37) et de réhabiliter des manières de faire et des pratiques du quotidien d’une façon qui n’est pas sans évoquer Michel de Certeau.
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La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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Comment travaillera t-on dans 10 ans ?

Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables.

Évoluant au cœur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler.

Le modèle salarié ne sera plus dominant

On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais le temps n’est pas loin où le nombre de travailleurs indépendants aura dépassé le nombre de salariés.

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Quitter la ville pour la campagne : Ils sont 100.000 à tenter l’aventure chaque année

Chaque année, près de 100.000 citadins quittent la ville pour s’installer à la campagne. Saint-Émilion (Gironde) est le nouvel Eldorado de Fabrice et Marie venus s’installer de région parisienne pour changer de vie, loin du stress de la capitale et de ses transports en commun.

Retrouver ici donc un rythme de vie plus agréable avec des gens qui sont plus sympathiques“, explique Fabrice Granger. Marie Gaudet a 26 ans, elle a décroché un stage au château d’un grand cru de la région. Elle a vite oublié son ancien emploi d’employé de bureau. Fabrice Granger lui est concepteur de jeux vidéos. Il travaille actuellement sur un projet commun avec d’anciens collaborateurs parisiens, venus également s’installer dans le secteur.

L’idéologie du travail et la crise du capitalisme

Par Guillaume Borel pour Les Moutons Enragés

« Il faut, avant toute recherche ou réflexion sur le travail dans notre société, prendre conscience de ce que tout y est dominé par l’idéologie du travail. » – Jacques Ellul, l’Idéologie du travail, Foi et Vie n°4 Juillet 1980

Partie I : De l’âge d’or aux premières cités

Titien – Le Châtiment le Sisyphe, 1548-1549

L’âge d’or

Le travail est aujourd’hui à la fois la condition du salariat, qui ouvre le droit à la rémunération, et une valeur sociétale fondamentale qui sert de base à la construction de l’identité et des rapports sociaux.

Pourtant, en remontant le fil de la pensée de Jacques Ellul, notamment grâce à son article “L’idéologie du travail” cité en exergue, on se rend compte qu’il n’en fut pas toujours ainsi.

Loin d’être une donnée naturelle anthropologique, la « valeur » travail s’est construite au fil du temps, et plus particulièrement sous l’impulsion des développements successifs du système de production capitaliste.

A la fois philosophe, théoricien de la société technicienne et théologien, Jacques Ellul propose ainsi une lecture à la fois historique, anthropologique, sociétale et économique, de la construction du travail comme idéologie.
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« Les Petits gars de la campagne »

Le documentaire est sorti dans les salles le 15 octobre, l’œil de la caméra se pose sur la crise du monde agricole, un monde presque à part et qui fait encore l’objet de fantasmes et de clichés. Ici, le réalisateur s’attaque à l’état des lieux du monde agricole depuis l’application de la politique agricole commune (PAC) et présente ses effets directs sur les agriculteurs et exploitants.

Sans jugement, ni mépris, le documentaire se fait chantre d’une politique agricole responsable et à l’écoute des premiers concernés : les professionnels. En un demi-siècle de réformes européennes et nationales, l’agriculture française a changé de visage, au gré des mutations économiques, sociales et environnementales.

En première ligne : la PAC (Politique Agricole Commune) qui a transformé le quotidien des agriculteurs et des exploitants. Un sujet auquel s’attaque le réalisateur Arnaud Brugier qui signe un documentaire d’1h20, sorti dans les salles ce 15 octobre.

Le documentaire retranscrit fidèlement la réalité de ces professionnels qui vivent au gré des politiques européennes et nationales. La PAC qui ne cesse d’évoluer, a indéniablement bouleversé leurs modes de culture et leur travail, au quotidien.

Le boom du tourisme à la ferme

Les vacances à la ferme séduisent de plus en plus de Français. Plus économiques, plus authentiques, plus saines. Des gites aux fermes auberges en passant par le camping de luxe sur les terres du paysan, les vacanciers ont désormais l’embarras du choix. Du plus « routard » au plus haut de gamme, de nouveaux concepts voient le jour.

Et s’il existait même dans ces fermes un moyen de passer des vacances gratuites ? Comment s’y retrouver dans tous ces nouveaux labels ? Et comment dénicher les meilleures adresses à la campagne ?

Visages de la pauvreté rurale : « Ils essaient de survivre par leurs propres moyens »

A Maupas et à Vic-Fezensac, les bénévoles de la Croix-Rouge sillonnent la campagne du Gers à bord d’un bus pour ceux qui n’ont rien et demandent peu. Ils croisent les visages de la pauvreté rurale, accompagnés de handicaps, de tutelles, ou de maladies mal soignées.

« Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… »

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Grèce : Retour à la terre pour échapper à la crise

Après six ans de récession dont quatre placés sous le signe d’une austérité toujours plus dure, la Grèce est exsangue. Ultime solution pour les personnes déclassées, le retour à la terre, avec son lot de désillusions… Reportage chez ces nouveaux ruraux pas toujours bien préparés à cette reconversion.

Cela fait maintenant six ans que la Grèce est en récession et quatre qu’elle subit la cure d’austérité sans précédent imposé par la Troïka. Le chômage, qui a explosé pendant la crise, est, de loin, le plus élevé de la zone euro. Selon Eurostat, il s’élève aujourd’hui 27,5% et dépasse les 58% chez les jeunes.

L’une des rares portes de sortie pour échapper au conséquence de la crise, c’est le retour à la terre. Pas si étonnant quand on se souvient que l’agriculture est resté le premier secteur de l’économie grecque jusque dans les années 1970 avant de perdre progressivement du terrain face à l’industrie et aux services.

Si on a du mal à le chiffrer avec certitude, le ministère de l’Agriculture ne faisant aucun recensement – et aucune déclaration n’étant nécessaire a moins de vouloir toucher d’hypothétiques subventions – le phénomène est réel.

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Roumanie : Le bel avenir de l’agriculture bio

Avec l’essor de l’agriculture bio, les paysans roumains ont décidé de mettre à profit leur retard technologique. Des fermes bio sont de plus en plus nombreuses mais le manque de traçabilité reste toutefois le principal obstacle à un développement à grande échelle.

Nicoleta et Dan Florea ne voient que du rose depuis un mois. C’est la saison des récoltes et ce couple d’agriculteurs trentenaires du village d’Ucea de Sus, au centre du pays, passe ses journées dans sa petite parcelle de 2.000 m2 à ramasser avec soin les pétales de roses écologiques qu’il y cultive depuis trois ans. « Cette année, nous allons faire environ 10.000 pots de confiture mais aussi du sirop et du vinaigre », lâche Nicoleta, petite femme souriante aux cheveux noirs.

Au cœur des collines vertes de la Transylvanie, les petites fermes bio comme celle-ci sont de plus en plus nombreuses. L’intérêt pour la culture écologique a connu en effet un véritable boom dans le rang des petits agriculteurs roumains ces dernières années.

« Les paysans qui pratiquent une agriculture traditionnelle font déjà du bio car ils ne cherchent pas à cultiver de manière intensive », explique le président de l’association Bio România, Marian Cioceanu. Selon lui, plus de 50 % des exploitations agricoles de Roumanie pratiquent déjà de l’agriculture biologique sans être certifiées.
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Suisse : Une belle jeunesse !

Contrairement aux jeunes des villes, les jeunes des champs sont bien dans leur cœur et dans leur corps. Ils ne se droguent pas, ont une vision positive de leur vie et sont attachés aux valeurs traditionnelles de leur pays. Est-ce vraiment si simple ? Enquête parmi la jeunesse campagnarde du canton de Vaud.

 

Les jeunes des champs rient et chantent. Ils expriment leur joie de vivre dans les Jeunesses campagnardes, associations dans lesquelles se retrouvent les jeunes des campagnes. Il y a en de nombreuses dans le canton de Vaud, parmi lesquelles la Jeunesse de Palézieux. C’est dans le cœur de cette dernière que plonge ce reportage, démontrant le clivage flagrant qu’il existe entre les jeunes des champs et les jeunes des villes.

Un esprit sain dans un corps sain, les jeunes des campagnes l’affirment : « On est une jeunesse saine, pas de drogue, pas de dégradation, pas de bagarre ». Même s’ils ne disent pas non aux tournées de bières.

La création de la Jeunesse de Palézieux remonte à 1920 et permet à ses adhérents de se retrouver, de décompresser entre les études et le travail. Garçons et filles se réunissent régulièrement, par exemple pour construire et décorer cette roulotte destinée à les conduire et les héberger pour la grande fête du 1er août. Une fête qu’ils ne manqueraient pour rien au monde.
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Dans le silence des campagnes

Un film poignant de Jean-Louis Saporito sur la détresse des agriculteurs, dont le taux de suicide est le plus élevé de toutes les catégories. S’intéressant aux destins des humbles, des pauvres, des oubliés, Saporito vise souvent juste.

Cette fois, il s’est intéressé aux agriculteurs français. Et plus particulièrement à un phénomène très inquiétant : aujourd’hui, le taux de suicide des agriculteurs est le plus élevé de toutes les catégories socioprofessionnelles. Chaque année, ils sont plus de 400 (certains disent plus du double) à mettre fin à leurs jours.

Mal-logement : Les campagnes sont loin d’être épargnées

Loin de l’augmentation des prix du loyer des grandes villes, le monde rural n’échappe pas à la déliquescence des conditions de logement des Français.

Du plomb dans les murs, des fenêtres sans joints qui laissent passer le froid hivernal dans l’ensemble de la maison, une atmosphère humide due aux fuites d’eau dans chaque chambre… C’est dans ces conditions plus que difficiles que vivent depuis maintenant deux ans Létitia Goumain, son compagnon, leur fille de 5 ans et leur bébé de 13 mois.

« Mes enfants sont perpétuellement malades, les travaux que l’on réclame depuis notre arrivée n’ont jamais été faits… Quand on arrive à joindre le propriétaire, il nous répond que si l’on n’est pas contents, on est libre de partir. Il sait bien que l’on est coincés ici », explique la jeune femme de 31 ans.

Dans le petit village de Touquin, près de Coulommiers en Seine-et-Marne, qui compte à peine plus de 1.000 habitants, quatre appartements, tous dans le même immeuble et appartenant au même propriétaire, sont désormais considérés comme indécents en terme d’habitation par l’Agence régionale de santé (ARS), chargée de veiller au respect des normes sanitaires en Île-de-France.
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Une jeunesse en jachère

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de la jeunesse, elle est toujours urbaine. La jeunesse n’est jamais campagnarde! Là où les jeunes des banlieues ont réussi à focaliser l’attention, à exprimer leur spécificité, les ruraux isolés sur d’immenses territoires n’arrivent pas à être visibles, n’intéressent pas et se sentent souvent dénigrés.

Même si l’on constate un vif intérêt pour la campagne, de la part d’un grand nombre de citadins lassés et atomisés, les jeunes, originaires de la campagne ou néo-ruraux se vivent comme oubliés des médias et des responsables politiques.

Nous allons les connaître davantage dans leur quotidien, recueillir des fragments de vie. Cette immersion permet de restituer la diversité des situations des jeunes campagnards d’aujourd’hui. Ils abordent leurs problèmes mais aussi leurs joies. Sans complaisance, en l’opposant à la ville très souvent, ces jeunes ruraux parlent sans détours et nous alertent sur ce que nous avons fait de notre territoire rural. Ils revendiquent le désir d’être mieux pris en considération…

Espagne : l’exode urbain des chômeurs

La crise conduit des milliers d’Espagnols au chômage à quitter les villes pour aller travailler dans les champs. A la campagne, la vie est moins chère et la terre donne en effet toujours autant de travail.

« Chaque année, depuis la crise, 40.000 Espagnols quittent la ville pour la campagne. »

La misère cachée des campagnes

Ils ne se taisent plus. Ils ont reçu la mort en héritage, et le dénoncent publiquement. À Cavaillon, dans le Vaucluse, Jérémie, enseignant à domicile de 37 ans, veut attaquer l’État pour le suicide de son père, arboriculteur criblé de dettes. « Je veux que les pouvoirs publics prennent conscience qu’ils conduisent les agriculteurs à des situations de faillite ». Jérémie a créé une association, l’ARSFP, l’association pour la reconnaissance de la souffrance des paysans, qui regroupe 30 familles d’agriculteurs suicidés.

Au mois d’avril dernier, en Dordogne, Daniel Lemonie, agriculteur de 55 ans, a mis fin à ses jours. Son fils, Clément, 22 ans, a voulu « briser le tabou du suicide des agriculteurs », et il a révélé une partie du contenu de la lettre que son père lui a laissée : « Mon père s’excusait de me laisser avec des dettes. Je ne veux pas que sa mort passe inaperçue. Qu’on dise, c’est fini ». Non, ce n’est pas fini.

Depuis les années 1990, les crises agricoles se succèdent. Crise de la vache folle : le bétail se meurt, les hommes aussi. Plusieurs éleveurs se suicident dans l’Aveyron. La récente poussée de fièvre catarrhale vient de conduire un éleveur de la haute vallée de l’Aude à se donner la mort.

Chute des cours du vin en Languedoc-Roussillon : 25 suicides de viticulteurs en un an. Le cours du lait a tourné, lui aussi. Selon l’Apli, l’association nationale des producteurs de lait indépendants, environ 150 éleveurs se seraient suicidés en 2009. L’un d’entre eux a choisi de se tirer une balle dans la tête sur la place publique : cela s’est passé devant la statue de Jaurès à Carmaux, dans le Tarn, au mois de septembre.

Entre 2008 et 2009, le nombre d’actifs agricoles a baissé de 2 % en France. Les plus âgés prennent leur – maigre – retraite. On les croise sur les marchés. À 70 ou 80 ans, ils vendent les légumes de leur jardin. Ce jeudi, sur un marché du Gers, Antoine, retraité, vend des fèves et des petits pois. Il ramènera un peu plus de 50 Euros à la maison : « C’est toujours ça ».

Pour passer le cap, certains sollicitent le RSA, le revenu de solidarité active. D’autres cherchent un emploi salarié.

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Combien coûtent les campagnes de pub du gouvernement ?

Entre la promotion des causes nationales et celle des réformes, l’État dépense plus de 100 millions d’euros par an.

Comme toute entreprise, l’État a son plan de com, et ses budgets afférents. Cette semaine, la presse quotidienne a vu fleurir de pleines pages de pub dont le message est : « Nous devons trouver des solutions pour sauver nos retraites. » Une campagne à 5 millions d’euros, justifiée, selon le Service d’information du gouvernement (SIG), par l’enjeu de la réforme.

Il y aura deux autres messages dans les semaines qui viennent, un sur le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités, le dernier sur l’espérance de vie en France. Et des déclinaisons pour la télé et la radio. Suivra une seconde vague de pub une fois la réforme votée, « car il faudra bien l’expliquer. »

Cette double campagne « sans équivalent » depuis le début du quinquennat Sarkozy, s’insère dans un plan de communication dont le montant, qui n’est pas public, se situe entre 100 et 145 millions d’euros nets en 2009, pour 105 campagnes (contre une soixantaine l’année précédente).

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