Quand la France voulait exporter le Minitel dans les rave parties californiennes

L’incroyable équipée du Minitel dans la Baie de San Francisco. Une rave à Oakland, dans la baie de San Francisco, en 1992. 48h de fête, 3 grands entrepôts, quelques-uns des meilleurs DJ du moment, des Cheerios pour tous au petit matin et… des Minitels.

Installés dans plusieurs salles, les Minitels permettent aux fêtards de communiquer à distance grâce un outil révolutionnaire pour l’époque, une invention française : le chat.

La scène est à peine croyable : alors que quelques années plus tard, les rave parties deviendront la cible des forces de l’ordre françaises, 101 Online, une émanation de l’entreprise publique France Télécom, vient tranquillement faire sa publicité dans une «psychoparty».

101 Online, c’est l’épopée du Minitel français à San Francisco, dans le berceau de la tech et du mouvement hippie, au début des années 90. C’est aussi la chronique d’un échec annoncé, qui en annonce bien d’autres pour la télématique française. Julien Mailland, chercheur français en télécommunications à l’Université d’Indiana, vient de publier un article passionnant qui déterre cette histoire oubliée.
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La Californie impose à Monsanto la mention “cancérigène” sur les emballages du Roundup

L’Agence de Protection Environnementale (EPA) de Californie a annoncé officiellement son intention de préciser sur les étiquettes que le glyphosate est cancérigène. Le produit est notamment présent dans le Roundup, un célèbre herbicide utilisé dans le monde entier.

La Californie épingle le glyphosate comme cancérigène

Le glyphosate (N-(phosphonométhyl) glycine, C3H8NO5P) a souvent été vu comme un désherbant « moins mauvais » que d’autres sur un plan toxicologique. Son mode d’action passe par les feuilles, il est transporté de manière systémique dans la plante jusqu’aux racines, avant qu’il ne se fixe au sol et qu’il soit dégradé par les micro-organismes du sol.

Il est généralement décrit comme faiblement toxique pour les êtres humains et les animaux. Que le glyphosate soit plus que largement soupçonné d’être cancérigène n’est pourtant pas nouveau. En début d’année 2015, l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait trois pesticides dans la catégorie 2A – c’est-à-dire « cancérogènes probables » -, le diazinon, le malathion et le glyphosate.

Si les deux premiers sont des insecticides à l’utilisation restreinte en Europe, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde, synthétisé par Monsanto dans les années 1970 et utilisé depuis dans le désherbant Roundup, les acteurs de Monsanto défendant d’ailleurs leurs produits contre ce qu’ils appellent la « science poubelle ».

Une exposition forte au glyphosate
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États-Unis : Militantisme et alimentation alternative

Les mouvements pour une alimentation alternative sont-ils une panacée contre l’obésité, les problèmes de santé d’origine alimentaire et la mauvaise alimentation ? Nul besoin d’être réactionnaire pour voir les limites de cette proposition ; difficile pourtant de renoncer à cette croyance. Julie Guthman, dont le travail a presque à lui seul inauguré la recherche scientifique sur ces questions, nous aide à comprendre pourquoi.

Vous êtes principalement connue comme spécialiste de l’obésité et des produits biologiques. Mais plus généralement, on pourrait vous décrire comme chercheuse en études sur l’alimentation, un domaine à la fois assez récent et spécifique au monde anglophone. De quoi s’agit-il et comment y êtes-vous venue ?

Julie Guthman : Un nombre important de travaux tombent sous la catégorie des études sur l’alimentation, y compris dans les sciences dures. Mais dans les sciences humaines et sociales, trois courants différents peuvent être observés. Premièrement, il y a des travaux assez descriptifs qui se rapprochent de la littérature populaire et qui décrivent, souvent en des termes admiratifs, une expérience alimentaire, un restaurant, ou des produits alimentaires.
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États-Unis : La Salton Sea, menace écologique pour la Californie

C’est un lac salé qui se meurt. Une bombe à retardement écologique pour la Californie. La Salton Sea, le plus grand lac de cette région américaine voit sa superficie changer en fonction de son alimentation en eau mais il doit aussi lutter contre la sécheresse que connaît la Californie depuis 4 ans.

Grèce : Émission d’une monnaie transitoire pour pallier le manque d’euros ?

Et si la Banque centrale européenne cessait de fournir des euros à la Grèce ? Dos au mur, les grecs pourraient choisir d’émettre une monnaie transitoire inspirée des IOU (« I Owe you », soit en français « je vous dois »).

« Si nécessaire, nous mettrons en place un système de monnaie parallèle, sur le modèle des IOU californiens, sous une forme électronique. On aurait du le faire, il y a des semaines », a expliqué le ministre des finances démissionnaire, Yanis Varoufakis. Soulignant que cette solution ne s’apparentait en rien à un « Grexit ».

Le gouvernement grec pourrait imprimer ces titres, sorte de bons du Trésor mais qui ne sont pas assortis d’intérêts, en guise de salaires, de retraites, ou pour payer ses fournisseurs. Sous forme papier ou sous forme de certificats électroniques, plus ou moins sécurisés, les IOU pourraient être émis en parallèle des euros encore en circulation, et à parité avec la monnaie unique. [...]

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Des vignobles qui contribuent au retour des papillons

Dans l’État de Washington, des vignes dans lesquelles les pesticides ont été réduits voient une augmentation du nombre de papillons. Un effet inattendu et appréciable lié à la restauration de l’habitat.

La faune de papillons de la région du centre et du sud de l’État de Washington se caractérise par des espèces adaptées aux étés chauds et secs et aux hivers froids. Mais cet écosystème s’est réduit à cause du développement de l’agriculture extensive. Une cinquantaine d’espèces de papillons sont ainsi en déclin à cause de la perte et de la fragmentation de leur habitat.

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Pollution, gaspillage et maintenant la facture !

Au sommaire : Californie : un État à sec. Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel. – Paris à bout de souffle. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. – Fuites d’eau et pompes à fric. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans.

Dans certaines villes de Californie, la première puissance mondiale commence à ressembler au Sahel : les arbres meurent, le bétail aussi, l’emploi s’écroule. A Paris, la municipalité cherche à lutter contre la pollution. A cause de maladies chroniques, des Parisiens décident de faire leurs bagages. Des entrepreneurs astucieux inventent des capteurs nouvelles générations et se lancent dans le ravalement de façades. La facture d’eau a augmenté de 6% en 3 ans. En cause : les coûts de dépollution et le gaspillage. Reportage dans l’Eure-et-Loir, où les collectivités financent une usine pour 15 millions d’euros, et exigent des agriculteurs qu’ils limitent leurs engrais. A Tulle, certains services sont spécialisés dans la recherche de fuites.

Complément d’enquête – France 2 21/05/2015

États-Unis : Licenciée pour avoir désactivé l’application de tracking de son entreprise

Myrna Arias, une Californienne, a porté plainte contre son ex-employeur Intermex, pour avoir été licenciée injustement.

Spécialisée dans le transfert d’argent à l’international, Intermex utilise une application nommée Xora, qui est installée sur les iPhone de ses employés. Cette application permet à son patron, John Stubits, de suivre ses employés lorsqu’ils sont en déplacement pendant les heures de travail.

Jusque là, pourquoi pas. Sauf que cette application n’est pas désactivée en dehors des heures de travail et permet donc de tracker les moindres faits et gestes des salariés 24h/24, 7j/7 !

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États-Unis : Le « tourisme de naissance » chinois fait débat

Des milliers de mères chinoises traversent le Pacifique pour venir accoucher aux États-Unis. Elles arrivent sur le sol américain pour leur dernier mois de grossesse et sont accueillies dans des résidences luxueuses pour 50.000 euros.

En Chine, plusieurs agences se sont spécialisées dans ce que l’on appelle le tourisme de la naissance. Des sites internet proposent un service tout compris : le voyage aller-retour, un visa classique, un logement et la garantie de pouvoir donner naissance à un citoyen américain. Une façon pour ces mères d’avoir un deuxième enfant, en contournant la règle de l’enfant unique.

Cette pratique énerve en Californie. En trois ans, les naissances sont passées de 1.000 à 20.000. Les habitants californiens réclament la fermeture de ces maisons à bébé et n’hésitent à faire de la délation. Ils estiment que ces Chinois profitent de la loi du sol. Récemment, la police américaine a procédé à plusieurs arrestations.

Scandale autour du gaz de schiste californien

Le gouverneur de Californie Jerry Brown va-t-il se montrer à la hauteur de ses prétentions à diriger l’Etat le plus « vert » de l’Union américaine ? Un mois après avoir fixé des objectifs ambitieux lors de la cérémonie d’investiture pour son second mandat, il est sous le feu des critiques non seulement des écologistes pour son refus d’interdire la fracturation hydraulique – seule technique d’exploitation du gaz de schiste – mais aussi de l’agence fédérale de l’environnement (EPA) pour avoir autorisé les compagnies pétrolières à rejeter des eaux contaminées dans les nappes phréatiques de Californie.

Samedi 7 février, une manifestation de près de 10 000 personnes, baptisée « Marche pour un vrai leadership sur le climat », est venue réclamer dans le fief même du gouverneur, à Oakland, l’interdiction de la fracturation hydraulique dans l’Etat, le troisième producteur de gaz et de pétrole du pays. C’était la manifestation la plus importante jamais enregistrée aux Etats-Unis contre la fracturation.

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États-Unis : Marck Zuckerberg va construire une ville pour les salariés de Facebook

Le groupe Facebook a acquis un immense terrain à proximité du siège de la société aux États-Unis. L’ambition du PDG Mark Zuckerberg : construire une ville entière pour y loger ses salariés. Le nom de ce projet pharaonique au coût estimé de 200 milliards de dollars : Zee-town.

Située à Menlo Park en Californie, la future agglomération aura des écoles, des hôtels, des routes, des logements (villas, appartements ou encore dortoirs pour les stagiaires), des magasins et des supermarchés… Le tout sera bien évidemment hyper-connecté.

La gentrification à San Francisco : Autour des Google Buses

Des protestations très médiatisées contre les bus privés que les grandes compagnies du secteur technologique mettent à disposition de leurs salariés à San Francisco révèlent la gentrification de la ville et les résistances qu’elle suscite.

Certes, l’image passe bien, elle est colorée, elle est drôle, non-violente et créative. Cette image, c’est celle du blocage d’un bus Google par le groupe militant de San Francisco nommé Heart of the city collective, qui s’efforce d’intervenir dans l’espace public pour contester le désormais connu programme de private shuttles dans la ville de San Francisco. Ce programme consiste, depuis le milieu des années 2000, pour les grandes compagnies de la ‘tech’ comme Google, Yahoo, Facebook parmi d’autres à mettre à disposition de leurs employés qui résident à San Francisco un service de bus privés pour les amener sur leur lieu de travail, souvent à plus d’une heure de trajet dans le sud de la baie. Il est estimé que le système de transport permet à 35 000 employés de se déplacer de San Francisco vers le sud de la baie.

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La Californie orpheline de ses arbres géants

En moins d’un siècle, la moitié des grands arbres californiens – dont les célèbres séquoias – a disparu. En cause, l’exploitation forestière mais surtout la pénurie d’eau.

“BIG TREES”. Avant que les colons blancs n’arrivent en Californie, il y en avait partout, sur le littoral Pacifique et dans la Sierra Nevada, dans les collines au sud de la baie de San Francisco, au moins jusqu’à Big Sur. Les séquoias sont ces arbres géants à l’écorce rouge, dont certains culminent à plus de cent dix mètres de hauteur pour plusieurs mètres de diamètre. Aujourd’hui, seuls 4% des forêts d’origine subsistent.

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États-Unis : Noël en sons et lumières

Les habitants d’un quartier californien ont eu l’idée de synchroniser leurs éclairages avec des musiques de Noël. Le résultat est un spectacle époustouflant, filmé pour l’occasion depuis un drone.

Jeff Maxey a filmé à l’aide d’un drone son quartier de la ville de Yucaipa (Californie) où l’éclairage de Noël d’un groupe entier de maisons est synchronisé avec des musiques comme « Wizards in Winter » du Trans-Siberian Orchestra, « All I Want for Christmas Is You » de Mariah Carey ou encore « Blue Christmas » interprétée par Harry Connick Jr.


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Le pouvoir Total

Christophe de Margerie tutoyait les plus grands et négociait les contrats directement au sommet du pouvoir. Enquête dans les coulisses d’une entreprise aussi puissante qu’un pays.

En investissant dans la plus grande centrale solaire du monde, en Californie, Total tente de se forger une image de pionnier des énergies renouvelables, respectueux de l’environnement.

Amérique : Urgence sécheresse

La Californie, en proie à une sécheresse historique. Là-bas, il y a urgence, l’eau devient une denrée rare. Agriculteurs, éleveurs et politiques cherchent ensemble des solutions pour enrayer la crise.

Un peu plus au sud, le Mexique est aussi concerné et ses cultures menacées. Certains parient sur un maïs OGM pour lutter contre la sécheresse, mais ce dernier fait polémique. D’autres pensent avoir trouvé la solution miracle et utilisent de l’eau solide.

États-Unis : Quand la Californie était Russe

Événement parfois oublié de l’histoire américaine, la Californie a été colonisée par l’Empire russe. Il y a près de deux siècles et demi, rappelle le site Mentalfloss, Grigori Chelikhov (1747-1795), un navigateur et marchand russe, fonda la première colonie du Tsar sur le continent nord-américain.

D’abord organisée en Alaska, sur l’île de Kodiak, au fond de la baie des Trois-Saints, la colonie était principalement tournée vers le commerce de la fourrure.

Puis, rencontrant des difficultés d’approvisionnement en nourriture, les colons décidèrent de s’étendre plus au sud, dans les territoires sous influence espagnole, construisant des postes avancés d’abord en Colombie-Britannique (Canada), puis dans les États de Washington, de l’Oregon et jusqu’au nord de la Californie.

En 1812, la Compagnie russe d’Amérique construit le Fort Ross (une abréviation phonétique de Russie) à 80 kilomètres de San Francisco, sur un territoire amérindien, acquis contre «trois couvertures, trois culottes, trois aches, trois prostituées et quelques perles».
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États-Unis : Au cœur de la fournaise

Les Américains l’ont baptisé “King Fire”. Il mobilise près de 8.000 pompiers et fait la taille de Las Vegas. A cause de lui, en quelques jours, près de 3.000 personnes ont dû être évacuées.

Rencontre avec les soldats du feu dans leur combat contre cet incendie géant qui ravage la Californie depuis plus d’une semaine.

La Californie dessale le Pacifique contre la sécheresse

Le désert grignote des terrains un peu partout dans le monde, y compris aux États-Unis où la sécheresse est par exemple particulièrement importante en Californie. Si bien qu’à San Diego on met en place une structure pour dessaler l’eau de l’océan.

San Diego va dessaler l’Océan Pacifique à grande échelle

L’idée de dessaler le Pacifique n’est pas nouvelle. Dès 2006, l’Institut d’étude en Développement, Environnement et Sécurité du Pacifique (Pacinst) publiait un guide complet sur les avancées en la matière[1] relayant le travail du Programme pour l’eau et la durabilité. Le guide faisait un constat assez amer à propos de ces techniques.

Les auteurs résumaient d’ailleurs ainsi les choses : « les bénéfices de la désalinisation de l’océan sont bons, mais les coûts économiques, culturels et environnementaux de cet acte à grande échelle restent hauts dans beaucoup d’endroits du monde. Des alternatives peuvent fournir les mêmes bénéfices à moindre coût » .

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Sécheresse en Californie : ils peignent leur pelouse en vert

Pour le troisième été consécutif, la Californie connaît une énorme sécheresse. Le niveau des lacs est au plus bas, l’agriculture souffre et la guerre de l’eau fait rage. La faute à un nouvel hiver peu enneigé au sommet de la Sierra Nevada.

Les pelouses des Américains s’assèchent et ce n’est pas une bonne nouvelle pour cette nation adepte du gazon bien vert, signe extérieure de richesse et de bien-être. Début août, une nouvelle loi de restriction d’eau doit entrer en vigueur dans l’état, ce n’est donc pas le bon moment pour abreuver son gazon qui reste assoiffé par les températures au-dessus des moyennes de saison.

Plusieurs petites entreprises californiennes ont trouvé une solution à ce problème: peindre les pelouses en vert. Ainsi, l’herbe retrouve sa couleur naturelle, cela permet d’économiser l’eau en arrosant moins et l’honneur est sauf. La vidéo mise en ligne par I-Télé et visible ci-dessus montre la façon dont ces nouveaux jardiniers repeignent les pelouses.

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Vegas et la Fin des Temps

“La sécheresse est comme un cancer rampant qui se répand dans le désert… A mesure que la situation s’aggrave, nous allons commencer à parler du ‘rapatriement’ des gens qui vivent à Vegas”.  La situation de Las Vegas est silencieusement, subrepticement devenue désespérée, comme la décrit Rob Mrowka, un scientifique résidant dans cette ville et travaillant au Centre for Biological Diversity…

Un long article de The Telegraph, du 29 juin 2014, commenté par ZeroHedge.com le 30 juin 2014, détaille minutieusement ce qu’on n’ose évidemment décrire comme le naufrage, sinon dans un océan de sécheresse, de cette ville fameuse. L’aventure est symbolique et exemplaire, parce que Vegas, la “ville-pécheresse” selon le conformisme du Système et avec le contrôle qui va avec, est par nombre d’aspects un symbole puissant de notre contre-civilisation, de ses choix prédateurs de l’équilibre de la nature du monde, de son gaspillage insensé, de sa vulgarité coûteuse, de son hypocrisie et de la soumission de l’esprit à l’idéologie de la maîtrise du monde par l’espèce humaine prisonnière de la technologie et de la communication, – dito, du “déchaînement de la Matière”.

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Gaz de schiste : Le nouveau rêve américain anéanti

Le nouveau rêve américain – redevenir les rois du pétrole – n’était bien qu’un rêve : l’EIA (Energy Information Administration) a ramené sur terre les espoirs de trouver en quantité énorme du gaz et du pétrole de schiste en Californie en diminuant les estimations de 2011 de 96%.

Au lieu de contribuer activement à l’autonomie énergétique souhaitée par les Etats-Unis, cette réserve ne devrait plus fournir que 32 jours de pétrole à l’économie américaine. Ce n’est pas sans conséquence sur le prix du pétrole et l’évolution du dollar.

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L’extraction des eaux souterraines peut engendrer des séismes : cas de la Californie

L’ampleur des activités humaines est telle que nous modifions notre climat, l’ensemble des écosystèmes mais aussi le relief terrestre et pas seulement via l’aménagement du territoire mais indirectement à cause de l’extraction de plus en plus intense des eaux souterraines.

A ce sujet, le professeur Pascal Audet du Département des sciences de la Terre et une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Colin Amos de l’Université Western Washington viennent de publier une nouvelle étude dans la revue scientifique Nature. Celle-ci trace un lien direct entre l’extraction des eaux souterraines et le soulèvement de la chaîne Côtière[1] et de la Sierra Nevada en Californie (Etats-Unis), ce qui risque de faire augmenter le nombre de petites secousses sismiques le long de la faille de San Andreas, non loin de là.

L’étude s’est penchée sur la vallée californienne de San Joaquin où l’extraction de l’eau est telle que l’aquifère ne parvient plus à se régénérer. Le pompage, l’irrigation et l’évapotranspiration dans cette zone pendant 150 ans a entraîné la perte de 160 km3 d’eau souterraine. Résultat : le fond de vallée s’est affaissé rapidement et le terrain aux alentours s’est soulevé de 1 à 3 mm par an, notamment au sud de la vallée.

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États-Unis (Californie) : Contrecoup pour le pétrole de schiste

Le plus grand champ de pétrole de schiste des États-Unis, en Californie, vient de voir son potentiel diminué de plus de 95 %. Les industriels gardent la foi, tandis que les écologistes y voient l’occasion de mettre fin aux activités de fracturation hydraulique.

Mercredi 21 mai, l’Agence d’Information sur l’énergie (IEA), dépendante du ministère de l’Énergie des États-Unis, a infligé un coup dur au champ de pétrole de schiste de Monterey en Californie. Cette formation géologique était censée contenir l’un des plus grands volumes de pétrole non-conventionnel aux États-Unis avec la bagatelle de 13,6 milliards de barils, soit près d’un an et demi de la consommation du pays.

Mais au regard des difficultés pour exploiter ce champ, l’agence américaine a abaissé le volume techniquement récupérable de… 95,6 %, à 600 millions de barils.

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La guerre d’Hollywood 1939-1945 (Rediff)

Dans les années 1930, le cinéma américain est une industrie qui dépend fortement des marchés étrangers. Si bien que quand Hitler prend le pouvoir en Allemagne en 1933, les grands studios veillent pendant un temps à réaliser des films qui ne mécontentent pas les nazis.

Mais peu à peu, des personnalités comme le cinéaste John Ford ou le producteur Jack Warner brisent la loi du silence et développent des longs-métrages à la gloire de l’armée. C’est à partir de décembre 1941, après l’attaque de Pearl Harbor, qu’Hollywood se met pleinement au service de la propagande officielle.

Réalis par Michel Viotte (2013)

États-Unis : La guerre de l’eau a éclaté en Californie

Les larmes lui viennent aux yeux lorsqu’il évoque ses amandiers. Bill Diedrich n’est pourtant pas un tendre. Il a un profil d’aigle et la voix rocailleuse. Depuis que l’arrière-grand-père est arrivé d’Allemagne en 1892, sa famille est dans l’agriculture. Il aime cette région aride, cette vallée qui a inspiré Steinbeck. « J’ai la terre dans les veines, dit-il. C’est comme un artiste avec sa peinture. » Mais, aujourd’hui, la terre s’effrite sous les doigts. « Si la sécheresse continue, craint-il, ça va être l’apocalypse ici. »

Tous les matins, Bill fait le tour de ses terres dans son pick-up, ses lunettes de glacier sur le nez. Il roule sur les talus, au bord des canaux d’irrigation. D’un coup d’œil, il mesure l’état des oignons, l’avancée des asperges. Pour un endroit attaqué par l’une des sécheresses les plus sévères de l’histoire américaine, la vallée est étonnamment verte. Les amandes sont déjà sur les arbres, les grenades parées de leurs fleurs rouges.

Mais le paysage est trompeur. Les fermiers vivent sur leurs dernières réserves. Cette année, Bill Diedrich a laissé tomber le coton. Faute d’irrigation, il a mis 80 hectares en jachère, sur les 610 hectares que compte son exploitation. En vertu d’un système hautement complexe – et vieux de près d’un siècle –, l’eau qui descend de la Sierra Nevada est répartie de manière inégale entre les fermiers. Cette année, Bill a eu droit à 10 % de l’allocation normale, certains n’ont rien eu du tout, comme ce voisin qui cherche à vendre l’un de ses tracteurs. « Ses amandiers commencent à se tasser », constate le fermier, le coeur serré.

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États-Unis : Les campeurs sauvages de Slab City

Slab City est probablement l’endroit le plus insolite d’Amérique du Nord. Marginaux, artistes, hippies et anarchistes vivent ici dans des mobil homes et autres camionnettes – avec zéro loyer et zéro contrainte.

À Slab City, pas de maire ni de commissariat de police, de médecin ou de boutique. Pas d’électricité, de gaz ni d’eau courante non plus. En contrepartie, chacun mène sa vie comme il veut.

Réalisé par Carolin Reiter (Février 2014)

Cannabis : Et si la France le légalisait ?

Fumer du cannabis ne serait pas plus dangereux que boire de l’alcool…” C’est en tout cas ce qu’a déclaré le Président américain dans un entretien au magazine The New-Yorker en janvier dernier.

Alors que le Colorado a légalisé le cannabis en novembre, et ce pour un usage récréatif, la porte est désormais ouverte pour un usage thérapeutique en France avec l’autorisation de mise sur le marché du Sativex, fabriqué à base de cannabis.

Enfin, alors que des voix se lèvent en faveur de la légalisation, à l’instar de celle de Luc Ferry, le député UMP Eric Ciotti souhaite lui, rendre obligatoire des tests de dépistage dans les lycées.

États-Unis : 1/3 des abeilles décimé cet hiver

Près d’un tiers des colonies d’abeilles aux Etats-Unis ont été décimées au cours de l’hiver 2012/2013, une surmortalité aussi préoccupante pour la pollinisation des plantes à fleurs qu’inexpliquée pour les experts.

Publiée quelques jours après un rapport du ministère américain de l’Agriculture (USDA) et de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) qui pointaient déjà la disparition croissante de la population d’abeille aux États-Unis, une étude a confirmé mardi les inquiétudes des experts.

Selon cette enquête, menée par l’USDA et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1% durant l’hiver. C’est 42% de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9% d’entre elles avaient disparu.

Chaque année depuis 2007, les autorités américaines et les associations AIA (Apiary Inspectors of America) et Bee Informed Partnership interrogent à deux reprises un large échantillon d’apiculteurs sur leurs élevages d’abeilles.
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L’avenir des gaz de schiste et le sens de l’Histoire

“La misère subsiste. Comme avant.
La supprimer complètement tu ne peux.
Mais tu vas la rendre invisible.”

Theodor Adorno,  Minima Moralia

L’histoire a-t-elle un moteur, et si oui, quel est son carburant ?
L’homme change-t-il, et sinon, qu’est-ce que le “progrès” ?

Telles étaient en gros les questions qui me tracassaient en ouvrant l’autre jour Le monde en 2030 vu par la CIA, la traduction d’une analyse prospective publiée en décembre par le National intelligence council américain, haute instance de conseil des agences de renseignement des Etats-Unis.

Je reconnus page 271 l’indice que je cherchais, au centre du “scénario pessimiste le plus probable” avancé par les analystes de la CIA, intitulé “Quand les moteurs calent”.

Cet indice figure dans les premières phrases d’un discours fictif prononcé en 2030 par le directeur d’un hypothétique WorldCorp Strategic Vision Group :

Je pense que nous avons tous cru que la découverte des gaz de schiste signifiait que les Etats-Unis étaient “de retour”, en dépit de toutes les querelles internes. De toute évidence, nous n’avions pas tenu compte du système juridique américain. Non seulement nos estimations précédentes, trop ambitieuses, se sont révélées fausses à cause de progrès technologiques plus lents que prévu dans le domaine des extractions, et de ressources qui se sont avérées être dans la fourchette basse de nos pronostics initiaux, mais nous avons été incapables de prendre en compte le coût des procès en séries intentés aux producteurs d’énergie.

Voilà donc la clé ? S’ils ne trouvent pas assez d’hydrocarbures à fracturer dans les roches-mères du Dakota, du Texas et sans doute demain de Californie, les ‘Ricains (vous savez, Madonna, Bret Easton Ellis, les Cadillac) ne seront jamais “de retour”, comme le clamait Reagan en son temps : jamais plus ils ne pourront imposer leur dominium sur le monde, estime la CIA.

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Marché : Les agences de notation rattrapées par les subprimes

Les problèmes juridiques des agences de notations ne font que commencer: le gouvernement fédéral américain a lancé cette semaine une offensive contre Standard and Poor’s et l’Etat de New York étudie de possibles poursuites contre ses concurrentes Moody’s et Fitch.

L’action de McGraw-Hill, la maison mère de Standard and Poor’s (S&P), a plongé de 27% cette semaine et celle de Moody’s de 22%. Fitch, coentreprise du fonds français Fimalac et du groupe de médias américain Hearst, n’est pas cotée.

“Les investisseurs ont vendu agressivement les actions (des agences de notation) de peur que le problème avec le département de la Justice (DoJ) s’aggrave”, a commenté Michael James, stratège boursier de Jedbush Securities.

Ils anticipent d’autres mauvaises nouvelles et leur réaction c’est de vendre l’action d’abord et de réfléchir après”, a-t-il ajouté.

Mardi, le gouvernement américain a porté plainte contre S&P pour tenter de recouvrer quelque 5 milliards de dollars de pertes subies par des investisseurs qui auraient acheté des produits dérivés de crédits hypothécaires très risqués (subprime) sur la foi de notes de S&P excessivement optimistes.

Le département américain de la Justice (DoJ) accuse S&P d’avoir en toute connaissance de cause accordé des notes complaisantes pour préserver sa part de marché dans les produits dérivés.

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États-Unis : Oakland fait de la subsistance

Dans cette ville californienne déshéritée, fermes urbaines et coopératives agricoles se multiplient pour détourner la population de la néfaste food.

La ville d’Oakland compte en tout 830 hectares d’espaces publics et privés vacants. De quoi satisfaire entre 15% et 20% de ses besoins en produits frais, selon la thèse publiée en 2010 par Nathan McClintock, alors doctorant à l’université de Berkeley.

Un relent d’ordures ménagères flotte dans l’air. Griffe à la main, Joseph Davis s’active tendrement autour de plants de chou à rosette. Il est «jardinier instructeur» à Union Plaza park, un terrain public à peine plus grand qu’un mouchoir de poche en plein milieu d’Oakland (Californie), où l’association City Slicker Farms produit des légumes et des œufs. Lyn Wenzel et Austin Lewis, deux stagiaires venant respectivement de San Francisco et du Kentucky (centre-est du pays), soignent les poules.

(…) «Mon jardin, c’est ma santé physique et mentale», s’exclame en riant Keyetta Williams. Entre les mauvaises herbes qui envahissent ses 4 m2 de jardinières, on devine une profusion de tomates cerises, courgettes, choux divers, menthe, sauge et marjolaine. Elle déclare peser 12 kilos de moins maintenant que son potager l’incite à cuisiner chez elle des repas sains au lieu d’acheter la junk food bon marché et omniprésente.

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États-Unis : Histoire de la ruée vers l’or (Màj vidéo)

Addendum du 23/10/2012 : pour celles et ceux qui n’ont pas eu le temps de voir le documentaire lors de sa diffusion originale, le voici de nouveau à disposition.

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À l’été 1848, alors que le Mexique vient de céder la Californie aux États-Unis après la guerre entre les deux nations, on découvre des pépites d’or sur ces terres encore négligées par les autorités américaines. C’est alors un défilé d’hommes de tout le continent et bientôt d’Europe, d’Australie et de Chine qui migrent vers la Californie dans l’espoir de s’enrichir. Si certains font fortune, d’autres se ruinent et la ruée vers l’or va séparer des familles, engendrer violence et xénophobie…

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Californie : proposition de loi pour l’étiquetage des aliments OGM

Cet automne, les Californiens devront se prononcer sur le droit de savoir si les aliments qu’ils consomment ont été génétiquement modifiés. A cette proposition de loi, très attendue et surnommée le “Droit de savoir“, a été donné le nom de Proposition 37.

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Le projet de loi intitulé “Droit d’être informé sur les produits alimentaires issus du génie génétique” sera soumis au vote en Californie sous le nom de Proposition 37. Cette mesure, couramment appelée Droit de savoir, impose que les aliments génétiquement modifiés soient étiquetés. Elle sera, si elle passe, la première loi aux Etats-Unis imposant l’étiquetage d’une large gamme d’aliments OGM.

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Stockton, la “ville des saisies immobilières”, en faillite

La ville de Stockton (Californie) a déposé le bilan mardi 26 juin. Elle a ainsi ravi le titre de plus grande ville américaine à faire défaut. Son cas survient après de récentes faillites, comme celle de Jefferson County en Alabama, ou d’Harrisburg en Pennsylvanie. Avec 18 créanciers pour 292.000 habitants, elle affichait un déficit budgétaire de 26 millions de dollars, sur un budget total de 521 millions.

Mardi soir, les membres du conseil municipal ont approuvé, à six voix contre une, un nouveau budget qui devra prendre effet au 1er juillet. Celui-ci réduira de manière drastique les dépenses. Cela permet à Stockton de passer sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites américaine. La finalité de ce chapitre est de “fournir à une municipalité ayant des difficultés financières une protection contre ses créanciers”.

DE L’EXPANSION AUX SAISIES IMMOBILIÈRES

Ancien haut-lieu des exportations agricoles californiennes, situé à 80 kilomètres de San Francisco, Stockton était, il y a encore quelques années, un lieu d’habitation particulièrement prisé et en expansion. Au milieu des années 2000, la ville s’est lancée dans un vaste et ambitieux projet immobilier, s’endettant à hauteur de 190 millions de dollars pour le mener à bien, selon CBS News. Son port de plaisance a été rénové, de nouveaux parkings ont été construits, ainsi qu’un stade. A l’époque, le marché immobilier était en pleine expansion, les revenus fiscaux affluaient.

Mais avec la crise économique et financière de 2008, les prix des habitations ont commencé à chuter de façon irrémédiable, tandis que la ville continuait de s’endetter.

En 2010, après deux ans de crise budgétaire, la ville affichait l’un des taux de saisie immobilière les plus élevés des Etats-Unis : jusqu’à une maison sur dix pouvait être saisie. Certains immeubles municipaux, dont celui d’une future mairie, ont même été rachetés par la banque américaine Wells Fargo, faute de remboursement.

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La Californie va voter sur l’augmentation des impôts

Toujours impactée par la crise immobilière et un taux de chômage élevé, la Californie ne peut plus boucler son budget et affiche un déficit de 16 milliards de dollars. Le gouverneur coupe dans les budgets et en appelle aux électeurs pour augmenter les impôts.

La Californie s’enfonce dans la crise. En janvier, le gouverneur démocrate Jerry Brown avait annoncé un déficit de 9,2 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros). Mais confronté à des revenus plus bas que prévu à cause de la crise économique, il a dû réviser ses prévisions. A la mi-mai, il a annoncé un déficit de 16 milliards de dollars (12,9 milliards d’euros) et proposé un nouveau budget d’austérité. Sa recette comprend aussi des augmentations d’impôts qui seront soumises aux électeurs en novembre.

Problèmes structurels

« Ce n’est pas un problème de dépenses, mais de revenus. Les impôts en Californie sont bas pour le niveau de services qui est plus généreux que dans beaucoup d’états », explique John Ellwood, professeur politique publique à l’université de Berkeley. Il cite deux problèmes structurels. D’une part, depuis 1978, la Proposition 13 limite l’augmentation des impôts fonciers. D’autre part, selon la loi, l’état doit voter un budget équilibré ce qui force les gouverneurs à faire des prévisions optimistes et irréalistes. Le déficit est toujours repoussé à l’année suivante. D’ailleurs en Californie, on ne parle pas de déficit, mais de manque à gagner. Depuis la ruée vers l’or, l’Etat alterne entre des périodes de prospérité et de récession. Les Californiens comptent toujours sur le retour de la prospérité. Là, le gouverneur Brown leur dit que le problème risque de durer, analyse John Ellwood.

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Analyse détaillée du chômage américain

Par Olivier Berruyer

J’ai commencé il y a un an tout juste cette chronique trimestrielle du chômage aux États-Unis après avoir lu cette dépêche :

« Le taux de chômage aux États-Unis a reculé à 9,4% en décembre, son plus bas niveau en 19 mois, avec 103.000 créations d’emploi, selon les chiffres publiés vendredi par le département américain du Travail. En 2010, le pays a au total créé 1,1 million d’emplois, soit 94.000 par mois en moyenne. [...] Le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de plus de 500.000 le mois dernier, pour descendre en dessous de 14,5 millions, son plus bas niveau depuis avril 2009. [...] Le président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke s’est voulu optimiste vendredi, lors d’une audition devant la commission budgétaire du Sénat. Il a ainsi estimé que la croissance économique devrait être “modérément plus forte” en 2011, par rapport à 2010. Il a toutefois noté qu’il faudra encore patienter quatre à cinq ans pour voir le taux de chômage redescendre autour de 6 %. » [Associated Press, 7 janvier 2011]

Les choses ne changent décidemment guère dans l’interprétation faussée du chômage américain, comme nous allons le voir :
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50 chiffres incroyables sur l’économie des États-Unis en 2011

Bien que la plupart des américains se sentent frustrés par l’économie actuelle, la vaste majorité d’entre eux  n’ont toujours aucune idée de la gravité de notre déclin économique ou des difficultés à venir si nous ne prenons pas immédiatement des décisions radicales. Si nous n’informons pas les américains que l’économie des USA est atteinte d’une maladie mortelle, alors ils continueront à croire tous les mensonges que les politiciens leur servent depuis des lustres. Quelques ajustements ici et là ne suffiront pas à réparer notre économie. Nous avons vraiment besoin de changer fondamentalement de direction. L’Amérique consomme bien plus de richesses qu’elle n’en produit et notre dette explose littéralement. Si nous restons sur le chemin actuel, un effondrement économique est inévitable. Espérons que les données économiques de 2011 que j’ai inclus dans cet article seront assez choquantes pour réveiller quelques personnes.

À cette période de l’année, beaucoup de familles se retrouvent, et la plupart du temps on en vient à discuter de politique. J’espère que beaucoup d’entre vous utiliseront la liste ci-dessous comme un outil pour vous aider à diffuser la réalité sur la crise économique aux USA auprès de votre famille et de vos amis. Si nous travaillons tous ensemble, peut-être que nous réveillerons des millions de personnes  qui prendront conscience que le « business as usual » provoquera un effondrement de l’économie nationale.

Les 50 chiffres économiques de l’année 2011 presque trop gros pour y croire sont :

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