Qui sont les employés plus touchés par les baisses de salaire ?

Ça ne va pas fort dans le secteur privé comme dans les entreprises publiques. Selon une étude de l’Insee publiée mercredi 16 septembre, le salaire net moyen a baissé de 0,3% entre 2012 et 2013 si l’on tient compte de l’inflation. 

En 2013, en France, les salariés ont perçu en moyenne, pour un temps plein, 2.912 euros bruts par mois et 2.202 euros nets. Soit une hausse du salaire brut moyen de 1,3 % par rapport à 2012 (contre +0,7% en 2012) et de 0,6% du salaire net (contre + 1,6 % entre 2011 et 2012), “dans un contexte de dégradation du marché du travail qui se poursuit“, souligne l’Insee. Compte tenu de l’inflation, cela correspond à une baisse du salaire net moyen en euros constants.

Le salaire moyen est stable pour les femmes tandis qu’il diminue chez les hommes (-0,4%). “A tous les niveaux de l’échelle salariale, les évolutions de salaire sont plus favorables aux femmes qu’aux hommes“, écrit l’Insee. Le salaire moyen des femmes employées a ainsi augmenté entre 2012 et 2013 de +0,2%.

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Retraites complémentaires : La faillite c’est demain (Màj)

Le rapport de la Cour des comptes ne devait être publié que jeudi, mais “Le Parisien” en dévoile les grandes lignes ce lundi 15 décembre. Principale mesure préconisée : travailler jusqu’à 64 ans pour les cadres, contre 62 ans aujourd’hui, afin de renflouer les caisses.

A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu. A l’Agirc-Arrco, organismes de retraite complémentaire des cadres et des salariés, les coûts de gestion sont 20 % supérieurs à ceux du régime général de la Sécu.

Un rapport de la Cour des comptes, qui sera publié jeudi, sonne l’alarme concernant les retraites complémentaires du privé et préconise un allongement de deux ans de la durée du travail.

Le régime de retraite complémentaire des cadres, l’Agirc, en possible cessation de paiement d’ici fin 2017, c’est-à-dire demain. Celui des non-cadres, l’Arcco, lui aussi menacé à brève échéance… Voilà deux des constats chocs que la Cour des comptes s’apprête à dresser, jeudi, dans un rapport public thématique, qu’elle a pour la première fois décidé de consacrer à l’avenir des retraites complémentaires des salariés du privé*.
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“Classes moyennes” : Un marqueur politique à la définition floue

La hausse des droits de succession ? “Un crime à l’égard des classes moyennes” pour le député UMP Marc Le Fur. La hausse du smic ? Une mesure “de pouvoir d’achat en faveur des classes populaires et des classes moyennes” pour le gouvernement.

Il suffit de rechercher, dans les comptes rendus des séances de l’Assemblée, les mots “classe moyenne” pour se rendre compte à quel point cette notion est devenue un argument politique : seize occurences sur la seule séance du 19 juillet dernier ! Avec une grande variété d’emploi. “Nous militons pour défendre les familles et les classes moyennes”, explique Patrick Ollier en évoquant les droits de succession. “Nous n’avons pas forcément la même définition des classes moyennes”, rétorque Jérôme Cahuzac.

Mais qu’est-ce au juste qu’une classe moyenne, alors que selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), moins de 5 % de la population estime appartenir aux classes “aisées” ou “privilégiées” ? Le plus souvent, les perceptions à ce sujet sont pour le moins déformées, quelques chiffres suffisent pour s’en rendre compte.

  • Revenus : le grand malentendu

Prenons l’élément le plus concret, celui du revenu. A partir de combien par mois fait-on partie des classes moyennes ? Et jusqu’à combien ? On peut tout lire sur la question. Et nombre de personnes gagnant 3 000 ou 4 000 euros par mois s’estiment en toute bonne foi membres de ce club de la “classe moyenne”.

Ces cadres ou professions libérales l’ignorent le plus souvent, mais ils ne sont pas du tout dans les classes moyennes. Le Credoc applique une méthode simple, reprise par l’Observatoire des inégalités : on divise la population par tranches équivalentes à 10 % du total. Les 30 % les moins riches sont les catégories ‘”modestes” ou “populaires”. Les 20 % les plus aisés sont les catégories “aisées”. Les 50 % restant composent donc les classes moyennes.

Voici ce qu’on obtient, avec cette méthodologie, en ne prenant que les  salaires net du privé et semi-public, pour l’année 2010 :

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(30.10.2009)

Sécurité sociale : les frais financiers s’envolent

Malgré des taux d’intérêt historiquement bas, les frais financiers de la Sécurité sociale vont s’envoler l’an prochain. Il atteindront 748 millions d’euros, selon les prévisions transmises aux députés avant l’ouverture du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Une multiplication par plus de cinq par rapport aux 138 millions déboursés cette année par l’Acoss, l’organisme qui chapeaute les Urssaf et qui gère la trésorerie du régime général. Les Échos

Économies d’énergie : les locataires devront aussi payer

Les propriétaires pourront ainsi réclamer à leurs locataires, le mois suivant la fin des travaux et pendant une durée de 15 ans, un “surplus” mensuel qui viendra s’ajouter au montant normal du loyer. Europe 1

Les cadres sont pessimistes sur l’évolution de leur rémunération

Selon une étude de l’APEC, près de 6 cadres sur 10 sont satisfaits de leur rémunération, même s’ils ont tout de même le sentiment qu’elle ne reflète pas totalement leur niveau de responsabilité ou leur implication au travail. Interrogés en plein cœur de la crise économique, seuls 32 % des cadres pensent que leurs perspectives de rémunération sont “intéressantes” à l’horizon 3-5 ans. Le salaire médian des cadres s’est stabilisé en 2008 à 45 000 euros, le salaire moyen étant également stable à 50 000 euros. Boursorama

Le grand emprunt selon Rocard : autour de 40 milliards

Michel Rocard, coprésident de la commission sur le grand emprunt, a jugé mercredi que son montant pourrait atteindre 40 milliards d’euros mais certainement pas 100, chiffre avancé selon lui “par des gens sans responsabilité“. Selon lui, le montant de cet emprunt devrait plutôt se situer “entre 20 et 30, 35, 40 milliards d’euros et peut-être un peu plus si la commission mettait en évidence des urgences scientifiques, de création du savoir et de rénovation de l’université.” Les Échos

Sur France 3 ce soir : “La mise à mort du travail”, plongée dans la condition salariée

France 3 diffuse les 26 et 28 octobre une série de trois documentaires intitulée “La mise à mort du travail”, sur la souffrance de salariés et la mécanique implacable qui y conduit, apportant un nouvel éclairage sur l’actualité de France Télécom et d’autres entreprises.

Les volets “La destruction” et “L’aliénation” occuperont la première partie de soirée le lundi 26 octobre à partir de 20H35. Suivra “La dépossession” le mercredi 28 octobre à 23H00.

La diffusion de ce triptyque a été avancée car “il y a urgence”, selon son producteur Christophe Nick. Il poursuit ici son travail sur la violence, entamé avec “Chroniques de la violence ordinaire” sur une cité sensible en 2005 et “Ecole(s) en France” en 2006.

Le réalisateur de “La mise à mort du travail”, Jean-Robert Viallet, a tourné pendant deux ans en immersion dans les entreprises, rencontrant autant les directions que les employés.

Elles sont “un des mondes les plus difficiles à pénétrer”, selon les auteurs.

Le premier volet alterne des séquences dans la consultation de la psychologue Marie Pezé à l’hôpital de Nanterre, au Conseil des Prud’hommes de la ville et dans le bureau d’un Inspecteur du Travail des Hauts-de-Seine.

Y défilent des caissières d’un même hypermarché, licenciées pour le vol de deux paquets de chewing-gum, ou poussées à la démission pour avoir monté une section syndicale. L’une en a perdu ses cheveux et est sous morphine pour des troubles musculo-squelettiques.

Une cadre supérieur décrit aussi ses pulsions suicidaires face aux “17% de plus” qui lui sont demandés chaque année en performance. Deux délégués syndicaux d’une société informatique rapportent insultes et menaces de mort reçues de supérieurs.

L’épisode se termine sur l’interrogation du Dr Pezé: “pourquoi donnons-nous notre consentement à ces pratiques ?” Lire la suite

(28.09.2009)

► Le G20 de 2011 aura lieu en France

Quelle ville française devra se préparer à vivre un état de siège dans deux ans? On ne le sait pas encore. Mais les chefs d’États et de gouvernement du G20, réunis à Pittsburgh ont annoncé dans leur communiqué final qu’ils se retrouveraient deux fois en 2010, au Canada et en Corée du Sud, et une fois en 2011, en France. 20 Minutes

► Aides de l’État pour un quart des emplois des jeunes

Fin 2008, 21,2% des moins de 26 ans en emploi avaient ainsi un contrat en alternance, 2,5% un contrat aidé dans le secteur marchand et 1,1% un contrat aidé dans le secteur non marchand, selon une étude des ministères du Travail et de l’Emploi.

Sous l’effet de la crise, le taux de chômage des jeunes actifs, souvent peu diplômés et avec une courte expérience professionnelle, a surtout augmenté au second semestre 2008 beaucoup plus vite que l’ensemble de la population active. E24

► Hausses de tarifs en assurance dommage

Les sinistres ont augmenté en France sur les huit premiers mois de 2009 en automobile et en habitation, a indiqué le président du Groupement des mutuelles d’assurance (Gema) Gérard Andreck, ce qui pourrait déboucher sur des hausses de tarifs en assurance dommage en 2010. CBanque

► 6 cadres sur 10 perdent du pouvoir d’achat

La rémunération brute moyenne a reculé de 0,65% et la charge de travail… a augmenté. Dans le détail, la rémunération du personnel de l’encadrement a reculé, en 2008, de 0,65%. En prenant en compte l’inflation, cela correspond à un recul de pouvoir d’achat de -3,4%. Sur le dernier trimestre, les salaires avaient en moyenne moins augmenté que l’inflation. 36% des salariés de l’encadrement ont vu leur rémunération brute annuelle stagner ou baisser. Par ailleurs, l’écart salarial entre hommes et femmes reste “très élevé”. Un homme touchait en 2008 une rémunération moyenne brute supérieure de 20,2% à son homologue féminine. E24

(Merci à Léonidas)