Paris : Le krach immobilier est pour demain !

Hausse des taux de crédit, baisse des prix, multiplication excessives des constructions de bureaux, aujourd’hui plus que jamais le krach menace l’immobilier parisien.

Faire de la capitale et sa région une immense métropole à l’échelle mondiale, voilà en quelques mots l’objectif affiché du « Grand Paris ». Si le projet se veut ambitieux, en ce qui concerne l’immobilier le revers de la médaille sera sans doute d’une ampleur toute aussi significative.

En effet, face à la perspective d’un rattachement à la capitale, bon nombre de communes franciliennes mettent en branle d’importants chantiers de construction afin de développer leur offre de bureaux et d’attirer de nouvelles entreprises dans leur giron. Or, en matière d’immobilier tertiaire, l’offre est déjà plus que conséquente en Ile-de-France.

Lire la suite

Les mains nettes

Long métrage de fiction dont l’histoire gravite autour d’une dizaine d’employés de bureau. Ils vivent ensemble une existence médiocre, monotone et banale jusqu’à l’arrivée d’un nouveau gérant de personnel dont la mission sera de moderniser l’administration.

En voulant congédier un employé de quarante-cinq ans de services, il découvrira la révolte et la solidarité des employés. Claude Jutra rend ici, avec justesse, la misère psychologique qui accable les cols blancs dans les années 1950.

Les mains nettes par Claude Jutra, Office national du film du Canada

États-Unis : Le vélo-bureau pour produire de l’électricité en travaillant

Pédaler pour produire de l’énergie, ce n’est pas nouveau. Mais un vélo-bureau pour des outils de travail autoalimentés, c’est ce que proposent deux inventeurs américains qui font parler d’eux outre-Atlantique.

Une vélo-bureau qui permet de faire de l’exercice et de produire de l’électricité tout en travaillant,  c’est l’idée loufoque et ingénieuse de Steve Blood et Andy Welkin, inventeurs américains.

Quitte à rester assis devant votre ordinateur toute la journée, pourquoi ne pas en profiter pour faire de l’exercice et faire du bien à la planète, en générant votre propre électricité? C’est ce que proposent Steve Blood et Andy Welkin, créateurs du Pedal Power, un vélo-bureau qui s’autoalimente grâce au pédalage.

Lire la suite

Pourquoi il faudrait travailler seulement 3 jours par semaine

C’est l’avis de Carlos Slim, magnat des télécoms mexicains et deuxième plus grosse fortune mondiale. Il estime que le monde du travail a besoin d’une «réforme radicale».

Et si nous avions tout faux dans notre manière de concevoir le travail aujourd’hui? C’est ce qu’a déclaré le multi-milliardaire mexicain Carlos Slim, lors d’une conférence d’affaires au Paraguay. Selon lui, il faut prendre en considération le fait que l’espérance de vie augmente considérablement, et doit donc se répercuter sur notre manière de travailler: il faudrait travailler moins, mais plus longtemps. «Les gens vont avoir à travailler davantage d’années, jusqu’à leurs 70 ou 75 ans… L’idéal serait de travailler 11 heures par jour, trois jours par semaine», estime Slim, qui a lui-même 74 ans.

Lire la suite

USA : les jeunes, principales victimes de la crise

La précarité dans laquelle vivent les moins de 30 ans a encore été aggravée par la période de récession que viennent de traverser les Etats-Unis.

"Le Rêve Américain, c'est fini"

L’époque actuelle se montre particulièrement dure pour les jeunes Américains. Cette population vit des jours sombres, très sombres, depuis l’effondrement de l’activité économique, qui a continué de plonger tout au long de l’année 2009.

En septembre, le taux de chômage des 16-24 ans s’est maintenu à 18,1 %, ce qui représente près du double de la moyenne nationale pour ce même mois. Plus de 2,5 millions de salariés de cette tranche d’âge ont perdu leur emploi depuis le début de la crise, en décembre 2007, ce qui fait d’eux la population la plus durement touchée par la récession.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les chiffres du sous-emploi sont encore plus préoccupants. Encore une fois, ce sont les jeunes qui souffrent le plus. Au cours du deuxième trimestre de 2009, par exemple, le taux de sous-emploi chez les travailleurs de moins de 25 ans a atteint le chiffre alarmant de 31,9 %. Pour les travailleurs de 25 à 34 ans, il était de 17,1 %.

“Les jeunes de moins de 30 ans ont été beaucoup plus durement touchés par la récession que les autres tranches d’âge”, affirme Andrew Sum, ­professeur de sciences économiques et directeur du Centre d’études sur le marché du ­travail de la Northeastern University, à Boston.

Les raisons qui expliquent cette situation sont multiples et complexes. Les jeunes invoquent souvent la redoutable concurrence à laquelle ils sont désormais confrontés : leurs aînés bardés de diplômes universitaires et forts de dizaines d’années d’expérience soumettent aujourd’hui leur candidature à des postes de débutants. En outre, les jeunes qui ont eu la chance de trouver un emploi sont souvent victimes du vieux principe “dernier embauché, premier viré”. Résultat, depuis la crise de 1929, les jeunes n’ont jamais aussi peu travaillé.
Lire la suite

Inégalités, surendettement, les deux faces d’une même réalité

(extraits) Par Albert Edwards, responsable de la stratégie à la Société Générale

Quelle est la relation, si elle existe, entre le laxisme extrême des banques centrales aux États-Unis et au Royaume-Uni et le fait que ces pays aient été ceux où les inégalités ont augmenté de façon la plus extrême durant ces dernières décennies ?

Etait-ce un facteur important ?

J’ai lu quelques réflexions provocantes de Marc Faber, dans son Gloom, Boom and Doom report, sur les inégalités extrêmes qui existent aujourd’hui.

Elles m’ont rappelé que nos excellents économistes américains Steven Gallagher [économiste en chef, Société Générale New York] et Aneta Markowska [économiste, Société Générale New York] avaient également traité du sujet.

Sans aucun doute, aux États-Unis l’augmentation des inégalités a été fulgurante ces dernières années (voir graphique ci-dessous).

A gauche : répartition des revenus aux USA de 1917 à 2007, en pourcentage du revenu total. En rouge, les 10% de la population qui ont les revenus les plus élevés. En noir, le 1% de la population qui a les revenus les plus élevés. A droite : évolution du pourcentage de la population dépendant de bons d'alimentation pour se nourrir. (Cliquez sur le graphique pour l'agrandir)

Lire la suite

La récession a modifié la carte migratoire aux USA

La récession économique a “profondément” impacté la carte migratoire interne aux Etats Unis en inversant la tendance des flux vers certains Etats tels que le Nevada ou la Floride, qui étaient avant la crise économique des destinations privilégies grâce à leur climat chaud et au boom de l’immobilier, rapporte (…) le [New York Times].

En cette année 2009, la Floride, qui figurait en tête des destinations de choix des Américains à la recherche de meilleures opportunités de travail, dans un environnement climatique plus accueillant, a perdu plus de 31.000 résidents en faveur d’autres Etats, alors que le Nevada en a perdu 4.000, note le journal économique, en citant des données récentes du bureau US des recensements.

Bien que ces chiffres soient relativement bas par rapport aux populations de ces deux Etats, il n’en demeure pas moins qu’ils reflètent un “changement significatif” dans la direction que prennent actuellement les flux migratoires aux Etats Unis, observe-t-on de même source, rappelant que la Floride et le Nevada avaient attiré en 2006 respectivement 141.448 et 41.640 personnes.

“Les effets de la récession conjugués à la crise des crédits immobiliers ont arrêté l’élan de la dynamique migratoire au cours de cette décennie aux Etats Unis”, a relevé pour sa part William Frey, démographe à la Brookings Institution, en s’interrogeant sur les délais dans lesquels les Etats de la “ceinture du soleil” seront en mesure de renverser cette tendance qui leur est défavorable dans la conjoncture actuelle.

Casafree