Italie : La Péninsule devient numéro un du vin, devant la France (Màj vidéo)

La production française devrait reculer de 1 % cette année. Plusieurs vignobles ont souffert de la sécheresse et de températures trop élevées.

L’embellie aura été de courte durée. Après avoir retrouvé son rang de premier producteur de vin de la planète l’an dernier, la France va à nouveau devoir se contenter de la deuxième place derrière l’Italie à l’occasion de la campagne 2015-2016. L’Hexagone avait doublé l’Italie lors de la campagne précédente. Une première depuis quatre ans.

Selon les estimations présentées par la Commission européenne, la Péninsule devrait très sensiblement accroître sa production cette année, avec un bond de près de 13% à 50,4 millions d’hectolitres. En fait, c’est un retour à la normale. L’année 2014 avait été exécrable sur le plan météo en Italie. Cela n’a pas été le cas en 2015. La production française devrait en revanche être en retrait de 1%, à 46,4 millions, selon les premières prévisions.

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Placements sur Internet : La ruine à portée de clic

Depuis quelques années, ils se sont multipliés sur internet: des dizaines de sites nous proposent de placer notre argent en nous faisant miroiter des gains rapides et faciles. Apparemment insoupçonnables, ils ont pignon sur rue et sont même parfois recommandés par des grands noms de la banque ou du web.

Pourtant, ils ont déjà fait des dizaines de milliers de victimes françaises. Des internautes crédules qui pour certains ont perdu plus de 100.000 euros en leur faisant confiance. Il faut dire que l’arnaque est bien rodée: avec ce type de placements, l’internaute est perdant dans 90 % des cas.

Derrière ces dizaines de sites, des filières très organisées repèrent, recrutent et dépouillent tous les jours de nouveaux clients grâce auxquels ils empochent de confortables bénéfices. En Bulgarie, à Chypre et en Israël, ou des dizaines de call center se sont spécialisés dans cette activité. Reportage sur ces filières d’autant plus redoutables qu’elles parviennent à détourner les règles bancaires européennes pour donner à leur activité l’apparence de la légalité.

Allemagne : « Recrute infirmières européennes pauvres pour emploi au rabais »

Avec une population vieillissante, l’Allemagne manque cruellement de main d’œuvre, en particulier pour travailler dans le secteur de la santé. Hôpitaux, cliniques, maisons de retraites et structures de soins à domicile recrutent massivement. Heureuse coïncidence: les agences de recrutement disposent d’un vivier d’infirmiers venus de l’est et du sud de l’Europe.

Des personnels soignants souvent très qualifiés qui cherchent à échapper à l’austérité ou à la pauvreté. Mais entre des salaires bas, des contrats de travail aux clauses abusives et l’absence de droits sociaux, l’Allemagne n’est pas un eldorado. Loin de là.

Les futurs soignants sont prévenus : « En Allemagne, tout est tourné vers une société de la performance. Cela signifie que l’on doit fournir chaque jour 100 % de ses capacités », est-il inscrit en gras. Les autres clauses du contrat de travail ne sont guère plus avenantes. L’employé devra payer des sanctions financières de 3000 à 5000 euros s’il divulgue à un tiers ses conditions d’emploi et de formation, ou s’il rompt le contrat avant la première année de l’embauche. Cette « amende » sera immédiatement exigible et encaissée par une firme de recouvrement bulgare.

« Nous ne pouvons pas vous offrir un pays de cocagne en Allemagne, parce que cela n’existe pas ! ». Cette phrase, aux allures de slogan hostile aux migrants, figure sur un avenant au contrat de travail. Un contrat que s’apprêtent de signer des infirmiers bulgares recrutés par une agence d’intérim allemande.
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Le big data au service des abeilles

Le Monde a sélectionné six innovations parmi les 30 projets finalistes du Hello Tomorrow Challenge, qui s’est déroulé les 25 et 26 juin à Paris. Parmi elles, la ruche intelligente pour aider les apiculteurs.

A 38 °C, une ruche voit naître des abeilles qui produisent du miel. A 39 °C, des faux-bourdons viennent s’ajouter à la communauté, ce qui a pour effet direct de baisser sa productivité. C’est ce type d’information qu’une équipe bulgare ­récolte et analyse depuis plus d’un an pour aider les apiculteurs à mieux gérer leurs ruches.

« La disparition massive des abeilles a un impact alarmant sur la pollinisation et la production alimentaire mondiale, rappelle Ivan Kanev, cofondateur avec Sergey Petrov de Bee Smart Technologies. Nous avons imaginé une boîte bourrée de capteurs, de la taille d’un paquet de cigarettes, que nous plaçons au cœur de la ruche pour suivre différents indicateurs tels que le degré d’humidité, la température et même les vibrations sonores que produisent les insectes. »

Cette récolte et cette analyse de « données massives » (appelées big data) permettent « d’obtenir des conditions de vie optimales dans la ruche, poursuit l’inventeur. Logiquement, les abeilles s’adaptent en cas de problème, mais si les symptômes persistent, notre boîtier envoie un signal à l’apiculteur pour qu’il intervienne  ».

L’équipe, qui a gagné le Social Impact Challenge de Berlin en septembre 2014, va installer, d’ici à juillet, 10 prototypes en Californie chez des apiculteurs volontaires et annonce une production du boîtier en Bulgarie pour la fin de l’année.

Le Monde

Bulgarie : « Nous sommes les esclaves modernes de l’Europe »

L’association des syndicats bulgares a annoncé vendredi que 600.000 Bulgares, soit près d’un quart de la population active du pays, gagnaient moins que l’équivalent de 200 euros par mois en travaillant à plein temps.

« Travailler du matin au soir et ne pas gagner assez d’argent à la fin du mois pour se payer la nourriture, l’électricité et le chauffage: c’est exactement la définition de l’esclavage. Ces 600.000 personnes sont les nouveaux esclaves de l’Europe. Ils ne vivent pas dans la pauvreté parce qu’ils sont paresseux, ou qu’ils ne sont pas formés, mais parce que leur travail ne coûte que quelques cents pour leur employeur.

Et même s’ils sombrent davantage dans la pauvreté, leurs employeurs continuent de s’enrichir.
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Bulgarie : colère des clients de la banque CCB

Massés devant la Banque centrale de Bulgarie, à Sofia, ils avaient juré de bloquer le bon déroulement des élections législatives si leur banque ne rouvrait pas ses portes avant le 5 octobre, date du scrutin. Les petits épargnants de la Corporate Commercial Bank (CCB) ont échoué. Leurs comptes restent bloqués dans les coffres de la quatrième banque du pays depuis la mystérieuse panique qui a mis à terre l’établissement, en juin. Selon le site d’information bulgare Novinite, entre 200 000 et 500 000 particuliers mais aussi collectivités et organisations publiques sont concernés.

Pour les clients en colère, dont nombre de retraités alléchés par les rendements mirobolants offerts par la CCB, l’Europe représente un maigre espoir. En septembre, la Commission européenne a mis le pays en demeure au nom de la défense des épargnants. Mercredi 15 octobre, Sofia a dû s’expliquer. Rumen Porozhanov, ministre de l’économie par intérim, jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé, a promis que les épargnants seraient remboursés à partir de novembre à hauteur de la garantie en vigueur dans l’Union européenne : 196 000 leva (100 000 euros).

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35 heures : Non les Français ne sont pas des feignants !

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Les 35 heures menacées cette fois par Emmanuel Macron. Pourtant, les Français ne sont pas feignants. Quand ils bossent, ils bossent plutôt vite et bien. En fait c’est le  temps de travail des Européens qui fait l’objet de beaucoup de clichés: de la  sieste des Grecs et des Espagnols au sandwich express des Anglais.

Ces 35 heures françaises sont regardées il est vrai avec un mélange d’incrédulité, d’envie ou de circonspection par nos voisins européens.

Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron a relancé l’interminable débat sur les 35 heures en s’affirmant prêt à autoriser « les entreprises et les branches à déroger » à cette durée légale du temps de travail.
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Crise bancaire bulgare : Sofia et Bruxelles tentent d’éviter la panique

La Bulgarie et la Commission européenne ont choisi d’intervenir vite et fort, lundi, pour calmer la panique qui gagne le secteur bancaire de ce petit pays en proie à une profonde crise politique.

Alors que les épargnants inquiets pour leurs économies faisaient le siège des agences bancaires, Bruxelles a autorisé Sofia à contribuer à la liquidité des établissements à hauteur de 3,3 milliards de leva (1,7 milliard d’euros).

Cette mesure d’urgence est «une ligne de crédit à l’intention du secteur bancaire bulgare», a expliqué la Commission, «une aide de la part de l’Etat» pour «répondre aux attaques à caractère spéculatif de la semaine dernière.»

Dès dimanche soir, le président bulgare, Rossen Plevneliev, avait fermement exclu la possibilité que des banques fassent faillite et que la monnaie, le lev, soit dévaluée.

La crise de confiance envers les banques a éclaté le 20 juin, quand des clients de la quatrième banque bulgare, la CCB, se sont rués aux guichets après la publication d’articles de presse faisant état de son insolvabilité imminente. La CCB a suspendu ses paiements jusqu’au 21 juillet.

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Europe : Le coût horaire de la main-d’oeuvre varie de 1 à 10

Dans une l’Europe qui peine à lutter contre le dumping social, Eurostat vient de jeter un pavé dans la mare. En effet, l’office statistique de l’Union européenne (UE) a publié jeudi un document qui montre que le coût horaire de la main-d’œuvre a varié de un à dix l’an passé en Europe , allant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède.

660246 0203406557997 web tete Le coût horaire de la main doeuvre varie de 1 à 10 en EuropeEn moyenne, cet indicateur s’est établi à 23,7 euros pour l’UE et à 28,4 pour la zone euro (*), en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à 2008, l’année de référence. Mais neuf pays, tous issus de l’ex-bloc de l’est, étaient en dessous de la barre des 10 euros (voir le tableau ci-dessus).

Les mains-d’œuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d’augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

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Après la Crimée, la Finlande ?

Un ancien conseiller de Poutine a expliqué au journal suédois Svenska Dagbladet que le président russe cherchait à rendre une « justice historique », et qu’il cherchait à reformer la Russie historique de l’époque du Tsar Nicolas II et de l’Union Soviétique sous Staline.

Le président russe Vladimir Poutine ne se contentera pas de l’annexion de la Crimée, et il devrait également tenter de reconquérir la Biélorussie, les pays baltes et la Finlande, a affirmé Andrej Illarionov, l’un de ses anciens conseillers les plus proches. Illarionov  a été conseiller économiste en chef du président russe entre 2000 et 2005.

« Des parties de la Géorgie, l’Ukraine, la Biélorussie, les pays baltes et la Finlande sont des États que Poutine revendique », a déclaré Illarionov, qui a affirmé que Poutine estimait que l’accession à l’indépendance de la Finlande en 1917 était un « acte de trahison contre les intérêts nationaux » russes. Avant cette date, la Finlande avait été pendant 108 ans un Grand-Duché autonome intégré à l’empire russe.

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Ukraine : La crise et la troisième voie géopolitique

Par Jure Georges Vujic. Le contributeur franco-croate livre à Polémia une analyse géopolitique de la crise ukrainienne.

Il semblerait que la crise ukrainienne divise la mouvance nationale et eurasiste en deux camps, le premier soutenant l’opposition nationaliste ukrainienne en tant que vivier identitaire et vecteur national-révolutionnaire, le second, le camp des «eurasistes» russophiles, qui, pour des raisons géopolitiques anti-atlantistes, soutiennent l’intervention russe en Crimée.

Pourtant, cette vision binaire demeure quelque peu simplificatrice. C’est pourquoi je réitère « qu’il faut savoir raison garder » et que la démesure dans l’analyse géopolitique, le jusqu’au-boutisme et l’engouement belliciste ne font que conforter une fois de plus l‘hybris et le conflit entre des peuples européens et, une fois n’est pas coutume, sur la terre européenne.

« L’Eurasisme russe aurait tout intérêt à ménager les nationalismes européens de cet espace centre-européen et de l’espace pontique de la mer Noire y compris l’Ukraine, plutôt que de nier leurs identités nationales et d’attiser leurs positions russophobes. »

Bien sûr, il faut rappeler que suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d’accords commerciaux avec l’Union européenne, le camp atlantiste et américain a tenté d’orchestrer une seconde « Révolution orange » cette fois-ci en s’appuyant et en manipulant des groupes ultranationalistes ukrainiens aux fins d’installer un pouvoir pro-occidental à Kiev.

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Économie de l’ombre : Le trou noir de l’Union Européenne

Sur le fond des derniers évènements en Ukraine, où la population est en train de défendre de manière peu civilisée sa volonté de devenir « un pays européen civilisé », je me suis intéressé à « l’économie de l’ombre » en Union Européenne. Les experts de Bruxelles ne cachent pas que l’économie de l’ombre est stable dans l’UE et son volume est estimé aujourd’hui à [2.200 milliards] d’euros.

vivre sans argent

L’économie informelle est très prospère en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays méditerranéens. La Grèce et l’Italie sont les leaders dans ce secteur. Les experts plaisantent en disant que si à Rome, les acteurs de l’économie de l’ombre étaient obligés de payer les impôts dont ils sont redevables, le problème de la dette d’Italie serait résolu. Ce secteur représente entre 21% et 30% en Italie, selon les estimations diverses.

L’économie de l’ombre est surtout répandue dans le bâtiment, les services, l’agriculture et la pêche. Personne n’a jamais essayé de comprendre ce qu’il en est dans le secteur du spectacle et du divertissement. A l’exception des vedettes du show-biz qui paient régulièrement leurs impôts, la situation fiscale du reste du secteur reste floue.

L’« économie de l’ombre » dans l’Union Européenne – c’est un espace vaste, dans lequel l’essentiel de la fraude, ce ne sont pas des infractions pénales graves. On n’y vend pas de la drogue, on ne s’y occupe pas de proxénétisme, on n’y effectue pas des braquages des banques.
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Crise à Сhypre : Et si le rêve européen touchait à sa fin ?

Par Alexandre Latsa

Les récents événements à Chypre ont donné lieu à un déferlement médiatique excessif et souvent bien éloigné de la réalité. Le pays en 2011 avait pourtant une dette en pourcentage du PIB inférieure à celle de la France, de l’Italie et de l’Allemagne. Jacques Sapir rappelle en outre que les banques chypriotes ont aujourd’hui des actifs qui sont égaux à 7,5 fois le PIB de l’Ile, alors que la moyenne dans l’UE est de 3,5 fois, mais que c’est largement moins par exemple que le Luxembourg dont les actifs bancaires pèsent 22 fois le PIB.

Un peu d’histoire

La partie sud de l’île de Chypre (la partie nord étant envahie militairement par la Turquie depuis 1974) est peuplée de 770.000 habitants et ne représente que 0,3% du PIB de la zone euro. L’île, bien que relativement méconnue du grand public, du moins jusqu’à cette crise, a eu une histoire très tumultueuse la partageant largement entre l’Occident et l’Orient. Les lecteurs souhaitant en savoir plus peuvent consulter cette histoire illustrée de l’île s’arrêtant à 2004.

C’est justement cette année-là que Chypre a rejoint l’Union Européenne (le pays étant le plus riche des nouveaux entrants à l’époque) puis, en 2008, Chypre a intégré la zone euro. A ce moment l’île connaissait déjà des afflux de capitaux russes et la législation fiscale y était déjà sensiblement la même qu’aujourd’hui.

La même année la crise financière à frappé l’île comme tous les pays occidentaux et lors de la restructuration de la dette Grecque, les actifs des banques Chypriotes (qui contenaient une forte proportion de bons du trésor grecs) ont été brutalement dévalorisés par cette décision de l’Eurogroupe.

Le racket fiscal: nouvelle solution pour régler la crise?
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Usines françaises : L’hécatombe

1.300 petites entreprises qui faisaient le tissu industriel ont disparu depuis 2009. Seuls les salariés concernés se battent… ou se résignent. [...]

Ghislaine Lèchevin, 75 ans, retraitée, et son fils Gérard, 49 ans, CAP d’électromécanicien, chômeur. En médaillon, l’usine FFM de Péronne, dans les années 60, quand elle employait quelque 600 personnes.

Philippe Quévremont a été licencié de la Filature française de mohair de Péronne, dans la Somme, où il a passé trente-trois ans et dont il est devenu le directeur industriel. Il était à trois ans de la retraite.

Depuis, il revient pour vendre les machines, s’occuper. « Quand une usine ferme, on n’existe plus », dit-il. Le lustre passé de l’unique filature de mohair du pays hante les bâtiments du site industriel.

Au faîte de son activité, dans les années 70, l’usine, rachetée par une famille du Nord, emploie plus de 600 personnes, des femmes des environs qui, sitôt le certificat d’études obtenu, intègrent les ateliers.
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Bulgarie : Le gouvernement démissionne suite aux manifestations contre la hausse de l’électricité

Addendum : Le gouvernement Bulgare démissionne

Dans la nuit de mardi à mercredi huit personnes ont été blessées dans des heurts et 11 personnes dont 5 policiers il y a deux jours.

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Les Bulgares, qui manifestent à travers le pays depuis plusieurs jours, demandent la démission du gouvernement et la renationalisation des compagnies de distribution d’électricité. Le ministre des Finances a été limogé lundi, et mardi, a été annoncé une forte baisse des prix, ainsi que la volonté de sanctionner les compagnies d’électricité étrangères, au risque d’un incident diplomatique avec la République tchèque. La licence de la compagnie tchèque d’électricité CEZ a notamment été annulée.

Le chef du gouvernement bulgare Boïko Borissov a annoncé mercredi 20 Février 2013, la démission de son gouvernement. “Je ne participerai pas à un gouvernement sous lequel la police frappe les gens“, a déclaré mercredi Boïko Borissov devant le parlement.

«Elles espèrent gagner un peu d’argent ici»

Poussées par la crise économique, des prostituées portugaises, espagnoles, allemandes et françaises viennent travailler en Suisse. Ce qui provoque une chute des prix.

La crise économique se fait ressentir dans le milieu de la prostitution.

Après les Roumaines et les Hongroises, ce sont désormais les filles de joie allemandes, espagnoles et françaises qui débarquent en Suisse pour gagner de l’argent.

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Sept pays candidats pour rejoindre [la zone euro]

Derrière l’Estonie, sept États membres de l’Union européenne sont inscrits dans la file d’attente pour rejoindre la zone euro : la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne.

Tous ces candidats sont issus du côté soviétique du rideau de fer, et, pour leurs dirigeants, l’adoption de l’euro, malgré la crise actuelle, sera la consécration d’une intégration européenne accomplie en deux décennies doublée d’une stabilité économique présumée meilleure. L’enthousiasme des élites est en général contrebalancé dans l’opinion par la crainte d’une envolée des prix.

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Les Européens craignent de plus en plus de devenir pauvres

C’est en Grèce, l’un des pays les plus touchés par la crise et les plans d’austérité gouvernementaux, que l’on trouve, avec 85%, la plus forte proportion de personnes estimant que la pauvreté a augmenté dans la zone où ils vivent. La France avec 83% et la Bulgarie avec 82% arrivent directement derrière.

Le clochard – Peinture à l’huile (1904) – John Singer Sargent

Les citoyens de l’UE sont de plus en plus inquiets face aux conséquences sociales de la crise, malgré de fortes différences entre les pays et entre les catégories sociales, révèle un sondage rendu public mardi.

Selon cet “Eurobaromètre” consacré à la pauvreté, un Européen sur trois craint pour son emploi, trois Européens sur quatre craignent pour leur retraite et des contrastes existent entre habitants d’Europe de l’Ouest et des nouveaux États membres de l’Union européenne.

“Les résultats de l’enquête confirment que (…) la crise économique et financière actuelle aggrave encore la situation” en matière de pauvreté, a déclaré le commissaire européen à l’Emploi, aux Affaires sociales et à l’Inclusion, Laszlo Andor.”Une proportion significative d’Européens a aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts”, a-t-il ajouté.

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La Grèce emportera-t-elle les Balkans dans sa chute ?

Le 15 janvier, la rencontre entre le Premier ministre grec et son homologue bulgare, lors de l’inauguration de la route transfrontalière reliant Thermes à Zlatograd, avait un côté délicieusement suranné. Quelque chose qui rappelait la période 1995-1996, quand la Grèce commençait à investir dans les Balkans et renonçait à l’embargo contre la Macédoine. Quinze ans plus tard, Athènes est devenu un acteur économique majeur dans la région. La Grèce entraînera-t-elle tous les Balkans dans sa chute ?

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La crise grecque propulse les CDS sur le devant de la scène

Les CDS, ce sont ces titres qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut d’un débiteur… Plus leur coût monte, plus ce risque est élevé. Explications.

L’immense et nébuleux marché des CDS, ces titres permettant de s’assurer contre le risque de défaut d’un émetteur de dette, est mis en lumière dans la crise de la dette des pays de la zone euro comme la Grèce ou le Portugal.

“Des banques importantes et de grands fonds spéculatifs ont vendu des assurances contre le risque de défaut des Etats européens”, souligne l’ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Simon Johnson.

Ces assurances prennent la forme de Credit Default Swaps (CDS). Le principe est assez simple. D’un côté un créancier (d’un émetteur public ou privé) paie pour se couvrir, si jamais son débiteur venait à ne pas rembourser toute sa dette : en contrepartie, une institution financière lui offre de prendre à sa charge cette dette dans cette éventualité.

Plus le risque de défaut augmente, plus cette couverture coûte cher. L’évolution du coût des CDS est régulièrement citée comme un moyen de mesurer, au jour le jour, l’évolution du risque que présente la dette d’une entreprise ou d’un Etat.

En tenant compte de cet indice, le prix des CDS sur la Grèce “implique une probabilité de défaut de 28% dans les cinq ans à venir”, indique Vishal Damor, gestionnaire de portefeuille. La dette grecque est ainsi “plus risquée que celle du Salvador, de la Bulgarie, du Liban ou du Kazakhstan”, relève Eric Fry, un ancien financier.
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La revanche de l’or physique

Par Pascal Roussel, analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI).

Le comportement de l’or est un indicateur de la fragilité actuelle du système financier construit intégralement sur des dettes. Cette fragilité peut être porteuse de grands profits à condition d’identifier et d’interpréter correctement les signaux d’alarmes émis par l’or et de se positionner en conséquence. L’or lance une mise en garde et incite à la plus grande vigilance: plus que jamais les apparences boursières sont trompeuses.

Les lecteurs se rappellent que dans mes articles précédents, j’ai longuement évoqué les éléments qui déclencheront la deuxième vague de la crise en 2010: le rôle central de la Chine, les produits dérivés, le crash de l’immobilier commercial américain, la mise en place d’une nouvelle monnaie mondiale centrée sur les Droits de Titrage Spéciaux du FMI, etc. Que s’est-il passé de vraiment nouveau ce dernier trimestre ?

L’homme de la rue, le petit chef d’entreprise, l’ouvrier, l’employé voient une dégradation de la situation économique et du chômage

Aux États-Unis, une personne sur huit survit grâce aux cartes d’alimentation et chaque jour quelques 20 000 personnes supplémentaires en dépendent. Les entreprises n’investissent pas par peur des taxes à venir ou du chômage qui grandit et par manque d’accès au crédit. Néanmoins, la plupart des économistes qui se concentrent essentiellement sur le PIB voient une reprise alors qu’il n’y a que des interventions gouvernementales massives pour éponger les pertes des banques ou pour acheter indirectement à crédit ce que les consommateurs réels n’achètent plus (par exemple en distribuant du cash pour acheter des voitures ou des maisons). Les analystes financiers voient eux aussi une reprise économique en observant la bourse atteindre de nouveaux sommets. Alors qu’il n’y a qu’un afflux de liquidités qui trouve sa source dans la Fed et qui s’écoule vers quelques banques américaines qui utilisent leurs High Frequency Trading Programs (HFTP) pour gagner de l’argent en bourse et justifier des bonus ahurissants.
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L’adhésion à la zone euro entravée par la crise

La crise mondiale compromet le processus d’adhésion à la zone euro des nouveaux pays membres de l’Union européenne au moment même où ceux-ci éprouvent le plus le besoin d’adopter la monnaie unique.

Les perspectives pour ces pays “sont moins claires que jamais,” selon un rapport de l’Institut bulgare de politique européenne, portant sur la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie.

D’une part, il y a la volonté croissante d’adhérer à la zone euro et d’accélérer le processus car le prix d’en rester exclu a augmenté de manière significative. D’autre part, la crise mondiale a rendu difficile l’accomplissement des critères” et rendu vagues les délais.

La forte volatilité des taux de change, même si elle a dans certains cas permis de maintenir la compétitivité des exportations, a stimulé l’intérêt pour la devise européenne de pays comme la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Roumanie.

Après septembre 2008, la zone euro est apparue comme le meilleur refuge dans un monde turbulent, offrant un abri contre les attaques spéculatives et une absorption efficace des chocs,” relève l’étude. Si la Slovaquie a rejoint la zone le 1er janvier 2009, les incertitudes liées à la crise et la prudence des 16 pays membres promettent les nouveaux candidats à “une longue attente.

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