USA : finances publiques dans l’abîme

Les projections de la Maison Blanche pour les 75 ans à venir sont très sombres : les finances publiques sombreront dans l’abîme si rien n’est fait pour réformer le système de sécurité sociale.

En 2085, les finances américaines auront sombré dans l’abîme. Détaillées dans son projet de budget 2011 présenté au Congrès en début de semaine, les projections de la Maison Blanche pour les années à venir sont très sombres. Pour éviter l’apocalypse financière, une seule chose à faire : réformer les trois programmes de sécurité sociale américains.

Dans 75 ans, le déficit représentera l’équivalent de 62,3% du produit intérieur brut, contre 10,6% en 2009. Pour combler ce trou sans fin, l’État sera obligé d’emprunter chaque année un montant équivalent à plus de la moitié de la richesse produite par le pays.

La dette explosera mécaniquement. A 64% du PIB aujourd’hui, elle atteindra 99% en 2030, 218% en 2050 et 830% du PIB en 2085.

Pour la présidence américaine, ces estimations sur le long terme s’expliquent avant tout par les dépenses de santé publique. Elles représenteront, en 2085, “la plus grande partie du budget de l’Etat“, soit 80% de ses dépenses, hors intérêts de la dette.

Cela réduirait gravement la flexibilité du budget, et la capacité du gouvernement à réagir à de nouvelles difficultés“, commente sobrement la Maison Blanche.

Les auteurs du projet de budget 2011 rappellent que Barack Obama a proposé de réformer le système de santé pour en réduire le coût. Ce projet est cependant vivement contesté par l’opposition républicaine mais aussi par une partie des démocrates américains.

E24

La France dit viser l’équilibre budgétaire en 2020

La France vise l’équilibre budgétaire en 2020, a déclaré le Premier ministre François Fillon.

Le chef du gouvernement s’exprimait sur Europe 1 après la transmission à la Commission européenne de la trajectoire actualisée des finances publiques, qui prévoit un retour à un déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2013.

“On s’est fixé un objectif : repasser en dessous de 3% en 2013 et atteindre l’équilibre à l’horizon 2020″, a-t-il déclaré.

“On s’est calé d’ailleurs à peu près sur ce que fait l’Allemagne”, a-t-il ajouté.

Pour réduire le déficit public, “on va ralentir l’augmentation”, a poursuivi François Fillon. “Il ne s’agit pas d’une politique d’austérité. Une politique d’austérité c’est quand on augmente les impôts et qu’on réduit les prestations.”

Cette année, le déficit public est prévu à 8,2% du PIB. Pour arriver à 3% en 2013, il faudrait le réduire d’environ 100 milliards d’euros, soit plus de 5 points de PIB, ce qui constituerait une première depuis au moins un demi-siècle.

Pour cela, le gouvernement veut que les dépenses de l’Etat et des collectivités locales progressent de moins de 1% par an à partir de 2011 et que les dépenses de Sécurité sociale augmentent de moins de 3%, a ajouté François Fillon.

“Ça ne s’est jamais vu mais c’est quand même encore une augmentation des dépenses. C’est une politique sérieuse de gestion que nous pouvons encore conduire parce que nous avons les marges pour le faire”, a-t-il poursuivi.
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Le malaise résidentiel croît dans la classe moyenne

Ils sont techniciens, infirmiers ou instituteurs… Ils appartiennent à la partie la plus modeste de la classe moyenne et souffrent d’un “malaise résidentiel”. 40 % d’entre eux aspirent à déménager, mais plus d’un tiers (34,8 %) pensent qu’ils ne pourront pas le faire.

Au moment même où est rendu public le 15ème rapport annuel sur le mal-logement, réalisé par la Fondation Abbé-Pierre, cette étude inédite met au jour les conditions de logement, le parcours résidentiel, les motifs d’insatisfaction et les aspirations des classes moyennes.

Intitulée “Le logement, facteur d’éclatement des classes moyennes ?”, cette recherche, menée en 2009 auprès de 4.000 actifs âgés de moins de 65 ans par deux chercheurs de l’université Paris-Dauphine, a été réalisée pour le compte de la Confédération française de l’encadrement-CGC. Elle montre que le logement est désormais un élément de clivage au sein même des classes moyennes et de “décrochage” d’environ un tiers d’entre elles.
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« De nouvelles bulles se préparent », selon le président de LCF Rothschild

Michel Cicurel, le président du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, estime que les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis.

Le rebond de la croissance auquel on assiste depuis quelques semaines indique-t-il la fin de la crise ?

Je ne dirais pas ça.

La reprise actuelle est alimentée par la baisse des prix des produits de base, la fin du mouvement de déstockage des entreprises, le soutien des Etats aux banques et à l’économie, et le déluge de liquidités déversées par les banques centrales. Dans ces conditions, le rebond était assuré.

Mais la survie de l’économie dépend totalement de cette ventilation artificielle. Et elle n’est pas en état d’être débranchée rapidement.

Vous ne croyez donc pas à la solidité de la reprise ?

C’est une période extrêmement compliquée, inédite. Cette crise a brouillé tous les repères traditionnels et mis en lumière le rôle croissant des pays émergents dans l’économie mondiale.

Le scénario optimiste serait que le dispositif financier de secours, aujourd’hui à bout de second souffle, ait permis d’enclencher un cercle vertueux de l’économie de marché. Si le chômage baisse et la consommation résiste, on aura une vraie reprise.

Mais la volatilité des opinions, des statistiques économiques et des marchés financiers reste encore très élevée et le moindre incident pourrait avoir des effets négatifs importants.

Une chose est certaine : les guichets de la Sécurité sociale mondiale ont fermé et laissent la planète travailler sans filet.

Vous n’êtes pas très optimiste… Lire la suite

L’Islande paiera pour ses banques, qu’elle le veuille ou non…

La révolte des citoyens islandais pourrait bien coûter plus cher à leur pays que l’indemnisation pure et simple des clients étrangers floués par la faillite des banques locales emportées par le tsunami financier de 2008. En décidant, mardi, de soumettre la loi organisant le remboursement par le budget de l’État des 3,8 milliards d’euros perdus par les quelque 320.000 clients britanniques et néerlandais de la banque Icesave à un référendum, le président islandais, Olafur Ragnar Grimsson, a déclenché les foudres de la communauté internationale.

« Le peuple islandais, s’il devait arriver à cette conclusion (négative) dirait en réalité que l’Islande ne veut pas faire partie du système financier international, que l’Islande ne veut pas avoir accès au financement multinational, national et bilatéral et ne veut pas être considéré comme un pays sûr, avec lequel faire des affaires » a crûment résumé Paul Myners, le secrétaire d’État britannique aux finances.

C’est aussi toute la stratégie de sortie de crise mise en œuvre par la première ministre sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir qui est menacée : le gouvernement, inquiet, a fait savoir, mardi soir, que l’Islande reste « pleinement engagée » à respecter ses engagements. Mais il faudra d’abord gagner le référendum…

La loi d’indemnisation, votée à une très courte majorité dans la nuit du 30 au 31 décembre après plusieurs semaines de débats, a indigné une bonne partie de la population qui n’a guère l’intention de payer pour les erreurs de ses banques. En effet, cette indemnisation, qui s’étendra au moins jusqu’en 2024, représente 40 % du PIB actuel d’une île qui est toujours au bord de la banqueroute.
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La France vole vers un endettement record

Bercy empruntera 188 milliards d’euros l’an prochain, un niveau jamais atteint. L’agence de notation Fitch invite Paris à mettre en place une politique budgétaire «crédible» sur plusieurs années.

Pour convaincre la commission Juppé-Rocard de limiter au maximum le montant du grand emprunt, les fonctionnaires de Bercy avaient joué sur la corde patriotique : pas question qu’en 2010 la France s’endette plus que l’Allemagne. L’argument a fait mouche. Paris empruntera l’an prochain 20 milliards d’euros de moins que Berlin. Maigre consolation alors que dans l’absolu la France émettra en 2010 pour 188 milliards d’euros de nouvelles obligations, soit 23 milliards de plus qu’en 2009. Un record : il y a dix ans, la France empruntait moitié moins…

La dette publique française atteignait 1 430 milliards au 30 juin 2009. Elle devrait donc dépasser allégrement la barre des 1 600 milliards l’année prochaine.

Lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2010, en septembre, le gouvernement tablait sur 175 milliards d’euros d’émission. La révision en hausse de ces projections s’explique par la décision prise dans l’intervalle par Nicolas Sarkozy de lancer un grand emprunt pour financer les dépenses d’avenir. L’État empruntera 22 milliards de plus.
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Grèce : un avertissement pour les travailleurs européens

La troupe de plus de 10.000 policiers armés rassemblée dimanche dernier pour disperser les manifestations à Athènes démontre la brutalité avec laquelle l’élite dirigeante sur toute la planète cherche à défendre ses privilèges dans une période de crise économique. De ce point de vue, les événements de Grèce sont d’une grande importance pour les travailleurs d’Europe.

Ces derniers développements révèlent ce qui attend toute l’Europe. L’élite financière européenne utilise les institutions européennes pour déterminer la politique de tel ou tel pays, contourner les droits démocratiques et faire peser tout le poids de la crise économique sur la population.

Le pays étant confronté à la banqueroute, l’Union européenne est intervenue dans la vie politique grecque pour dicter un programme d’austérité draconien. Les officiels de l’UE à Bruxelles ont passé la camisole de force au gouvernement grec, confisquant le contrôle du budget « pour une certaine période » et piétinant les droits démocratiques.

Le gouvernement du PASOK social-démocrate endosse la responsabilité d’imposer ce diktat de Bruxelles aux Grecs avec toute la brutalité requise. Pour cela, elle s’appuie sur les syndicats et le soutien, direct ou indirect, des partis dits « de gauche. »
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La Cour des comptes critique avec virulence la réforme de l’État

L’emploi public a progressé de 36 % depuis 1980, deux fois plus vite que l’emploi total. La Cour des comptes dénonce l’absence de stratégie de l’État et juge sévèrement la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Le gouvernement a l’habitude des remontrances de la Cour des comptes, mais celle-ci sera particulièrement difficile à encaisser. Dans un rapport thématique publié hier sur l’évolution de l’emploi public depuis 1980, la Cour critique avec virulence la réforme de l’État telle qu’elle est menée actuellement : la révision générale des politiques publiques et la sacro-sainte règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sortent pas indemnes.

« L’État se révélant incapable d’analyser les besoins et de programmer ses effectifs en conséquence, sa politique du personnel est dictée principalement par des considérations budgétaires de court terme », souligne Philippe Séguin, premier président de la Cour, qui voit dans la règle du « un sur deux » une « démarche purement quantitative », qui, in fine, « récompense les mauvais élèves ».

Cela ne peut que braquer les fonctionnaires : « Nous ne pouvons leur offrir comme seule perspective une rationalisation froide et permanente. » En outre, l’effet financier est limité (500 millions aujourd’hui) et va s’amenuiser : les départs en retraite vont se réduire fortement à compter de 2013. Lire la suite

Le trou noir de la finance n’engloutira pas les Etats

Le point de vue de Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur et directeur de L’Institut de Management de la Distribution de l’Université de Lille 2, se situe, pour le moins, à contre-courant du discours dominant qui vante les mérites d’un règlement supranational de la crise.

Si la gestion de ce que nous appelions «la grande crise des années 2010» apparaissait comme le grand retour des Etats, il semble que le présent discours de la fin de la crise consacrerait plutôt le grand retour du marché.

Pour autant, nous verrons dans les développements ci-dessous, que l’apparent retour du marché, est moins à l’ordre du jour, que celui – plus souterrain – des nations souveraines.

Les apparences

Les conclusions du G-20 de Pittsburgh ne sont pas – dit-on – à la hauteur de ce qui avait été ambitionné au G-20 de Londres. A l’ardeur interventionniste semble succéder le retour des délices du marché et, dans un milieu apaisé, on sait que les boucs émissaires s’évaporent : les traders ne seront pas sacrifiés. Les nouveaux sommets atteints à Wall Street en matière de rémunérations sont là pour en témoigner.

La régulation financière ne proviendra pas de la « hard law » [la loi] mais d’instances plus accommodantes, car consanguines, et juridiquement indépendantes des Etats. Il semble même que les banques centrales, indépendantes, seront en charge d’une part de la supervision financière. Mieux : pourquoi ne pas envisager le transfert de l’aléa moral vers les banques centrales et ainsi, soulager les Etats en cas de difficulté, idée suggérée par le gouverneur de la Banque de France ?

Les banques elles-mêmes se libèrent de l’emprise publique – tout en conservant sa garantie – en remboursant les Etats à peu de frais.

Ainsi, l’actionnaire public français a reçu 226 millions d’euros pour services rendus à BNP PARIBAS, soit un manque à gagner de 5,574 milliards d’euros, par rapport à l’actionnaire de droit commun qu’il aurait pu être, en entrant directement dans le capital en octobre 2008.

Ainsi, la finance se propose de continuer à absorber une masse croissante de richesses, avec des chiffres qui continueront d’impressionner : 22% du PIB américain , 12% du PIB Britannique, etc. Lire la suite

Le déficit budgétaire a plus que doublé sur un an

Le ministère du budget a publié mardi les chiffres du budget de l’État en exécution à fin octobre. Il passe sur un an de 60,7 à 134,8 milliards d’euros, en hausse de 122%, soit une augmentation de pas moins de 74 milliards d’euros entre octobre 2008 et octobre 2009.

Si une crise financière est bien passée par là, la perte de l’État a tout de même été multipliée plus de deux fois sur un an. Un tel écart « s’explique principalement par l’incidence de la conjoncture économique sur l’évolution des recettes et, à hauteur de 31,3 milliards, par l’effet des mesures du plan de relance, » selon le ministère.

Au 31 octobre 2009, les recettes nettes du budget général sont enregistrées à 186,2 milliards d’euros, contre 239,9 milliards en octobre 2008, soit une chute de 22,4%. Sur l’ensemble de 2009, Bercy s’attend à un déficit record pour de 141 milliards d’euros.

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Vote anti-minarets : les banques suisses sont sereines

Les dignitaires des Émirats arabes unis étaient trop occupés par la glissade des marchés boursiers et les inquiétudes planétaires sur la dette de Dubaï, ce lundi, pour prendre le temps de réagir au vote des Suisses. Et si aucun appel au boycott ne s’est encore fait entendre, le premier réflexe des milieux économiques suisses a été de rentrer la tête dans les épaules, même s’ils ne croient pas à un impact concret.

Du côté des banques, on n’est pas inquiet. «Je ne vois pas pourquoi la clientèle du Golfe retirerait ses avoirs de Suisse,» s’étonne Philippe Steffen, patron de la société de gestion institutionnelle Oryx Finance, à Genève.

«Où mettraient-ils leurs fonds : à Dubaï ?»

A l’inverse, les hôteliers genevois, pour qui les séjours de ressortissants des pays du Golfe représentent un dixième des revenus et 6% des nuitées, sont dans l’expectative. Passé le «choc» de cette «réaction cutanée inutile», le président des hôteliers genevois, Paul Muller, espère tout bonnement qu’il ne «se passera rien.» Son association, dont le budget marketing annuel est de 15 millions de francs, n’était pas intervenue dans le débat précédant la votation. «On ne pensait pas que ça pouvait passer,» lâche Paul Muller un peu contrit. Sous le couvert de l’anonymat, le directeur d’un cinq-étoiles de la place évoque quant à lui une «catastrophe.»

Les sommes gérées dans les banques suisses dépassent de loin le montant des exportations

Plusieurs observateurs ont souligné hier la part relativement faible des pays musulmans dans le commerce extérieur de la Suisse: environ 5% des exportations globales, soit 10,7 milliards de francs en 2008. Pour Andrin Waldburger, du cabinet de conseil Deloitte à Zurich, l’initiative contre la construction de nouveaux minarets «n’aura pas beaucoup d’influence.»

Le Temps

Flambée des coûts de santé

La santé coûte de plus en plus cher aux ménages. Le livre blanc sur l’avenir de l’assurance maladie du cabinet de conseils Jalma en apporte une flagrante démonstration. Selon ses chiffres, les coûts directs de santé dans le budget des ménages, hors cotisations sociales à l’assurance maladie, ont augmenté de 40% à 50% en moyenne entre 2001 et 2009. Et ce n’est pas fini.

Que recouvrent ces chiffres ? L’addition des cotisations à une complémentaire et le «reste à charge» pour les ménages, c’est-à-dire une fois les remboursements des mutuelles effectués. Nul n’y échappe. Quels que soient l’âge, la profession, l’origine géographique ou le type de complémentaire choisie, le coût de la santé augmente.

20% de la population consomme 46% des dépenses de santé et en 2015, 23% de la population en consommera 53%. Les seniors vont devenir la «première population assurable». Si le système solidaire recule, ils en seront les premières victimes.

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L’inefficacité des politiques publiques maintient le Mexique dans la crise

A un carrefour de Mexico, Juan Barrera, 34 ans, lave les pare-brise des voitures. “Faut bien manger”, soupire ce maçon au chômage qui gagne moins de 150 pesos (7,7 euros) par jour. Comme lui, 900 000 Mexicains ont perdu leur emploi en 2009 dans le pays d’Amérique latine le plus touché par la crise. Voté lundi 16 novembre, le budget 2010 suffira-t-il pour redresser la barre ? Les experts en doutent.

En 2009, la croissance mexicaine devrait chuter de 7,3 %, contre une baisse de 2,5 % en moyenne dans les autres nations d’Amérique latine et des Caraïbes, selon le Fonds monétaire international (FMI).

“Le Mexique est trop dépendant du marché américain, qui concentre 80 % de ses exportations. Le pays est aussi victime de politiques publiques inadaptées qui lui ont fait perdre son potentiel de leader latino face au Brésil”, souligne Bernardo Bolmedo, professeur d’économie à l’Université autonome du Mexique (UNAM).

La production pétrolière, qui représente 40 % des ressources de l’Etat, ne cesse de décroître, entraînant, en 2009, des pertes fiscales de 14 milliards d’euros. Même dégringolade du côté des transferts de fonds des émigrés. La deuxième source de devises du pays devrait afficher une baisse annuelle de 13 %, selon la Banque du Mexique.

Quant au secteur touristique, il subirait une chute de 15,3 % en 2009, d’après la Confédération nationale du tourisme.

“Le Mexique doit investir davantage en matière d’infrastructures mais aussi en technologie, en éducation ou en recherche”, a déclaré le Prix Nobel d’économie 2001, Joseph Stiglitz, en visite à Mexico. Lire la suite

La prochaine bulle : celle des obligations d’État

Sur le site de La Chronique Agora, Bill Bonner ne mâche pas ses mots pour nous dire à quel point la coupe de la dette publique est pleine.

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Le gouvernement fait-il n’importe quoi avec la situation monétaire ? Oh cher, très cher lecteur, s’il vous plaît, posez-nous une question plus compliquée. Des milliers de milliards de dollars de déficits… des dépenses pour relance qui transforment les Etats-Unis en Economie Zombie, des subventions données aux banquiers, des cadeaux aux carry traders

Le gouvernement se surpasse. Lire la suite

La grande illusion (de la reprise économique)

Economiste suisse, analyste financier indépendant, membre du World Economic Forum ou Forum de Davos, Michel Santi nous dit son dégoût et son exaspération devant la situation actuelle, qui voit une oligarchie politico-financière déconnectée de l’économie réelle s’enrichir sur le dos des contribuables, tout en se gargarisant de la fin prétendue de la crise.

Comment tolérer un système financier dont la taille dépasse les capacités de production de l’économie ? Comment s’étonner que les liquidités excessives, incapables de se loger dans une économie aux habits décidément trop étroits, aillent se loger dans des marchés financiers et faire le bonheur des spéculateurs ?

Scénario pourtant répétitif d’un crédit subitement moins généreux, qui met en péril la bulle de l’endettement massif, tout en provoquant un effondrement boursier dont la combinaison déroule ses effets nocifs sur une activité économique et un taux du chômage érigés en victimes expiatoires…

Après l’euphorie, vient une déflation qui se répand sur l’ensemble des secteurs économiques, pendant que les Etats volent au secours d’un système financier autrefois champion des produits sophistiqués comme les subprimes. Les constructions financières ne sont-elles que des châteaux de cartes, donnant aux investisseurs et aux spéculateurs l’illusion de la richesse ?

Comment appréhender un instrument financier comme les subprimes, qu’il est pratiquement impossible – même aujourd’hui – de valoriser de manière fiable ?

Qu’à cela ne tienne : L’Etat, qui n’est providence que pour les investisseurs, soustrait ces instruments financiers toxiques aux affres (et à la cotation) d’un marché pourtant naguère encore bienfaisant.

L’hémorragie du système financier, les saignées boursières seront stoppées avec l’argent du contribuable : le destin du citoyen moyen est donc de sauver le spéculateur… Il est en effet écrit que les Etats dépenseront sans compter, dès lors qu’il s’agira de stabiliser le système financier, tandis qu’au même moment, les ménages devront subir des réductions drastiques de leur budget !
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Sarkozy et Copé ont offert 20 milliards au CAC 40

C’était avant la crise. Le Président était au Ministère des Finances. Il n’y est pas resté très longtemps, entre mars et novembre 2004. Mais suffisamment pour concocter un formidable cadeau fiscal qui a profité abondamment aux grands groupes et aux fonds LBO. En deux ans, le dispositif qu’il a mis au point – et que Jean-François Copé, secrétaire d’état au budget a finalisé – leur a fait économiser la bagatelle de 20 milliards d’euros : en gros, toute plus-value sur la revente de filiales ou de participations (à condition que la détention de cette filiale ou de ces participations excède les deux ans) est totalement exemptée d’impôt.

Au total, 6200 sociétés ont profité de cet avantage dont quelques unes ont réalisé d’importantes plus-values. Sur l’année 2008, une dizaine de ces sociétés ont ainsi économisé à elles seules plusieurs milliards d’euros d’impôts.

Exemple : en cédant son activité de biscuits pour 5,3 milliards d’euros, Danone a encaissé 3,1 milliards de plus-values nettes et a pu garder pour elle et ses actionnaires le demi-milliard d’impôt qu’elle aurait dû payer sans l’existence de cette superniche fiscale. Idem pour Suez. La firme de Gérard Mestrallet, en pleine réorganisation à l’occasion de sa fusion avec GDF, a dégagé 5,6 milliards de plus-values et donc économisé près de 1 milliard d’euros d’impôts.

Mais les grands groupes ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette mesure exorbitante du droit commun. En effet, des opérations de LBO montées par des fonds d’investissement ont elles aussi profité de cette exonération. Selon nos données, PAI Partners, un des fonds les plus actifs dans ce secteur, aurait, en l’espace de quatre cessions, économisé quelque 670 millions d’euros d’impôts. « Les LBO sont éligibles à ce dispositif, dès lors qu’ils en respectent les modalités », se désole-t-on au cabinet d’Eric Woerth, le ministre du Budget.

De fait, la clause des deux années de conservation des participations semble avoir été taillée sur mesure pour ces fonds LBO ou de private equity qui portent leurs entreprises entre deux et sept ans.
Dans son dernier rapport, le Conseil des prélèvements obligatoires explique que les fonds LBO obtiennent un rendement moyen de 15,5 % entre l’achat et la revente d’une société.

Ces 15,5 % sont désormais nets d’impôt avec le nouveau dispositif de cessions des participations long terme. Voilà donc une activité ultraspéculative que l’État a décidé de favoriser par le déploiement d’un dispositif fiscal aussi coûteux socialement et budgétairement qu’avantageux pour les fonds qui en bénéficient.

Marianne2

Portrait social par l’Insee d’une France subissant les effets de la crise

La France a subi en 2008 de premières conséquences sociales de la crise, notamment une forte hausse du chômage et un ralentissement des salaires, mais l’ensemble des effets de cette crise se verra dans la durée, note l’Insee dans l’édition 2009 de son “Portrait social.”

Après plus de 100.000 pertes d’emplois en 2008 dans les secteurs marchands, les plus sensibles à la conjoncture, le recul du marché du travail s’est amplifié au premier semestre 2009, avec plus de 270.000 pertes d’emplois, et “les perspectives à court terme sont médiocres.

Quant au taux de chômage, il est passé de 7,1% au premier trimestre 2008 à 9,1% au deuxième trimestre 2009 en métropole, après deux ans de baisse régulière en 2006 et 2007. “Le nombre de chômeurs augmente donc de presque 30% en un an et demi,” souligne l’Institut national de la statistique et des études économiques.

Le chômage partiel a été plus que décuplé en un an environ pour atteindre 320.000 personnes au deuxième trimestre 2009, “niveau équivalent” à 1993. Une situation qui pèse sur les revenus et niveaux de vie des chômeurs mais aussi des personnes en emploi.

L’ensemble des conséquences sociales de la crise économique apparaîtra dans la durée,” souligne l’Insee, en raison du délai nécessaire au redémarrage de l’emploi mais aussi de l’effet amortisseur des systèmes d’assurance chômage, de protection sociale ou du plan de relance.

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(07.11.2009)

► Quand l’accès à la propriété rime avec précarité

Devenir propriétaire, qui n’en caresse pas le projet ? Assurer ses vieux jours, avec une pension retraite de plus en plus menacée, transmettre un patrimoine à ses enfants, améliorer son cadre de vie face à un parc HLM de plus en plus vétuste… La propriété serait devenue la panacée d’une société marquée par l’incertitude et l’individualisme. En ces temps de crise, le rêve est en train de se muer en cauchemar pour bien des familles populaires. Bastamag

► L’allégement de la fiscalité des plus-values a coûté 20,5 milliards d’euros à l’État

C’est un lièvre à 20 milliards et demi d’euros – soit le bas de la fourchette du grand emprunt – qu’a levé le président PS de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Didier Migaud, en épluchant le rapport du ministère du budget sur les dépenses fiscales. Le Monde

► La bouteille de champagne à moins de dix euros affole les producteurs

Sous l’effet de la crise, des hypermarchés envisagent de proposer pour les fêtes des champagnes à prix cassés. Les professionnels du champagne craignent que de nombreux opérateurs acceptent de brader leur produit à la grande distribution pour renflouer leur trésorerie. Libération

► Ubisoft en chute libre

Le résultat opérationnel de l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft, fleuron français du secteur, plonge de plus de 100 millions d’euros. Activision-Blizzard, filiale de Vivendi et n°1 mondial du secteur, doit annoncer des chiffres aussi pessimistes. La majorité des acteurs d’un marché au ralenti attend beaucoup de la période des fêtes. Le JDD

Selon la Commission Européenne, la Grande-Bretagne risque de faire faillite

Certaines informations ne font pas beaucoup de bruit. C’est pourquoi il leur faut parfois un peu de temps pour arriver jusqu’à nous.

C’est le cas de l’appréciation portée par la Commission Européenne sur l’économie britannique, le 14 octobre 2009, dans un rapport dont seul, parmi les grands médias, le Daily Mail semble s’être fait l’écho.

L’économie britannique a été ajoutée à la liste de celles à «haut risque» hier, à cause du dérapage de la dette nationale.

La Commission européenne a formulé un avertissement humiliant, selon lequel l’alourdissement du déficit budgétaire soulève de «sérieuses interrogations» quant à la capacité du pays de respecter ses obligations futures de dépenses, comme les retraites.

Le nombre croissant de personnes âgées menace de rendre l’endettement insupportable, et a conduit l’économie britannique à être classée au même rang que des nations comme la Lettonie, la Grèce et la Roumanie.

Cet avertissement a jeté le gouvernement dans une furieuse dispute contre Bruxelles, tandis que les représentants du Trésor disaient qu’il [l'avertissement] remettait en question la capacité de la Commission Européenne de mener à bien une «analyse économique crédible.»

Mais les Conservateurs ont saisi l’occasion pour justifier leur décision d’instaurer un ensemble de réductions de dépenses visant à rétablir l’équilibre des finances publiques. Lire la suite

Deux députés UMP veulent réduire de 20% le budget de la HALDE

Ils ont osé ! Dans le cadre des discussions budgétaires à l’Assemblée, deux députés UMP contestent le budget alloué à la HALDE, la sacro-sainte Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité des Chances, et proposent de le réduire de 20 %.

“Le train de vie de la HALDE a interpellé les députés de la majorité”, a déclaré Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône. Avec le député UMP d’Indre-et-Loire, Philippe Briand, il a relevé que le taux d’emploi à temps plein avait été augmenté de 5 % et les dépenses de personnel de 15 % entre 2008 et 2010. Pourtant, le nombre de réclamations traitées par l’organisme a diminué entre 2007 et 2008.

Par ailleurs, l’opacité règne sur les rémunérations de ses dirigeants, dont il est impossible de connaître le montant des indemnités. Les députés estiment “tout aussi légitime de s’interroger sur les 2 126 m2 de locaux pour 84 personnes dont dispose la HALDE dans le IXe arrondissement, soit près de 1,5 million d’euros de loyer pour une aussi petite structure”.

Autant de questions qui ont amené les deux parlementaires, qui sont également questeurs (c’est-à-dire en charge du Budget de l’Assemblée nationale), à réclamer une réduction de 20 % du budget alloué à la HALDE. Ils ont déposé un amendement au projet de loi de Finances en ce sens, cosigné par une dizaine de députés de la majorité.

La HALDE en question

Créée à l’initiative du Président Chirac en 2004, la Halde se définit comme une “autorité administrative indépendante”. Son rôle : traquer les discriminations. Tout citoyen peut ainsi saisir la HALDE s’il pense avoir été victime d’une discrimination liée à ses origines, sa sexualité, sa religion, un handicap…

Pour celà, elle est dotée chaque année d’un budget de plusieurs millions d’euros. En 2008, il était de 11 millions d’euros… Et ceci malgré les réserves répétées de la Cour des comptes. Lire la suite

La reprise annoncée aux USA n’en est pas une, selon La Chronique Agora

Un article de Philippe Béchade, collaborateur de La Chronique Agora, site « contrarien » que nous avons déjà cité, fait un sort à la bonne nouvelle diffusée depuis jeudi par tous les grands médias. A chacun de se faire son opinion.

▪ Nous ne nous étions pas trompé en anticipant une bonne surprise à l’occasion de la publication des chiffres du PIB américain au troisième trimestre 2009. Le score de +3,5% s’inscrit dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes.

Nous n’avons pas eu grand mérite à privilégier ce scénario. Tout d’abord parce que le Département du Commerce n’allait pas manquer l’occasion de gonfler toutes les composantes attestant de l’efficacité des mesures de relance (soutien au logement et au secteur automobile). En second lieu parce que la base de comparaison, par rapport à un été 2008 économiquement pourri, était favorable… Et enfin parce que Goldman Sachs avait réduit la veille son estimation à +2,7%, partant d’une hypothèse déjà “prudente” de +3%.

Goldman Sachs anticipe peut-être de quelques semaines sur le chiffre révisé qui sera publié mi-novembre. Cependant, la divulgation d’un abaissement d’objectif de croissance à la veille même de la sortie du chiffre officiel a certainement contribué à plomber la tendance. Cela a poussé les indices américains vers le bas (-2% en moyenne mercredi soir), de telle sorte que l’enfoncement initial de nombreux supports graphiques et techniques ne souffrait plus d’aucune ambiguïté.

Connaissant les liens plus qu’étroits existant entre la Maison Blanche, la Fed et Goldman Sachs, il était déjà étonnant que la banque d’affaire affiche une prévision inférieure de 10% au consensus. L’ultime révision à la baisse à +2,7% (soit 20% sous le consensus) pourrait s’apparenter à une nouvelle tentative de manipulation de la psychologie des non-initiés. Lire la suite

“Le plan Sarkozy pour l’agriculture ? De simples mesures pansement”

Le président de la République a annoncé un plan d’aide de 1,65 milliard d’euros en faveur des agriculteurs.

Réactions et analyses de Jean-Christophe Bureau, professeur d’économie à AgroParisTech, chercheur associé au CEPII, et de Nicolas-Jean Brehon, économiste à la fondation européenne Robert Schumann.

Les difficultés actuelles que connaissent les agriculteurs sont-elles conjoncturelles, comme l’affirme Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire liées à la crise ?

Jean-Christophe Bureau. Oui, indiscutablement, les difficultés actuelles du secteur sont liées à la crise qui a fait chuter les prix des matières premières, de même que la demande mondiale de produits agricoles. La baisse généralisée du prix des produits agricoles est également liée à la faiblesse du dollar.

Nicolas-Jean Brehon. Effectivement, cette baisse accentue leurs difficultés. En réalité, le fond du problème du secteur vient de la volonté européenne et mondiale de dérégulation de ce secteur.

Que pensez-vous des mesures d’aides annoncées par Nicolas Sarkozy ? Lire la suite

L’Espagne est incapable de sortir de la crise

Les Espagnols ne voient aucun des timides signes de reprise qui clignotent ici et là en Europe. Alors que l’Espagne est le pays de la zone euro qui a le plus dépensé en plans de relance (2,3 % du produit intérieur brut en 2009), elle reste l’enfant malade de l’Europe, avec une perte d’activité au deuxième trimestre de 1,1 % du PIB, contre une moyenne de – 0,1 % dans l’Union, selon les chiffres d’Eurostat publiés le 7 octobre.

Les effets du plan d’investissement de 8 milliards d’euros, qui a permis de préserver près de 400 000 emplois dans le bâtiment et les travaux publics (BTP) depuis le printemps, arrivent à leur terme.

L’hémorragie du chômage a repris à la rentrée, avec 80 367 chômeurs supplémentaires en septembre.

Ni les experts, ni le gouvernement ne se risquent à pronostiquer une sortie de crise, tant l’économie espagnole paraît touchée en profondeur en raison de caractéristiques qui lui sont propres : faible productivité, gros déficit extérieur (10 % du PIB), fort endettement des ménages, chômage record, etc.

Au risque de retarder encore l’échéance de la reprise en pénalisant une consommation déjà atone, le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a adopté un projet de budget – actuellement en débat au congrès des députés -, qui prévoit une forte hausse d’impôts directs et indirects, censée rapporter 11 milliards d’euros à l’Etat.

La première raison tient au creusement du déficit public. Excédentaires à hauteur de 2,2 % du PIB en 2007, les comptes publics devraient terminer l’année à – 10 %, selon les estimations les plus optimistes.

Outre les plans anticrise, l’envolée des dépenses est due à l’explosion des aides aux chômeurs. Pour 2010, le gouvernement a provisionné 31 milliards d’euros, soit une augmentation de 59 % par rapport à 2009, sur la base de 18,9 % de demandeurs d’emploi. Or Eurostat table plutôt sur un taux dépassant 20 %. Lire la suite

Pour Ben Bernanke, c’est l’Asie qui met en danger l’économie mondiale

Le président de la Réserve fédérale étasunienne Ben Bernanke a souligné lundi que des politiques économiques de promotion de l’exportation en Asie risquaient de faire réapparaître les déséquilibres des échanges commerciaux et financiers.
Ces déséquilibres, de l’avis de certains, ont contribué à alimenter la bulle immobilière aux Etats-Unis.

Les excédents commerciaux atteints par le biais de politiques qui gonflent artificiellement l’épargne intérieure et les industries de l’exportation provoquent des perturbations dans l’allocation de ressources, a-t-il expliqué.

“Pour parvenir à une croissance économique plus équilibrée et durable et pour réduire le risque d’instabilité financière, nous devons éviter des déséquilibres toujours croissants et intenables des flux commerciaux et financiers”, a-t-il observé, dans un discours prononcé à une conférence de la Fed de San Francisco sur l’Asie.

Ces déséquilibres se sont atténués à la suite de la crise, mais la reprise économique et l’augmentation des échanges commerciaux risquent de les remettre en valeur, a-t-il dit.

Ben Bernanke remarque que les économies asiatiques ont fortement rebondi après la crise, avec des taux de croissance annualisés à deux chiffres attendus en Chine, à Hong Kong, en Corée, en Malaisie, à Singapour et à Taïwan.

“A ce stade, alors même que des risques subsistent avec certitude pour les perspectives économiques, l’Asie semble le moteur de la reprise mondiale”, dit-il.

Il ajoute que les pays asiatiques dont l’économie est la plus ouverte, comme Singapour, Hong Kong et Taïwan, ont été les plus touchés par la crise, alors que la Chine, l’Inde ou l’Indonésie, qui sont parmi les économies “les moins ouvertes financièrement” ont vu la croissance de leurs économies se poursuivre tout au long de la crise (ndlr : l’incompréhensible traduction originelle de la fin de cette phrase a été corrigée à l’aide de la version anglaise de cette dépêche). Lire la suite

Dans le logement, les impayés gagnent des publics jusque-là épargnés

Locataires et copropriétaires ont de plus en plus de difficultés à régler, en temps et en heure, leurs loyers ou charges de copropriété. Sans quantifier précisément le phénomène, les professionnels du logement le perçoivent.

“Les impayés augmentent, les bailleurs sociaux sont préoccupés”
, explique Patrick Kamoun, chargé de mission à l’Union nationale des entreprises sociales de l’habitat (UNESH, nouveau nom des organismes HLM).

Paris Habitat, l’office public HLM de la Ville de Paris, à la tête de 110 000 logements, enregistrait, à fin septembre, un taux d’impayés provisoires de 4 %, soit plus de 22 millions d’euros (+ 15 % par rapport à 2008).

La fragilisation des locataires n’épargne pas le privé. “Ils règlent leurs quittances avec un décalage grandissant, jusqu’à trente jours de retard, et le manque à gagner peut, comme dans nos agences de Nîmes ou de Montpellier, atteindre de 6 % à 7 %”, raconte Franck Ménard, responsable des agences Lamy, du groupe Nexity, pour la région Sud.

“Jusqu’à l’été, nous avons nié la crise, mais aujourd’hui, les difficultés apparaissent”, reconnaît Jean Perrin, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). “La vacance atteint facilement 10 %, en province, même lorsque les propriétaires acceptent de baisser les loyers, et nous devons multiplier les relances”, confie M. Perrin. “Quant aux locataires entrants, leurs ressources sont plus modestes qu’autrefois.” Comme ce jeune père divorcé souhaitant louer un trois-pièces 570 euros, charges comprises, alors qu’il ne gagne que 600 euros par mois.

L’Agence d’information pour le logement de Paris (ADIL), qui a enquêté auprès des ménages qui la consultent, constate que le loyer représente, en moyenne, 34 % de leurs revenus et que 54 % estiment que leur budget logement “n’est pas acceptable”.

“Nous sommes frappés par la situation des personnes retraitées qui veulent se maintenir dans leur logement mais n’en ont pas les moyens”, témoigne Martine Rullier, directrice de l’ADIL. Pour 17 % de ces personnes, le taux d’effort excède 45 % de leurs ressources.

Ces difficultés financières touchent aussi les propriétaires. “Les retards de paiement des charges mettent parfois la gestion de l’immeuble en péril”, indique une juriste de l’Association des responsables de copropriété (ARC), qui cite le cas d’un immeuble de 160 logements, dans le 15ème arrondissement de Paris, qui a accumulé 51 000 euros d’impayés.

Résultat : un nombre grandissant d’anciens propriétaires frappent à la porte des HLM. En 2008, ils représentaient 7 % des nouveaux entrants. L’Union nationale des centres communaux d’action sociale (Unccas) relève, elle aussi, qu’au premier semestre, “20 % des demandes d’aides individuelles, pour régler factures d’énergie ou loyer, émanent de publics jusque-là inconnus des services”.

Le Monde

(16.10.2009)

► Pékin et Moscou soutiennent un commerce régional sans Dollar

La Russie, la Chine et les pays d’Asie centrale regroupés au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont le sommet annuel s’est tenu mercredi à Pékin, envisagent de se passer du dollar pour leurs échanges commerciaux, notamment de pétrole. Cette proposition, qui devrait faire l’objet d’une discussion plus formelle d’ici à la fin de l’année lors d’un sommet financier de l’OCS au Kazakhstan, a de quoi alimenter la rumeur récurrente d’un effort concerté des rivaux des États-Unis pour faire perdre au dollar son rôle dominant. Rumeur relancée récemment par un article du quotidien britannique « The Independent » selon lequel les monarchies arabes, la Russie, la Chine, mais aussi la France, le Brésil et le Japon conspiraient pour remplacer le dollar par un panier de monnaies, l’euro, le yen et le yuan, sur le marché du pétrole. Les Échos

► Un brut à 75 dollars grâce aux spéculateurs

Le baril de pétrole a dépassé hier 75 dollars le baril, le niveau souhaité par les producteurs, grâce aux spéculateurs, qui cherchent à se protéger contre un dollar faible, et à l’anticipation que le marché va se tendre avec la reprise. Les producteurs pétroliers, aussi bien les membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) que les compagnies internationales, estiment qu’à moins de 75 dollars, ils ne couvrent pas leurs investissements, notamment pour les pétroles extra-lourds ou difficiles d’accès. L’Orient Le Jour

► Europe : risques budgétaires accrus

Des risques budgétaires accrus pèsent sur les pays européens, dont les finances publiques se sont détériorées avec la crise, et en particulier sur l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Lettonie et la Grèce, a souligné la Commission européenne dans un rapport. La Commission indique que “la viabilité à long terme des finances publiques, tout comme l’impact budgétaire du vieillissement des populations, sont une préoccupation pour tous les États membres de l’UE“. Un groupe de pays fait face à une situation particulièrement préoccupante. Il s’agit de la République tchèque, de Chypre, de la Lituanie, de Malte, des Pays-Bas, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Slovaquie, ainsi que de l’Irlande, de la Grèce, de l’Espagne, de la Lettonie et du Royaume-Uni, les cinq derniers étant particulièrement à “haut risque”. Ces treize pays ont presque tous “une très importante augmentation attendue des dépenses liées au vieillissement, combinée dans la plupart des cas avec avec de gros déséquilibres initiaux” des finances publiques. En revanche, pour la France, l’Italie, la Hongrie, la Pologne et le Portugal, “les coûts à long terme du vieillissement ne devraient pas être particulièrement élevés“, mais leur situation budgétaire est particulièrement difficile. AFP

► eBay va licencier des dizaines d’employés

La société de vente par enchères en ligne eBay prévoit de licencier des dizaines de ses employés, dans le cadre d’un plan de restructuration. L’opérateur de cette place de marché sur Internet a indiqué sur son blog interne qu’il devait se réorganiser. Yahoo

La France finance une part croissante du budget européen

Placée dans une position économique « plus favorable » que les autres États membres, la France finance 16,6 % du budget européen (20 milliards) : sa part s’est accrue de 1 point en un an, alors que celle du Royaume-Uni s’est réduite de 2,4 points.

C’est l’une des mauvaises surprises du budget 2010 : la France doit contribuer davantage au budget de l’Europe qu’elle ne le faisait les années précédentes. En mai dernier, l’Union européenne a ainsi décidé d’augmenter, de 1 point, la part financière de la France (à 16,6 %), soit 1,1 milliard d’euros de plus que ce qui était prévu en loi de Finances 2009.

Cette année, ce sont donc 20 milliards d’euros qu’Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, doit céder au budget européen, pour soutenir les marchés agricoles et financer les programmes d’éducation, notamment. L’an prochain, l’effort financier sera à peu près équivalent (19,5 milliards à périmètre constant).

« La part de la richesse française par rapport à l’Union augmente, parce que la situation française, en valeur relative, est meilleure qu’en 2007 », indique Eric Woerth, qui y voit le succès de la stratégie de relance adoptée par le gouvernement.

Comment est calculée la contribution de chaque État membre ? A partir d’un indicateur assez proche du PIB, le revenu national brut, que l’on ramène à l’ensemble de la richesse créée en Europe. La dépréciation de la livre sterling par rapport à l’euro n’arrange pas les choses : en seulement douze mois, elle a conduit à réduire la part de la contribution britannique de 2,4 points. Cette dépense contrainte représente un poids croissant. Depuis le début des années 1980, la part des recettes fiscales consacrées à l’Europe est passée de 4 % à 9 %.
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(11.10.2009)

  • La grande peur du dollar

A Venise, Jean-Claude Trichet ne marchait pas sur les eaux mais sur des oeufs. Le président de la Banque centrale européenne, qui tenait l’un de ses conseils délocalisés dans la cité italienne, s’inquiète du dollar. Il s’est félicité de la prise de position du secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, en faveur d’un dollar fort, mais il sait parfaitement que c’est une antienne. La réalité est toute différente. Depuis mars, le billet vert a perdu 15 % face à l’euro. L’affaiblissement de la devise américaine est bien sûr une protection contre l’inflation, mais l’inflation n’est plus, ou pas encore, le problème. C’est aussi une menace sur la reprise européenne qui devrait être d’abord tirée, à en croire le patron de la BCE, par les exportations. Une menace forte pour trois raisons. D’abord, l’euro est pour l’instant le seul ou presque à porter le poids de l’ajustement monétaire en cours. Ensuite, le risque d’une chute libre qui propulserait la monnaie européenne à des altitudes inconnues (1,80, voire 2 dollars) plane sur des marchés très volatiles. Enfin, les pays d’Asie, eux, préservent leur compétitivité monétaire alors que le long règne du dollar tire à sa fin. Nous allons vers un monde monétaire inconnu. S’il a existé, au XIXe siècle, un « équilibre des puissances » politiques, il n’y a jamais eu dans l’histoire un équilibre des puissances monétaires. Les Echos

  • Berlin tente d’aplanir les divergences sur son plan pour Opel

Le ministre allemand de l’Economie va tenter de relancer le plan mis au point avec Magna pour la reprise d’Opel, en butte à des critiques de plus en plus en vives à l’étranger mais aussi sur la scène politique nationale. L’Espagne et la Grande-Bretagne ont critiqué le projet présenté par l’équipementier canadien pour racheter à l’américain General Motors 55% des parts dans Opel. Des voix s’élèvent également en Allemagne. Le parti libéral FDP a fait part de ses inquiétudes. Pour favoriser la signature d’un accord, Berlin s’est engagé à apporter 4,5 milliards d’euros de garanties à Opel. Environ la moitié des 50.000 salariés du groupe travaillent en Allemagne. Magna et son partenaire russe Sberbank ont promis d’investir 500 millions dans Opel, dont ils veulent faire un instrument de leur implantation sur le marché russe. Ils ont l’intention de supprimer environ 10.000 emplois en Europe, dont un quart en Allemagne, mais ils se sont engagés à conserver la totalité des sites allemands. Les usines d’Anvers en Belgique et les sites britanniques de la marque Vauxhall sont en revanche présentés comme menacés. Reuters (via Yahoo)

  • Le déficit commercial et les échanges des USA avec le monde retombent

Le déficit commercial américain a reculé de 3,6% par rapport au mois précédent, pour s’établir à 30,7 milliards de dollars, contre 31,9 milliards en juillet. Les échanges des Etats-Unis avec le reste du monde, qui avaient augmenté en juillet pour la première fois en dix mois, ont rebaissé en août, de 0,2% par rapport au mois précédent. L’amélioration du déficit commercial tient pour beaucoup à celle de la balance des produits pétroliers, dont le déficit a reculé de 7,4% en août, à 16,5 milliards de dollars, malgré une hausse du prix du baril de 3,6%, ce qui semble témoigner également de la faiblesse de la demande américaine. AFP

  • La Lettonie est sommée d’accentuer la rigueur malgré une économie en déroute

Placée depuis des mois au régime sec par une situation économique désastreuse, la Lettonie est pourtant accusée de ne pas aller assez loin dans la rigueur budgétaire par ses bailleurs de fonds. “Jusqu’où devrait-on aller ?”, s’est demandé le premier ministre. “Sur le plan social, la situation est très sérieuse”, a-t-il déclaré. “Nous avons déjà réduit les salaires de 40 % pour les policiers et les enseignants par exemple, ce qui est vraiment dramatique. Nous ne pouvons pas aller au-delà.” Ces derniers mois, la Lettonie a également réduit les allocations sociales et les retraites. Des manifestations ont été organisées contre les fermetures d’hôpitaux et d’écoles. Les ministères ont perdu, dans l’ensemble, 30 % de leurs moyens. “Nous avons vraiment réalisé des ajustements très sérieux et cela va provoquer des tensions sociales considérables. Nous ne pouvons aller plus loin.” Le Monde

(11.10.2009)

  • Immobilier : les prix continuent de reculer en Ile-de-France

Les prix de vente des logements anciens en Ile-de-France ont baissé de 9,7% en juillet contre -9,3% en juin. Dans Paris intra-muros, la baisse en variation annuelle (ancien et neuf confondus) est de 8,1% en juillet (contre -7,6% en juin), de 8,8% en Petite couronne (-9,1% en juin), de 11,6% en Grande couronne (-10,8% en juin). Les ventes de logements anciens et neufs dans la région ont enregistré, avec 38.500 unités, une baisse de 18% au cours des mois de mai, juin et juillet par rapport aux mois correspondants de 2008. Sur les sept premiers mois de l’année, la baisse des volumes de transaction est de 29% pour toute l’Ile-de-France par rapport à la même période de 2008 et de 36% par rapport à celle de 2007.
E24

  • L’Acoss vote contre le budget 2010 de la Sécu

Les administrateurs de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), “banque de la Sécu”, ont voté majoritairement contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2010 et se sont inquiétés des “modalités des financement” en 2010 et au-delà. La Sécurité sociale accuse dès 2009 un déficit record. Le vote des administrateurs de l’Acoss, qui fédère les Urssaf, a une valeur purement consultative. “Au-delà des votes différenciés des administrateurs et de leurs justifications, le conseil d’administration s’est inquiété des modalités de financement de la Sécurité sociale en 2010 et au titre des années à venir”, souligne le communiqué. Le conseil d’administration “prendra prochainement position officiellement sur cette préoccupation”, selon l’Acoss. E24

  • L’accès au crédit est plus difficile pour les PME

D’après la troisième édition du baromètre du cabinet d’audit et de conseil KPMG et de la Confédération générale des PME (CGPME) sur le financement et l’accès au crédit des PME, les demandes de crédits d’investissements sont à la hausse. Une bonne nouvelle sauf que les banques semblent de plus en plus réticentes à les accorder. 44% des PME déclarent en effet avoir au moins un besoin de financement d’investissement contre seulement 36% en février 2009. 72% des entreprises se disent encore inquiètes de la situation économique, contre 87% en février dernier. 77% des PME estiment que leurs banques ont pris au moins une mesure pour durcir leurs accords de financements , contre 59% en février. E24

  • L’industrie du médicament est confrontée à une montée des tensions sociales sans précédent

Le 24 septembre, le laboratoire américain Bristol-Myers Squibb (BMS) a annoncé la fermeture à la fin de l’année de son usine d’Epernon (Eure-et-Loir), qui compte 223 salariés. En février, un autre site du groupe situé à Meymac (Corrèze), qui emploie 162 collaborateurs, s’est mis en grève pendant 33 jours. Il ne restera en juin 2010, à Agen, qu’une seule des trois usines que BMS possède en France. Ces fermetures d’usine pourraient en annoncer d’autres. A Evreux, le site du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) a connu 12 jours de grève en mars après l’annonce de 800 suppressions de postes. En mars également, le directeur de l’usine du groupe américain 3M à Pithiviers (Loiret) a été retenu pendant plus de 24 heures dans son bureau. Les salariés protestaient contre un projet de plan social qui doit entraîner la destruction de 110 emplois sur 235. Le Monde

Volte face gouvernementale sur l’intéressement et la participation

Pour réduire le déficit de la sécurité sociale, le gouvernement prévoit d’augmenter la taxe sociale sur l’intéressement et la participation. Il y a un an, ces deux dispositifs étaient valorisés par le chef de l’État pour augmenter le pouvoir d’achat.

Il y a à peine un an l’intéressement et la participation étaient promus par le chef de l’État. La participation des salariés aux fruits de l’expansion – pour reprendre la formule gaulliste de 1967 – et l’intéressement étaient présentées comme le moyen de donner davantage de pouvoir d’achat, sans augmenter les salaires directs.

Pour cela, le gouvernement avait mis au point une exonération fiscale. Le but poursuivi était d’inciter les entreprises de petite taille à recourir à ces formes de rémunération plutôt utilisées par les grandes entreprises. Sans parler du déblocage facilité, les salariés pouvant jouir plus tôt des sommes jusque-là bloquées plusieurs années.

Moins d’un an plus tard, les priorités ont visiblement changé. Pour faire face au déficit de la sécurité sociale, le gouvernement présente un énième plan. Parmi les mesures inscrites dans le projet de budget, figure en bonne place l’augmentation du taux du forfait social sur l’intéressement et la participation et sur l’abondement des entreprises aux versements sur les plans d’épargne d’entreprise et les Perco (les plans d’épargne pour la retraite collectif).

Jusqu’ici, le taux de cette taxe était de 2 %. Il passe à 4 %. La mesure devrait certes rapporter 380 millions d’euros. L’augmentation de la taxation sur les retraites chapeaux rapportera elle 25 millions d’euros. Pour mémoire, le déficit de la sécurité sociale atteindra 30 milliards en 2010.
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Ben Bernanke : “le statut du dollar pourrait être menacé”

Voilà des propos qui pourraient faire de “sérieux dégâts”…

Ben Bernanke, le président de la banque centrale des Etats-Unis, la Fed, a estimé jeudi devant des parlementaires américains que le statut du dollar comme monnaie de réserve pourrait être menacé à long terme.

Au premier rang de “accusés” : le maintien de déficits budgétaires élevés.

S’exprimant devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Bernanke a toutefois concédé qu’il n’y avait pas de risque immédiat… si les Etats-Unis prenaient “les mesures qui s’imposent pour gérer sa position budgétaire”… tout en indiquant que la question concernant le maintien du statut du billet vert se posait à “relativement long terme”.

“Si nous ne remettons pas de l’ordre” chez nous, “cela mettra le dollar en danger”, a-t-il ainsi martelé. Considérant parallèlement que “le point le plus critique en la matière est la stabilité budgétaire à long terme”.

Des propos d’un type nouveau dans la bouche de Bernanke, alors le statut du dollar comme monnaie de réserve et d’échanges avait été remis en cause à plusieurs reprises par divers pays comme la Chine et la Russie.

Rappelons toutefois que suite à la mise en place de mesures de relance publiques mises en place par le gouvernement américain en vue de tenter de sortir de la crise, le déficit budgétaire des Etats-Unis touche les abysses. Il devrait ainsi rester au-dessus des 10% du PIB jusqu’en 2012. Pour ne représenter “que” 4 ou 5% du PIB en 2013.

Dans ses dernières prévisions budgétaires publiées fin août, la Maison-Blanche a revu en hausse de 2.000 milliards de dollars son estimation du déficit budgétaire cumulé pour la période 2010-2019, à 9.000 milliards de dollars… Une paille…

Le blog finance

Aujourd’hui la dette, demain l’impôt

De concert avec les autres pays du G20, la France a décidé d’utiliser l’arme budgétaire afin d’amortir les effets de la récession. Le déficit de l’État, des collectivités locales et de la Sécurité sociale devrait dépasser 8 % du produit intérieur brut (PIB) cette année comme l’an prochain, et la dette publique devrait ainsi atteindre 84 % du PIB fin 2010. Les 3 % de déficit et les 60 % de dette publique fixés par les normes européennes semblent donc bien loin.

Selon la formule du ministre de la relance, Patrick Devedjian, « quand il y a le feu à la maison, on ne regarde pas la facture d’eau » mais quand la situation se rétablira, la question du déficit se posera à nouveau. Certes, les rentrées budgétaires seront alors meilleures. Cependant la récession risque de laisser des traces pendant un moment sur la capacité à créer des richesses : une croissance molle est annoncée pour les prochaines années. Lire la suite

(22.09.2009)

  • Russie: volatilisation des investissements anticrise ?

Depuis le début de la crise, les autorités russes ont dépensé en un an 11.000 milliards de roubles (246,7 millions d’euros) pour sauver l’économie. L’immense paquet anticrise a aidé le système financier, mais il n’a pu arrêter l’écroulement de l’économie. Le gouvernement dispose encore du temps avant la fin de l’année, mais le problème réside dans l’efficacité des mesures anticrise, affirment unanimement les experts. “De l’argent est affecté, mais on ne sait pas vers où il va et quelle influence il jouera. Dans le premier semestre, l’économie a chuté de plus de 10%. En Russie, chaque rouble investi enlève 10 kopecks au PIB, alors qu’en Amérique un dollar investi ajoute autant au PIB et en Europe, 0,6 à 0,7 dollar”, explique le docteur en économie Nikita Kritchevski. Gazeta.ru (via Ria Novosti)

  • Les Pays-Bas vont réduire drastiquement leurs dépenses dès 2011

La réduction projetée est de… 20% ! Le projet de budget pour 2010 présenté par le gouvernement de centre-gauche prévoit quelque 40 milliards d’euros d’économie, à partir de 2011, dans une vingtaine de domaines du secteur public, comme le système de santé, le logement ou les allocations familiales. Ces mesures sont jugées essentielles pour contenir les effets de la crise sur la dette publique qui, grevée notamment par un soutien de 50 milliards d’euros au secteur financier, atteindra 381 milliards d’euros en 2010, soit 65,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 60% du PIB en 2009. La dette, aggravée également par des recettes énergétiques en baisse, une forte hausse du chômage et une chute des rentrées fiscales, devrait s’alourdir de “plus de 30 milliards d’euros par an” même si le PIB retrouvait une croissance de 2% dès 2011, son niveau d’avant la crise, selon le gouvernement. Le déficit public devrait lui atteindre 6,3% du PIB en 2010 tandis que la croissance resterait nulle. AFP

  • Etats-Unis: deux nouvelles banques en faillite

L’agence fédérale américaine de garanties des dépôts bancaires FDIC a annoncé la fermeture de deux nouvelles banques, dont la sixième plus grande faillite de l’année. Depuis le 1er janvier 2009, 94 établissements financiers ont dû déposer leur bilan. L’Irwin Union Bank and Trust Company, qui a son siège à Colombus (Indiana) contrôlait 2,7 milliards de dollars d’actifs et 2,1 milliards de dollars de dépôts. L’autre banque fermée appartenait au même groupe: il s’agit de l’Irwin Union Bank FSB, de Louisville (Kentucky), qui possédait 441 millions de dollars d’actifs et 493 millions de dollars de dépôts. La quasi-totalité des actifs des deux banques a été repris par la First Financial Bank, un établissement de l’Ohio. Le coût de ces deux faillites a été estimé par la FDIC à 850 millions de dollars. Le Matin

Déficit de l’État: 130 milliards d’euros… peut-être

Le déficit de l’État en 2009 sera “à peu près de 130 milliards d’euros” en 2009 mais il baissera en 2010, a prédit dimanche le ministre du Budget.

Eric Woerth a toutefois étrangement nuancé son affirmation sur i-Télé:

Quand je dis 130, je n’en suis pas sûr parce que je ne sais pas ce que seront les recettes d’impôts sur les sociétés d’ici la fin de l’année ni les recettes de TVA.”


La prévision est inférieure en 2010: elle sera autour de 110 ou 115 milliards. On fera mieux l’an prochain pour deux raisons: la première c’est que nous continuons la relance mais moins, on aide plutôt la sortie de crise (…) et puis l’économie ira mieux donc les recettes fiscales iront mieux“, a-t-il ajouté.

Quand on rectifie la prévision (de croissance) de 0,5 à 0,75% c’est deux à trois milliards de recettes fiscales supplémentaires donc le déficit de l’État sera amélioré l’année prochaine“, a-t-il souligné. Yahoo

4 à 5 milliards pour compenser la taxe professionnelle

Christine Lagarde avait assuré qu’il y aurait une “compensation intégrale”. Mais pour combien de temps?

La suppression au 1er janvier 2010 de la taxe professionnelle, qui sert à financer communes, départements et régions, annoncée par Nicolas Sarkozy en février, sera examinée en octobre lors du projet de loi de finances 2010, tout comme la taxe carbone.

Compte tenu du contexte budgétaire, la compensation de la suppression de la taxe professionnelle “ne sera pas une réforme facile“, selon Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat.

Les interrogations des sénateurs sur le long terme sont réelles. D’autant que cette réforme “va réduire considérablement le pouvoir fiscal des collectivités”, a observé le sénateur de la Mayenne. Cela va engendrer “des effets de ciseaux car des dépenses, notamment départementales, en matière sociale sont indispensables », a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre François Fillon avait indiqué début septembre que pour remplacer cette taxe, les collectivités locales percevront le produit “d’une cotisation économique territoriale” (CET), reposant sur le foncier (cotisation locale d’activité) et attribuée aux communes et aux intercommunalités et sur la valeur ajoutée (cotisation supplémentaire) “qui ira aux départements et aux régions ». Par ailleurs, l’idée de créer une taxe sur les antennes mobiles fait également son chemin. E24