Le Japon croule sous une dette monstrueuse

Le Japon croule sous une des dettes les plus élevées du monde, emprunte plus qu’il ne gagne et refuse d’envisager de nouvelles sources de revenus.

Ce qui, pour un particulier, mènerait à la saisie et l’interdiction bancaire, n’attire à l’État japonais que des sermons vite oubliés.

Alors que la situation budgétaire de la Grèce, du Mexique ou de Dubaï agitent ces dernières semaines les marchés mondiaux, le Japon, malgré des finances publiques dans un état tout aussi désastreux sur le papier, ne semble inquiéter ni les investisseurs, ni les agences de notation.

Pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu’il ne percevra d’impôts lors de l’année budgétaire 2009-2010, qui s’achève fin mars. Selon l’OCDE, qui admoneste régulièrement Tokyo à ce sujet, son déficit budgétaire dépassera les 10% du produit intérieur brut l’an prochain. Sa dette publique flambera à 204% du PIB: en la matière, seul le Zimbabwe fait pire.

A l’origine du problème : les plans de relance mis en oeuvre à répétition depuis les années 1990, ainsi qu’un système fiscal peu lucratif pour l’État, avec notamment une taxe sur la consommation exceptionnellement basse pour un pays développé (5%). De plus, le nouveau gouvernement de centre-gauche de Yukio Hatoyama s’est engagé à n’augmenter aucun impôt avant 2013.

Si nous étions le Botswana, on verrait immédiatement que nous prenons l’eau. Mais le Japon est comme le Titanic : notre économie est tellement grosse que personne ne s’aperçoit que nous coulons,” déplore Noriko Hama, économiste à la Doshisha Business School de Kyoto. Lire la suite

«Contre la crise financière et écologique, la planification»

Economiste américain hétérodoxe, James K. Galbraith dénonce la mise en coupe réglée des Etats-Unis par une coalition de la droite et des grandes entreprises. Rencontre, à l’occasion de la sortie de son livre «L’Etat prédateur» (Seuil, septembre 2009).

James K. Galbraith est professeur d’économie à la Lyndon B. Johnson School de l’université du Texas. Economiste hétérodoxe, il s’inscrit dans une longue lignée marquée par la figure mondialement reconnue de son père, John Galbraith. Comme lui, il rejette de manière radicale la plupart des apports et des méthodes de la théorie économique néo-classique. Selon lui, les marchés n’apporteront aucune solution à la crise contemporaine, à la pauvreté, aux inégalités, à la crise écologique, tous ces défis qui appellent au contraire la «planification».

Quelle est votre lecture de la crise ?

Pour comprendre ma position, il est indispensable de remonter le temps. Nous sommes au début des années 80. Au début des années Reagan et Thatcher. Partout, c’est le triomphe du TINA, There Is No Alternative ["Il n'y a pas d'alternative."]. Leurs politiques irriguent le reste du monde : la décentralisation est la grande amie de toute les libertés. La centralisation est à combattre. Ce catéchisme économique fait recette. Les politiques sociales sont mises sur la sellette. La chute du mur de Berlin renforce ces options politiques.

C’est-à-dire ?

Une conception de la politique économique dominait alors toutes les autres. La politique monétaire devait avoir un seul objectif, la lutte contre l’inflation. Les budgets publics devaient être équilibrés, le libre-échange le régulateur du commerce mondiaux et les impôts sur le travail et le capital devaient être réduits au maximum. Ce corpus de textes, frappé par un semblant de sceau scientifique, servait à légitimer le retrait de l’Etat. Et tirer un trait final sur toute forme d’interventionnisme. Ces principes étaient d’autant plus forts qu’ils semblaient cohérents, clairs, faciles à expliquer. Et donc à comprendre. Et qu’ils étaient soutenus par des économistes qui passaient pour des sommités. Pensez à Milton Friedman, le pape du monétarisme. Les progressistes passaient pour des rabats-joie, de jeunes vieillards prisonniers de leurs idées.

Ce corpus d’idées a-t-il été entièrement concrétisé ? Lire la suite

“Un chômeur européen sur deux est victime du libre-échange”

“Naïve et laxiste, l’Europe a toujours adopté une vision de très grande ouverture au libre-échange, en sorte qu’elle est aujourd’hui la zone la plus ouverte au monde. Elle n’exige même pas de réciprocité dans l’ouverture aux échanges, c’est-à-dire que les marchés des pays avec lesquels elle commerce soient aussi ouverts que les siens”.

C’est ainsi que l’économiste pourtant très “européen” et libéral Christian Saint-Etienne a condamné la politique européenne actuelle dans un article “Le libre-échange est-il coupable ?” (Les Echos, 23 avril 2009).

Il appelait alors à la mise en place de “taxes compensatoires” face au dumping social et environnemental des pays émergents. Le hic, c’est que les accords de l’OMC comme les traités européens jusqu’à Lisbonne auxquels la plupart des partis ont dit “oui” interdisent formellement une telle politique, qu’elle soit nationale ou même européenne.

Peut-on en évaluer aujourd’hui les dégâts en terme d’emplois détruits et non créés ?

Pour la première fois, un autre économiste, eurocritique assumé celui-là, Jacques Sapir, s’essaye à ce difficile exercice d’une estimation de l’impact sur l’emploi du libre-échange inégal auquel, au nom de l’Europe intégrée, on a livré notre économie et nos populations.

Pour Sapir, l’effet net du libre-échange inégal représenterait au moins la moitié des 8,3% de chômage constatés avant la crise. Il faudra y ajouter les chômeurs apparus depuis le début de cette crise (1,9 million supplémentaires dans l’UE au premier semestre 2009) qui est une crise du libre-échangisme inégal.

Le coût total, en incluant les effets induits et dynamiques, aura été d’accroître le taux de chômage de 138% à 177% suivant les hypothèses de gain de productivité et d’effet multiplicateur. Mais le libre-échange inégal et l’impact des politiques prédatrices hors et dans l’UE n’est pas le seul facteur. La hausse de l’Euro est aussi un élément qui induit une perte d’emplois non négligeable. Lire la suite

Impact économique et budgétaire de l’immigration

Selon le premier rapport annuel (datant de 2004) de la Commission européenne sur la migration et l’intégration, il est difficile d’obtenir une estimation fiable de la contribution budgétaire nette des immigrants, bien que les immigrants soient soumis aux mêmes obligations fiscales que les Français.

L’âge moyen relativement jeune de la population immigrée aurait théoriquement dû faire d’elle une population plus active, donc payant plus d’impôts et recevant moins de prestations sociales. Mais leur taux d’emploi faible annule l’incidence budgétaire bénéfique et produirait même des effets inverses.

Les études d’Yves-Marie Laulan, de Jacques Bichot et de Maurice Allais indiquent que l’immigration profite surtout aux immigrés eux-mêmes, ainsi qu’aux employeurs qui bénéficient de la présence d’immigrés non qualifiés, parfois de façon non déclarée.

Yves-Marie Laulan, économiste et président de l’Institut de géopolitique des populations, estime le coût annuel de l’immigration en France à 36 milliards d’euros. Son étude, qui prend en compte le différentiel entre les recettes et les dépenses apportées par les immigrés s’appuie notamment sur les travaux des professeurs d’économie Jacques Bichot et Gérard Lafay avec comme données principales les dépenses en maintien de l’ordre, de la justice, frais de scolarité, de santé, formation professionnelle, logement, coûts supplémentaires dans les quartiers dits « sensibles », les aides sociales diverses ou le regroupement familial. Lire la suite

“Le pire moment du déclin est encore à venir”, selon l’ancien sous-secrétaire d’État au Trésor de Reagan

Né en 1939, Paul Craig Roberts, diplômé de Berkeley et d’Oxford, a travaillé au sein de l’administration Reagan en 1981 et 1982. Il est considéré comme l’un des pères des “Reaganomics“, ce qu’il a ouvertement regretté par la suite. Le magazine Forbes l’a désigné en 1993 comme étant l’un des sept meilleurs journalistes américains.

Il nous livre ici une vision sans concession de la situation actuelle des États-Unis, au plan économique.

De leur gouvernement, les Américains ne peuvent obtenir la vérité sur rien, économie incluse. Les Américains sont économiquement enterrés, avec un million d’écoliers aujourd’hui sans abri, tandis que le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, annonce que la récession est finie.

Les sophismes déguisés en information sont de plus en plus délirants. La dépense de consommation représente 70% de l’économie étasunienne. C’est sa force motrice et elle a été arrêtée. Excepté pour le super-riche, le consommateur n’a vu aucune hausse de revenu au 21ème siècle. Sur shadowstats.com, le statisticien John Williams signale que le revenu réel des ménages n’a jamais retrouvé son apogée d’avant 2001.

L’économie a été maintenue en marche, en substituant la montée de l’endettement du consommateur à la hausse de son revenu. L’ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a favorisé l’endettement du consommateur avec le faible taux d’intérêt. Ce faible taux d’intérêt a fait monter le prix des maisons, permettant ainsi aux Américains de refinancer leur résidence et de dépenser leurs capitaux propres [ainsi libérés]. Les cartes de crédit ont été sur-utilisées, en attendant la hausse de l’immobilier et de la valeur des actions pour payer la dette accumulée. La fête a été arrêtée par l’éclatement de la bulle de l’immobilier et des capitaux propres [issus de la valeur estimée des maisons]. Lire la suite

Je ne rembourserai pas

Ou « Les pauvres paieront-ils pour les (très) riches » ?

La dette publique française file désormais allègrement vers les 1 800 Md€, soit la bagatelle de 60 000 € par foyer.

En 2010, la situation budgétaire de l’État est dramatique : Ressources nettes 175 Md€, Dépenses nettes 325 Md€, Déficit 150 Md€ (« www.performance-publique.gouv.fr » – le gouvernement a conservé son humour…). Le plafond de Maastricht de 3 % du PIB est enfoncé avec près de 8 % du PIB. Nous dépensons ainsi cette année 190 % des recettes (contre encore 120 % avant la crise)… Et du coup, la dette représente près de 10 ans de recettes fiscales actuelles…

Heureusement les politiques nous l’ont promis : il est hors de question qu’ils gèrent les finances publiques avec « rigueur » – pour ceux qui auraient encore un doute. Voilà enfin une promesse dont nous pouvons être assurés qu’elle sera tenue… Vivons donc au dessus de nos moyens, ou plutôt, enrichissons les riches, et après, que diable, advienne que pourra. Et bien justement, ça advient…

Car enfin, n’est-il pas formidable qu’une situation financière que n’importe quel ménage trouverait insensée et intenable pour son cas personnel, devienne une pratique acceptée voire théorisée quand elle est appliquée au niveau de l’État – qui n’est qu’un ensemble de ménages… Mais pour justifier ce qui heurte le bons sens, les discours abondent…

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La dette publique française

La question de la dette publique est redevenue d’actualité avec la privatisation des dettes du secteur bancaire. Nos politiques, qui n’ont pas voulu agir réellement contre les intérêts financiers, ont tout simplement transvasé les dettes bancaires vers la dette publique.

Comme nous allons le voir, ce n’est pas la première fois qu’une crise financière produit une montée des dettes publiques ; c’est même devenu une tradition en Europe et en France depuis les années 70. Mais il est probable que le système arrive désormais à ses limites, tout du moins en Europe, continent qui n’a pas la planche à billet universelle du dollar.

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André Jacques Holbecq vient de mettre en ligne un graphique représentant l’évolution du solde budgétaire français depuis 1973, c’est-à-dire depuis que l’émission monétaire a été privatisée.

Ce graphique différencie les dépenses globales du budget de l’Etat et le coût des intérêts que nous payons chaque année à cause de l’emprunt sur les marchés financiers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce graphique résume toute l’hypocrisie ou l’ignorance qui tourne autour de cette question.

Car, contrairement à ce qui est asséné constamment dans les médias mainstream, la dette publique de notre pays n’est pas le fruit d’une dépense excessive liée à une gabegie de l’Etat, mais elle est plutôt le résultat d’un surendettement volontairement provoqué.

En effet, comment ne pas penser que ce surendettement n’a pas été le fruit d’une stratégie volontaire de la part d’une partie du personnel politique français ? Ne pouvant imposer leur dogme quasi théocratique de la malveillance naturelle de l’Etat providence, les néolibéraux ont usé de la stratégie de l’usure sur le long terme.

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La mort annoncée de l’euro : une bonne nouvelle pour la Russie ?

Aujourd’hui directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales où il dirige le Centre d’Études des Modes d’Industrialisation (CEMI-EHESS), Jacques Sapir est un économiste de renommée mondiale. Il est intervenu à ce titre à de nombreuses reprises sur la question de l’avenir de la zone euro et de l’union monétaire européenne et s’est attaché à mettre au jour les causes profondes de l’impuissance des gouvernements européens à gérer efficacement une crise « grecque » qu’on a supposée à tort locale.

Mais il est avant tout un spécialiste reconnu depuis plus de 20 ans de l’économie russe, qu’il s’agisse de celle de l’URSS ou de celle de la transition à l’économie de marché. Il a enseigné en Russie à la Haute Ecole d’Economie de 1993 à 2000, et enseigne aujourd’hui à l’Ecole d’Economie de Moscou. Il a été l’un des rares à prédire le krach de 1998, ce qui lui a notamment valu d’être appelé à intervenir en tant qu’expert auprès de la Banque centrale de Russie, dans le cadre d’un Groupe de travail sur la sécurité financière.

Bref, nul ne paraissait mieux placé que lui pour répondre à une question qui ne semble pas empêcher outre mesure les économistes russes de dormir : en quoi la Russie est-elle concernée concrètement par la crise européenne ? Lire la suite

Le RSA suspendu à la fronde des conseils généraux

Bobigny, capitale des départements en colère. Ce mercredi, 58 présidents de conseils généraux sont venus apporter leur soutien à leur homologue de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), dont le budget en déséquilibre, voté en avril dernier, a été retoqué par la Cour des comptes.

Dix départements en grande difficulté financière

Le département a jusqu’à vendredi pour adopter un budget en équilibre, faute de quoi le préfet prendra le relais. Mais Claude Bartolone n’entend pas plier. «Je vais demander aux conseillers généraux de maintenir le budget de révolte. L’État doit à la Seine-Saint-Denis 169 millions d’euros pour 2010, c’est une question de principe.»

Selon un rapport remis à François Fillon, dix départements sont aujourd’hui en grande difficulté financière, vingt autres viendront les rejoindre en 2011. «Si le nombre d’allocataires continue d’exploser, on ne pourra pas verser le RMI-RSA en septembre», assure Claude Bartolone.

Depuis 2002, les conseils généraux se sont vus confier l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), la prestation de compensation du handicap (PCH) et le RMI (revenu minimum d’insertion), devenu RSA (revenu de solidarité active). Le problème, c’est que pour calculer les sommes à transférer aux collectivités, l’État s’est basé sur ce qu’il dépensait lorsque ces allocations étaient à sa charge.

Résultat, chaque année, l’écart se creuse entre ce que les conseils généraux dépensent et ce qu’ils reçoivent : un total de 11,5 milliards d’euros d’allocations a été versé en 2008, mais la compen­sation de l’État n’a été que de 7,5 milliards. Le gouvernement a proposé une aide d’urgence aux dix départements en grande difficulté. Insuffisant pour Claudy Lebreton (PS), président de l’Association des départements de France et du conseil général des Côtes-d’Armor : «On a besoin d’un fonds d’urgence pour les départements. Sinon, il y aura des départements en cessation de paiement dès la fin de l’année.»

20 Minutes

Crash Course – 13

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 13: Incapacité Américaine à Épargner

Si vous venez de voir le chapitre précédent sur la dette, alors vous vous demandez peut-être si notre épargne ou nos actifs sont en quantité suffisante pour gérer parfaitement ces niveaux d’endettement. Dans le chapitre suivant, je vais parler des actifs. Dans ce chapitre, je vais présenter des éléments prouvant que les États-Unis n’ont pas réussi à économiser de l’argent pratiquement à tous les niveaux de la société et montrer que le gouvernement des États-Unis est insolvable. J’utilise ce terme avec précision. Alors que la faillite est un processus juridique qui commence quand la situation financière ne permet plus respecter les obligations, l’insolvabilité se produit lorsque le passif dépasse l’actif et est la première étape sur la voie de la faillite.

Le but du Crash Course est de vous donner le contexte et les données vous permettant d’évaluer avec précision les probabilités et les risques auxquels notre économie devra faire face dans les prochaines années. Ma position est que les vingt prochaines années seront complètement différentes des vingt dernières années et pour soutenir cette déclaration, je vais vous emmener à travers six domaines clés de données. La Dette, l’Épargne, les Actifs, la Démographie, le Pic pétrolier, et les Changements climatiques.

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Déjouer le piège de la rigueur et le verrou de l’Euro

Par Jacques Sapir

Sommes-nous donc en 1931 ? Alors que les annonces de plans dits «de rigueur» ou «d’austérité» se multiplient à travers l’Europe, il est aujourd’hui évident que l’ordre du jour des divers gouvernements est dominé par la réduction des déficits publics. Se répètent ainsi les erreurs commises lors de la « Grande Dépression » [1]. Ceci n’est pas – seulement – dû à un oubli de l’Histoire. La crise que connaît la zone euro, et qui n’en est qu’à son commencement, a joué dans ce tournant un rôle à la fois décisif et pernicieux. C’est elle qui a lourdement pesé dans la conversion actuelle des principaux gouvernements à la «rigueur».

Ils sacrifient ainsi la substance – à savoir la dynamique économique qui fonde en réalité la possibilité réelle de la zone euro à se maintenir – à l’apparence : les conditions immédiates de son maintien face à la spéculation des marchés. Il est donc à craindre que l’Europe et la France n’entrent dans une période prolongée de récession sous l’impact cumulé de ces politiques restrictives. Des mesures radicales s’imposent, mais, pour les évaluer, il faut d’abord procéder à un bilan de la situation.

Le piège de la rigueur ne se comprend pas hors du verrou de l’euro. Pour autant, l’adhésion à ce dernier n’a pas reposé que sur des considérants idéologiques. Il y a bien eu des facteurs réels qui ont convaincu les gouvernements d’accepter cette solution de la monnaie unique dont les inconvénients étaient pourtant connus dès l’origine. Le délitement de ces facteurs pose la question de la possibilité de la survie de la zone euro et, au-delà, des solutions alternatives qui s’offrent à nous.

Vers la récession

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Les armées vont devoir se serrer le ceinturon

Le ministre de la Défense a annoncé, hier, une réduction de son budget de cinq milliards d’euros en trois ans.

Mais quels secteurs pâtiront le plus de ces économies ?

Le chiffre courait depuis plusieurs semaines, et c’est le ministre de la Défense, Hervé Morin, qui l’a officialisé, hier, lors de l’inauguration du salon de l’armement Eurosatory, à Villepinte (Seine-Saint-Denis) : les armées perdront cinq milliards d’euros de budget d’équipement sur les trois prochaines années.

L’une des solutions consiste à réduire les dépenses courantes.

C’est d’ailleurs ce qu’Hervé Morin a immédiatement laissé entendre : «Nous continuerons à donner la priorité à l’équipement de nos forces, grâce à des économies sur le fonctionnement».

De ce fait, la loi de programmation militaire ne sera pas respectée, et les armées retrouveront sans enthousiasme cette familière réduction de leurs budgets, et les luttes d’influence qui vont avec.

Réduire les effectifs

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Le virus mutant de la crise

Entretien avec Jacques Sapir

1.- Vous affirmez que l’on ne doit pas confondre le capitalisme et le marché. Quelle est la différence entre l’économie capitaliste et l’économie de marché ?

On a en effet souvent tendance à confondre ces deux notions. Or elles ne sont pas synonymes. Le marché, pris au sens théorique du terme, est un mode de coordination, mais il n’est pas le seul. On constate que, partout où l’on trouve des marchés, on trouve aussi d’autres modes de coordination, comme les réseaux et les hiérarchies, et surtout des institutions sans lesquelles les marchés ne sauraient fonctionner.

Au sens strict du terme, une économie de marché utiliserait uniquement le « marché » comme mode de coordination. Les entreprises n’y existeraient pas. Dans un sens moins strict, on utilise souvent le terme en opposition à « économie mixte » ou encore à « économie planifiée » en oubliant que, dans ces économies, les marchés sont aussi présents. Le problème, avec ceux qui parlent d’économie de marché, est qu’ils ne savent pas à quels marchés ils font référence, et qu’ils ignorent, ou feignent d’ignorer, que certains marchés sont des institutions et parfois même, comme dans le cas des Bourses du monde entier, des entreprises. L’économie de marché, au sens d’une économie entièrement régie par le principe du marché, me semble une impossibilité théorique. Elle relève d’une utopie libérale, au même titre que la société sans classes et sans État.

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La crise domine la campagne électorale aux Pays-Bas

Le Parti libéral part favori pour les élections législatives du mercredi 9 juin aux Pays-Bas, alors que le principal enjeu de la campagne a été l’économie, bien plus que l’immigration ou l’insécurité.

Longtemps au coeur du débat politique néerlandais, l’immigration a été reléguée au second plan dans la campagne des élections législatives du mercredi 9 juin. La crise économique est désormais au centre des débats, ce qui relègue la formation du leader d’extrême droite Geert Wilders au quatrième rang des intentions de vote, et profite aux partis traditionnels. Il faut des propositions pour sortir de la crise. Et à ce jeu-là, les libéraux du VVD (Parti populaire libéral et démocrate), emmenés par Mark Rutte, semblent avoir trouvé les arguments pour convaincre.

« Par rapport à d’autres pays comme la Grèce, on n’a pas à se plaindre, notre économie a toujours été bonne, mais bon, la crise touche tout le monde, même les Pays-Bas. » Guus van Bree, 53 ans, résume bien l’état d’esprit qui prévaut chez les Néerlandais.

Donnés gagnants par les sondages, les libéraux ont promis de réduire drastiquement les dépenses publiques, avec l’objectif d’une diminution annuelle de 20 milliards d’euros de dépenses à partir de 2015. C’est plus que n’importe quel autre parti. Ils veulent ramener le budget de l’État à l’équilibre, en diminuant le nombre de fonctionnaires et de parlementaires, et en relevant l’âge de la retraite.

«Nous ne devons pas laisser entrer d’immigrants défavorisés»

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Le gouvernement des banques

L’insolence des spéculateurs suscite une vive opposition populaire et contraint les gouvernements à prendre quelques distances avec la finance. Le 20 mai, le président Barack Obama a qualifié de « hordes de lobbyistes » les banquiers qui s’opposaient à son projet de réglementation de Wall Street. Ceux qui signent les chèques vont-ils continuer à écrire les lois ?

Le 10 mai 2010, rassurés par une nouvelle injection de 750 milliards d’euros dans la fournaise de la spéculation, les détenteurs de titres de la Société générale gagnèrent 23,89 %. Ce même jour, le président français Nicolas Sarkozy annonça que, par souci de rigueur budgétaire, une aide exceptionnelle de 150 euros aux familles en difficulté ne serait pas reconduite. Ainsi, crise financière après crise financière, chemine la conviction que le pouvoir politique aligne sa conduite sur les volontés des actionnaires.

Périodiquement, démocratie oblige, les élus convoquent la population à privilégier des partis que les « marchés » ont présélectionnés en raison de leur innocuité.

Le soupçon de prévarication sape peu à peu le crédit de l’invocation du bien public. Quand M. Barack Obama fustige la banque Goldman Sachs afin de mieux justifier ses mesures de réglementation financière, les républicains diffusent séance tenante un spot (1) qui récapitule la liste des donations que le président et ses amis politiques ont reçues de « La Firme » lors des élections de 2008 : « Démocrates : 4,5 millions de dollars. Républicains : 1,5 million de dollars. Des politiciens s’attaquent à l’industrie financière, mais acceptent les millions que leur verse Wall Street. »

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Déficit public : la crise a bon dos

La crise n’est pas seule responsable des 138 milliards d’euros de déficit de 2009. D’autres dépenses sont à prendre en compte, à commencer par le train de vie de l’État.

138 milliards d’Euros, vous avez bien lu !

Cela correspond au déficit des comptes de l’État Français pour 2009, que la Cour des Comptes vient de valider, tout en émettant quelques réserves.

Et surtout en précisant au passage que : ” la dégradation des finances publiques n’était pas due uniquement à la crise.

Face à ces chiffres qui donnent le tournis, le Président n’a trouvé qu’une basse polémique pour éviter le sujet : ” Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans… On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu. ” – Source Le Point

Et si vous et votre gouvernement avaient évité de gaspiller l’argent depuis 2007, Monsieur le Président : ” On aurait beaucoup moins de problèmes si vous vous étiez abstenu.

Car, le constat est édifiant lorsqu’on lit ce qu’écrit la Cour des Comptes sur votre vague de “générosité” depuis 2007 :

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La Cour des comptes épingle l’État sur l’aide aux banques

Les aides apportées par l’État aux banques françaises au plus fort de la crise financière en 2008 et 2009 pourraient finalement avoir un coût plus élevé que prévu pour les finances publiques, estime la Cour des comptes.

Dans un rapport sur les concours publics aux établissements de crédit, l’institution, chargée de contrôler les dépenses publiques, s’interroge sur l’opportunité pour l’État d’avoir débloqué une seconde enveloppe d’aide au secteur bancaire début 2009 alors que les résultats bancaires s’amélioraient.

Le bilan financier des concours publics doit être nuancé“, lit-on dans le rapport de la Cour des comptes. “A moyen terme, le bilan définitif peut s’avérer moins favorable pour les finances publiques, en raison de dépenses pérennes.” “La limitation de la plus-value réalisée par l’État lors des rachats par les banques des titres souscrits par la SPPE (Société de prise de participations de l’État, ndlr) doit aussi être relevée,” juge encore l’institution.

Le rapport de la Cour des comptes contraste avec les discours du gouvernement français et des dirigeants de banques qui ont jusqu’à maintenant martelé que le plan d’aide au secteur bancaire n’avait pas grevé le déficit budgétaire.

Les banques françaises et le gouvernement n’ont jamais cessé de rappeler que les aides, remboursées depuis par la plupart des établissements, s’étaient traduites par une recette budgétaire de plus de deux milliards d’euros.

L’État a indiqué que le plan de soutien aux établissements de crédit lui avait apporté deux milliards d’euros au titre de la garantie et des intérêts. Ce chiffre global doit être à la fois éclairé et nuancé,” souligne la Cour des comptes.

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LEAP : la dislocation géopolitique mondiale accélère son rythme

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), 15 mai 2010

Comme anticipé par le LEAP – Europe 2020 en décembre 2009 et février 2010, le printemps 2010 marque bien un point d’inflexion de la crise systémique globale, caractérisé par son aggravation brutale du fait de l’ampleur insoutenable des déficits publics (voir novembre 2009) et de l’inexistence de la reprise tant annoncée (voir septembre 2009).

Les dramatiques conséquences sociales et politiques de ces évolutions reflètent par ailleurs bien le début du processus de dislocation géopolitique mondiale, comme anticipé en février 2009.

Enfin, les récentes décisions prises par les dirigeants de la zone Euro confirment les anticipations du LEAP, inverses du discours dominant de ces derniers mois, sur le fait que non seulement l’Euro n’«exploserait pas» à cause du problème grec, mais qu’au contraire la zone Euro sortirait renforcée de cette étape de la crise (1).

On peut même estimer que depuis la décision de la zone Euro, sorte de « coup d’Etat de l’Eurozone » soutenu par la Suède et la Pologne, de créer ce vaste dispositif de protection des intérêts de 26 Etats membres de l’UE (2), la donne géopolitique en Europe a radicalement changé. Parce qu’elle va à l’encontre des préjugés qui façonnent leur vision du monde, il va bien entendu falloir quelques mois à la plupart des médias et opérateurs, pour se rendre compte que, derrière l’apparence d’une décision budgétaro-financière purement européenne, il s’agit d’une rupture géopolitique à l’impact mondial.

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Crise : gagner du temps n’est pas suffisant (2)

Suite et fin de la Tribune de l’économiste Jacques Sapir à propos des mesures de sortie de crise adoptées par nos dirigeants. L’économiste esquisse une alternative à un système monétaire international durablement en crise.

Il convient donc, et ce très rapidement, de s’atteler à la réforme de la zone Euro, mais aussi de se préparer au pire. Le fait que le tabou d’un engagement des Banques Centrales (et de la BCE au premier chef) ait été partiellement levé, est une bonne chose. Mais, soit on s’oriente vers une monétisation d’une partie des déficits (et il est peu probable que l’Allemagne l’acceptera), soit on se rendra rapidement compte que les facteurs de blocage que l’on connaissait avant cette crise perdurent. De même, la question de la compétitivité au sein de la zone Euro reste entièrement posée.

Il faut redonner de la souplesse au système

Tel était le principe d’un Euro monnaie non unique mais simplement commune, venant chapeauter les monnaies nationales, dans un cadre où les parités seraient fixes mais régulièrement révisables. Ceci correspond à la seule solution permettant de gérer l’hétérogénéité des dynamiques économiques, hors d’un budget européen réellement conséquent qui est aujourd’hui une impossibilité politique.

Enfin, il convient de le protéger contre de nouvelles attaques spéculatives et, pour cela, d’introduire à l’extérieur de la zone des mécanismes de contrôle sur les mouvements de capitaux à court terme.

Il est donc nécessaire de maintenir le rythme des changements, tel qu’il s’est manifesté ce dimanche [9 mai 2010]. Mais, ceci se heurte directement à la temporalité des politiques qui comptent en mois, quand ce n’est en années, problème que vient renforcer la crise politique larvée que vit l’Allemagne.

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La dette publique des Etats-Unis est pire que celle de la Grèce

En 2009, aux Etats-Unis, le déficit primaire structurel atteint 7,3% du PIB et, au Royaume-Uni, 6,8% du PIB. Cela paraît incroyable, mais il est pire que les 6% de la Grèce.

Quiconque aimerait savoir qui créera des emplois ces prochaines années peut exclure le secteur public. La dette des Etats est telle que les dépenses publiques devront baisser. Certains crieront au diktat des marchés, mais les Etats ne pourront se soustraire à l’arithmétique la plus élémentaire. Même la France, qui depuis 1974 n’a pas connu un seul budget en équilibre. Les décisions de ce week-end n’y changeront rien. Elles ne permettent que de gagner du temps.

D’une façon générale, la situation a tendance à empirer. Dans cinq ans, il n’y aura plus aucun pays muni d’un rating de AAA, selon une admirable étude de Willem Buiter, chef économiste de Citigroup. Cet ancien membre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre est une personnalité réputée et s’exprimait aussi mardi lors de la conférence de la BNS et du FMI, à Zurich.

Nous sommes presque au point où il n’existe plus d’obligation sans risque, selon Willem Buiter. Le kilo d’or n’est pas par hasard à 42 000 francs [suisses]. Même les Etats-Unis et l’Allemagne ne sont plus sûrs : le CDS spread (mesure du coût de la protection) de l’Etat américain s’élève à 40 points de base. En clair, cela signifie que la probabilité des Etats-Unis d’être en défaut sur leur dette atteint 3,5% à 5 ans. Pour l’Allemagne, la probabilité est de 2,8%.

Le pire se trouve-t-il d’ailleurs à Athènes ? Si l’attention se porte avec raison sur le sud de l’Europe, les finances publiques britanniques et américaines sont dans une position aussi catastrophique.

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Trimer pour une poignée d’euros

L’Europe a généralisé les bas salaires, multipliant le nombre des “travailleurs pauvres.” Dans le même temps, les rémunérations des hauts dirigeants atteignent des niveaux astronomiques. Jusqu’où ce creusement des écarts sera-t-il supportable ?

Les salaires stagnent depuis maintenant 30 ans à cause de l’augmentation de la concurrence sur un marché du travail mondialisé, les barrières douanières ayant été supprimées au nom du “libéralisme,” permettant la circulation des capitaux et des marchandises. Mais durant ces 10 dernières années, les prix ont été multipliés par 2 pour ce qui pèse le plus lourd dans le budget des ménages, à savoir le logement, l’alimentation et l’énergie. Les classes moyennes ont été massivement appauvries par l’inflation, la précarité et la stagnation des salaires. Des millions de salariés sont désormais pauvres tout en travaillant, avec des revenus insuffisants pour payer les prix devenus exorbitants des loyers, de l’alimentation ou du chauffage, obligés de recourir à l’aide des Restos du coeur ou du Secours catholique, réduits à vivre dans des taudis ou des mobil home de campings quand ils ne sont pas tout simplement à la rue…

Dans le même temps, les salaires des élites économiques ont quant à eux suivi l’inflation réelle, avec une augmentation de 20% par an ou plus, sur des bases déjà très élevées. Pendant que le plus grand nombre s’appauvrit, les prédateurs s’enrichissent, phénomène des vases communicants.

Partie 1:


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Europe/USA : le « miracle » japonais ne se répétera sans doute pas

Un scénario alternatif à un retour à une situation de forte récession, pouvait être envisagé avant les récents problèmes de dette souveraine de la Grèce : qu’il y ait une période longue (10 à 20 ans) de déflation douce et de stagnation économique, associée à une hausse régulière des dettes publiques, jusqu’à atteindre par exemple le niveau japonais (plus de 200% du PIB d’endettement public brut *), sans que cela ne pose de problème au marché obligataire (maintien de taux bas).

* Ce chiffre doit être fortement relativisé, puisque la dette gouvernementale japonaise détenue par le secteur privé ne s’élève en fait qu’à 52% du PIB (voir cet article sur la dette japonaise).

Les récents développements intervenus en Europe, avec des hausses importantes sur les taux à 10 ans de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, et dans une moindre mesure de l’Espagne, sont un signal très clair envoyé par le marché : ce scénario à très peu de chances de se réaliser chez nous, puisque plusieurs pays commencent déjà à inquiéter le marché (la Grèce ayant largement franchi la ligne rouge).

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Le défi grec : un délai et des obstacles inédits

La Grèce n’est pas le premier Etat à devoir réduire son déficit de 10 points de PIB. D’autres y sont parvenus au cours des quarante dernières années. Mais leur exemple ne suffira pas à rassurer Athènes, qui fait face à un délai et à des obstacles inédits.

En échange du plan de sauvetage sans précédent de 110 milliards d’euros, la Grèce s’engage à suivre une cure intensive d’austérité. Ce plan vise à faire passer le déficit de 13,7% à 3%, et ce, en deux ans… Un programme ambitieux, certains diraient impossible… Pourtant, d’autres pays, comme l’Irlande, la Suède ou la Finlande, ont réussi par le passé à réduire leur déficit.

Ceux qui ont réussi…

Le rapport sur les finances publiques publié par le FMI en novembre 2009, liste les efforts de réajustement budgétaire d’une vingtaine de pays au cours des 30 dernières années (voir le tableau complet ci-dessous).

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Obligations (USA) : l’apocalypse est pour demain

En 2012, les entreprises américaines vont devoir rembourser une montagne d’emprunts obligataires. Le pire est à craindre.

Lorsque les Mayas ont prédit la fin du monde pour 2012 – si l’on en croit Hollywood –, ils n’ont pas inclus les junk bonds [obligations pourries] au nombre des périls qui menaceraient la planète. Pourtant, 2012 est également le début d’une période triennale au cours de laquelle plus de 700 milliards de dollars [524 milliards d’euros] de dettes à hauts rendements et à hauts risques arriveront à échéance, mettant ainsi, redoutent certains, une pression terrible sur les marchés du crédit. Comme l’Etat fédéral américain devra régler une énorme facture au même moment, les entreprises risquent d’avoir du mal à obtenir de nouveaux prêts, ce qui déclencherait une vague de défauts de paiement et de faillites.

Ces prévisions apocalyptiques ­ne sont pas l’apanage des éternels cassandres et autres spéculateurs à la baisse. Même Moody’s, connu pour la sobriété de ses déclarations, tire la sonnette d’alarme. “En 2012 et au-delà, une avalanche emportera les entreprises si elles ne se sauvent pas à temps”, avertit Kevin Cassidy, analyste pour cette agence de notation financière.

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La condition humaine sous les ondes électromagnétiques artificielles

De plus en plus de personnes ressentent l’agression physique que constitue la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans l’air de notre vie de tous les jours, ondes qui sont nécessaires au fonctionnement des nouvelles technologies sans fil lancées sur le marché.

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Les personnes souffrant de ces nouvelles ondes sont très souvent totalement démunies pour expliquer la situation sanitaire, technologique et sociale à autrui, ainsi que leur situation personnelle qui en découle. Clairement, les implications de l’évolution sociétale à laquelle nous faisons face sont tellement énormes et ahurissantes, qu’il est bien difficile de les expliquer précisément et parfois d’y croire.

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer ; et, pour 2011, l’OFCE prévoit un maigre 1,5 %.

L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.
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L’Union Européenne devrait-elle subventionner la sécurité d’Israël ?

L’intégration d’Israël dans le programme européen de recherche lié à la sécurité ébranle les engagements d’impartialité de l’UE au Moyen-Orient.

Depuis que la Communauté Européenne a commencé à financer la recherche en 1984, autant les montants des fonds que la variété des sujets proposés ont considérablement augmenté (le dernier programme-cadre FP7 a un budget de 53 milliards d’euros sur sept ans). Il en va de même de la participation de chercheurs extra-européens à des projets accomplis en collaboration.

Per capita, aucun pays non-membre de l’Union Européenne n’a autant bénéficié des largesses de l’UE qu’Israël. En effet, selon la Commission Européenne, l’UE est maintenant deuxième à la Fondation des Sciences d’Israël en tant que source de fonds de recherche pour les associations académiques et les entreprises publiques israéliennes.

De plus en plus, en Israël, ce fonds aboutit dans le secteur déjà en pleine expansion de la sécurité. Les revenus israéliens tirés des exportations de produits liés au contre-terrorisme atteignent maintenant, selon le gouvernement israélien, un milliard de dollars par an.

Depuis qu’Israël a été intégré dans la « zone de recherche européenne », la Commission a conclu des douzaines de contrats lucratifs pour le plus grand plaisir d’Israël Aerospace Industries (une entreprise publique de fabrication de drones), de Motorola Israel (producteur de « barrières virtuelles » autour des colonies israéliennes) et d’Elbit Systems (l’une des plus grandes firmes privées de technologie militaire en Israël, qui prend en charge, autour de Jérusalem, des segments du « mur de séparation » construit entre les communautés juives et palestiniennes, pour reprendre le terme des Nations Unies).

Quelques 58 projets de recherche liés à la sécurité de l’UE sont maintenant financés par les 1,4 milliards d’euros de la composante recherche-sécurité du FP7. Des compagnies et institutions israéliennes participent à 12 d’entre eux. Parmi ceux-ci, elles en dirigent et coordonnent cinq. Seuls la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et l’Italie dirigent plus de projets.

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USA : le déficit américain moins mauvais que si c’était pire

Ah ! que Coluche aurait été content d’annoncer une si bonne nouvelle !

En effet, l’adepte du “c’est pas plus mal que si c’était pire” aurait été heureux de nous faire partager l’information : si les Etats-Unis ont enregistré un déficit budgétaire de 65,39 milliards de dollars en mars, certains trouvent tout de même le moyen de se féciliter du fait que ce montant s’avère en forte baisse par rapport aux mois précédents… mais tout de même supérieur aux estimations des analystes !

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USA : crise, Kansas City ferme la moitié de ses écoles

Une hécatombe d’emplois dans les écoles américaines ! La crise affecte considérablement les écoles aux États-Unis. Elle sont obligés de “couper” dans le budget.

Près de la moitié des écoles publiques de Kansas City vont devoir fermer pour des raisons budgétaires. 700 personnes pourraient perdre leur emploi.

À Chicago, la School Board des banlieues nord-ouest de la ville a approuvé le licenciement de 1000 employés, pour éviter un déficit de 44 millions de dollars.

Fin mars, près de 22 000 employés et professeurs en Californie ont reçu une note de pré-licenciement.

Pire, selon newsadvance, en Virginie, la Virginia Education Association prévoie de supprimer 28 000 emplois dans les écoles publiques, pour une réduction de 700 millions de dollars dans le budget.

À Detroit, Michigan, ce sont 44 écoles qui vont fermer. Pour une économie de 31 millions de dollars.

À Montgomery, Alabama, 600 employés ont été virés des écoles publiques, et ce n’est que la première phase du plan de réduction du budget.

Critograph

Budget: le 93 fait sa loi

Finances locales: certains départements comme la Seine-Saint-Denis (93) reprochent au gouvernement de les conduire vers la faillite.

Plusieurs départements ont engagé un bras de fer financier avec l’État. Ils lui reprochent de ne pas avoir compensé certains transferts de compétences, avec des conséquences directes sur leur budget.

Le président de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone (PS), a fait voter jeudi un déficit de 75 millions d’euros pour son budget 2010 (1,8 milliards d’euros) alors que les collectivités locales ne peuvent présenter de budget en déséquilibre.

Compétences sociales

Les départements reprochent notamment à l’État de ne pas avoir compensé financièrement les transferts de compétences sociales.

Depuis la décentralisation, ces collectivités sont en charge du versement des trois prestations universelles: le Revenu de Solidarité active (RSA), l’Aide personnalisée à l’Autonomie (APA) et la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).

Et depuis la crise, les montants versés n’ont cessé d’augmenter avec la hausse du chômage.

Un geste fort au niveau symbolique mais complètement illégal et qui pourrait entraîner la mise sous tutelle de la collectivité.

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Un bouclier inefficace contre l’exil fiscal

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Le nombre d’exilés fiscaux continue d’augmenter malgré le bouclier fiscal.

Le bouclier fiscal devait lutter contre les exilés fiscaux et les ramener dans le droit chemin des frontières nationales.

Même Johnny Hallyday avait déclaré qu’il reviendrait en France avec un tel dispositif.

Mais deux ans après sa mise en place, l’objectif est bien loin d’avoir été atteint et le chanteur est resté en Suisse.

L’exil fiscal a même légèrement augmenté, selon des informations du journal Le Figaro publiées ce mercredi.

Jeu à somme nulle

D’après les données communiquées hier par le ministre du Budget, François Baroin, lors de son audition à la commission des finances de l’Assemblée nationale, 821 redevables de l’impôt sur la fortune (ISF) ont quitté la France en 2008 contre 719 en 2007.

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Jamais les Français n’ont ressenti autant de difficultés liées au logement

« En une quinzaine d’années seulement, les prix des logements ont été multipliés par 2,5 dans notre pays, soit une hausse bien plus vive que celle des revenus (multipliés par 1,6 depuis 1995). Les loyers ayant eux aussi augmenté plus vite que le coût de la vie, le poids de l’ensemble des dépenses de logement dans le budget des ménages s’est fortement accentué. »

(Etude du CREDOC, février 2010)

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La défense française se privatise, comme aux USA

Sur le blog «Défense en ligne», Philippe Leymarie revient sur les problématiques actuelles de la défense française : la privatisation et la robotisation de la guerre, qui sont déjà une réalité outre-Atlantique.

Tombe d'Alain-Fournier

« Les forces armées face au défi de la privatisation de l’action militaire » : ce colloque international organisé le 18 mars dernier à l’Ecole Militaire à Paris, a mis en évidence le gouffre qui sépare, dans ce domaine, les pays dits anglo-saxons – USA, Canada, Royaume uni – où de larges pans de l’activité de défense et de sécurité sont abandonnés aux sociétés militaires privées (SMP), de la plupart des autres, soucieux de conserver dans le giron des Etats l’essentiel des fonctions « régaliennes », et plus regardants sur les activités qui pourraient être concédées à des entreprises privées…

Il y a actuellement en Afghanistan moins de soldats réguliers américains que d’effectifs de « contractors » privés : gardes du corps ; techniciens ; agents pour la protection de bâtiments ou de personnalités, la sécurité d’ONG, l’escorte de convois, le déminage, etc. Une partie de ces 100 000 hommes sont recrutés sur place, parmi les anciens militaires, policiers ou miliciens (dont se débarrassent les chefs de guerre locaux).

En Irak, 160 000 civils (dont plus de 13 000 « soldats de fortune », armés) assistent, complètent, côtoient les 189 000 militaires réguliers, en majorité américains. La Cour des Comptes, à Washington, vient d’étudier cinq cas particuliers de SMP américaines opérant dans ce pays : quatre interventions sont considérées comme meilleur marché, au final, que le recours aux forces régulières ; mais la Cour pointe les autres facteurs à prendre en considération (sélection, légalité, qualité, contrôle, perte de savoir-faire). Dans les faits, la population ne fait pas la différence entre les étrangers en armes et leurs statuts.

Fonds opaques

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Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche

Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau “maillon faible de l’Europe ?” L’agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu’elle abaissait d’un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de “AA” à “AA-“, faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. Jeudi, en fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.

Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, “montre que le scénario de contagion en Europe, que l’on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser”, souligne Marie de Vergès, du service Économie du “Monde,” qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu’elle peut avoir. (Cliquez ici pour écouter son analyse.)

L’agence Fitch a justifié sa décision par la crainte “d’éventuelles conséquences de la crise sur l’économie portugaise et sur ses finances publiques à moyen terme, compte tenu de la fragilité structurelle du pays et de son fort endettement”. “Même si le Portugal n’a pas été affecté outre mesure par la crise mondiale, les perspectives de reprise économique sont plus faibles que pour les 15 autres membres de la zone euro, ce qui va peser sur ses finances publiques à moyen terme”, a développé Douglas Renwick, un responsable de Fitch.

Cet abaissement reflète les contre-performances budgétaires du Portugal en 2009, avec un déficit de 9,3 % du PIB, contre 6,5 % prévu par Fitch en septembre. Le gouvernement portugais a réaffirmé son “ferme engagement” à redresser ses finances publiques. 

“Dans la situation actuelle de nervosité et de volatilité des marchés financiers internationaux (…), il est fondamental que le Portugal démontre un ferme engagement politique dans la mise en œuvre du programme de stabilité et de croissance, en vue de redresser les comptes publics et réduire le déficit extérieur par une récupération de la compétitivité”, a déclaré le ministère des finances.

Le gouvernement table par ailleurs sur une hausse de ses recettes grâce à la suppression de nombreux bénéfices fiscaux et un vaste plan de privatisations sur fond de reprise timide de la croissance (+0,7% prévu en 2010).

Le Monde

Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ?

Ouvrage collectif soutenu entre autres par le réseau ATTAC : « Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ? ».

Bonne question.

L’Union Européenne est un pôle important lors de toutes les négociations internationales sur les questions agricoles et alimentaires. En 2013, le gel de la Politique Agricole Commune arrive à terme. La réforme de la PAC sera donc, à nouveau, à l’ordre du jour. Qu’attendre de Bruxelles dans ce cadre ?

Précision d’entrée de jeu : nous avons bien dit « attendre de Bruxelles », et non de Strasbourg, car, en ce qui concerne la PAC (40 % du budget de l’UE), le Parlement (élu démocratiquement) n’a sur l’essentiel qu’un pouvoir consultatif, tandis que la Commission (non élue) est seule habilitée à proposer des directives au Conseil des Ministres de l’Agriculture (c’est ce qu’on appelle la « démocratie européenne »). C’est à peu près la relation entre le Bureau Politique du Parti Communiste et le Soviet Suprême dans la défunte URSS, soit dit en passant.

Pour la bonne bouche, signalons encore que l’objectivité de la Commission ne paraît pas tout à fait indiscutable (on va dire ça comme ça). Exemple : la Commission s’est récemment félicitée publiquement des « bonnes relations » qu’elle entretient avec la Confédération des Industries Alimentaires et des Boissons (CIAA), soulignant le « traitement 5 étoiles » (sic) accordé à ce lobby. Pas triste.

Bref, donc : qu’attendre de Bruxelles ?

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Le FMI plaide pour des mesures d’austérité dès 2011

Les pays développés avec des déficits publics élevés doivent commencer dès aujourd’hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d’austérités qui seront nécessaires à partir de l’an prochain, a estimé dimanche le numéro deux du Fonds monétaire international.

Pour le FMI, il y a urgence à préparer les opinions publiques de certains pays fortement endettés ! Les mesures de restriction qui vont devoir être prises seront inévitables à partir de l’an prochain, de quoi toucher les ménages au portefeuille, selon John Lipsky, le Directeur général adjoint du FMI.

L’ampleur des ajustements sera si vaste que ces mesures inévitables risquent de se traduire par :

1) Un recul des allocations de santé et de retraite

2) Une réduction des dépenses publiques

3) Une hausse des impôts

S’il est pour l’instant “approprié” de conserver les mesures de soutien à l’économie mis en place dans les pays développés, l’assainissement des finances publiques devra démarrer par la suite, dès 2011, si la reprise économique suit son cours, a encore expliqué le numéro deux du FMI…
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Selon un député UMP, les pompiers sont des tire-au-flanc … coûteux !

Une proposition de loi met le feu chez les pompiers

1604511130_small_dbd43Les pompiers, vous savez ce métier qui reste en tête du palmarès des préférés des Français ! Les pompiers qui y laissent quelques fois leur vie, ceux du Var, à qui Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’Intérieur dédiait cet hommage : “Tant de vies, tant de biens ont été sauvés grâce à ces hommes, tant de familles ont retrouvé les leurs grâce à leur courage … “Je veux dire, même si c’est cruel, que ces hommes ont vécu leur passion, celle d’être sapeurs-pompiers volontaires. Chacun d’eux faisait la fierté de sa famille et de ses proches qui devront continuer à vivre pour conserver l’image de ces hommes imprégnés du devoir d’aider les autres” – Source TF1

Hé bien, ce sont entre autres, les pompiers du Var qui sont accusés par Georges Ginesta, (député du Var et rapporteur d’une proposition de loivisant à optimiser le temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels en généralisant les gardes de 8 heures“) de coûter trop cher et d’être trop peu efficaces !

Qui est Georges Ginesta ?
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La France va emprunter sur 50 ans

L’Agence France Trésor vise une levée de capitaux comprise entre 3 et 5 milliards d’euros.

Système bancaire - Gouvernement - Peuple

À l’heure où les marchés s’inquiètent pour la dette des États, la France se paye le luxe d’emprunter sur… 50 ans !

L’Agence France Trésor (AFT) a annoncé mardi son intention de créer une nouvelle OAT qui arrivera à échéance en 2060. Cette obligation sera vendue par un syndicat de banques, dont les chefs de file sont Barclays Capital, BNP Paribas, Deutsche Bank, JPMorgan et Société Générale.

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“La situation de la France n’est pas meilleure que celle de la Grèce”

Bruno Palier, chercheur au centre d’études européennes de Sciences Po, est spécialiste des systèmes sociaux européens. Selon lui, le principal problème de l’économie des pays d’Europe du Sud est que l’État n’y favorise pas assez l’emploi. Et la France fait face au même défi.

Les situations budgétaires difficiles de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne qui ont conduit ces pays à prendre des mesures de rigueur sont-elles dues à des dépenses sociales trop importantes ?

Bruno Palier : Je ne pense pas que les systèmes sociaux soient responsables de la situation dans laquelle ces pays se trouvent aujourd’hui. Le niveau de leurs dépenses sociales est en effet bien souvent inférieur à celui des autres pays européens. Leur principal problème est qu’il n’y a pas assez de personnes qui travaillent. Le taux d’emploi des femmes et des seniors y est trop faible.

Ce problème est d’ailleurs exactement le même pour la France. Il montre un manque de capacité des autorités à créer des activités pour créer des emplois. Et comme il n’y a pas assez d’activité économique, il n’y a pas assez d’entrées d’impôts pour financer les dépenses publiques.
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975.000 Euros pour une Marianne enceinte

Le gouvernement a choisi l’image d’une Marianne enceinte et vêtue de blanc pour une publicité sur le grand emprunt.

Elle se décline sur une simple ou une double page dans la presse quotidienne nationale, régionale et gratuite, ainsi que dans la presse hebdomadaire et les magazines d’actualité. Elle durera un peu plus d’une semaine, a indiqué le service d’information du gouvernement (SIG).

Budget de cette campagne promotionnelle : 975.000 euros

Une jeune femme vêtue de blanc, pieds nus, enceinte de 7 mois et demi et coiffée d’un bonnet phrygien. Voici la nouvelle image du grand emprunt, choisie par le gouvernement, pour une campagne de publicité nationale qui a démarré mercredi dans la presse et sur internet.

Au-dessus de cette Marianne, un slogan: “la France investit dans son avenir“. Cette photo publicitaire vise à “mieux faire connaître les objectifs et les principaux secteurs d’investissement du grand emprunt“, explique le Service d’information du gouvernement (SIG).

Le choix d’une femme enceinte pour cette publicité a été évident, pour Thierry Saussez. “Comme ce sont des investissements d’avenir, on a assez naturellement eu l’idée de prendre ce symbole de la maternité“. C’est d’ailleurs sur ce critère que la jeune femme de 26 ans qui pose pour la photo a été choisie.

C’est une allégorie publicitaire de la Marianne” qui “fait le boulot de nous projeter dans l’avenir“, a expliqué à l’AFP le vice-président d’Euro-RSCG C&O, l’agence en charge du projet, Jean-Marc Huleux.

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