Quand le gouvernement voulait supprimer les “petites taxes”

En avril dernier au Sénat, le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, formulait une promesse chiffrée pour remettre un peu d’ordre dans tout les prélèvements : un milliard d’euros de prélèvements en moins. Six mois plus tard, et alors que les parlementaires discutent toujours du budget, la promesse est-elle tenue?

Zone euro : La reprise est différée, les déficits filent, le budget 2015 est irréaliste

Le sérieux sans l’austérité budgétaire. L’Elysée pensait avoir trouvé la formule magique. C’est tout le contraire. Les historiens choisiront sans doute ce 1er octobre, date de présentation de la loi de finances pour 2015, comme la Journée des Dupes du quinquennat. Au moment où tout semblait en ordre pour le nouvel élan, tout s’effondre. Ce pronostic, comme tout pronostic, a sa part d’aléa. Mais en disant que “la reprise est différée”, l’Insee a pris acte du refus de ce pays de se projeter dans l’avenir. Tous les freins restent serrés. Le budget 2015 n’y changera rien. C’était celui de la dernière chance.

Par Jean-Michel Lamy

Le pouvoir politique n’a pourtant pas ménagé sa peine pour déblayer le terrain.

Le gouvernement défend une relance pro-entreprise incarnée par le Pacte de responsabilité et ses 41 milliards d’euros d’allégement de charges à l’horizon 2017. Les ministres trublions ont été virés. Les impôts baissent pour les smicards. A l’Assemblée nationale le Premier ministre Manuel Valls a obtenu la majorité, même si elle est relative, sur sa déclaration de politique générale. A Bercy, les deux ministres en charge du Budget ont expliqué que “l’effort de maîtrise de la dépense publique est sans précédent et sera intégralement respecté avec un plan de 50 milliards d’économies sur trois ans”.

Pourquoi alors un tel désenchantement et à quoi faut-il s’attendre sur le front d’un endettement peut-être bientôt hors de contrôle ?

Un ‘‘1%’’ de croissance illusoire

François Hollande est le premier responsable de ce grand décalage entre les intentions gouvernementales et les actes des agents économiques.

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Armées : Vers une apocalypse budgétaire [Rediff.]

Addendum du 15/03/2013 : Plus d’argent pour l’armée française… mais on en trouve pour armer les “rebelles syriens” !

La France et la Grande-Bretagne sont décidées à livrer des armes à la rébellion syrienne malgré l’embargo de l’Union Européenne.

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n’existe qu’un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire.

Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l’été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d’un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars.

Le scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l’arrêt des chaînes du Rafale et l’abandon de l’A400M. Une débâcle !

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Ukraine: ces volontaires qui ravitaillent et équipent leur armée

Edward faisait partie de Autogromoda, une section d’Euromaidan en voitures, qui pendant Maidan s’occupait d’organiser des actions en dehors de la place Maidan, et aussi de ravitailler Maidan en vivres, en matériaux pour construire les barricades, ou en pneus et essence pour la défense de la place.

Avec le début de l’agression russe contre l’Ukraine, Edward et son organisation de volontaires ont commencé à aider l’armée ukrainienne en réunissant des fonds pour acheter des gilets pare-balles.

Son organisation fait partie d’un réseau spontané de volontaires qui sont apparus dans toute l’Ukraine pour soutenir leur armée. Portrait d’un réseau de volontaires, sans lesquels l’armée ukrainienne serait dans une bien plus mauvaise posture. 

Edward, dans un de ses gilets pare ballesEdward, dans un de ses gilets pare balles

L’inaction des services publics

” Ces réseaux de volontaires sont, en pratique, le vrai ministère de la défense ukrainien, car notre ministère ne fait rien pour nos soldats “.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est la conviction de ces volontaires, et les faits tendent à renforcer leur vue. En effet, une grande partie du ravitaillement de l’armée est assurée par ces réseaux, soutenus par la société civile, sans intervention de l’état.

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Défense : le surcoût des opérations extérieures va dépasser 1 milliard en 2014

Le surcoût des opérations extérieures (OPEX) pourrait dépasser plus de 1,1 milliard d’euros. Des Rafale ont mené vendredi matin une première frappe contre un dépôt logistique des terroristes de l’organisation Daesh (Etat islamique).

Soldats français participant à l’opération Daguet, sud de l’Irak, 1990-1991

Selon des sources concordantes, le surcoût des opérations extérieures (OPEX) va dépasser en 2014 plus de 1 milliard d’euros. Et pour certains plus de 1,1 milliard d’euros. Une bombe pour le budget de la défense. Qui va payer ? Le budget de la défense ou celui de l’Etat.

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L’afflux d’enfants clandestins, un dossier explosif pour Obama

Barack Obama réclame 3,7 milliards de dollars pour combattre l’afflux d’enfants clandestins venus d’Amérique centrale. Sa politique suscite autant de critiques à gauche qu’à droite.

Ils sont plus de 50.000 enfants clandestins à avoir été arrêtés à la frontière mexicaine depuis octobre dernier, alors qu’ils tentaient de rejoindre les Etats-Unis sans leurs parents. Deux fois plus nombreux que l’année précédente, ils ont fui pour la plupart le Honduras, le Guatemala et le Salvador, des pays en proie à la pauvreté, aux gangs de la drogue et à l’insécurité. La police des frontières qui patrouille le long du Rio Grande, au Texas, est débordée. Les foyers d’accueil sont pleins à craquer.

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Quand un éditorialiste demande la suppression du défilé militaire du 14 juillet avec de mauvais arguments…

La modestie n’est pas la qualité la plus souvent partagée. Surtout chez ceux qui ont des avis sur tout comme s’ils avaient la science infuse… Ainsi, comme souvent  à l’approche du 14 Juillet, il se trouve quelques voix pour remettre en cause le défilé militaire sur les Champs-Elysées et balancer (il n’y a pas d’autre mots) des idées reçues sur la politique de défense. Il n’y aurait pas de mal à cela si de tels propos tenus étaient le fruit d’une réflexion, basée sur des faits et des réalités. Et cela ne serait pas si important s’il n’y avait de grands médias pour les relayer (étonnant qu’aucun d’entre eux n’ait eu encore l’idée de placer un micro dans un bistro…).

Les déclarations d’Hervé Gattegno, sur les ondes de RMC/BFM TV, le 11 juillet, entrent dans cette catégories. Pour son dernier « coup de gueule » avant les vacances (c’est dire si elles seront les bienvenues), le rédacteur en chef de la cellule investigation au Point, n’a pas été très inspiré, au point que ces propos sont teintés de démagogie.

Qu’a-t-il dit ? Selon lui, il faut « supprimer le défilé militaire du 14 Juillet » car c’est une « une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure ». Or, « à côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone). Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale ».

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France : 69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013

Le rapporteur du Budget, Valérie Rabault, a chiffré les hausses de prélèvements depuis 2008, sur les ménages et les entreprises.

Dessin de MIEGE

69 milliards de prélèvements en plus entre 2011 et 2013 : c’est le constat dressé par le rapporteur général (PS) du Budget à l’Assemblée, Valérie Rabault, dans son rapport sur le débat d’orientation des finances publiques publié ce mercredi (voir document ci-dessous).

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Trou noir comptable à l’OTAN

On ne sait pas exactement où vont les milliards d’euros dont bénéficie l’OTAN, rapporte mardi De Morgen sur la base d’une enquête de la Cour des comptes néerlandaise.

Les représentants des 28 États membres de l’OTAN, dont la Belgique, ne savent pas combien d’argent public leur pays consacre à l’Alliance et comment il est utilisé. Les ambassadeurs de l’OTAN sont au courant de cette comptabilité opaque mais aucune solution ne semble sur le point d’aboutir, analyse la Cour des comptes. Les contrôleurs rendent désormais l’information publique pour imposer le sujet à l’ordre du jour de la prochaine réunion de l’OTAN.

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Le Brésil ne croit pas à l’effet Coupe du Monde

La Coupe du Monde de football pour doper l’économie : l’argument est servi par les dirigeants brésiliens mais la population n’y croit pas selon une enquête du Pew Research Center, rendue publique mercredi 4 juin.

A une semaine du match d’ouverture, le pessimisme est de mise au Brésil au sujet de la Coupe du Monde. Pas tellement au sujet des chances de la Seleçao de décrocher un sixième titre mondial. Mais pour l’impact de l’événement sur l’économie nationale.

Alors que les dirigeants, la présidente Dilma Rousseff en tête, ont toujours vanté l’effet positif d’une telle compétition sur la croissance brésilienne, leurs concitoyens n’y croient pas.

Une enquête publiée mercredi 4 juin par le Pew Research Center révèle que 61% des Brésiliens interrogés pensent que le Mondial aura un effet néfaste sur l’économie du pays car «une mauvaise chose parce que cela fait de l’argent en moins pour les services publics».

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L’inexorable paupérisation de la recherche

Deux ans après les Assises de la recherche qui avaient mis en évidence les problèmes structurels du système français, la situation des chercheurs ne s’est pas améliorée, au contraire.

Image du film Le Procès, d’Orson Welles (1962)

Il y a ceux qui pensent que la rentrée prochaine sera « chaude » et qui ne s’étonneraient pas de voir les blouses blanches descendre dans la rue, comme aux beaux jours du mouvement « Sauvons la recherche », il y a tout juste dix ans. Et ceux qui estiment au contraire que la communauté scientifique est passée du « ras-le-bol » à la « désillusion », que l’heure n’est plus aux tribunes dans les journaux ni même aux manifestations mais à la « désertion », au « courage, fuyons ! »… L’avenir dira ce qu’il en est.

Mais une chose est sûre : malgré les paroles réconfortantes­ du tout nouveau ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Benoît Hamon, lors du colloque dédié à la Stratégie nationale de la recherche – un exercice de prospective scientifique destiné à définir les 4 ou 5 grands axes autour desquels se concentrera le gros des forces de la recherche française en 2020 –, les chercheurs des laboratoires publics sont quasi unanimes pour dire que leurs conditions de travail se sont encore dégradées au cours des deux dernières années.

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A quoi sert le budget de l’Union Européenne ?

L’Union Européenne (UE) compte aujourd’hui 28 États-membres et environ 500 millions d’habitants, mais son budget reste faible : à titre de comparaison, il est inférieur à celui de l’État belge.

En effet, il ne doit pas dépasser un certain plafond, actuellement fixé à 1,23 % de la richesse produite chaque année par l’ensemble des États membres. Le budget est adopté conjointement par les ministres des finances de tous les États et par les députés européens.

Actuellement, ce budget est au cœur des débats : faut-il le laisser inchangé ? Le diminuer ? Ou l’augmenter et ainsi accroître l’importance du rôle de l’UE ?

Près de la moitié des locataires ont des difficultés à payer leur loyer

Le budget moyen consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève à 614 euros par mois, selon le baromètre annuel de Sofinco. 63 % des locataires déclarent réduire leurs dépenses de consommation pour faire face.

Manifestation du DAL à Paris, le 12 mars 2011

Le budget logement reste écrasant pour beaucoup de Français. Selon le baromètre annuel de Sofinco, marque du Crédit Agricole Consumer Finance, le budget des Français consacré au loyer ou au remboursement d’emprunt s’élève en moyenne à 614 euros par mois. Il est de 706 euros pour les propriétaires (-86 euros par rapport à 2013) contre 557 euros pour les locataires (+6 euros).
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Trois destins possibles pour l’Europe

Poussée des eurosceptiques confirmée ? Gauche sanctionnée, comme aux municipales ? Président (e) de la Commission européenne vraiment issu (e) du choix des électeurs ? L’élection des députés européens, dimanche 25 mai, apportera son lot de surprises. Notre sort ne sera pas tranché pour autant.

Du sursaut au lent déclin en passant par la résurgence de la crise, La Tribune vous propose trois scénarios sur l’avenir de l’Europe en 2017.

1 – L’effondrement ou le krach italien

LA FICTION – Avril 2017. Sommet de crise à Bruxelles
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Anne-Marie Le Pourhiet : «Renationaliser le pouvoir de décision pour le repolitiser»

Les élections des députés européens approchent. Les dernières échéances ont montré un fort désintérêt des citoyens de presque tous les pays pour ce suffrage, et certains sondages annoncent une majorité eurosceptique au Parlement européen. Dans cette hypothèse, quelle influence pourrait avoir cette « chambre introuvable » eurosceptique sur le fonctionnement, voire la réforme, de l’Union européenne ?

Vous savez, je suis constitutionnaliste et non politologue et encore moins voyante, je serais donc bien incapable de vous dire ce que serait et ferait exactement cette chambre à majorité eurosceptique. Mais la logique voudrait qu’elle refuse d’adopter une grande partie de la législation envahissante que propose la Commission en invoquant systématiquement les principes de proportionnalité et de subsidiarité auxquels est consacré un protocole additif au traité de Lisbonne. Défendre l’autonomie des États et saboter les prétentions fédéralistes de l’Union devrait être le premier souci d’une telle chambre.

— Sauf que la nouveauté des élections européennes de 2014, introduite par le traité de Lisbonne, c’est que les têtes de liste des partis européens sont désormais transnationales, désignées au niveau de l’Union, et celle dont le parti sortira premier du scrutin aura de grandes chances d’être élue, à la majorité absolue de la nouvelle chambre, à la tête de la Commission européenne. Le traité de Lisbonne réalise-t-il ainsi l’aspiration que Jacques Delors exprimait en 1990 – rejetée avec vigueur par Margaret Thatcher à la Chambre des Communes, avec son fameux « No ! No ! No ! » – de créer un régime parlementaire fédéral en Europe, où l’exécutif procéderait du législatif et serait responsable devant lui ?

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Centrafrique : l’opération militaire Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la Défense

De quoi entamer sérieusement la caisse mise en place pour les Opex, les opérations militaires extérieures de l’armée française.

Soldats français à Bangui, 11 février 2014

L’opération militaire française en Centrafrique, lancée le 5 décembre dernier, coûte cher au ministère de la Défense.

Sangaris a coûté 200 millions d’euros à la France

D’après Jean-Yves Le Drian, l’opération Sangaris a déjà coûté 100 millions d’euros à ce jour, un montant qui devrait se porter à 200 millions d’euros en année pleine. Interrogé ce mercredi sur Europe 1, le ministre de la Défense a déclaré que “jusqu’ici le budget de Sangaris est d’à peu près de 100 millions d’euros, si on est en année pleine ça sera aux environs de 200 millions d’euros“.

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JO: après les fastes de Sotchi, un gouffre financier guette la Russie

Les gigantesques constructions érigées à Sotchi pour les jeux Olympiques les plus chers de l’histoire, achevés dimanche, risquent de se transformer en gouffre financier pour la Russie, compte tenu des énormes investissements difficiles à rentabiliser.

Après sa désignation en 2007 pour organiser les JO, Sotchi est devenue l’un des plus grands chantiers au monde où des bâtiments et des immeubles ont poussé comme des champignons sur les bords de la mer Noire et dans les montagnes du Caucase au-dessus de la ville, dans une zone auparavant quasi vierge d’infrastructures sportives.

L’aménagement de routes et voies de chemins de fer a porté le coût total de l’opération à 50 milliards de dollars (37 milliards d’euros) pour cet événement international sans précédent en Russie depuis la chute de l’URSS, dont le président Vladimir Poutine a voulu faire une vitrine du pays.

Mais que vont devenir tous ces bâtiments neufs après le départ des milliers d’athlètes, accompagnateurs, journalistes et visiteurs qui occupent des appartements et hôtels construits spécialement pour les JO et les jeux paralympiques du 7 au 16 mars ?

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Quel financement pour la dette américaine ?

L’impact sur les pays émergents du changement de politique de la Fed a été abondamment commenté. Mais qu’en est-il de ses conséquences sur la dette publique américaine ?

Caricature de Janet Yellen, présidente de la Fed

Une nouvelle fois, le Trésor américain a, le 7 février, engagé des premières mesures exceptionnelles afin de repousser tout défaut sur la dette, annonçant pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois.

Dans l’actualité récente, les effets de la décélération des achats de titres de la Fed sur les monnaies des pays émergents ont à juste titre accaparé l’attention. Mais d’autres considérations moins visibles et immédiates expliquent la prudence avec laquelle la politique d’assouplissement quantitatif de la Fed est infléchie, que ce nouvel épisode de déplafonnement par le Congrès remet à l’ordre du jour : le financement futur de la dette américaine.
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Le «bazooka» de la BCE qui secoue l’Allemagne

Il y a trois ans, c’étaient la Grèce en quasi-faillite et la solidarité dont il fallait, ou non, faire preuve à son égard qui divisaient l’Allemagne. Aujourd’hui, c’est la Banque centrale européenne (BCE), qui est devenue « le » sujet de discorde outre-Rhin. Et, encore une fois, c’est de solidarité qu’il s’agit. D’une certaine façon.

Des militants de l’AfD (libéraux, anti-euro)

C’est en effet sur la politique, dite « non orthodoxe », de soutien aux pays de la zone euro en crise, affichée par l’institution de Francfort – et tout particulièrement son plan de rachat de dettes publiques, dit « OMT », annoncé à l’été 2012 et détaillé à l’automne de la même année – que se cristallisent désormais les tensions.

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La France troisième puissance militaire mondiale

Par Michel Goya.

Il est singulier de constater que ceux qui réclament, à tort ou à raison, une riposte immédiate et foudroyante en Syrie sont les mêmes qui militaient vingt ans plus tôt pour toucher les « dividendes de la paix ». Le personnel politique français ne se renouvelant que très lentement, il peut arriver ainsi que l’on en vienne à être rattrapé par les effets à long terme des causes que l’on a défendu en son temps.

Le fait est que sans cet empressement à baisser la garde à la fin de la guerre froide et en considérant que l’on ait maintenu le même effort de défense qu’à l’époque, on aurait investi plus de 200 milliards d’euros (constants) supplémentaires dans notre outil de défense, dont environ 80 milliards en investissements industriels et technologiques. Le budget s’élèverait aujourd’hui à environ 56 milliards d’euros au lieu de 31. Si les contribuables français faisaient le même effort que les contribuables américains ce budget avoisinerait les 80 milliards d’euros.

Cet effort aurait eu évidemment un impact économique. Une somme de 200 milliards d’euros représente environ 11 % du déficit public actuel.

En fait, ces 200 milliards et surtout les 80 milliards d’achats industriels auraient occasionné aussi un accroissement de richesses, consolidé notre industrie et à l’instar des Etats-Unis largement stimulé une recherche-développement irriguant l’ensemble du tissu économique.

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