Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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Pétrole : « Le cours continuera de baisser jusqu’à ce que les producteurs américains sortent du marché »

La stratégie de l’OPEP sur la production de pétrole brut entraînera un effondrement de l’industrie de du pétrole de schiste américain, a estimé Leonid Fedun, vice-président du géant pétrolier russe Lukoil, dans le cadre d’une interview à Londres.

Fedun a fait cette déclaration à la suite de la réunion des 12 membres de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui a eu lieu jeudi Vienne. Ils devaient discuter de la possibilité de réduire le niveau de production pour tenter de juguler la baisse des cours que l’on observe actuellement.

Depuis le mois de juin dernier, où il était à 115 dollars, le cours du baril de pétrole a perdu plus de 40 dollars, principalement en raison de l’arrivée sur le marché du pétrole de schiste venant des États-Unis, mais aussi de la baisse de la demande de la Chine et de l’Europe. 

Le Venezuela, le Nigeria, l’Iran, l’Irak et l’Equateur, des pays qui ne détiennent pas des réserves financières aussi importantes que les pays du Golfe pour compenser la perte de revenus liée à cette baisse des cours, souhaitaient que l’Organisation décide de réduire sa production pour permettre une remontée des cours. Mais la majorité des pays membres, et notamment l’Arabie Saoudite, ont décidé le maintien du niveau de production actuel.
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Pétrole : hormis les non-conventionnels américains, la production mondiale a baissé en 2013

En dehors des nouveaux pétroles extrêmes et “non-conventionnels” d’Amérique du Nord (pétrole de schiste aux États-Unis et sables bitumineux au Canada), le reste des extractions mondiales a enregistré en 2013 un repli de 1,5 %, que ne suffisent à expliquer ni les sanctions contre l’Iran, ni la crise libyenne. Partout sauf en Arabie Saoudite, les vannes sont restées ouvertes à fond. 

Le Brésil voit sa production de brut reculer pour la troisième année consécutive, malgré le développement de ses champs offshore ultra-profonds. L’Angola menace de rejoindre une longue liste de producteurs majeurs confrontés aux limites de leurs réserves d’or noir.

“L’Opep fait face à d’énormes défis de production”, titrait le Financial Times la semaine dernière, tandis que s’ouvre aujourd’hui à Vienne une réunion du cartel des pays exportateurs de brut marquée par un très problématique renversement de conjoncture. Il y a six mois, les représentants de l’Opep envisageaient de ralentir leurs exportations face au boom du pétrole de schiste aux Etats-Unis. Entre-temps, les exportations de la Libye ont été réduites presque à néant par le chaos politique et militaire qui s’installe de plus en plus dans ce pays clé.

Mais ce n’est pas tout.

Les exportations mondiales sont également tirées vers le bas par l’Algérie, le Mexique, l’Azerbaïdjan, l’Indonésie, le Congo-Brazzaville, ou encore… le Brésil. Dans chacun de ces cas, les problèmes ne sont pas d’ordre balistique (obus de mortier autour de Tripoli, bombe nucléaire hypothétique du côté de Téhéran) : il s’agit de bêtes problèmes de robinets.

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Saxo Banque dévoile ses prévisions chocs pour 2011

Saxo Banque dévoile aujourd’hui [lundi 20 décembre 2010] ses prévisions chocs annuelles. Réalisées par les équipes d’analystes à Copenhague, ces prévisions dressent le scénario macro-économique pour 2011. « Prévisions chocs », car elles se veulent plus pessimistes que celles de l’analyste de marché moyen et parce qu’il est important que les scénarios les moins probables soient pris en compte.

Ceux qui ont déjà entendu parler des prévisions chocs de Saxo Banque savent qu’il s’agit d’un exercice basé sur la théorie du « Black Swan » [Cygne Noir], inspirée par le philosophe libanais Nassim Nicholas Taleb. Dans son livre, The Black Swan : The Impact of the Highly Improbable, Nassim Nicholas Taleb décrit un événement de type « Black Swan » comme étant très improbable et possédant 3 caractéristiques : il est imprévisible, son impact est très important et la probabilité qu’il se produise est bien plus élevée que ce qui est annoncé par le consensus.

Soyez conscient qu’il s’agit bien plus ici d’une analyse approfondie que d’une simple série de prédictions. La probabilité que nos estimations se révèlent exactes n’est pas supérieure à 50%, mais la possibilité que ces événements surviennent comme prévu est bien plus élevée que ce qui est actuellement annoncé par le marché.

Les prévisions chocs de Saxo Banque pour 2011 :

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Le pic pétrolier du brut est arrivé, avertit l’Agence de l’Énergie US

Washington envisage un déclin de la production de pétrole mondiale à partir de 2011.

Le Département de l’énergie américain reconnaît qu’“il existe une chance pour que nous fassions l’expérience d’un déclin” de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015, “si les investissements font défaut,”, selon un entretien exclusif avec Glen Sweetnam, principal expert officiel du marché pétrolier au sein de l’administration Obama.

Cette alerte sur les capacités mondiales de production pétrolière, lancée depuis Washington, intervient au moment où la demande mondiale de pétrole repart à la hausse, et tandis que de nombreux projets d’extraction ont été gelés à cause de la chute des cours du brut et de la crise financière.

Glen Sweetnam, qui dirige la division internationale, économique et des gaz à effet de serre au sein de l’administration de l’information sur l’énergie du DoE, ne dit pas que les investissements nécessaires feront “défaut”. Toutefois, la réponse au problème de savoir où, quand et dans quelles quantités des sources supplémentaires de pétrole pourront être mises en exploitation, demeure largement “non identifiée” aux yeux du plus éminent analyste officiel en matière d’énergie au sein de l’administration Obama.
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(16.10.2009)

► Pékin et Moscou soutiennent un commerce régional sans Dollar

La Russie, la Chine et les pays d’Asie centrale regroupés au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont le sommet annuel s’est tenu mercredi à Pékin, envisagent de se passer du dollar pour leurs échanges commerciaux, notamment de pétrole. Cette proposition, qui devrait faire l’objet d’une discussion plus formelle d’ici à la fin de l’année lors d’un sommet financier de l’OCS au Kazakhstan, a de quoi alimenter la rumeur récurrente d’un effort concerté des rivaux des États-Unis pour faire perdre au dollar son rôle dominant. Rumeur relancée récemment par un article du quotidien britannique « The Independent » selon lequel les monarchies arabes, la Russie, la Chine, mais aussi la France, le Brésil et le Japon conspiraient pour remplacer le dollar par un panier de monnaies, l’euro, le yen et le yuan, sur le marché du pétrole. Les Échos

► Un brut à 75 dollars grâce aux spéculateurs

Le baril de pétrole a dépassé hier 75 dollars le baril, le niveau souhaité par les producteurs, grâce aux spéculateurs, qui cherchent à se protéger contre un dollar faible, et à l’anticipation que le marché va se tendre avec la reprise. Les producteurs pétroliers, aussi bien les membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) que les compagnies internationales, estiment qu’à moins de 75 dollars, ils ne couvrent pas leurs investissements, notamment pour les pétroles extra-lourds ou difficiles d’accès. L’Orient Le Jour

► Europe : risques budgétaires accrus

Des risques budgétaires accrus pèsent sur les pays européens, dont les finances publiques se sont détériorées avec la crise, et en particulier sur l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Lettonie et la Grèce, a souligné la Commission européenne dans un rapport. La Commission indique que “la viabilité à long terme des finances publiques, tout comme l’impact budgétaire du vieillissement des populations, sont une préoccupation pour tous les États membres de l’UE“. Un groupe de pays fait face à une situation particulièrement préoccupante. Il s’agit de la République tchèque, de Chypre, de la Lituanie, de Malte, des Pays-Bas, de la Roumanie, de la Slovénie et de la Slovaquie, ainsi que de l’Irlande, de la Grèce, de l’Espagne, de la Lettonie et du Royaume-Uni, les cinq derniers étant particulièrement à “haut risque”. Ces treize pays ont presque tous “une très importante augmentation attendue des dépenses liées au vieillissement, combinée dans la plupart des cas avec avec de gros déséquilibres initiaux” des finances publiques. En revanche, pour la France, l’Italie, la Hongrie, la Pologne et le Portugal, “les coûts à long terme du vieillissement ne devraient pas être particulièrement élevés“, mais leur situation budgétaire est particulièrement difficile. AFP

► eBay va licencier des dizaines d’employés

La société de vente par enchères en ligne eBay prévoit de licencier des dizaines de ses employés, dans le cadre d’un plan de restructuration. L’opérateur de cette place de marché sur Internet a indiqué sur son blog interne qu’il devait se réorganiser. Yahoo