Intelligence artificielle : Danger réel ?

Les armes autonomes existent déjà et leur évolution n’est pas près de s’arrêter. Ces machines, désormais capables de reconnaître les visages, posent des questions juridiques. Leurs opposants les appellent des «robots tueurs», les hommes de l’art des «systèmes d’armes létaux autonomes». Anatomie de ces machines au pouvoir de vie et de mort.

Au sud de la frontière entre les deux Corée, des gardes étranges surveillent la zone démilitarisée. Ils ont été fabriqués par l’industriel Samsung, qui les a baptisés d’un acronyme: SGR-A1. Des robots, bardés de capteurs et de caméras, mais aussi de mitrailleuses et de lance-grenades. A ce jour, c’est l’exemple le plus poussé de «système d’armes létales autonomes» (Sala), même si un opérateur valide toujours le tir.

«La machine peut parfois être plus précise et plus efficace qu’un être humain, surtout dans des situations de grande tension et d’urgence. Elle a des temps de réactivité supérieurs à ceux de l’être humain», commente Gérard de Boisboissel, ingénieur de recherche à Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan) et codirecteur de l’ouvrage Drones et Killer Robots, faut-il les interdire ? (1)

La Navy américaine dispose depuis 1980 de dispositifs cousins des robots tueurs, les «C-RAM» pour «Counter Rocket, Artillery and Mortar». Ils sont «capables de façon autonome d’effectuer leurs propres évaluations pour chercher, détecter, suivre, combattre et tuer», décrit la Marine.
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Vers l’intégration transatlantique ?

Les Etats-Unis cherchent à intégrer l’Union Européenne dans un espace économique et juridique sous leur entière hégémonie.


Les Etats-Unis planifient l’intégration de l’Union Européenne dans leur propre espace économique et juridique, en accord avec les législateurs de Bruxelles et de Strasbourg. Washington espère ainsi construire un marché puissant de 800 millions de citoyens sous le régime normatif et hégémonique du seul droit américain.

Lors d’une réunion commune entre Américains et Européens dans le cadre du « Conseil Economique Transatlantique » (CET), les Etats-Unis et l’UE ont mis au point un projet pour élaborer des critères communs dans de nouveaux secteurs comme le développement de la production technologique, la nanotechnologie et les automobiles électriques. Réunion qui a suscité un grand enthousiasme chez les fonctionnaires américains…

Les Etats-Unis et l’Union Européenne ont décidé de développer un « système d’alerte précoce », grâce auquel tant Bruxelles que Washington s’échangeront des connaissances sur les nouveaux systèmes de régulation en chantier, en particulier pour tout ce qui concerne les produits de haute technologie.

Les règles ne seront pas d’emblée les mêmes pour les deux parties concernées, mais celles-ci ont néanmoins décidé d’arriver à « une coopération accrue sur le plan normatif ». Au cours de la réunion, les parties se sont mises d’accord sur une série de principes communs qui devront encadrer la réglementation future : cette série comprend la transparence, la participation publique et la réduction au minimum des charges pour les entreprises.

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La récession a modifié la carte migratoire aux USA

La récession économique a “profondément” impacté la carte migratoire interne aux Etats Unis en inversant la tendance des flux vers certains Etats tels que le Nevada ou la Floride, qui étaient avant la crise économique des destinations privilégies grâce à leur climat chaud et au boom de l’immobilier, rapporte (…) le [New York Times].

En cette année 2009, la Floride, qui figurait en tête des destinations de choix des Américains à la recherche de meilleures opportunités de travail, dans un environnement climatique plus accueillant, a perdu plus de 31.000 résidents en faveur d’autres Etats, alors que le Nevada en a perdu 4.000, note le journal économique, en citant des données récentes du bureau US des recensements.

Bien que ces chiffres soient relativement bas par rapport aux populations de ces deux Etats, il n’en demeure pas moins qu’ils reflètent un “changement significatif” dans la direction que prennent actuellement les flux migratoires aux Etats Unis, observe-t-on de même source, rappelant que la Floride et le Nevada avaient attiré en 2006 respectivement 141.448 et 41.640 personnes.

“Les effets de la récession conjugués à la crise des crédits immobiliers ont arrêté l’élan de la dynamique migratoire au cours de cette décennie aux Etats Unis”, a relevé pour sa part William Frey, démographe à la Brookings Institution, en s’interrogeant sur les délais dans lesquels les Etats de la “ceinture du soleil” seront en mesure de renverser cette tendance qui leur est défavorable dans la conjoncture actuelle.

Casafree