Fraude à la pollution : Quelles conséquences pour Volkswagen ? (Màj)

02/10/2015

Un peu moins d’un million de véhicules circulent en France avec un logiciel truqué, masquant les produits toxiques lors des contrôles antipollution. Il s’agit de Skoda, d’Audi et de Volkswagen. Le groupe allemand commence à organiser le rappel de ces voitures. Les Français vont prochainement recevoir un courrier leur demandant de ramener leur véhicule au garage.

23/09/2015

Comme British Petroleum en 2010 et sa marée, le constructeur automobile allemand risque de payer une facture très salée pour avoir violé les lois antipollution américaines.

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Les subventions aux énergies fossiles représentent 10 millions de dollars par minute

Les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles en 2015 vont atteindre 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), lit-on dans un récent rapport du FMI.

Et si c’était le rapport qu’on attendait pour secouer la COP21, la conférence internationale sur le Climat qui se tiendra à Paris dans six mois ? Dans un rapport intitulé  « How Large Are Global Energy Subsidies? » (« Quelle est l’ampleur des subventions dans l’énergie? ») remis le 18 mai au Fonds monétaire international (FMI), David Coady, Ian Parry, Louis Sears et Baoping Shang estiment que les subventions dont bénéficieront les entreprises d’extraction d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) atteindront cette année 5300 milliards de dollars (4740 milliards d’euros), soit 14,5 milliards de dollars par jour ou encore 10 millions de dollars par minute (voir le rapport intégral ci-dessous).

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États-Unis : Plaidoyer de scientifiques contre l’exploration pétrolière

Plus de 75 scientifiques spécialistes des océans viennent d’écrire au président américain Barack Obama pour tenter de le convaincre de renoncer à son plan d’autoriser l’exploration pétrolière dans l’Atlantique, le long de la côte est, en raison des risques significatifs pour la vie marine.

« Ouvrir la côte est aux levés sismiques représente un risque aussi sérieux qu’inacceptable pour la vie marine », soulignent les scientifiques issus des universités américaines Cornell et Stanford, mais aussi de diverses institutions internationales. 

Dans leur lettre adressée directement au chef de la Maison-Blanche, ils expliquent ainsi que les levés sismiques utilisés par les pétrolières ont « une énorme empreinte environnementale ».

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Nouvelle chute en 2013 de la production de brut des « majors », désormais contraintes à désinvestir

Les profits s’effritent, tandis que les coûts d’extraction continuent à grimper, inexorablement. L’ex-n°2 du pétrole saoudien réitère le pronostic d’un déclin de la production mondiale de brut avant la fin de la décennie.

Le total de la production de pétrole des cinq principales compagnies pétrolières internationales (Exxon, Shell, Chevron, BP et Total : les “majors“) a connu à nouveau un repli en 2013, pour la neuvième année depuis le pic de 2004, ai-je constaté :

Cela commence à ressembler diablement à une “tendance lourde”. Fatidique ?

Les rapports annuels des majors, publiés en février, rendent tous compte de la poursuite du fléchissement de nombreuses zones d’extraction, en dépit d’un effort d’investissement colossal et sans précédent.

La production de brut totale des cinq majors a reculé de 2,05 % en 2013, ce qui porte le déclin à 27,35 % depuis le pic de 2004. Au cours de ces neuf dernières années, pourtant, les dépenses d’investissement de capital (Capex) des grandes compagnies pétrolières internationales ont presque triplé !

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États-Unis : Manipulations sur les matières premières

Les accusations se multiplient dans le secteurs des matières premières aux Eats-Unis. La Bourse de Hong Kong a annoncé, le mercredi 7 août, qu’une plainte sur entente illégale dans l’aluminium a été déposée contre London Metal Exchange, Goldman Sachs et JPMorgan Chase.

Les accusations de manipulation du prix des matières premières se multiplient aux Etats-Unis. Dernière en date: une plainte en nom collectif a été déposée en Floride, ce mercredi 7 août, accusant le London Metal Exchange (LME), Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Glencore Xstrata d’entente illégale dans le stockage d’aluminium.

La Bourse de Hong Kong, qui a racheté le LME l’année dernière, avait déjà fait part, dimanche, d’une plainte similaire dirigée seulement contre la première bourse mondiale des métaux et Goldman Sachs.

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L’essoufflement des réserves pétrolières mondiales

Combien de pétrole nous reste-t-il à exploiter, au juste? Jean Laherrère a récemment repris les calculs qu’il avait faits en 1998 pour « The End of Cheap Oil », un article de la revue Scientific American resté célèbre. Pour cet ingénieur pétrolier qui a travaillé 37 ans chez Total avant de devenir un consultant de réputation internationale, les chiffres sont clairs : les réserves s’épuisent rapidement. Dans à peine 30 ans, la production mondiale de pétrole aura déjà chuté de 40 %.

Ces résultats contredisent ceux des économistes, qui prédisent en général une croissance infinie. « Les économistes, explique Jean Laherrère, se fient seulement aux énoncés de réserves émis par le Oil & Gas Journal, l’EIA, la firme BP et l’OPEP, qui sont erronés; ils n’ont pas accès aux données techniques confidentielles. Les économistes qui négligent le pic pétrolier ne font pas d’erreur de calcul, mais ils calculent à partir des mauvaises données! »

Les statistiques gouvernementales, tout comme les énoncés financiers des entreprises pétrolières, se fondent sur les ressources récupérables probables, des données préliminaires qui sont souvent trop optimistes, ou gonflées pour faire saliver les actionnaires. Jean Laherrère, en raison de sa position privilégiée, a eu accès aux données confidentielles sur les réserves prouvées.

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La production de pétrole de Total décline pour la 8ème année consécutive

Le groupe Total est presque parvenu à interrompre la baisse de sa production de brut en 2012, grâce au maintien d’un niveau d’investissements record, selon le rapport présenté ce matin par le pétrolier français.

Nettement plus faible qu’au cours des années précédentes, le recul léger de la production d’or noir de Total n’en prolonge pas moins un déclin qui dure désormais depuis huit ans. Ce recul paraît confirmer une tendance que connaissent également les principaux concurrents de Total depuis le milieu des années 2000.

Les “majors” font toutes face à une diminution de leurs extractions de brut, amorcée entre 1999 pour Chevron et 2006 pour Exxon(*), malgré l’envolée des cours du brut et de leurs chiffres d’affaires depuis 2007.

Exxon, Chevron, BP, Shell et donc désormais Total : toutes les majors historiques de l’or noir ont vu leurs extractions décroître en 2012.

Les extractions de pétrole de Total se sont établies à 1,22 million de barils par jour (Mb/j) en 2012, en recul de 0,5 % par rapport à 2011. Le recul est de 19,2 % par rapport à 2007 (date du début de l’envolée des cours du brut, du chiffre d’affaires et des investissements de Total) et de 28 % par rapport à 2004, date du début de la baisse de la production du groupe.

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Pétrole : le déclin des « majors » se confirme en 2012

Quatre des principales compagnies pétrolières internationales ont à nouveau enregistré d’importants déclins de leurs productions de brut en 2012, selon les rapports trimestriels présentés ces derniers jours. Ces déclins semblent d’autant plus significatifs qu’ils se sont produits en dépit des investissements records consentis par Exxon, Chevron, BP et Shell. (On attend avec curiosité la publication la semaine prochaine des résultats du groupe français Total.)

Le bilan de l’année 2012 devrait donner des indications claires sur le bien-fondé de la menace du pic pétrolier.

Ça part mal pour Big Oil.

La production pétrolière du géant américain Exxon a poursuivi son recul en 2012, chutant de pas moins de 5,5 % par rapport à l’année précédente, de 2,31 à 2,18 millions de barils par jour (Mb/j), peut-on lire dans le dernier rapport trimestriel. Le recul n’épargne aucun continent.

Exxon précise que le déclin de sa production de pétrole se limite à – 1,6 %, si l’on tient compte des évolutions de périmètre d’activité, des désinvestissements et des effets induits par les quotas de l’Opep. La compagnie ne présente pas l’impact de chacun de ces trois facteurs séparément ; il ne semble guère pertinent d’écarter les cessions d’actifs et les désinvestissements, dans la mesure où ceux-ci concernent habituellement des puits pétroliers en déclin.

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Controverses sur le pic pétrolier

Les compagnies pétrolières ont boycotté la dernière conférence de l’ASPO, mais elles reviennent à la charge à travers un rapport qui affirme que les sous-sols recèlent suffisamment de pétrole pour alimenter la planète pendant tout le siècle.

Diffusée en juin, l’étude signée de Leonardo Maugeri, ancien dirigeant du groupe pétrolier italien Eni, intitulée Pétrole, la prochaine révolution, a suscité un vif débat dans la blogosphère des énergéticiens. Financée par BP, cette étude est éditée par le Belfer Centre de la Kennedy School de Harvard : un label à première vue prestigieux. Du nom de Robert Belfer, de la compagnie pétrolière Belco, puis dirigeant d’Enron, compagnie d’énergie qui s’est illustrée par un scandale historique, le Belfer Centre est de ces think tanks américains financés par le monde des affaires, incrusté au cœur des universités les plus prestigieuses en contrepartie de substantiels subsides. Le directeur du Belfer Centre, Graham Allison, est lui-même dirigeant de la Getty Oil Company, Belco Oil & Gas, Natexis, et membre du comité de direction d’une dizaine de grandes banques et entreprises. Parmi les dignitaires du Belfer Centre, on trouve aussi Robert Zoellick, dirigeant de la Banque mondiale, et Ashton Carter, tous deux proches de Goldman Sachs. A y regarder de près, difficile de considérer le Belfer Centre comme un centre de recherche indépendant de tout intérêt financier.

L’offensive lancée par le Belfer Centre présente des similitudes troublantes avec celle des marchands de doute sur le climat. Le protocole est le même : des think tanks pseudo scientifiques, financés par les compagnies pétrolières et l’industrie du tabac, visaient à discréditer le GIEC et à faire passer le changement climatique pour une fiction.

En l’occurrence, un auteur, Leonardo Maugeri, et un groupe de recherche, le Belfer Center, soutenu par le monde de l’industrie pétrolière, mettent en scène un rapport qui affirme que les sous-sols de la planète recèlent suffisamment de pétrole pour alimenter l’économie mondiale pendant plus d’un siècle. Alors que les pétroliers et l’OPEP avaient boycotté la dixième conférence de l’ASPO qui s’est tenue à Vienne (Autriche) début juin 2012, voici qu’ils reviennent à la charge pour tenter de discréditer les géologues et autres tenants du « peak oil » (pic pétrolier), considérés comme des oiseaux de mauvais augure par les Majors de l’or noir.

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Hausse du prix de l’essence : Total, profiteur ou bouc émissaire ?

Un article publié sur le site du Monde dénonce la caricature qui est faite des profits obtenus par l’entreprise de Christophe de Margerie. Et si la caricature avait du vrai ?

Dans un article publié dans le monde, Stéphane Lauer prend la défense de Total en avançant qu’il est « tentant de hurler avec les loups », et en montrant que « Total ne gagne pas sa vie sur le dos des Français ». L’opération de communication du PDG de Total, Christophe de Margerie, semble déjà fonctionner. Mais, pour que le débat soit plus juste, je me permets d’apporter quelques précisions à l’article de M. Lauer.

M. Lauer, dans votre article, vous dites : « Total ne gagne pas sa vie sur le dos des Français, mais essentiellement grâce à son métier d’exploration-production. » et vous ajoutez la décomposition du prix moyen payé en station et concluez : « A l’arrivée, la marge moyenne pour le distributeur se limite à… 1 centime ». Vous avez raison sur un point, la plus grosse partie des profits de Total provient de l’amont, c’est-à-dire de l’exploration et de la production. En 2011, sur les 12 milliards de bénéfice, 10 milliards proviennent de l’amont contre 2 milliards pour l’aval (raffinage, distribution et trading).

Mais cela ne remet pas en cause le fait que « Total gagne de l’argent sur le dos des Français ». Cette année, trois rapports ont accusé les pétroliers de ne pas répercuter équitablement à la pompe les variations des prix du pétrole, montrant que lorsque le prix du pétrole baissait les pétroliers faisaient des marges supplémentaires. La DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qui a fait une étude sur 13 jours en mai 2011, a montré que la baisse du prix du pétrole avait engendré une hausse des marges de 2,6 ct/litre pour le gazole et 3,9 ct/litre pour l’essence, soit une marge supplémentaire pour les pétroliers de 4,1 millions d’euros par jour. Ce qui revient sur la période d’étude qui n’a duré que 13 jours à une marge de 53 millions d’euros !

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Problèmes de santé causés par la marée noire de BP

Marée Noire Golfe Du Mexique : BP Cache Les Preuves.

La biologiste Riki Ott confirme certains propos de Lindsey Williams. Les travailleurs, surfers et plongeurs réguliers commencent déjà à tomber malades alors que les produits chimiques sont encore assez éloignés des côtes…

Riki Ott confirme également le fait que BP est engagé dans une opération massive pour dissimuler toute information ou toute image qui pourrait avérer l’étendue de la catastrophe.

(Merci à Virtus & Honor)

Qui veut la peau de l’Europe ?

Par Denissto (article reproduit avec la bénédiction de l’auteur, tous droits réservés)

L’encre de mon dernier article concernant la crise européenne, et le rôle des agences de notations anglo-saxonnes, n’était pas encore sèche, que la banque HSBC dégradait toute l’Europe ! Sans vergogne, elle exceptait l’Angleterre ! (1)

Les économico-tartuffes, après nous avoir abreuvé pendant des mois de l’impossible rechute des marchés, de l’efficacité des plans de relance, feraient bien d’exhumer leurs analyses financières vieilles de quelques mois… Vous avez eu les « plans de relance, » vous avez les « plans de soutien, » vous aurez les « plans de sauvetage “… ou de « sauve-qui-peut. » Il n’y a jamais eu de reprise, mais juste une gabegie gouvernementale, en millier de milliards de dettes, que les générations futures ne pourront jamais payer. Juste pour sauver les banquiers.

Au ridicule jeu des notations, et en vertu des critères appliqués à tous les pays, les pires notes devraient être attribuées aux anglais et aux américains. Ce n’est qu’en vertu d’un privilège impérial inventé à Bretton Woods que ces derniers sont exemptés de rigueur budgétaire (2). Le FMI, bras armé de l’ordre monétaire d’après guerre, inventé par les vainqueurs, vient de subir un sévère camouflet à la dernière réunion du G20.

Le Canada, ainsi que l’Australie et le Japon, ont avancé que leurs banques ne devaient pas payer pour les errements de leurs homologues américaines et européennes. Une demande appuyée par des grands pays émergents, comme le Brésil et l’Inde qui ont fait valoir que leur secteur bancaire est en bonne santé et n’a donc pas besoin de l’établissement d’un fonds de sécurité. « C’est une vue un peu optimiste », a estimé le sherpa Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI qui avait présenté de nouvelles propositions de taxes à Busan.

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La pire catastrophe écologique continue, mais…

Par Denissto (article reproduit avec la bénédiction de l’auteur, tous droits réservés)

Il fallait bien que la guignolesque d’outre-Atlantique nous serve un pamphlet contre les compagnies pétrolières.

Le comique de situation fait parfois discrètement déraper les comédiens, drame oblige…

Le dérapage présidentiel : “Il est évident que le système a échoué, et gravement“, a également reconnu le président américain, n’exonérant pas son gouvernement. “Depuis trop longtemps, pendant une décennie ou plus, une relation de proximité a existé entre les compagnies pétrolières et l’agence fédérale qui leur permet de forer“, a-t-il constaté.

Ce mea-culpa n’est qu’un gros mensonge !

Comment le président des États-Unis pourrait-il ne pas savoir que le lien qui unit les pétroliers et l’administration américaine depuis des décennies, ne se situe pas au niveau de l’agence fédérale, mais directement au sommet de l’Establishment ? On ne devient pas président des États Unis sans le soutien financier des Cartels !

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