LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

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Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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LEAP : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 avril 2013

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro [...] avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro.

Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités.

L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Effondrement du dollar et cycles de Kondratiev

L’économiste russe Alexandre Aïvazov se fonde sur la théorie des cycles de Kondratiev pour prévoir l’effondrement de l’économie américaine aux alentours de 2014 et le transfert du leadership mondial vers la Chine. Le texte étudie également les perspectives de la Russie dans le monde “post-dollar”. Une synthèse du livre non traduit en français « Quand le dollar s’effondrera » (articles écrits entre 2008 et 2012).

L’économiste russe Nikolai Kondratiev a émis une théorie des cycles longs, indiquant que l’économie pouvait se décomposer en périodes de croissance et de déclin, qui durent chacune entre 30 et 60 ans.

À travers ses travaux, Kondratieff tente de démontrer la corrélation entre les cycles économico-boursiers et les excès de création monétaire basés sur la dette.

Un cycle de Kondratiev est un cycle économique de l’ordre de 30 à 60 ans aussi appelé cycle de longue durée. Mis en évidence dès 1926 dans son ouvrage Les vagues longues de la conjoncture, il présente deux phases distinctes : une phase ascendante (phase A) et une phase descendante (phase B).

Graphe retraçant le cycle de Kondratieff et les actifs à privilégier en ces différentes saisons. L’or et le cash sont les valeurs clé du moment. (Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

I. Grandes étapes des bouleversements à venir

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L’essor sans précédent de l’Indice de Développement Humain du Sud

L’essor du Sud est en train de modifier radicalement l’aspect du monde du XXIème siècle, grâce aux nations en développement qui mènent la croissance économique, extirpant des centaines de millions de personnes de la pauvreté et propulsant des milliards de personnes supplémentaires dans une nouvelle classe moyenne mondiale. C’est ce que révèle le Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies sur le développement (PNUD).

Le Rapport sur le développement humain 2013 – L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié – dresse le tableau du développement des pays via l’actualisation du célèbre Indice de Développement Humain (IDH).

Ces nouveaux chiffres montrent une amélioration constante du développement humain dans la plupart des pays. D’après le Rapport 2013, « Tous les groupes et régions ont connu des améliorations significatives dans tous les composants de l’IDH, avec des progrès plus rapides dans les pays à IDH faible et moyen. Dans ce contexte, le monde devient peu à peu moins inégalitaire. »

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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Crise du Mali, deuxième partie : Les intérêts de la France

par Aymeric Chauprade

Au regard des intérêts de la France en Afrique, la décision d’intervention militaire française apparaîtra, je le crois, comme une bonne décision. Pour en juger, et comme toujours si nous voulons être fidèles à notre ligne réaliste, il faut être capable de s’élever au-dessus des partis pris politiques et idéologiques des uns et des autres. Chacun sait en effet que je me situe, sur le plan des idées, à des années-lumières des gouvernements qui se sont succédés en France ces trente dernières années, et que j’exècre, peut-être plus que tous ceux qui l’ont précédé, ce gouvernement qui mine les fondements de notre civilisation, accélère l’invasion migratoire, achève notre économie, et pousse à l’exil, par son fanatisme de l’Égalité, ce qu’il reste de créatif en France.

Il est arrivé souvent dans l’Histoire qu’une décision prise au nom de mauvaises raisons ait pu produire les résultats les plus positifs. N’est-il pas étrange de constater aujourd’hui qu’un président issu d’un camp que rien ne prédispose à la défense d’intérêts français en Afrique ait néanmoins pris une décision qui va peut-être améliorer sensiblement le statut de la France en Afrique ?

Car quelle était la situation de la France en Afrique avant cette affaire du Mali ? Plus précisément que devenait l’influence française en Afrique depuis le discours de la Baule du président Mitterrand, le 20 juin 1990 ?

La réalité est que, depuis la fin de la Guerre froide, et faute de vision géopolitique, la France n’a cessé de reculer en Afrique. En position défensive, sans vision ni anticipation, elle n’aura fait que subir la montée de l’influence américaine dans toutes ses anciennes colonies. Prise en tenaille entre ses devoirs européens et l’atlantisme, son influence s’est considérablement amoindrie outre-mer. D’un côté le discours de la démocratisation, de l’autre les magouilles du personnel politique (cette françafrique que l’on ne saurait confondre avec les intérêts légitimes de la France en Afrique) ; et bien sûr une montée en puissance des États-Unis sur le prétexte de la lutte contre le terrorisme islamiste, au début des années 2000…

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LEAP : Débranchement de l’homme-malade du monde et dernière phase d’impact de la crise systémique globale

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 janvier 2013

Jusqu’à présent le déroulement de la crise a été fidèlement décrit suivant les cinq phases identifiées par notre équipe dès mai 2006 et complétées en février 2009 : déclenchement, accélération, impact, décantation et dislocation géopolitique globale, les deux dernières étapes se développant simultanément. Dans les derniers numéros et notamment [celui de décembre 2012], nous avons abondamment commenté les processus en cours des deux dernières phases, une décantation d’où émerge péniblement le monde d’après sur les décombres de la dislocation géopolitique mondiale.

Mais nous avions sous-estimé la durée de la période de décantation que nous traversons depuis plus de quatre ans, période durant laquelle tous les acteurs de la crise ont œuvré à un but commun, gagner du temps : les Etats-Unis, en faisant tout pour empêcher l’apparition de solutions alternatives au dollar, malgré la situation catastrophique de tous ses fondamentaux systémiques, pour empêcher ses créanciers de les lâcher (décrédibilisation des autres monnaies y compris désormais le Yen, acharnement contre les tentatives de déconnecter le pétrole du dollar, etc…) ; le reste du monde, en mettant en place d’habiles stratégies consistant à la fois à maintenir son assistance vers les Etats-Unis pour éviter un effondrement brutal dont il serait le premier à souffrir, et à bâtir en même temps des solutions alternatives et de découplage.

En conclusion de cette longue période d’apparente « anesthésie » du système, nous estimons nécessaire d’introduire une sixième phase dans notre description de la crise : la dernière phase d’impact qui interviendra en 2013.
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LEAP : 2013, les premiers pas dans un « monde d’après » en plein chaos

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 décembre 2012

Sur la péninsule de Rockaway, dans la quartier du Queens à New York, après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012

La dislocation géopolitique actuelle, largement anticipée par le LEAP depuis février 2009, se traduit par une fragmentation du monde qui va s’accélérer l’année prochaine sur fond de récession mondiale. La fin du leadership des anciennes puissances va provoquer en 2013 un chaos mondial, duquel commence déjà à émerger le monde d’après.

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Hervé Juvin : “Considérations géo-économiques sur les concepts de pays émergents et de BRICS

En cette fin de 2012, en cette annonce compliquée de 2013, le sujet des émergents, le sujet des BRICS, fait de nouveau l’actualité. Il fait l’actualité d’une manière probablement inattendue qui nous conduit à quelques considérations géo-économiques. De quoi s’agit-il ?

Il faudrait rappeler dans un premier temps qu’il s’agit d’abord d’une invention d’économistes, de conseillers en investissement, voire de banques en investissement. Les BRICS ont été inventés par l’économiste de Goldman Sachs, Jim O’Neill ; le concept de “pays émergents” est largement un concept de sociétés de gestion et de gérants de capitaux à l’affut de nouvelles idées suscitant l’intérêt des investisseurs et leur permettant de diversifier leurs allocations d’actifs.

La notion “d’émergence”, comme le concept encore plus flou de “BRICS”, reposait très largement sur une notion linéaire de l’Histoire.

(Merci à François)

Alexeï Koudrine : « Nous sommes encore dans la première moitié de la crise »

L’ex-ministre russe des Finances, apprécié pour sa sagesse budgétaire en dix ans au gouvernement, a rejoint l’opposition. Il n’est pourtant pas impossible qu’il succède un jour à Dimitri Medvedev comme Premier ministre si Vladimir Poutine décide d’un geste d’ouverture. Sur la scène russe, Alexeï Koudrine a promis de participer au « processus de consolidation des forces libérales et démocratiques ». Sur la crise mondiale, l’économiste de renom est très pessimiste.

François Hollande a récemment déclaré que la crise de la zone euro « était derrière nous ». Partagez-vous son optimisme ?

Non. Nous nous trouvons dans la première moitié de la crise. Le pire est peut-être à venir. Les fondamentaux de l’économie se dégradent mois après mois, avec un profond déséquilibre dans le monde développé entre un fort niveau de consommation et un faible niveau d’épargne, cause principale de la crise.

La baisse de la croissance du PIB se poursuit. Les problèmes de dette en Europe ne sont toujours pas résolus, notamment en Grèce.

Les autorités européennes se sont-elles attaquées aux problèmes en profondeur ou juste en surface ?
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La bataille pour l’Eurasie va-t-elle s’accélérer ?

Par Alexandre Latsa

Les États-Unis s’opposeront à des processus d’intégration dans l’espace postsoviétique“.

Hillary Clinton – 2012

Les récentes déclarations de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton sur l’intention de Washington de s’opposer aux processus d’intégration dans l’espace postsoviétique lors d’une conférence tenue à Dublin le 6 décembre 2012 ont au moins un mérite, celui de démontrer que l’Union Douanière, et donc la future Union Eurasiatique sont considérés par l’administration américaine comme le mal absolu.

Hillary Clinton n’a pas pris de gants, pour elle, l’union eurasiatique n’est ni plus ni moins que la réincarnation de l’Union Soviétique, et traduit donc la volonté de la Russie de vouloir reprendre le contrôle du cœur de l’Eurasie, que Russie et Occident, via l’Angleterre puis l’Amérique, se disputent depuis prés de 150 ans.

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Olivier Delamarche : « Nous n’avons aucune référence sur la situation actuelle »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 27 novembre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Ce qui pose des difficultés à tout le monde c’est que nous n’avons aucune référence. Nous ne nous sommes jamais trouvés dans cette situation. Avant, vous aviez  toujours une région du monde qui marchait. Aujourd’hui qui marche bien ? Les BRICS ne suffiront pas à tirer 80% du PIB mondial »

Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Russie : Le puissant allié dont l’Europe a tant besoin

Par Arnaud Leclercq

Le pays est au centre des enjeux du XXIe siècle et de la «nouvelle Route de la soie» entre l’Orient et l’Occident.

Dans un formidable renversement du monde, la Russie, rendue maudite des cénacles financiers suite à son défaut de 1998, se présente aujourd’hui comme l’un des rares îlots de stabilité. Des champions nationaux de l’énergie, de l’industrie ou de la banque, détenus partiellement par un État faiblement endetté, permettent d’assurer un rendement décent de 4 à 6% par an pour un risque somme toute raisonnable, avec des maturités courtes assurant une bonne visibilité.

Vladimir Poutine a pourtant hérité d’une Russie délabrée, endettée et acculée à ses frontières. Passée de la puissance du panzer communisme au statut de pays du tiers-monde dirigé par un leader éthylique vieillissant, la Russie a repris en à peine dix ans une place prépondérante dans le concert international. Cette résilience est d’autant plus remarquable qu’elle évite, pour l’instant, aux États-Unis et à la Chine d’occuper une position hégémonique.

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Le Brésil et le Mexique peuvent-ils passer de la concurrence à la complémentarité ?

Le président élu du Mexique, Enrique Peña Nieto, a effectué une tournée latino-américaine, du 17 au 24 septembre, avec un agenda à la fois diplomatique, sécuritaire et économique. A São Paulo et à Brasilia, il a exprimé sa volonté de relancer les relations avec le géant sud-américain, remplaçant le « climat de concurrence » par la « complémentarité ».

« Nous voulons connaître la réforme qui a permis à [l’entreprise brésilienne] Petrobras de devenir un des grands pétroliers du monde et l’adapter dans une certaine mesure à la réalité de Pemex », son homologue mexicaine, a déclaré M. Peña Nieto. Le futur président du Mexique a exprimé son intérêt pour le programme social « Bourse famille ». « L’idée est de profiter de l’expérience de succès du Brésil en matière de développement social, qui a permis à ce pays de sortir de la pauvreté près de 30 millions de personnes en une décennie », a-t-il affirmé.

Le Mexique et le Brésil sont en concurrence pour attirer les investissements étrangers. Leur commerce est parfois concurrentiel, par exemple pour ce qui est de l’automobile.

Toutefois, cela ne justifie pas la rivalité entre les deux pays, qui disposent des meilleurs outils diplomatiques d’Amérique latine et d’une solide tradition sur le plan international.

Certes, pendant les douze ans de présidence du Parti d’action nationale (PAN, droite), la diplomatie mexicaine a été trop tournée vers Washington, allié dans la lutte contre le narcotrafic, tandis que la diplomatie brésilienne manifestait une autonomie croissante à l’égard des Etats-Unis.

Brasilia a sa part de responsabilité dans la rivalité avec Mexico. Des diplomates brésiliens d’Itamaraty, plus férus d’idéologie que de géographie, de démographie, d’économie ou d’histoire, ont essayé d’écarter le Mexique du processus d’intégration régionale en privilégiant le périmètre sud-américain. Cette volonté est patente avec la création de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), projetant sur la région l’organigramme du ministère brésilien des relations extérieures.

La division entre l’Amérique du Sud, d’une part, le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes, d’autre part, est illusoire, et ne correspond pas à une logique géopolitique. Elle ne fait que renforcer les tendances centrifuges, au lieu de contribuer à l’intégration entre les Etats latino-américains.

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L’effondrement de l’économie américaine et la fin du monde

Par Paul Craig Roberts

Dans une chronique récente intitulée « Le monde peut-il survivre à l’hybris de Washington ? », j’avais promis d’examiner la question de savoir si l’économie américaine allait s’effondrer avant que Washington, dans son effort de poursuite de l’hégémonie mondiale, nous amène à la confrontation avec la Russie et la Chine. Ceci va sûrement devenir un sujet intarissable sur ce site Internet, ainsi donc cet article ne constitue pas le dernier mot sur le sujet.

Washington était en guerre depuis octobre 2001 lorsque le président George W. Bush concocta un prétexte pour ordonner l’invasion de l’Afghanistan. Puis cette guerre fut reléguée au second plan lorsqu’il concocta un autre prétexte pour l’invasion de l’Irak en 2003, une guerre qui s’est déroulée sur une période de 8 ans sans succès significatif et qui a laissé l’Irak dans un chaos total avec des douzaines de morts et de blessés chaque jour qui passe, un nouvel homme fort à la place de celui qui fut illégalement exécuté et la forte possibilité que la violence dégénère en guerre civile.

Dès son élection, le président Obama envoya, de manière inconsidérée, davantage de troupes en Afghanistan et renouvela l’intensité de cette guerre, maintenant dans sa onzième année, et ceci sans succès.

Ces deux guerres ont coûté cher. D’après des estimations de Joseph Stiglitz et de Linda Bilmes, si l’on compte tous les frais, l’invasion de l’Irak a coûté aux contribuables américains 3.000 milliards de dollars. Idem pour la guerre en Afghanistan. En d’autres termes, ces deux guerres inutiles ont doublé la dette publique américaine. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas d’argent pour la sécurité sociale, l’assurance-santé (Medicare), l’assurance maladie aux individus et aux familles à faibles revenus et ressources (Medicaid), les bons alimentaires, l’environnement et le filet de protection sociale.

Les Américains n’ont absolument rien tiré de ces guerres, mais comme la dette encourue pour celles-ci ne sera jamais payée, les contribuables américains actuels et leurs descendants devront continuer à payer à perpétuité des intérêts sur 6.000 milliards de dollars de dette de guerre.

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Les classes moyennes, nouveau moteur de croissance des pays émergents

Touchées, mais de loin, par la crise économique des pays développés, les économies émergentes n’en finissent plus de s’interroger sur leur capacité de rebond. Coutumiers de taux de croissance proches des deux chiffres ces dernières années, dragons et autres tigres n’échappent toutefois pas au ralentissement, problématique dans des pays où la croissance permet de tirer chaque année des centaines de milliers de personnes de la pauvreté.

C’est d’abord sur le continent asiatique que les classes moyennes vont exploser. L’exemple de l’Inde est présenté comme le plus impressionnant : 47 % des ménages avaient des revenus annuels supérieurs à 5 000 dollars en 2010, et ils seront 80 % d’ici à 2020, selon les projections d’Ernst & Young.

Vient ensuite l’Amérique du Sud, portée par le Brésil, le Mexique, l’Argentine et la Colombie. L’Afrique devrait suivre, puisqu’elle va enregistrer dans les dix ans à venir la deuxième plus forte croissance en chiffres absolus, après le continent asiatique.

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