La jeunesse d’aujourd’hui est une «génération perdue» qui ne sait rien bricoler

Le constat peut paraître surprenant, tant la position opposée est répandue. A l’inverse donc de ceux qui pensent que la jeunesse actuelle est hyper à l’aise avec tout ce qui se trame sous le capot des portables, ordinateurs, tablettes et compagnie, Danielle George rétorque qu’il n’en est rien.

A l’occasion des conférences de Noël à la Royal Institution de Londres (une tradition qui remonte à 1825), cette professeur en ingénierie des radio-fréquences affirme que ce n’est pas parce que la génération actuelle est née dans un univers numérique et informatisée qu’elle y évolue comme un poisson dans l’eau. Ou alors si, mais littéralement: elle ne se pose pas trop de questions sur pourquoi l’eau est là, et comment, et selon quelle composition.

Contrairement à ce que peut laisser entendre l’expression de «digital native» (natif du numérique), Danielle George explique que la jeunesse, notamment en Grande-Bretagne, «est devenue une génération perdue qui ne peut plus réparer les gadgets et appareils», cite The Telegraph, précisément parce que cette jeunesse est née dans un monde où des machines très sophistiquées pullulent tout en semblant facile d’accès et d’utilisation.

«Toutes ces choses que nous avons chez nous semblent marcher la plupart du temps et parce qu’elles ne cassent pas, nous nous habituons à elles, a ajouté la scientifique, toujours selon le journal anglais. Elles sont presque devenus des boîtes noires qui ne meurent jamais. Et quand elles meurent, nous les jetons pour en acheter de nouvelles.»
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« Repair Cafés » : Apprendre à réparer pour moins consommer

« Apprendre à réparer plutôt que jeter », cette phrase résonne comme un slogan militant dans la bouche de Benoit Engelbach, l’un des fondateurs des « Repair Cafés » français, une initiative venue des Pays-Bas, lancée en 2009 par la journaliste Martine Postma.

Le principe est simple : des bénévoles, professionnels du bricolage ou simples amateurs, se portent volontaires pour tenir le rôle de réparateurs tandis que les participants amènent un objet leur paraissant hors d’usage qu’ils souhaitent réutiliser plutôt que remplacer, le tout gratuitement.

Depuis septembre 2013, le centre social Espace 19 Riquet réserve une fois par mois ses locaux pour l’association Repair Café Paris. « Réduire les déchets et sensibiliser les personnes à leur impact sur l’environnement correspond aux valeurs que l’on défend », explique Valérie Hamidi, responsable du centre social.

Au-delà de la mise à disposition du local, certains employés du centre se portent volontaires pour s’occuper de l’accueil en servant thés et cafés. Ils ne seront pas de trop devant la centaine de personnes qui attendent, ticket en main, de faire réparer leur bouilloire, leur sac à main ou tout autre objet qu’ils ne peuvent remplacer, faute d’envie ou de moyens. L’afflux de matériel défectueux est tel que tout le monde ne peut repartir satisfait, la quinzaine de bénévoles étant en sous-effectif face au succès de l’opération.
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Togo : Une imprimante 3D construite à base de déchets

Au sein d’un atelier de bricolage numérique participatif, ou fablab, au Togo, Afate a pu réaliser la première imprimante africaine 100% recyclage, à base de déchets informatiques occidentaux.

Le “bricoleur” inspecte les décharges, à la recherche de châssis d’unités centrales ou de pièces d’imprimantes usagées, pour achever sa machine. L’imprimante 3D lui permettra, notamment, de concevoir de nombreux instruments en plastique, difficilement accessibles sur le marché africain.

Julien, du fablab de Gennevilliers, s’est rendu spécialement à Lomé pour aider Afate à finaliser sa machine. Ravi de cet échange, ce dernier ne cache pas son enthousiasme: “Il y a encore plus de travail à réaliser ici, avec l’imprimante 3D, qu’en France, où on peut tout remplacer rapidement”.

En permettant à chacun de créer son objet, à partir de logiciels et d’informations libres d’accès et de droit, le fablab aspire, en effet, à “démocratiser” les progrès de la haute technologie pour les populations qui n’ont pas accès à la consommation de masse. Alliée à la “débrouillardise” africaine, cette initiative pourrait bien être promise à un bel avenir, et faciliter le recyclage des déchets informatiques occidentaux, échouant ordinairement dans les décharges africaines.

L’Express

(Merci à Erwinn)

La consommation des ménages passe dans le rouge (Màj vidéo)

Addenddum du 13/04/2013: L’effondrement de la consommation prive la croissance française de son principal moteur

(Merci à mortoulibre)

Dernier moteur de l’économie, la consommation des ménages montre un net fléchissement, dans les magasin de bricolage, d’ameublement, les restaurants, etc.

Les ventes de téléviseurs chutent le plus.



(Merci à Pierre)

Consommer en temps de crise

Low cost, achats d’occasion ou groupés, location, troc… 
Les consommateurs développent de nouvelles stratégies auxquelles 
les industriels cherchent à s’adapter. Ce faisant, une modification
 durable des modes de consommation s’opère.

Baisse du pouvoir d’achat, crainte du chômage, incertitudes quant à l’avenir… Les Français n’ont d’autre choix que de s’adapter. Différentes « solutions » s’offrent – ou s’imposent – à eux : consommer moins, moins cher, « mettre la main à la pâte » ou encore partager.

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