Énergies marines : La vague de fond

Les énergies marines ambitionnent d’apporter bientôt une contribution significative au mix énergétique français. Avec les deux appels d’offres importants lancés par le gouvernement en 2011 et en 2013 pour l’installation de 5 champs d’éoliennes en mer sur la façade maritime nord-ouest du pays, la France espère combler le retard enregistré dans l’exploitation des énergies marines traditionnelles par rapport à la Grande-Bretagne et au Danemark.

La France compte surtout sur son immense domaine maritime pour jouer un rôle de premier plan dans le développement d’un certain nombre d’énergies marines encore embryonnaires, celles qui se proposent d’utiliser la force des vagues et des courants marins pour produire de l’électricité.

Adoptée le 22 juillet dernier par l’Assemblée nationale après un long débat parlementaire et validée trois semaines plus tard par le Conseil constitutionnel, la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte finalement a été publiée au Journal officiel le 18 août 2015.

En fixant notamment comme objectif à notre économie de porter progressivement à 40 % au cours des 15 prochaines années la part des énergies renouvelables dans la production nationale d’électricité, elle devrait favoriser l’émergence d’une véritable filière industrielle nouvelle, celle des énergies marines, pour laquelle la France est particulièrement bien placée.
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Europe : Le désespoir des agriculteurs

Une commémoration se prépare devant la basilique de Sainte-Anne d’Auray en Bretagne. D’ici au 11 octobre, Jacques Jeffredo, un maraîcher breton, compte installer sur place, 600 croix blanches pour autant de suicides parmi les agriculteurs français chaque année d’après ses estimations. L’“Institut français de veille sanitaire”: estime le nombre de cas à près de 200. C’est la catégorie socio-professionnelle la plus touchée dans le pays.

Jacques Jeffredo a pris l’initiative d’organiser une cérémonie pour honorer leur mémoire et alerter l’opinion. “J’ai beaucoup de collègues qui ont quitté ce monde et j’ai constaté qu’on n’avait jamais eu de journée de commémoration pour eux, j’en étais toujours triste, souligne-t-il, je sentais qu’il y avait une certaine forme d’injustice, pas de reconnaissance vis-à-vis de gens qui se tuent au travail pour nous nourrir tous.

Fin des quotas laitiers, recul de la demande et embargo russe
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Bretagne : Domespace, la maison « tournesol »

Tournez manège ! Imaginez pouvoir pivoter votre maison pour profiter sans arrêt du soleil ? Véritable nid douillet en bois, la maison-dôme de Patrick Marsilli peut tourner sur elle-même jusqu’à 330°. Le concept se veut une alternative « écologique, confortable, saine, protectrice, modulable et économique » à l’habitat traditionnel. Partons à la découverte d’un habitat alternatif hors norme.

La maison de Patrick Marsilli est le résultat d’une fascination pour la nature et ses formes courbes, desquelles les êtres vivants se sont de tous temps inspirés pour leurs logements. Nids, terriers, grottes ; yourtes, cases, kerterres… : tous ces habitats, naturels, basiques ou construits ont la particularité d’utiliser la forme sphérique, qui renvoie au ventre maternel et à diverses structures archétypales mises au jour par la science (comme la rotation des planètes par exemple).

Construite entièrement en bois non traité, certifié FSC, la maison-dôme correspond au concept « harmonique, bien plus qu’écologique ! » prôné par l’inventeur. Elle s’adapte aux idéaux et aux nécessités de chacun : la rotation peut être manuelle pour éviter d’utiliser de l’électricité mais il est aussi possible d’y ajouter des panneaux solaires…

De plus, le dôme géodésique est une architecture naturellement capable de résister à des tremblements de terre de forte magnitude et à de très fortes tempêtes.

Seul hic : le prix, pas à la portée de toutes les bourses. Un exemple : pour 198 m² de plancher (110 m² de surface habitable), idéal pour 4 habitants, le prix en auto-construction est de 201.500€ TTC (en construction achevée, 324.555€ TTC). On est loin des écodômes en sacs de terre dont on vous parlait ici.

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Granite breton : 1500 emplois perdus en 15 ans à cause de la concurrence étrangère

L’indication géographique protégée va bientôt s’étendre aux produits non alimentaires, ce qui fait rêver certains producteurs.

Calais et ses dentelles, la Bretagne et son granite. Ces deux industries d’excellence seront bientôt réunies sur un seul et même label : l’IGP où indication géographique protégée.

À Calais, derrière les machines importées d’Angleterre au XIXe siècle, les ouvriers sont passionnés par la dentelle qu’ils créent. Le label IGP permettrait de promouvoir leur savoir-faire et d’éviter les contrefaçons. Il servirait alors à reconnaitre la vraie valeur de l’artisanat, mais aussi à se protéger contre la concurrence étrangère.

À Trelivan (Côtes-d’Armor), les entreprises doivent faire face à la concurrence asiatique ou européenne qui est 20 à 30% moins chère. Résultat, les carrières de la région ferment les unes après les autres. “Cela représente 1 500 emplois qui ont disparu sur les 15 dernières années”

, explique Jean-Marie Bégoc, directeur commercial de Socal. Le secteur s’impatiente. Les granitiers espèrent que l’IGP leur fournira plus de visibilité et des possibilités à l’export.

Merci à Pierre

L’eau au service du soleil et du vent

Combiner les énergies hydrauliques, solaires et éoliennes : tel est l’objectif de Tri’Nerzh, une société bretonne développée pour stocker sous forme d’eau l’électricité intermittente produite par une centrale solaire et une ferme éolienne dans le Finistère.

Le site retenu pour construire ce démonstrateur qui repose sur une micro station de transfert d’énergie par pompage (micro STEP) est celui des carrières de kaolins de Berrien, dans les Monts d’Arrée, à l’est du parc Naturel régional d’Armorique. Ces carrières de 116 hectares, appartiennent au groupe Imerys qui envisage d’en arrêter prochainement l’exploitation.

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Bretagne : Après avoir pollué ses plages, l’algue pourrait devenir l’or vert du littoral

La Bretagne, première victime des pollutions d’algues vertes dopées aux nitrates sur ses plages, veut devenir un acteur majeur de la recherche et de l’exploitation des nombreuses espèces d’algues, sources potentielles de croissance et d’emploi dans les secteurs médical et alimentaire.

Quelque 500 personnes, chercheurs, scientifiques, dirigeants d’entreprises de 25 nationalités sont attendues à partir de dimanche à Nantes à un colloque consacré aux algues et plus particulièrement à leurs applications dans le domaine de la santé et de la nutrition.

La seconde édition de ce “Breizh Algae Tour” aura pour thème “les avancées scientifiques dans les domaines de la nutrition et de la santé au profit de toute la chaîne alimentaire“. Avec une question en filigrane, selon ses organisateurs: comment les extraits d’algues peuvent avoir une influence sur le fonctionnement de l’organisme.

Les algues, qui contiennent des nutriments – protéines, sucres, minéraux et matières grasses – et de très nombreux composés biologiquement actifs présents uniquement dans les végétaux marins, se révèlent aujourd’hui une source d’approvisionnement incontournable, argumentent-ils.
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Aquaexcel : Les poissons d’élevage du futur

À Sizun, en Bretagne, nous découvrons le centre de recherche baptisé Pisciculture expérimentale des Monts d’Arrée appartenant à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).

Cette station expérimentale – parmi les plus importantes en Europe pour l’élevage de salmonidés – participe à un projet européen appelé Aquaexcel qui vise à coordonner différentes structures de ce type dans l’Union européenne.

L’aquaculture est une activité en très forte croissance,” souligne le coordinateur du projet, Marc Vandeputte, “elle progresse de plus de 8 % par an depuis une vingtaine d’années au niveau mondial et l’an dernier, elle a dépassé en tonnage, la production de bœuf.

Anaïs s’en va-t-en guerre (MAJ)

Anaïs s’en va-t-en guerre, diffusé le 17 avril sur TV Rennes, (le 20 mai sur Fortune) aurait pu rester dans un cercle restreint. Il comptabilise désormais 240.000 vues sur le replay. L’équivalent d’une audience très honnête sur Arte.

« Beaucoup de gens appellent, Anaïs reçoit 300 mails par jour »,

poursuit le producteur. Quark l’aide à y répondre et met en place une page sur Ulule pour ceux qui veulent la soutenir.

(…) Anaïs, de son côté, est en pleine récolte. «J’ai déjeuné avec elle hier, confie la réalisatrice. Elle travaille 15 heures par jour, elle a énormément de commandes, c’est extraordinaire

Sur son site, Anaïs écrit:

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Une histoire d’espionnage à l’origine de la fraise

La fraise fête ses 300 ans cette année. Pour l’occasion, des producteurs bretons remettent au goût du jour la mère de toutes les fraises, la fraise blanche. Arrivée début XVIIIe siècle en France, Amédée Frézier rapporta des plants de cette baie lors d’une mission d’espionnage au Chili. Baptisée l’Anna Blanca, elle est en ce moment récolté à Plougastel, dans le Finistère.

Algues vertes, la justice pourrait se pencher sur leur dangerosité

Deux personnes ont trouvé la mort depuis 1989 sur les plages bretonnes, polluées aux algues vertes. Deux autres ont été grièvement blessées. La justice instruit deux de ces affaires. Les parties civiles espèrent l’ouverture prochaine d’un procès.

Depuis cinq ans, Claude et Jeanne Morfoisse attendent que la justice se penche sur la mort de leur fils. Le 22 juillet 2009, ce transporteur de 48 ans s’est écroulé au pied de son camion, frappé par un infarctus alors qu’il s’apprêtait à charger une quatrième cargaison d’algues vertes sur la plage de Binic, dans les Côtes-d’Armor. Son décès, d’abord considéré comme naturel par le procureur de Saint-Brieuc, serait-il lié à l’hydrogène sulfuré (H2S) dégagé par les ulves en putréfaction ? À forte dose, ce gaz est aussi toxique que du cyanure. Il entraîne en quelques secondes un œdème pulmonaire, le coma et un arrêt cardiaque.

Le 25 avril dernier, la juge d’instruction Aurélie Reymond, du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, a reçu la famille de Thierry Morfoisse, dans le cadre de sa plainte contre X pour « homicide involontaire ».

Elle leur aurait annoncé son intention de lancer de nouvelles investigations. Et pris bonne note du rapport du docteur Claude Lesné, spécialiste des polluants aériens, pour qui « l’inhalation d’H2S a, de manière quasi certaine, déclenché la survenue de l’infarctus ». Une bonne nouvelle pour toutes les victimes des marées vertes.

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Bretagne : La révolution localiste est en marche

Alain Glon, qui fut le patron du groupe Glon-Sanders, avait depuis quelque temps un projet de modèle économique d’un type nouveau susceptible de donner à la Bretagne un nouvel élan économique.

Ce modèle a la particularité d’être local, enraciné et solidaire, c’est-à-dire qu’il se situe aux antipodes du modèle mondialisé, déterritorialisé et financiarisé que nous subissons et qui nous a amenés au bord du précipice (nous y sommes toujours, sept ans après le début de la méga-crise que le regretté Maurice Allais avait pronostiquée dès 1992).

Le projet en cours dont le nom est « Redéo », ce qui signifie « il est nécessaire » en langue bretonne, est un projet associatif dont le but est de détourner une part, la plus importante possible, de l’épargne des Bretons (16 milliards d’euros par an) pour l’investir dans des projets entrepreneuriaux en Bretagne. Les bénéfices dégagés par ces entreprises seront, pour une part, distribués aux épargnants et, pour une autre part, réinvestis dans la région.

Un projet localiste et enraciné
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« Requiem pour 25000 poulets » (Docu audio)

Aux côtés d’Olivier Gueguen, un éleveur breton qui a perdu 25000 poulets suite à une coupure d’électricité, nous explorons un milieu professionnel hyper-technique et épuisant, où la logique industrielle, sanitaire et financière a imposé son culte de la performance et où les anciennes formes de solidarité paysanne ont disparu.

Documentaire de Romain Cayla et Véronique Vila (France Culture – 25/02/14)

Le PS veut contrer le FN sur le terrain économique

Sortie de l’euro, chômage, 35 heures… Pour enrayer la montée du FN dans l’opinion, le PS tente de décrédibiliser le programme de Marine Le Pen.

La sortie de l’euro ? “D’une extrême gravité.” Laisser penser qu’on pourrait faire du protectionnisme ? “D’une extrême gravité.” Les critiques adressées par le président de la République au Front national lors de son allocution du 14 Juillet n’ont pas porté sur la dangerosité d’un parti “antidémocratique”, comme Jacques Chirac et François Mitterrand avaient l’habitude de le désigner, mais bien sûr la crédibilité du programme économique de la formation de Marine Le Pen qui tente pourtant de s’imposer comme un parti ayant vocation à gouverner.

Ce changement de refrain présidentiel, déjà entamé en fin de mandature par Nicolas Sarkozy, qui avait mis en avant la folie de la sortie de l’euro est aujourd’hui assumé par le Parti socialiste comme une nouvelle stratégie pour enrayer la montée du Front national dans l’opinion.

Il y a une prise en compte d’une réalité nouvelle du FN“, constate le député de l’Essonne et porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale Thierry Mandon, faisant allusion à la progression du parti dans les sondages.
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Des « fractures françaises » à la guerre civile ? (Rediff.)

Étudiant les Fractures françaises et leurs conséquences, le géographe Christophe Guilluy écrit dans son dernier livre : « La “guerre civile” n’est pas l’horizon le plus probable, en revanche le retour du “conflit” paraît, lui, assuré. » Une thèse qui a suscité une levée de boucliers.

C’est un réflexe pavlovien : chaque fois qu’un chercheur aborde sans oeillères la question de l’immigration, les bons esprits l’accusent de « faire le lit du Front national ». Ce fut hier le cas avec le sociologue Sébastien Roché, puis la démographe Michèle Tribalat coupable d’avoir fustigé dans un livre paru en mars dernier [2010] chez Denoël ceux qui veulent garder Les yeux grands fermés devant la substitution de population (la France abriterait 15 millions d’allogènes selon l’ancien ministre chiraquien Azouz Begag) et ses conséquences. C’est donc aujourd’hui Christophe Guilluy qui se trouve sous les feux du lobby antiraciste.

La mondialisation, matrice de l’insécurité sociale et … du populisme

Il est vrai que dans son nouveau livre, Fractures françaises (1), ce géographe né en 1964 et déjà coauteur avec Christophe Noyé d’un édifiant Atlas des nouvelles fractures sociales françaises en France / Les classes moyennes oubliées et précarisées, ne mâche pas ses mots. Appuyé sur une solide documentation, il accuse de manipulation ceux qu’il nomme les « prescripteurs d’opinion », et de « gâtisme » les prétendues élites qui « chaussent les lunettes des années 1970 » pour analyser la situation des banlieues.

Lesquelles ne relèvent plus de la question sociale comme ce fut longtemps le cas pour la « ceinture rouge ». Leur « fonction principale » est au contraire d’être devenues « des sas entre le Nord et le Sud », un « constat que les politiques répugnent à assumer ».

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Le modèle identitaire Coca Cola déstabilisé par des initiatives locales

Stéphane Kerdodé et Eric Ollive co-fondateurs du Breizh Cola, un cola breton ont attaqué le poids lourd américain Coca Cola. Faire une concurrence bretonne à Coca Cola, ce n’était pas évident. Et pourtant le résultat est là : parts de marché croissantes en hausse de plus de 30 % dans les supermarchés locaux et croissant régulièrement de plus de 14 % sur la Bretagne.

Le concept est simple : un Cola breton, fabriqué en local, distribué en local avec un gout différent et surtout une appartenance identitaire clairement identifiable et même militante. Le géant d’Atlanta n’a pas tardé à réagir en  multipliant le nombre de commerciaux. Et pourtant, depuis les Etats Unis, c’est étrangement petit la Bretagne. Alors qu’est ce qui inquiète à ce point la stratégie du colosse Coca Cola ?

Si en effet, Pepsi et les autres Virgin Cola attaquent Coca cola sur le terrain de la concurrence traditionnelle, marketing omniprésent et  formatage de consommateurs dès leurs premiers pas dans leurs établissements scolaires, le Breizh Cola lui attaque clairement par le biais de l’intelligence culturelle .

(…) Il s’agit à présent pour Coca Cola de comprendre un réflexe identitaire local qui oblige à penser autrement.  Et si c’était déjà le cas avec les Corsica Cola  ou les Elsass Cola qui ont emboité le pas à notre  Breizh Cola exemplaire et qui voient eux aussi leur chiffre d’affaires exploser au détriment des parts de marché de coca cola ?

(…) Le véritable enjeu de ces chocs marketings apparents, ce ne sont pas les  14 % de parts de marché du petit village breton.

Le véritable enjeu c’est de voir se développer un exemple local français sur fond de succès story, véritable révélateur d’une demande locale, nationale et même internationale.

Une demande de proximité culturelle
Une demande d’un genre nouveau et qui crie haut et fort

« je suis un consommateur libre, je veux un produit qui ressemble à ma culture, à mon identité ! »

Plus globalement, les colas alternatifs nationaux commencent à être légion, et de nouveaux poids lourds qui eux ont su s’adapter à la demande populaire émergent : China Cola, troisième producteur de boissons non alcoolisées en Chine (derrière Coca-Cola et Pepsi-Cola) !  Cuba et son TuKola et autre Tropi-Cola, Mecca Cola implanté massivement dans tout le moyen orient… Coca Cola entendra-t-il la demande de proximité des consommateurs ?

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La France aura-t-elle assez d’électricité cet hiver ?

Affectée par des grèves et des opérations de maintenance, la production d’électricité des réacteurs nucléaires va être à son plus bas niveau depuis dix ans. La France va devoir importer, au prix fort, de l’électricité cet hiver.


Le parc nucléaire français devrait produire environ 390 térawattheures (TWh) d’électricité en 2009, le niveau le plus faible depuis 1999, date de mise en service du dernier des 58 réacteurs français.

Une grande partie de ce déficit de production est imputable aux grèves du printemps, qui ont désorganisé le planning de maintenance des réacteurs, affirme EDF.

Mais l’impact des grèves n’explique pas tout. Ainsi, sur les seize réacteurs arrêtés – le dernier en date, le réacteur 2 de la centrale de Flamanville (Manche) a été stoppé mercredi [11 novembre] en raison d’un problème technique – seuls trois l’étaient du fait des mouvements sociaux.

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