L’Écologisme des pauvres : Étude des conflits environnementaux dans le monde

L’écologie, une préoccupation réservée aux nantis? Bien au contraire, nous explique Joan Martínez Alier, dans son ouvrage L’écologisme des pauvres, un classique de l’écologie politique. Paru en 2002, réédité en 2008 au moment de la crise financière, il est désormais traduit en français. L’auteur bâtit sa démonstration à partir de l’idée d’une écologie populaire, prenant sa source dans les conflits relatifs à la répartition des « biens » (comme le pétrole) et des « maux » environnementaux (comme la pollution).

Davantage issue des pays du Sud, elle est présentée comme le troisième courant de l’écologie, avec ses caractéristiques propres, distinctes du courant du « culte de la nature sauvage » et de « l’éco-efficacité », prévalant en Amérique du Nord et en Europe.

Des plantations d’hévéas du Brésil aux plateformes pétrolières du Nigeria, l’auteur observe les luttes liées à l’extraction des ressources du sous-sol, au stockage de déchets dangereux, à la destruction de mangroves, à la gestion de l’eau, à la pollution, à l’aménagement urbain, etc., des phénomènes contre lesquels se soulèvent ceux qui en souffrent le plus : des populations défavorisées.

Ce « cœur empirique » de l’ouvrage, dense et bien documenté, révèle des mouvements qui, certes hétérogènes, revendiquent cependant une cause commune : celle de la justice environnementale, soit davantage de justice sociale entre hommes, y compris par rapport à l’environnement.
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Cop 21 : Les grandes entreprises veulent faire entendre leurs voix

Gérard Mestrallet, PDG de Engie, ex GDF-Suez représentera lors de la Cop21 la voix des grandes entreprises invitées à participer à ce débat.

À la question de savoir s’il faut taxer le diesel et les technologies polluantes, le PDG répond “Nous pensons qu’il faut un prix au carbone et que c’est en fonction du niveau d’émission de CO2 qui fait réchauffer la planète qu’il faudrait mettre un prix et taxer le cas échéant“, souligne le PDG d’Engie.

Si la société Engie veut mettre en avant sa conscience verte, certaines ONG rappellent que l’entreprise va inaugurer de nouvelles centrales à charbon au Brésil et en Turquie avec des technologies qui restent polluantes pour l’atmosphère.

Brésil : Crackolandia, l’enfer du crack à Rio de Janeiro

Le Brésil est le plus gros consommateur de crack au monde : reportage, notamment à Rio de Janeiro, sur les victimes de cette drogue, leurs familles et ceux qui luttent au quotidien contre ce fléau qui touche indifféremment adultes et enfants.

Croissance mondiale : Le diagnostic pas très folichon de l’OCDE

Une croissance moins soutenue qu’on aurait pu l’espérer dans les économies avancées et un ralentissement plus fort dans les émergents : c’est ce que prévoit pour 2015 l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’année 2016 serait meilleure, même si l’organisation s’inquiète, pour le moyen terme, du ralentissement de la croissance potentielle dans le monde.

D’après les Perspectives économiques intermédiaires, présentées mercredi 16 septembre, la croissance mondiale serait ramenée de 3,3 % en 2014 à 3 % en 2015 (soit – 0,1 point par rapport aux prévisions de juin 2015).

Elle accélérerait ensuite à 3,6 % en 2016 au lieu des 3,8 prévus avant l’été, sur fond de stagnation du commerce mondial et de détérioration des conditions financières. Comme souvent, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

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Pourquoi la baisse du pétrole fait pschitt pour la croissance

Cela fait maintenant près de 18 mois que les cours du pétrole ont commencé à dégringoler et dans leur sillage celui des principales matières premières, et rien absolument rien ne se passe au niveau de la croissance mondiale: le compteur reste bloqué autour de 2%, et aucun signe d’accélération n’est perceptible.

Pourtant, un contre-choc sur les matières premières notamment un contre-choc pétrolier correspond à une réduction de la rente des pays exportateurs dont on sait qu’elle est mal recyclée.

Pour faire simple il s’agit d’une redistribution des revenus pétroliers, détenus par un petit nombre de personnes ayant un fort taux d’épargne, aux consommateurs des classes moyennes du monde entier, qui ont une forte propension à dépenser.

C’est donc un stimulant de la croissance mondiale. Alors pourquoi fait-il pschitt cette fois-ci ?
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Le temps des États impuissants, de Pékin à Paris via Riyad

La Chine ne parvient plus à fabriquer la croissance comme avant. Elle ne peut pas obliger ses consommateurs à consommer. Ce n’est pas un cas isolé : partout, les États peinent de plus en plus à piloter l’économie.

Pékin a perdu la main. C’est une nouveauté majeure, aux conséquences elles aussi majeures. Une nouveauté majeure, parce que le gouvernement chinois avait piloté la trajectoire de l’économie du pays avec une incroyable réussite pendant plus de trois décennies.

Des conséquences majeures, car la Chine est devenue l’an dernier la première puissance mondiale, à en croire les calculs du FMI évaluant les PIB non au taux de change du marché, mais à ceux égalisant le pouvoir d’achat des monnaies. La perte de contrôle n’est toutefois pas une spécificité chinoise. Elle est évidente dans beaucoup d’autres pays. Et la révolution numérique va encore l’accentuer.

Commençons donc par les étranges événements qui se sont déroulés à Pékin cet été. Ordres et contre-ordres, fausses pistes et louvoiements… Jamais la Chine moderne n’avait donné spectacle aussi déroutant, alors même que le pouvoir n’a jamais été aussi fort depuis Deng Xiaoping dans les années 1980.
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Les pays qui préoccupent les investisseurs

A plus ou moins brève échéance, ces pays pourraient se retrouver en défaut de paiement. Tour d’horizon.

Les pays proches du défaut

Le Venezuela se retrouve complètement asphyxié. Entre la baisse du prix du pétrole qui représente la principale source de devises étrangères du pays, et le fait qu’il doit importer la quasi-intégralité de ses besoins en produits manufacturés, les réserves de changes ont fondu.

Elles ont atteint en juin 16,3 milliards de dollars, leur plus bas niveau en douze ans. La crainte est donc importante que le Venezuela manque de cash pour faire face à sa prochaine échéance de dette. D’autant qu’il ne peut faire appel aux marchés de dette, sauf à un prix exorbitant, ni au FMI qu’il a quitté en 2007.
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Pourquoi la croissance ralentit-elle dans les pays émergents ?

La croissance dans les pays émergents a ralenti depuis 2010. On s’attend à ce que la croissance agrégée annuelle des pays émergents passe de plus de 7 % en 2010 à environ 4 % en 2015, soit un taux bien inférieur au rythme d’expansion du début des années 2.000. Le ralentissement a été généralisé: ces trois dernières années, la croissance a été en moyenne inférieure au rythme d’avant-crise dans 21 des 23 plus grands pays émergents.

Dans certains pays, la croissance a fortement ralenti. Les pays émergents jouent un rôle important en tirant la croissance mondiale et en tant que partenaires à l’échange de la zone euro. Un ralentissement plus marqué dans les pays émergents pèserait par conséquent sur la croissance de l’économie mondiale et de la zone euro.

Nous discutons des facteurs sous-jacents au ralentissement de la croissance économique dans les pays émergents. Ces facteurs incluent la combinaison d’une modération de la croissance structurelle dans certaines des plus grandes économies et des facteurs conjoncturels tels que les répercussions internationales de la faiblesse dans les pays avancés, un changement des conditions de financement externes et le resserrement des politiques domestiques.

Une composante du récent ralentissement a été structurelle. La croissance potentielle dans les pays émergents avait tendance à augmenter avant la crise financière mondiale (tirée par une forte accumulation du capital et des gains de productivité élevés, ainsi que par une dynamique démographique favorable), mais elle a ralenti depuis.
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L’apocalypse prévue par Damian McBride

Damian McBride n’est pas n’importe qui. Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir.

Or, dans une série de tweets il averti de la venue d’ici la fin de l’année d’un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l’or), parce qu’il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S’ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires.

En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l’eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l’arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d’une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n’ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme.
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Crayons de couleur : De l’industriel à l’artisanal

Dans les trousses, il est en bonne place. Le crayon de couleur accompagne les élèves de la maternelle à la terminale. Des crayons à la gamme de prix très étendue.

Faits de manière artisanale ou industrielle, la qualité et le prix des crayons de couleur varie beaucoup. Chez Bic, le leader français des articles de papeterie, la matière première pour les fabriquer n’est pas le bois, mais le plastique y compris pour les mines. Les pigments eux viennent du Brésil. Ici le secret pour être compétitif sur le prix, c’est de produire en grande quantité. La boite de crayons coûte moins de deux euros pour douze crayons.

Patrick Tourre est artisan. Il crée les crayons “L’île aux crayons”. Lui aussi produit beaucoup, mais seul, de 4.000 à 5.000 crayons en Auvergne. La matière première c’est le bois de saule qu’il récupère l’hiver. Ses crayons, il les vend 3 à 4 euros l’unité. Françoise Baume est illustratrice. Pour elle inutile d’acheter des crayons faits de manière artisanale aux petits enfants, mais pour dessiner, il faut des crayons à mine plus grasse et donc là “il faudra monter en gamme“, note-t-elle.

Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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Brésil : Des fourmis manifestent contre la déforestation amazonienne

Mercredi, un demi-million de fourmis ont “manifesté” lors d’une visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel au Brésil. Sur les petites feuilles brandies par les fourmis coupe-feuille, on pouvait lire les slogans “Au secours, Merkel” ou “Sauvons l’Amazonie“. Une opération signée WWF (World Wild Fund for Nature) pour appeler à la sauvegarde de l’Amazonie.

L’immense bulle des marchés émergents

La situation a pris un très mauvais tournant du côté de ces économies émergentes que l’on s’attendait à voir façonner, si ce n’est dominer l’avenir du monde. La recherche des coupables a d’ores et déjà commencé: prix des matières premières, fracturation hydraulique, taux d’intérêt américains, phénomène El Niño, situation de la Chine, figurent notamment au plus haut de la liste.

Or, la réponse à cette question s’avère beaucoup plus simple et plus traditionnelle. C’est tout simplement la politique qui est en cause. Prenons l’exemple du Brésil. L’économie du pays, il y a quelque temps vouée à un boom durable, ne connaît qu’une croissance minime depuis plus de deux ans, et tend actuellement à ralentir.

Bien que la diminution du prix de ses exportations de matières premières lui ait été défavorable, l’économie du Brésil était supposée reposer sur bien davantage que les simples récoltes agricoles et autres industries extractives.

Songez encore à l’Indonésie. Bien que l’économie du pays soit encore en expansion, son taux de croissance – 4,7 % au dernier trimestre sur une base annuelle – se révèle décevant à la fois par rapport aux projections et à la croissance de la population.
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Pays émergents : Retour aux fondamentaux

Après 15 ans de battage médiatique, une nouvelle opinion commune s’est établie: les marchés émergents sont dans le pétrin. De nombreux analystes ont extrapolé une croissance rapide dans des pays comme le Brésil, la Russie, la Turquie et l’Inde dans un futur indéterminé, en les tenant pour les nouveaux moteurs de l’économie mondiale.

Aujourd’hui la croissance est en baisse dans la quasi-totalité d’entre eux ainsi que des investisseurs retirent leur argent, inspirés en partie par l’espoir que la Réserve fédérale américaine relève ses taux d’intérêt en septembre. Leurs monnaies ont chuté, alors que les scandales de corruption et d’autres difficultés politiques ont accablé le récit économique dans des endroits comme le Brésil et la Turquie.

Rétrospectivement, il est apparu clairement qu’il n’y avait en fait aucune logique de croissance cohérente dans la plupart des marchés émergents. Sous le vernis, on trouve en fait des taux de croissance élevés motivés non pas par une transformation productive, mais par la demande intérieure, à son tour alimentée par booms temporaires des matières premières et des niveaux non viables d’emprunts publics ou plus souvent privés.

Oui, il y a beaucoup d’entreprises de classe mondiale dans les marchés émergents et l’expansion de la classe moyenne est indéniable. Mais seule une part infime de la main-d’œuvre de ces économies est employée dans des entreprises productives, alors que les entreprises improductives informelles absorbent le reste.
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La Chine consommerait près de la moitié des antibiotiques de la planète

La surconsommation d’antibiotiques par la Chine aurait des conséquences désastreuses sur la qualité de l’eau des rivières du pays, vient de révéler une récente étude de l’Académie chinoise des sciences. 

Concentration en résidus d’antibiotiques par kg/km2 dans 58 bassins de rivières de la Chine continentale. (Source : South China Morning Post)

Le delta de la rivière des Perles serait une véritable « soupe d’antibiotiques ». L’expression employée par le South China Morning Post pour titrer un récent article sur la qualité de l’eau des rivières chinoises est radicale, tout comme les conclusions de la récente étude sur laquelle s’appuie le papier. Réalisée par des chercheurs de l’Institut de Géochimie de Guangzhou (Canton), sous la houlette de l’Académie chinoise des sciences, la recherche révèle que la rivière contiendrait l’une des plus importantes concentrations de résidus d’antibiotiques par km2 du pays. Selon les résultats de cette étude inédite à l’échelle nationale parue le mois dernier dans les pages de The Environmental Sciences & Technology, la surconsommation d’antibiotiques par les Chinois serait la première cause de cette pollution .

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Argentine : La viande de nouveau exportable vers les États-Unis

La fièvre aphteuse détectée chez les vaches avait provoqué l’arrêt de la commercialisation de leur viande pendant quinze ans. Les producteurs argentins saluent la décision américaine mais critiquent le protectionnisme du gouvernement Kirchner.

Le gouvernement américain a annoncé le 29 juin qu’il allait de nouveau ouvrir son marché aux exportations de viande argentine, rapporte le journal Clarín. Ainsi, Washington anticipe une décision attendue dans ce sens de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui a analysé le cas à la demande de l’Argentine.

En effet, la fièvre aphteuse, à l’origine de l’interdiction imposée par les États-Unis il y a quinze ans, a été éradiquée du cheptel argentin depuis huit ans. “Une restriction injustifiée qui se traduit par des pertes à hauteur de plus de 2.000 millions de dollars depuis huit ans, au moment où le pays a confirmé que ses bovins étaient exempts de fièvre aphteuse”, a expliqué à la conférence de presse du 30 juin le ministre de l’Économie argentin, Axel Kicillof.

Par la même occasion, Washington a également annulé la mise au ban de la viande bovine en provenance du Brésil.
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Guyane : 50 scientifiques recensent la biodiversité

L’initiative est hors-norme. 50 scientifiques ont été envoyés pour un mois en plein sud de la Guyane, dans le massif du Mitaraka, à la frontière du Brésil et du Suriname. L’endroit est accessible seulement par hélicoptère.

L’opération “Planète revisitée” s’est installée là avec deux missions: “Essayer de compléter l’inventaire du vivant, autant que faire se peut ce qui est à porté de main d’une ou deux générations si l’on s’en donne un peu les moyens et surtout de travailler sur les groupes les plus vastes et les moins connus, en particulier les invertébrés“, détaille Olivier Pascal, Coordinateur de l’opération.

Menée par le Muséum d’histoire naturelle et l’ONG Pro Natura, cette opération est un défi logistique. Avec l’aide des militaires, il a fallu déboiser une parcelle pour le campement puis installer des centaines de pièges en tout genre. Car découvrir des nouvelles espèces de jour comme de nuit est l’un des buts principaux de cette exploration botanique.

Une fois les nouvelles espèces décrites, elles viendront enrichir une large base de données accessible au public. 5.000 espèces pourraient être identifiées pour cette expédition.

Chine : Le systéme financier et l’écologie

L’impératif d’une croissance durable respectueuse de l’environnement impose-t-elle la création d’une nouvelle génération de banques de développement à l’initiative des pays émergents? La création de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII) par la Chine a intensifié le débat sur cette question.

Pourtant il en est une autre au moins aussi cruciale : de plus en plus important sur la scène internationale, les marchés financiers des pays en développement peuvent-ils encourager ce type de croissance ?

Pour l’instant la réponse semble être positive. La Chine et les autres grands pays émergents paraissent engagés dans la construction de systèmes financiers au service d’un développement durable et inclusif. Mais ils ne peuvent à eux tout seuls bâtir une économie mondiale durable et inclusive.

Les véhicules d’investissement spécialisés dont l’importance et le nombre va croissant depuis quelques années jouent un rôle crucial pour cela. La BAII et la future Nouvelle banque pour le développement créée par les BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) en sont l’illustration la plus visible, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les deux plus grandes banques de développement de la planète (la Banque brésilienne de développement et la Banque chinoise de développement) gèrent à elles deux 1.500 milliards d’actifs.
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Interdit de vieillir : Le prix à payer

Qui n’a pas rêvé d’arrêter le temps, de revenir en arrière et de retrouver le visage lisse de ses 20 ans? Un fantasme qui guide des millions de femmes et d’hommes : aujourd’hui, le marché de la jeunesse représente un chiffre d’affaires mondial de quatre milliards d’euros, en perpétuelle évolution depuis dix ans.

Chaque jour, dans le monde, on pratique 8000 injections de botox. En France, les chirurgiens plasticiens sont au nombre de 900, les opérations les plus courantes étant l’augmentation mammaire et la lipo-aspiration. Représentant 45 % du marché mondial, les États-Unis détiennent le record absolu d’actes de chirurgie esthétique.

Ce document analyse les nouvelles techniques de rajeunissement et les tendances de ce secteur, du Brésil à la France en passant par les États-Unis.

Des mutants dans notre assiette

En 1997, avec la brebis Dolly, le grand public découvrait les clones. En France, l’Institut national de la recherche agronomique a conçu une trentaine de vaches clonées. Des animaux de laboratoire sur lesquels, dans l’Hexagone, seule l’expérimentation scientifique est permise.

Mais ailleurs, aux États-Unis ou au Brésil par exemple, la production commerciale et la consommation de ces clones sont autorisées. Qu’en est-il en Europe ? Mange-t-on de la viande clonée sans le savoir ?

Sans être clonés, d’autres animaux sont génétiquement modifiés pour améliorer leurs performances. Ainsi, au Canada, une entreprise élève des saumons transgéniques, qui grossissent trois fois plus vite qu’un saumon normal. Ces innovations sont-elles une avancée ou font-elles courir un risque à l’humanité ? La révolution des assiettes est-elle en marche ?

Réalisé par Dorothée Frenot (Mai 2015)

Diabète et obésité sont de puissants freins à la croissance mondiale

Selon une étude de Morgan Stanley (en anglais), 18,2 % de la croissance du PIB réel devrait être perdue en moyenne par les pays de l’OCDE sur 20 ans à cause de maladies liées au sucre. Le Chili et les États-Unis seraient les plus touchés.


“Vivre gras, mourir jeune”

Si le diabète promet d’être un marché prospère pour les big pharmas (50 milliards de dollars soit 46 milliards d’euros en 2020), il sera ravageur pour la croissance de nombreux pays. C’est en tout cas ce que pronostique Morgan Stanley dans une étude publiée le 18 mars.

La banque estime ainsi que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera perdu chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité, et ce jusqu’en 2035. Au total cela représenterait une perte moyenne de 18,2% de la croissance du PIB réel (ajusté avec les prévisions d’inflation ou de déflation, ndlr)  de ces pays sur 20 ans.

Quant à la croissance des BRIICS (Brésil, Russie, Inde, Indonésie, Chine, Afrique du Sud), si elle est estimée à 4,5% par an jusqu’en 2035, elle devrait tomber à 4,2% en prenant en compte les impacts des problèmes liés au sucre.
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L’OCDE redoute une nouvelle crise financière

L’organisation prévoit néanmoins en zone euro une croissance de 1,4 % en 2015 et 2 % en 2016, soit davantage que dans ses précédentes estimations.

L’OCDE se montre nettement plus optimiste pour la zone euro dans ses prévisions de croissance publiées mercredi (18 mars), mais s’inquiète fort de la très faible inflation dans la région, et de la surchauffe financière partout dans le monde.

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Brésil : Le pays est en passe d’entrer en récession

L’économie brésilienne a enregistré en 2014 une croissance de 0,1 %, sa plus mauvaise performance depuis 2009, et la faiblesse de l’investissement, l’inflation élevée et la montée du chômage augurent d’une récession douloureuse cette année.

Le Brésil a stagné en 2014 avec un PIB en hausse d’à peine 0,1 %, alors que la septième économie mondiale affronte des vents adverses et s’apprête à entrer en récession en 2015. Le chiffre annoncé le 27/03/2015 par l’Institut brésilien de géographie et statistique (IBGE) dépasse légèrement les prévisions : la Banque centrale tablait sur une contraction de 0,1 % et la majorité des analystes prévoyait une croissance zéro.

Au 4e trimestre 2014, l’économie brésilienne a reculé de 0,2 % par rapport aux trois derniers mois de 2013. L’industrie, secteur le plus affecté, s’est contractée de 1,2 % en 2014, tandis que le secteur agro-industriel a progressé de 0,4 % et celui des services de 0,7 %, a précisé l’IBGE.

Le Brésil se prépare à entrer en récession sous le double effet de la crise et de l’ajustement budgétaire que tente de mettre en œuvre le gouvernement, pour enrayer la dérive des comptes publics et éviter une dégradation de la note souveraine du pays par les agences internationales.
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Le vieillissement de la population, un problème pour les émergents, aussi

Le vieillissement de la population ne concerne pas que les pays riches. Les émergents vont être rapidement touchés. Comment y faire face? En augmentant la productivité de l’économie, notamment. Par Martin Neil Baily, président du groupe de développement de la politique économique à la Brookings Institution et Jaana Remes partner au McKinsey Global Institute, San Francisco.

Le vieillissement de la population est souvent cité comme un enjeu économique majeur pour le monde développé. Mais un nouveau rapport du McKinsey Global Institute (MGI) montre que les changements démographiques constituent une menace encore plus grande pour les perspectives de croissance de nombreuses économies émergentes.

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Amazonie : La déforestation illégale enfin punie ?

Coup de filet spectaculaire au Brésil : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, a été arrêté le 24 février 2015. Accusé d’être responsable de 20% de la déforestation illégale dans l’État du Pará, Castanha encourt une lourde peine de prison. Cette arrestation pourrait bien mettre un terme à l’apparente impunité dont jouissent les grileiros, ce qui constitue une bonne nouvelle pour l’IBAMA (Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables).

Les chiffres dévoilés par l’IBAMA, l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables, donnent le tournis : Ezequiel Antônio Castanha, chef d’un cartel de défrichage illégal, trafic de bois et de revente illégale de terres publiques, serait à l’origine de plus de 540 millions de réais de dommages environnementaux, soit 170 millions d’euros.

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5 prédictions autour de la “ville intelligente”

En 2015, c’est une certitude, la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain. Mais l’inverse est également vrai ! C’est ce qu’explique Mathieu Lefèvre, directeur exécutif de New Cities Foundation, plateforme de réflexion sur la ville de demain. Selon lui, l’année 2015 devrait même être marquée par l’ère de la “post smart city“: un nouveau modèle qui accorderait beaucoup plus d’importance à l’humain. On parlerait alors de “sensitive city“…

De quoi sera faite la ville de demain ? Il y a d’abord les certitudes. Fin 2015, la population urbaine mondiale aura crû de près de 2%, soit 70 millions de citadins supplémentaires – l’équivalent de la France. Un tel changement démographique annonce de profondes mutations culturelles, sociales, économiques et environnementales.

A cette première certitude s’ajoute une seconde plus tangible: l’avancée technologique. Il suffit de rappeler que le premier iPhone est sorti il y a moins de 8 ans, en 2007. De l’intelligence artificielle à l’impression 3D, en passant par les objets connectés et la biotechnologie, les technologies à haut potentiel disruptif abondent et auront un impact sur notre quotidien dont on ne saurait mesurer l’ampleur.

La smart city est née à la croisée de ces deux phénomènes. Si l’on peut prédire sans trop prendre de risques que la technologie continuera d’avoir un impact sur les villes de demain, l’inverse est également vrai : la ville a un effet important sur la technologie. Il ne peut exister d’Uber, d’Airbnb ou de Velib’ sans ville dense et dynamique. De quoi sera donc faite la ville de demain? Aventurons-nous dans quelques prédictions pour 2015.
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Lauren Fletcher veut planter un milliard d’arbres avec ses drones

Lauren Fletcher est un ex-ingénieur de la NASA qui a de la suite dans les idées. Son projet : utiliser ses connaissances en aérospatial pour créer un prototype capable de planter un milliard d’arbres en un temps record et sans intervention humaine !

Quand on y pense, son idée est d’une simplicité déconcertante. Il a équipé un drone de canons à air comprimé qui projettent des boulettes biodégradables contenant les graines de la vie forestière. Ces engins volants pourraient ensemencer de larges espaces et de cette manière « industrialiser » la plantation d’arbres. Sa logique est simple « pour contrer le rythme industriel de la déforestation, nous avons besoin de replanter à un rythme industriel. »

Planter des graines à la main est un processus lent, beaucoup plus lent que le rythme effréné de la déforestation. Avec un de ses petits robots volants, l’ingénieur espère pouvoir planter 36.000 graines par jour, même dans les zones les plus difficiles d’accès. Objectif à long terme, planter 1 milliard d’arbres par année ! De quoi donner le vertige à Forest Man.

L’humain ne pourrait pas réaliser une telle prouesse à moins de se coordonner à l’échelle nationale comme l’a fait l’Irlande et ses 1 million d’arbres en 1 jour.
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Equation : La plus vaste opération de cyberespionnage de tous les temps

Kaspersky Lab affirme avoir découvert qu’un groupe nommé “Equation”, présenté comme proche de la NSA, espionne le monde entier. Ce groupe a développé des outils d’espionnage indétectables et les a installés secrètement sur les disques durs des ordinateurs, révèle l’éditeur de logiciels anti-virus.

C’est l’un des groupes les plus menaçants que nous ayons vus“. Un rapport publié lundi par la société spécialisée en sécurité informatique russe Kaspersky Lab affirme que des millions d’ordinateurs sont espionnés en secret par les outils du groupe Equation.

La mystérieuse organisation, dont plusieurs indices pointent vers un lien fort avec la NSA, userait de méthodes sophistiquées pour installer des fichiers indétectables sur les disques durs des ordinateurs. 

Cette campagne “surpasse tout ce qui a été fait en matière de complexité et de sophistication” dans le domaine du cyber-espionnage, indique l’éditeur d’antivirus, qui a retrouvé sa trace jusqu’à aussi loin que 2001. Appelés Fanny ou GRAYFISH, les programmes développés par le groupe Equation volent les informations des ordinateurs infectés en exploitant les failles de Windows.
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Brésil : L’utopie métisse et la réalité identitaire

D’un côté, l’élite blanche. De l’autre, les Noirs et les métis, abonnés aux métiers les moins qualifiés. Plus d’un siècle après l’abolition de l’esclavage, le pays reste profondément inégalitaire. Même s’il répugne à le reconnaître.

“Nous, racistes, mais comment pourrions-nous l’être ? Nous sommes tellement mélangés !”

Tel est le genre de réaction qu’on provoque immanquablement quand on tente d’évoquer la question avec un Brésilien. Il suffit pourtant de se promener à Rio ou à Sao Paulo pour s’en convaincre :

les inégalités raciales sautent aux yeux. Le Brésil est très clairement une société à deux vitesses.

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Russie : Avis de gros temps sur l’économie

A chaque saison son choc. Après l’annexion de la Crimée au printemps, l’escalade des sanctions cet été, la chute brutale du prix des hydrocarbures cet automne, l’économie russe subit l’effondrement du rouble depuis novembre dernier. Rouvrant les cicatrices des années 1990, cette crise de change laissera des traces. Car elle expose au grand jour des faiblesses structurelles longtemps sous-estimées par le pouvoir.

Si le rattachement de la Crimée est interprété au Kremlin comme un succès militaire et politique, le bilan économique de l’année 2014, marquée par l’adoption de sanctions occidentales à l’encontre de la Russie, est loin d’être positif. L’ampleur de la chute du rouble vis-à-vis du dollar (-42% entre le 1er janvier 2014 et le 1er janvier 2015) a effacé les gains de puissance économique relative réalisés depuis 2009.

Le pays a rétrogradé du dixième au seizième rang mondial en termes de produit intérieur brut (PIB) au taux de change courant. Les autorités visaient une inflation réduite à 5 % ; elle a plus que doublé et s’établit à 11,4 %. La croissance devait se redresser à 3,5 % ; dans le meilleur des cas, elle sera nulle en 2014 et fera place à une récession en 2015 (entre -3 % et -4,5 % selon les prévisions du gouvernement).

La diversification industrielle devait être relancée ; la production d’automobiles a chuté lourdement. Le leader Avtovaz a déjà supprimé plus de dix mille postes et s’apprête de nouveau à licencier. Si la situation continue de se dégrader, nul doute que ses concurrents lui emboîteront le pas.
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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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La planète a atteint ses limites

Réchauffement climatique, érosion de la biodiversité, perte de nutriments agricoles… jusqu’à quel point l’humanité peut-elle modifier son environnement sans risquer d’importants désagréments ? C’est en cherchant à répondre à cette question qu’une équipe de chercheurs internationaux a forgé, en 2009 dans Nature, la notion de « limite planétaire ».

Leurs travaux, qui font date, identifiaient les seuils-limite à ne pas franchir pour éviter que « le système-Terre ne bascule dans un état très différent [de l’actuel], probablement bien moins favorable au développement des sociétés humaines ».

Vendredi 16 janvier, dans la revue Science, la même équipe publie une mise à jour de cette étude et identifie quatre limites déjà franchies ou en cours de dépassement. Ces conclusions seront présentées au Forum économique mondial qui se tient à Davos (Suisse) du 21 au 24 janvier.

Changement climatique

Selon les chercheurs, les principales limites transgressées sont celles du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité. Les deux autres seuils franchis relèvent de dégâts locaux : l’un tient au changement rapide d’utilisation des terres, l’autre à la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore – deux éléments essentiels à la fertilité des sols.
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Susan George : « Le pouvoir des transnationales, illégitime et non élu, veut en finir avec la démocratie »

« Nous sommes cernés. » Ainsi débute le nouvel ouvrage de Susan George, les Usurpateurs. Comment les entreprises transnationales prennent le pouvoir. Fidèle à la méthode du dévoilement qu’elle éprouve depuis son premier livre, Comment meurt l’autre moitié du monde, ce 17e opus pose la question de la légitimité des détenteurs du pouvoir dans la mondialisation, en montrant les rouages de l’émergence d’une « autorité illégitime » qui s’ingère dans les affaires internationales grâce à des moyens impressionnants.

Présidente d’honneur d’ATTAC France et présidente du conseil du Transnational Institute, poursuivant son combat contre la mondialisation capitaliste, elle met au jour la cohorte d’individus et d’entreprises mus par leurs seuls intérêts, et qui, s’immisçant dans les traités de libre-échange, se substituent à l’autorité issue du fonctionnement démocratique. Entretien.

Dans votre ouvrage Les Usurpateurs, vous vous qualifiez de « chercheur militant », quel sens cela a-t-il pour vous ?
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Arabie Saoudite : Même à 20 dollars le baril de pétrole, l’Opep n’empêchera pas la dégringolade

Même si le prix du baril a baissé de 50 % depuis le mois de juin et avoisine actuellement les 60 dollars, le cartel des pays pétroliers tient bon. Quoi qu’il arrive, le brut coulera à flots, prévient le ministre du Pétrole saoudien. Voici de quoi donner des sueurs froides au secteur mondial de l’énergie : quoi qu’il arrive, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuera à pomper autant de brut, et laissera donc la chute des cours se poursuivre.

Avec une franchise inhabituelle“, le ministre du Pétrole saoudien, Ali Al-Naimi, leader de fait de l’Opep, affiche aujourd’hui sa volonté de défendre ses parts de marché “à tout prix“, constate le Financial Times.

Nous entrons dans une période effrayante pour le marché pétrolier“, commente un analyste interrogé par le quotidien britannique. “Pendant plusieurs années, nous allons être confrontés à une forte volatilité des prix. Pratiquement tout va en être affecté.

Quel que soit le prix, il n’est pas dans l’intérêt des membres de l’Opep de réduire leur production (…). Qu’il descende à 20, 40, 50 ou 60 dollars, peu importe“, déclare ainsi le ministre, dans un entretien publié par la revue spécialisée Middle East Economic Survey.
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Nouriel Roubini : « L’économie globale fonctionne sur un seul moteur »

L’économie mondiale est comme un avion de ligne qui a besoin que tous ses moteurs soient opérationnels pour pouvoir décoller et affronter les intempéries. Malheureusement, un seul de ses quatre moteurs fonctionne actuellement correctement: le moteur anglo-saxon.

Son deuxième moteur – la zone euro – est aujourd’hui au point mort, à l’issue d’un semblant de reprise après 2008. Un seul choc supplémentaire suffirait à faire plonger l’Europe dans la déflation pure et simple, qui s’accompagnerait à nouveau d’une récession. De même, le troisième moteur de l’économie mondiale, à savoir le Japon, arrive à court de carburant, après une année de relance budgétaire et monétaire.

Quant aux marchés émergents (son quatrième moteur), ils sont confronté à un net ralentissement, à mesure que les vents planétaires, favorables depuis une dizaine d’années – croissance chinoise rapide, taux directeurs zéro, et assouplissement quantitatif mené par la Réserve fédérale américaine – se sont transformés en vents contraires.

La question se pose par conséquent de savoir si – et pour combien de temps – l’économie globale pourra continuer de voler sur un seul moteur. La fébrilité observée dans le reste du monde est synonyme d’un dollar plus faible, ce qui est voué à fragiliser la croissance américaine. Plus le ralentissement s’accentuera au sein des autres pays, plus la hausse du dollar sera conséquente, et plus les États-Unis auront du mal à se dissocier des difficultés d’ailleurs, bien que la demande intérieure semble solide.
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Brésil : Des prisonniers pédalent pour éclairer leur région

Les détenus de la ville de Santa Rita do Sapucaí au Brésil ont la possibilité de réduire leurs peines tout en participant à une activité durable. Ils pédalent pour générer de l’énergie électrique et peuvent ainsi participer à l’éclairage de la région.

Les détenus pédalent pendant toute la journée. Ils peuvent ainsi produire une énergie suffisante pour allumer six lampes et éclairer une des places de la ville.

Les détenus ne s’en plaignent pas. Au contraire. « Avant on passait toute la journée enfermés dans nos cellules et nous ne voyions le soleil que deux heures par jour, se souvient Silva, un détenu de 38 ans, interrogé par sdpnoticias. Maintenant on est à l’air libre et on produit de l’électricité pour la ville toute en faisant quelque chose d’utile pour recouvrer notre liberté ».

Pour l’instant, les vélos se trouvent dans le patio. Un appareil situé sur le guidon indique la fin de l’exercice. L’idée du projet est d’arriver à dix vélos minimum dans la prison et de générer suffisamment d’énergie pour éclairer toute une avenue.
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Brésil : Le premier terrain de foot éclairé par l’énergie des joueurs

Une favela de Rio de Janeiro s’est dotée en septembre dernier d’un terrain de football unique au monde. Sa pelouse artificielle convertit les déplacements des footballeurs en électricité qui alimente les projecteurs du stade.

Moins médiatisée que la dernière coupe du monde de football, l’inauguration du stade de la favela de Mineira a eu lieu le 10 septembre en présence du roi Pelé. Et pour cause, il s’agit du premier terrain de foot au monde éclairé par les joueurs. Ou plus exactement par leurs déplacements.

Les joueurs créent la lumière

L’astuce vient du sol composé de 200 plaquettes de pelouse artificielle dotée de la technologie « Pavegen » développée par l’entreprise britannique éponyme. Conçues avec 80% de matériaux recyclés, ces « plaques cinétiques » transforment les mouvements des joueurs en électricité. L’énergie ainsi générée permet d’alimenter intégralement les 6 projecteurs du stade.

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Le commerce mondial : Moteur de la déforestation illégale

Huile de palme, soja, bœuf, bois… Le commerce mondial est un puissant moteur de la déforestation illégale dans les pays tropicaux. Pour la première fois, une vaste étude, publiée, mercredi 11 septembre, par l’organisation américaine Forest Trends, évalue l’ampleur du phénomène: près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale.

Dans un cas sur deux, la production est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés – États-Unis, Union européenne –, mais aussi de la Chine et de l’Inde.

Quelque 25 % de la déforestation illégale dans les tropiques ont ainsi pour objectif la production de denrées exportables. « Nous savions que la production de matières premières agricoles était un facteur majeur de déforestation.

Cependant, c’est la première étude qui montre l’importance démesurée des activités illégales pour produire des centaines de produits alimentaires et ménagers consommés dans le monde entier», affirme Michael Jenkins, directeur général de Forest Trends. Au point qu’il « n’existe guère de produit sur les rayons des supermarchés qui ne soit pas potentiellement concerné », selon Forest Trends.
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Comment la junk food nous rend accros

Le journaliste américain Michael Moss, prix Pulitzer 2010, révèle dans un livre polémique qui sort en France aujourd’hui comment l’industrie agroalimentaire nous rend gros et addicts. En exclusivité européenne, nous l’avions rencontré en mars 2013. Il nous expliquait pourquoi elle s’en tirera néanmoins sans procès.

Minneapolis, 8 avril 1999. Onze dirigeants des plus grandes multinationales de l’agroalimentaire se donnent rendez-vous en secret au trente et unième étage du siège de la firme Pillsbury. Il y a Coca-Cola, Mars, Kraft Foods. À eux tous, ils pèsent 230 milliards de dollars.

Les onze PDG sont de féroces concurrents. Céréaliers, fabricants de chips, de sodas, de plats préparés, ils bataillent depuis des décennies pour conquérir des “stomach shares” - les parts d’estomac des consommateurs – avec leurs alliés de toujours : le sel, le sucre et la graisse. La sainte trinité que l’agroalimentaire utilise pour rehausser le goût et procurer une sensation de plaisir maximum dès la première bouchée.

Des millions de dollars sont dépensés en recherche et développement pour étudier le palais humain, les papilles, leurs connections avec le cerveau, et l’atteinte d’un orgasme gustatif nommé le “bliss point”.
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