La banque des Brics, une ambition au-dessus de leurs moyens ?

La nouvelle architecture financière des Brics, lancée lors de leur sommet au Brésil, se pose en alternative à l’Occident, une ambition qui se heurte à plusieurs obstacles pour ce club très hétérogène des puissances émergentes.

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ont créé une banque de développement et un fonds de réserve d’urgence, présentés comme une “reconfiguration de la gouvernance économique mondiale“.

Érigée en contrepoids à la Banque mondiale (BM) et au Fonds monétaire international (FMI), la banque des Brics, basée à Shanghai, suscite désormais la question d’une hégémonie de Pékin.

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Le vrai coût des Coupes du monde de football

Avant d’être un événément médiatiquement rentable, le Mondial est d’abord un événement… ruineux pour ses organisateurs. La preuve…

Lors de la première Coupe du monde en Uruguay, en 1930, la Fifa (fédération internationale de football association) n’était pas assez riche pour fournir des ballons aux équipes.

Le 30 juillet 1930, lors de la finale entre l’Uruguay, le pays d’accueil, et l’Argentine, l’arbitre dut recourir au tirage au sort pour trancher entre le ballon uruguayen et le ballon argentin. L’histoire ne dit pas quel ballon fut choisi, toujours est-il qu’il permit à l’Uruguay de l’emporter par 4 buts à 1. A l’époque, les dépenses du pays organisateur se sont limitées à la construction d’un nouveau stade et au remboursement des frais de transport et d’hébergement des équipes.

Vingt ans plus tard, la situation a changé du tout au tout: après le match final entre le Brésil et l’Uruguay, la Fifa comprend que l’argent va couler à flots sur le football. Les pays organisateurs comprennent tout l’intérêt d’accueillir cette compétition.

Du coup, un jeu à sommes non nulles se met en place: dans l’espoir de retombées économiques appréciables, les pays hôtes se mettent à investir des sommes considérables dans leurs infrastructures. Les investissements évoquent une fusée à trois étages: d’abord, l’organisation de l’événement, généralement gérée par un Comité d’organisation. Ce Comité est chargé par la Fifa de la billetterie des stades, du recrutement des personnels, et de l’animation des enceintes sportives.

Les pays émergents plus dépensiers
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A la Coupe des BRICS, la Chine part favorite

Le 15 juillet, le Mondial sera fini, mais un autre match va se jouer au Brésil. Plus discret, moins festif. Et, pourtant, tellement XXIe siècle. Cette compétition-là a pour théâtre les BRICS, acronyme des cinq économies émergentes – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – qui, en s’associant de façon informelle mais en voie d’institutionnalisation, peuvent apparaître comme le premier défi sérieux à l’ordre international issu de Bretton Woods, au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Match amical Chine-Brésil, le 10 septembre 2012 (score : 0-8)

Les 15 et 16 juillet donc, les dirigeants des BRICS réunis à Fortaleza puis à Brasilia devront se mettre d’accord sur le lieu du siège de la future banque de développement qu’ils prévoient de créer. Et devinez ? Shanghaï tient la corde.

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Brésil : « Le Mondial aggrave la prostitution des mineurs »

Au Brésil, l’organisation de la Coupe du monde fait craindre aux autorités une explosion de la prostitution enfantine. Une triste constante lors des grands évènements sportifs.

À chaque Mondial, c’est le même scénario. Afflux de touristes dans le pays organisateur, euphorie assortie de consommation d’alcool, recours à la prostitution… et exposition accrue des mineurs. Pour la Coupe du monde au Brésil, où le nombre de prostitués âgés de moins de 18 ans atteint déjà 250 000 hors période de Mondial selon la police fédérale, les autorités tentent, tant bien que mal, d’endiguer ce fléau.

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La Russie annule 90% de la dette de Cuba

La chambre basse du Parlement russe a ratifié vendredi un accord entre la Russie et Cuba prévoyant l’annulation de 90 % de la dette de La Havane vis-à-vis de l’ex-URSS, une semaine avant une visite de Vladimir Poutine dans l’île.

Affiche cubaine datant de la visite officielle de Vladimir Poutine à Cuba en 2000

Cette visite du président russe est destinée notamment à intensifier les relations commerciales entre les deux pays. Vladimir Poutine doit y rencontrer Fidel Castro – retiré du pouvoir pour des raisons de santé depuis 2006 au profit de son frère Raul – selon le Kremlin.

L’accord sur l’effacement de la dette, signé entre Moscou et La Havane le 25 octobre 2013, prévoit l’annulation de cet endettement évalué à 35,2 milliards de dollars et le remboursement du reste (environ 3,5 milliards de dollars) sur dix ans. Les fonds remboursés seront placés dans des comptes dédiés et seront intégralement réinvestis par la Russie dans l’économie cubaine, selon le texte.

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Brésil : Tourisme sexuel, la face cachée de la Coupe du monde

Derrière les stades qui accueillent la Coupe du monde de football au Brésil, se cachent bien d’autres réalités: parmi elles, le boom du tourisme sexuel qui fait craindre une recrudescence de l’exploitation des mineurs. Enquête à Fortaleza, capitale brésilienne du genre.

Les efforts des associations ne suffisent pas à répondre aux problèmes sociaux des communautés comme celle-ci. “Les politiques publiques sont fragiles, les moyens manquent”, souligne Ivannia Andrade, une assistante sociale de Barraca da Amizade. “Quand on arrive dans ces communautés, on comprend combien c’est difficile : la réalité est très différente de celle du bord de mer qui a aussi beaucoup de situations cachées d’exploitation sexuelle ; beaucoup d’enfants et d’adolescents”, poursuit-elle, “partent d’ici pour aller se prostituer là-bas, dans les quartiers plus animés.

Une fois la nuit tombée sur les plages qui bordent le centre-ville, il ne faut pas chercher longtemps pour trouver ce qui vaut à Fortaleza, une triste réputation: celle de capitale brésilienne du tourisme sexuel et de haut-lieu de l’exploitation des mineurs.

Au paradis de l’agriculture dopée

Hors Mondial de football, Cuaibá, capitale du Mato Grosso, bat moins de records sportifs qu’agro-industriels, dans un secteur qui déverse des tonnes d’herbicides et de fertilisants sur ses champs.

«Un milliard de litres d’agrotoxiques sont répandus chaque année dans le pays. Ce qui veut dire que chaque Brésilien en ingurgite plus de 5,2 litres. Jusqu’à quand allons-nous l’accepter?» interroge Wanderlei Pignati, lors d’une conférence à l’Université fédérale du Mato Grosso. Médecin de formation, le professeur Pignati a entrepris de vastes recherches durant plusieurs années sur les agrotoxiques (engrais et fertilisants chimiques, pesticides, herbicides, fongicides et acaricides), afin d’en mesurer l’impact sur la santé. Son rapport est dévastateur pour le «grenier» du Brésil : chaque hectare agricole du Mato Grosso est contaminé en moyenne par 25 litres de ces produits chimiques! Une étude de l’Association brésilienne de santé (ABRASCO) révèle quant à elle qu’un tiers des denrées ingérées par les Brésiliens sont infectées, faisant d’eux les plus grands consommateurs mondiaux d’agrotoxiques.

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Immobilier : Le FMI met en garde contre une nouvelle crise mondiale

Le monde doit agir maintenant pour éviter une nouvelle crise de l’immobilier, avertit le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de publier un rapport: le Global Housing Watch. Il indique que les prix des biens immobiliers ont augmenté dans la plupart des pays au point de devenir inabordables pour les ménages.

Selon le FMI, cette hausse continue une véritable menace pour l’économie mondiale et les gouvernements ne font pas assez d’efforts pour la contrôler.

Min Zhu, directeur général adjoint du FMI, cite quelques pays pour lesquels ce phénomène est particulièrement problématique, évoquant même une bulle immobilière :

« Pour les pays de l’OCDE, où les statistiques de long terme concernant le prix des maisons, les loyers et les revenus sont disponibles, ces ratios [ceux des prix des maisons comparés aux revenus] demeurent très au dessus de leurs moyennes historiques dans une majorité de pays. Cela est vrai par exemple pour l’Australie, la Belgique, le Canada, la Norvège et la Suède ».

Comment l’expliquer ?
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Brésil : Grèves et manifestations contre la vie chère

Le Brésil fait face à un mécontentement social accru à l’approche de la Coupe du monde de football. La ville de Sao Paulo est le théâtre de nombreuses manifestations depuis plusieurs semaines. Dans le collimateur des manifestants: la vie chère et les importantes sommes dépensées pour l’organisation du Mondial.

La mégapole doit accueillir le match d’ouverture Brésil-Croatie le 12 juin. Aux abords du stade, quelque 400 policiers militaires à la retraite ont manifesté, mercredi 4 juin, pour de meilleures pensions et salaires. Ils ont été rejoints par 12 000 militants du Mouvement des travailleurs sans toit qui, eux, exigent la construction de logements sociaux.

A une semaine du coup d’envoi de la compétition, une partie des employés du métro de la ville ont entamé, jeudi, une grève illimitée pour appuyer des revendications salariales, causant des perturbations sur trois des cinq lignes de la métropole brésilienne.

Ils demandent une hausse de salaire de 16,5%. La grève a été votée après des négociations qui ont échoué. Elle touchera quelque 4,5 millions d’usagers dans cette agglomération de 20 millions d’habitants.

La Photo du jour : L’oeuvre qui dénonce la crise sociale au Brésil

Un enfant qui a faim. Dans son assiette, un ballon de football. Cette oeuvre de street art symbolise la crise brésilienne où la population est excédée par les dépenses consenties par l’Etat en vue du Mondial.

C’est la photo qui buzz sur les réseaux sociaux: le cliché d’une peinture de l’artiste de street art Paulo Ito. Pas besoin de grand discours. A elle seule, elle synthétise la colère de la population brésilienne face à la débauche de moyens en vue de la Coupe du Monde de football. On parle de 10 milliards d’euros dépensés par l’Etat Brésilien pour financer le Mondial. La population, elle, dénonce les lacunes des services publics et l’augmentation du coût de la vie à l’approche de l’événement.

Tant de choses ne vont pas au Brésil qu’il est difficile de savoir par où commencer“, a déclaré l’auteur de l’œuvre, contacté par “Slate”.

“Je ne cherche pas à dire que personne ne fait rien contre la pauvreté. Mais le monde et la société brésilienne doivent savoir que la situation n’est pas bonne.”

L’Echo

Brésil : La Coupe du monde des pauvres

4.000 sans-logis campent contre les dépenses publics consacrées à la Coupe du monde et réclament plus d’investissements sociaux.

Bientôt, il faudra se mettre au travail. Confectionner les banderoles pour la manifestation du lendemain contre la Coupe du monde. La main-d’œuvre est abondante et motivée. Quatre mille militants du Mouvement des travailleurs sans toit (MTST) ont planté leurs cabanes en bois recouvertes de bâches noires en bord de route, à une trentaine de kilomètres du centre de São Paulo. Depuis le début du mois, ils occupent un vaste terrain délaissé par une société immobilière, face à un planétarium.

Parmi eux, un couple de jeunes d’une vingtaine d’années qui a dû abandonner un appartement dans un quartier voisin en raison de la hausse des loyers. « Six cents reals [200 euros, presque les trois quarts du salaire minimum au Brésil, NDLR] pour un studio, ce n’est plus possible », explique José Miguel…

La dernière cible du MTST n’a pas été choisie au hasard. En remontant la pente qui mène au sommet du camp, qualifié d’« invasion » par les médias locaux, on aperçoit le nouveau stade de football flambant neuf où sera donné dans tout juste trois semaines le coup d’envoi du Mondial 2014. Véritable pomme de discorde, l’Arena Corinthians de São Paulo a coûté 1,2 milliard de reals (400 millions d’euros). C’est le plus emblématique des 12 stades de la coupe du monde. « Avec cette somme, il y aurait de quoi construire des logements pour nous tous ici – et encore, il y aurait du rab ! » s’exclame Edmilson Gomes da Silva, un des leaders du MTST.
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L’accord transatlantique s’immisce dans la campagne européenne

La négociation d’un traité de libre-échange avec les Etats-Unis reprend le 19 mai. Au prochain Parlement européen, la bataille sera rude.

Jour J moins cinq. Des élections européennes qui se tiendront jusqu’au 25 mai, dépendra la prospérité à venir du continent. Les 751 députés appelés à siéger devront conduire – notamment – la politique commerciale internationale des 28 Etats membres de l’Union (UE). Parmi les dossiers phares figurent, entre autres, l’accord de libre-échange avec le Japon (un rapport est attendu prochainement pour évaluer la première année de pourparlers), la Chine (investissements uniquement), l’Inde, le Mercosur (regroupement de cinq Etats d’Amérique latine), l’Asie du Sud-Est (Singapour, Indonésie, Vietnam) et la Russie (discussions suspendues).

«Toutes ces négociations ne sont pas vraiment un enjeu dans le cadre des élections», estime néanmoins Stephan Libiszewski. Selon le porte-parole de la délégation de l’UE pour la Suisse et le Liechtenstein, les forces politiques en présence devraient maintenir l’orientation commerciale adoptée jusqu’ici. Excepté quelques nuances dans le consensus des grandes coalitions – en raison de l’élection attendue d’un plus grand nombre de députés eurosceptiques, voire europhobes –, aucun bouleversement radical ne serait à signaler.

Un dossier commercial s’est néanmoins bruyamment invité dans la campagne électorale. Il s’agit du traité transatlantique négocié entre Bruxelles et Washington, autrement appelé Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) ou Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI). On observe ces dernières semaines, dans le camp des souverainistes, tout comme celui des Verts et d’autres partis plus à gauche, une accélération des critiques à son encontre. Certaines factions en France, comme le Front de gauche, Europe Ecologie-Les Verts ou le Front national en ont fait le cœur de leur campagne, rêvant de reproduire le non au traité constitutionnel européen de 2005.

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Le cauchemar qui vient : les méga-régions chinoises

Le phénomène est observé depuis plusieurs années déjà : les plus grandes villes du monde se transforment progressivement en «méga-régions».

Shenzen

Ces « villes sans fin » peuvent atteindre des tailles de population impressionnantes équivalentes à celle de pays entiers : 52 millions pour le groupe d’aires urbaines formé de Boston et Washington DC, 43 millions pour celui formé de Rio de Janeiro et São Paulo.

Les méga-régions chinoises de taille moyenne peuvent quant à elles atteindre 30 millions d’habitants. Celle de la province de Sichuan devrait atteindre les 105 millions. Avec 9 millions d’habitants, Chongqing n’y est que la seconde ville derrière Chengdu (14 millions), et est entourée de quasi-bourgades de banlieue d’un millions d’habitants chacune. La région formée autour de Hong Kong, Shenzen et Guangzhou devrait, elle, rassembler 120 millions de personnes.
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Interdit de vieillir, le prix à payer (Docu)

Arrêter le temps, revenir en arrière, retrouver le visage lisse de ses 20 ans. Un fantasme qui guide des millions de femmes et d’hommes : aujourd’hui, le marché de la jeunesse représente un chiffre d’affaires mondial de quatre milliards d’euros, en perpétuelle évolution depuis dix ans.

Chaque jour, dans le monde, on pratique 8000 injections de botox. En France, les chirurgiens plasticiens sont au nombre de 900, les opérations les plus courantes étant l’augmentation mammaire et la lipo-aspiration. Représentant 45 % du marché mondial, les États-Unis détiennent le record absolu d’actes de chirurgie esthétique. Ce document analyse les nouvelles techniques de rajeunissement et les tendances de ce secteur, du Brésil à la France en passant par les États-Unis.

Réalisé par Amal Mogaïzel (2012)

Pourquoi les planches à billets ne créent plus d’inflation

L’explosion du bilan des banques centrales avait fait craindre, à tort, une surchauffe générale. Tant que l’argent ne circule pas, le risque est insignifiant. Aujourd’hui, ce sont les monnaies qui donnent le rythme.

Le contrôle de la crise, dessin de Jos Collignon (Pays-Bas)
BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES

C’est à en faire replonger certains dans leurs premiers manuels d’économie. Pourquoi, malgré l’explosion du bilan des banques centrales dans les pays développés, l’inflation y reste-t-elle aussi insignifiante ? Après la crise financière de 2008, lorsque, pour soutenir la relance, les planches à billets ont commencé à tourner à plein régime, nombreux sont ceux qui prédisaient pourtant une inflation galopante et destructrice de richesse. Comme dans les années 1970.

Cinq ans plus tard, en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) a émis 290 milliards de nouveaux francs, l’indice des prix à la consommation a passé l’essentiel de ces deux dernières années en territoire négatif. En Europe, alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) se fait de plus en plus accommodante, et qu’elle pourrait l’être davantage encore – jeudi dernier, son président, Mario Draghi, a évoqué un éventuel « large programme de rachats d’actifs » – c’est plutôt le spectre déflationniste qui plane actuellement au-dessus de la zone euro. Tandis qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) imprime chaque mois des dizaines de milliards de dollars pour racheter des actifs obligataires. Résultat ? L’inflation y reste cantonnée entre 1 et 1,5%.
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Olivier De Schutter : « Notre modèle agricole mondial est à bout de souffle »

Une crise des prix alimentaires, les débats sur les agrocarburants ou sur les « accaparements de terres », un duel à fleurets mouchetés avec Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) jusqu’en 2013 : les six années qu’a passées le juriste belge Olivier De Schutter au poste de rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation ont été bien remplies.

Alors que son mandat arrive à échéance mercredi 30 avril et que la Turque Hilal Elver devrait lui succéder d’ici quelques semaines,

il affirme que le modèle agro-industriel est dépassé et que la solution aux défis alimentaires actuels ne viendra pas des Etats mais des citoyens.

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Brésil : Des millions de moustiques OGM contre la dengue

Le moustique OX513A sera peut-être le premier animal – ou plutôt insecte – transgénique que vous rencontrerez dans la nature. Conçu par une entreprise britannique, ce moustique OGM doit servir à lutter contre la propagation de la dengue.

Après des tests grandeur nature, le Brésil est sur le point de donner son feu vert à sa commercialisation. Problème : aucune étude indépendante n’a été réalisée pour mesurer les conséquences de la production massive de cet insecte transgénique. Et son efficacité contre la dengue est contestée.

Ce n’est malheureusement pas un scénario de série B. Pour la première fois, des animaux génétiquement modifiés vont être commercialisés en milieu ouvert. Le Brésil est sur le point d’autoriser l’usage de moustiques génétiquement modifiés. Le 10 avril, la Commission brésilienne en charge des OGM (CNTBio) a approuvé, à 16 voix contre une, la dissémination dans l’environnement du moustique transgénique Aedes aegypti commercialisé par l’entreprise britannique Oxitec [1].

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