Europe : Le Vieux continent se porte bien, merci

Les déclinistes du monde entier répètent à qui veut l’entendre que l’Union européenne est condamnée à cause de sa faiblesse structurelle et de la crise économique. Mais dans bien des domaines, l’UE tient son rang face à des puissances mondiales comme la Chine ou les États-Unis, selon Mark Leonard et Hans Kundnani.

Non. Ces temps-ci, certains parlent de l’Europe comme si peu à peu, elle avait perdu sa raison d’être. Étant donné sa croissance anémique, une crise de l’euro qui s’éternise et la complexité de la prise de décision, il ne fait aucun doute que l’Europe est actuellement une cible facile.

Par ailleurs, face à l’ascension stupéfiante de pays comme le Brésil et la Chine ces dernières années, nombreux sont ceux qui pensent que le Vieux Continent va finir dans les poubelles de l’histoire. Pourtant, les théoriciens du déclin feraient bien de se rappeler quelques données irréductibles.

Non seulement l’Union européenne reste la plus grande économie mondiale, mais elle dispose aussi du second budget de défense mondial derrière les États-Unis, avec plus de 66.000 militaires déployés dans le monde ainsi qu’environ 57.000 diplomates (l’Inde en a plus ou moins 600). Le PIB de l’UE par habitant en termes de pouvoir d’achat demeure presque quatre fois celui de la Chine, trois fois celui du Brésil et presque neuf fois celui de l’Inde. Si c’est ce qu’ils appellent déclin, cela vaut toujours mieux que de vivre dans une puissance montante.
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Quand l’Afrique se réveillera : La France se relèvera

Par Michel Lhomme

Dans une tribune du quotidien britannique Financial Times, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Lamido Sanusi, s’en est pris le mois dernier, « aux méthodes impérialistes de la Chine sur le continent. Il est temps pour nous d’ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine. »

La Chine en Afrique : du néo-colonialisme

Pour la première fois en Afrique, ont été dénoncées les relations commerciales déséquilibrées entre l’Empire du Milieu et les pays africains, ces derniers troquant l’exploitation de leurs immenses ressources naturelles contre des devises, des prêts et même des produits chinois bon marché mais de piètre qualité.

En riposte, Lamido Sanusi a proposé de produire localement mais aussi de repousser activement les importations chinoises et leur politique prédatrice. Que la Chine s’empare des matières premières africaines et qu’elle leur vende des biens manufacturés, n’est-ce pas exactement ce qu’on appelle par essence le néo-colonialisme? Cette politique chinoise contribue de façon significative à la désindustrialisation et au sous-développement continu de l’Afrique.

Le Nigéria est  l’un des premiers pays africains à avoir réagi. Pour que son immense manne pétrolière et gazière (qui représente en moyenne 36 % du PIB et plus de 97 % des exportations) profite au maximum au pays, le gouvernement nigérian applique depuis trois ans la politique dite de « local content », qui impose que l’essentiel de l’activité liée aux hydrocarbures soit assuré par la main d’œuvre locale ou des entreprises à capitaux majoritairement nigérians.
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La baisse des prix des matières premières est à double tranchant pour l’économie

Certaines entreprises, voire des économies entières, souffrent déjà de la baisse des prix des matières premières. Mais la chute des cours des produits de base n’a pas que des inconvénients.

De nombreuses matières premières ont vu leur prix baisser depuis le début de l’année. La crise en Europe et, depuis quelques mois, un ralentissement de l’activité en Chine, ont freiné la demande, alors même que l’offre de denrées de base est en augmentation cette année, que ce soit à la sortie des puits de pétrole et de gaz, dans les mines de cuivre, de fer ou de zinc, les champs de canne à sucre ou les plantations de café.

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Mondialisation et régionalisation des flux migratoires

En ce début du vingt et unième siècle, les migrations internationales ont pris un essor sans précédent. Mais, à la différence du passé, ce ne sont plus les Européens qui ont émigré de par le monde, l’Europe étant au contraire devenue l’une des premières destinations migratoires, en proie à un déclin démographique, mais la planète entière qui est en mouvement, notamment les zones du sud.

De nouvelles destinations se sont fait jour, comme les pays du Golfe, le continent africain, certains pays asiatiques, tandis que des pays de départ sont devenus des pays d’accueil et de transit, comme l’Europe du sud, puis le Mexique, la Turquie et les pays du Maghreb.

Ces migrations se sont mondialisées depuis trente ans, et ont triplé depuis le milieu des années 1970 : 77 millions en 1975, 120 millions en 1999, 150 millions au début des années 2000, près de 240 millions aujourd’hui.

Ce processus va se poursuivre car les facteurs de la mobilité ne sont pas près d’avoir disparu : écarts entre les niveaux de développement humain (qui combinent l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie) le long des grandes lignes de fracture du monde, crises politiques et environnementales, productrices de réfugiés et de déplacés.
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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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L’essor sans précédent de l’Indice de Développement Humain du Sud

L’essor du Sud est en train de modifier radicalement l’aspect du monde du XXIème siècle, grâce aux nations en développement qui mènent la croissance économique, extirpant des centaines de millions de personnes de la pauvreté et propulsant des milliards de personnes supplémentaires dans une nouvelle classe moyenne mondiale. C’est ce que révèle le Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies sur le développement (PNUD).

Le Rapport sur le développement humain 2013 – L’essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié – dresse le tableau du développement des pays via l’actualisation du célèbre Indice de Développement Humain (IDH).

Ces nouveaux chiffres montrent une amélioration constante du développement humain dans la plupart des pays. D’après le Rapport 2013, « Tous les groupes et régions ont connu des améliorations significatives dans tous les composants de l’IDH, avec des progrès plus rapides dans les pays à IDH faible et moyen. Dans ce contexte, le monde devient peu à peu moins inégalitaire. »

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Planète Alu

Les différentes propriétés physiques de l’aluminium – malléable, léger, inoxydable – en font un métal fascinant, précieux dans le secteur de l’architecture. Mais son utilisation dans les emballages, en chimie alimentaire, dans les produits de cosmétique et dans la pharmacopée posent de plus en plus de problèmes.

Des études approfondies ont prouvé que l’aluminium, ses composants, ses sels ou ses dérivés favorisaient l’apparition du cancer du sein, de diverses allergies, d’infections auto-immunes voire de la maladie d’Alzheimer.

Partie 1/2 :

Partie 2/2 :

Réalisé par Bert Ehgartner (Arte – 12 mars 2013)

Revoir : Aluminium, notre poison quotidien

La bombe humaine a fait pschitt

La surpopulation est-elle un véritable problème ? Des recherches montrent que nous pourrions bien faire face à un monde en déclin démographique ces prochaines années.

En 2012, la marche apparemment inexorable du monde vers la surpopulation vient d’atteindre une étape cruciale : si on en croit le Bureau du recensement américain, quelque part sur cette planète, le sept milliardième être humain a vu le jour.

Ce chanceux ou cette chanceuse n° 7.000.000.000 fêtera sans doute son anniversaire en mars, et s’ajoute à une population qui pèse depuis un certain temps déjà sur des ressources en nourriture, en énergie et en eau potable limitées. Si cette tendance vient à se confirmer, comme le fait remarquer une série en cinq parties publiée par Los Angeles Times pour marquer l’événement, «pour une grande majorité de l’humanité, les conditions de vie seront plus que moroses».

Mais au même moment, la survenue d’un palier encore plus obscur n’a suscité aucune réaction médiatique : il aura fallu 13 ans à l’humanité pour atteindre le sept milliardième individu. Soit plus longtemps que les 12 ans nécessaires pour le six milliardième – et c’est la première fois, dans l’histoire de l’humanité, qu’un tel intervalle augmente. (Les deux, trois, quatre et cinq milliardièmes avaient pour leur part demandé 123, 33, 14 et 13 ans). Pour le dire autrement, la croissance démographique mondiale s’est ralentie. Et cela pourrait bien continuer. De fait, selon les meilleures estimations des experts, la population totale de la Terre cessera de croître dans l’espace d’une vie humaine.

Avant de se mettre à décroître.

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Brésil : Lutte contre la faim et la pauvreté, le modèle social en question

Le Brésil, hôte de la conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20), est l’un de pays du G20 dont les progrès en matière de lutte contre la pauvreté et la faim ont été les plus considérables ces dernières années. Des progrès réalisés notamment grâce à l’introduction du programme “Fome Zero” (“Faim Zéro”) en 2003.

En l’espace de neuf ans, le pays a réduit la malnutrition infantile de 61% et la pauvreté rurale de 15%, en favorisant l’agriculture locale et la consommation de produits locaux. Le Brésil est devenu une référence internationale en matière de sécurité alimentaire, notamment auprès de l’Organisation mondiale du commerce et des agences alimentaires des Nations unies. En parallèle, le Brésil est en passe de devenir le premier exportateur mondial de produits alimentaires.

Au sommet de Rio du 20 au 22 juin 2012, le monde entier est à l’écoute du Brésil. Pourtant, en dépit de ces chiffres incroyables et de l’indéniable réussite du pays, le modèle a ses failles. Le Brésil reste un des pays où les inégalités sont les plus fortes au monde.

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Le revenu annuel des 100 plus riches pourrait éradiquer 4 fois la pauvreté mondiale

Du 23 au 27 janvier, les grands de ce monde se retrouvent à Davos, petite station de sports d’hiver du canton des Grisons en Suisse, pour la traditionnelle réunion annuelle du Forum économique mondial. Les semaines précédant le sommet, lobbies et ONG ont coutume de mettre en lumière quelques-uns des problèmes les plus urgents de la planète à grands coups de rapports et de mises en perspectives déroutantes.

À quelques jours de la 43e édition du rassemblement, l’organisation humanitaire Oxfam n’a pas dérogé à la règle en dévoilant son rapport sur les inégalités, “Le coût de l’inégalité: comment la richesse et les revenus extrêmes nous font tous mal“. Avec une idée-choc: le revenu annuel des 100 personnes les plus riches pourrait permettre d’éradiquer quatre fois la pauvreté mondiale.

Barbara Stocking, directeur-général d’Oxfam, indique qu’au cours des vingt dernières années les personnes les plus aisées de la planète, qui représentent à peine 1% de la population mondiale, ont vu leurs revenus augmenter de 60%. A l’inverse, les plus démunis tentent de survivre tant bien que mal avec moins d’un dollars et 15 cents par jour.

Le marché des produits de luxe, par exemple, a connu, depuis le début de la crise, une croissance de plus de 10%, selon le même rapport.
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Amérique latine : Quand Washington observe Pékin

« Zou chuqu » est une expression officielle utilisée par le gouvernement chinois. Elle décrit l’invitation faite aux entreprises du pays – notamment celles portées vers les marchés internationaux auxquelles il est directement associé – pour qu’elles se déploient et investissent activement en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Ce slogan pourrait se traduire par « aller au dehors » ou « sortir au loin ». Il revêt des dimensions géoéconomiques, géopolitiques et géoculturelles intégralement analysées et mises en perspective dans une récente livraison de la publication universitaire britannique The China Quarterly Special Issues [1].

Peu présente dans la région  avant les années 2000, et ce malgré l’existence de relations officielles développées avec plusieurs pays latino-américains depuis les années 1960 – Cuba en 1960, Chili en 1970, Pérou en 1971, Brésil en 1974 -, la Chine est désormais sur le point de détrôner l’Europe en tant que second partenaire commercial de l’Amérique latine, après les États-Unis.

Dans ce numéro consacré aux liens qu’entretiennent la Chine et l’Amérique latine au 21ème siècle, les auteurs (universitaires latino-américains, européens, états-uniens, australiens et chinois) exposent notamment dans quel cadre politique s’inscrivent les relations sino-latino-américaines du point de vue des autorités de la seconde puissance mondiale.
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Warren Buffett a-t-il raison (“la lutte des classes existe et ce sont les riches qui sont en train de la gagner”) ?

Le milliardaire américain Warren Buffett a déclaré il y a quelques années, non sans humour, qu’il existait “bel et bien une guerre des classes mais c’est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c’est nous qui gagnons“.

Alors que 1% des Américains accaparent 93% de l’augmentation des revenus, la part du profit des entreprises dans le PIB n’a jamais été aussi haute et celle des salaires n’a jamais été aussi basse.

Dans un éditorial daté du 16 novembre 2012, publié sur Reuters, Robert Borosage, faisant référence aux arbitrages entre la taxation des hauts revenus et la réforme du système de santé aux États-Unis, estimait que “lorsque les fruits de la croissance ne sont pas partagés, il est normal que la demande de partager les sacrifices suscite des réactions de colère”.

Pour lui, les élections présidentielles américaines de 2012 ont été emblématiques de la guerre des classes qui fait rage actuellement. Elles ont également été les premières élections lors desquelles la classe moyenne s’est rendue compte que le système n’était pas en sa faveur.

[Entretien avec] Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie à l’UFR de Sciences Sociales de l’Université Paris 7 Denis-Diderot (*).

Atlantico : Colère des ouvriers, lynchage des élites exilées et dépression des classes moyennes. La France est-elle le théâtre d’une lutte des classes sans pareils précédents ?
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«Il n’y a pas de déclin américain, mais l’Europe, elle, cède sa place»

Chercheuse en géopolitique prospective, Virginie Raisson avertit: si l’Europe ne repense pas son modèle économique et son mode de vie, elle pourrait dans l’avenir ne plus valoir grand-chose. Démonstration par la lecture du futur.

Virginie Raisson lit l’avenir. Non dans les astres ou dans le reflet de nos peurs, mais à travers l’analyse des grandes tendances démographiques, économiques et géopolitiques. La chercheuse, auteur de 2033, atlas des futurs du monde, invitée au forum de la Fondation pour la haute horlogerie à l’IMD de Lausanne, terminait ainsi son exposé devant un parterre de managers issus de l’industrie du luxe: «En résumé, je recommande à nous autres Européens: primo, d’apprendre le chinois, et, secundo, d’être ouverts et innovants pour repenser notre modèle économique et notre mode de vie. Afin que nos enfants – dont ma fille de trois mois – s’emparent du futur avec appétit et confiance.»

Bilan Votre voix était à vos dernières paroles emplie d’émotion. Avons-nous réellement du souci à nous faire pour nos enfants?
Virginie Raisson Si nous continuons dans la voie du repli sur soi, oui. Mon émotion est le reflet de mon indignation devant notre manque d’énergie à réagir. J’ai écrit ce livre pour montrer que l’avenir se présente mal si nous n’opérons pas les bons choix. Car nous avons encore le choix. Simplement, nous n’avons plus le droit à l’erreur, précisément parce que les choix de notre génération engagent aussi ceux qui nous survivront.

B On vous sent en colère. Pourquoi?

Oui, j’en veux à la génération des baby-boomers qui ne réfléchit pas à l’impact de son vieillissement, elle qui compte prélever sur la jeunesse la hausse du volume de ses cotisations retraites. Je lui en veux pour la dette publique, qui préempte déjà l’avenir; pour son refus de changer de modèle énergétique; pour les coups de boutoir que les Etats infligent à l’organisation européenne si originale dans sa conception; pour sa gestion électoraliste des affaires publiques.

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Baisse des salaires dans les pays développés

Les salaires ont baissé dans les pays développés l’an dernier, année de crise économique, alors qu’ils ont continué à grimper fortement dans les pays émergents, selon l’Organisation internationale du travail, qui dénonce le fait que le travail soit de moins en moins rémunérateur.

Les salaires ont baissé de 0,5% en 2011 dans les pays développés, alors qu’ils ont augmenté dans les pays émergents, comme en Asie (+5%), selon le rapport 2012/2013 de l’évolution des salaires dans le monde publié vendredi par l’OIT.

En conséquence, l’OIT relève que le risque de troubles sociaux augmente, du fait du mécontentement populaire. Pour l’OIT, il est essentiel que les salaires augmentent sur le même rythme que la productivité. «C’est une question d’équité et de croissance économique durable». Or, les derniers chiffres montrent que la productivité a augmenté beaucoup plus vite que les salaires dans le monde.

Globalement, tous pays confondus, les salaires ont augmenté de 1,2% en 2011, à comparer avec +2,2% en 2010 et +3% en 2007. Parallèlement à cette croissance ralentie, l’OIT dénonce aussi le fait que «les salariés reçoivent une plus petite part du gâteau», en stigmatisant le fait que la part des salaires dans la richesse nationale ne cesse de diminuer, partout dans le monde.
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Les BRICS, ces puissances mutantes de la mondialisation

Qu’est ce que l’Afrique du Sud a de commun avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Russie ? Ces puissances émergentes incarneraient l’avenir de l’économie mondiale. Un expert des BRICS démêle le vrai du faux.

Le PIB cumulé des BRICS est aujourd’hui presque égal à celui des États-Unis. Incarnent-ils pour autant l’avenir de l’économie mondiale ?

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Homo debitor, chronique de l’Homme endetté

Au cours de son exposé réalisé le 23 octobre 2012 à Bruxelles, Éric Toussaint passe en revue un peu plus de 4500 années d’histoire de l’humanité sous l’angle de la dette et des luttes pour l’annulation des dettes illégitimes, illégales et / ou odieuses.

Il aborde dans un ordre chronologique la Mésopotamie de l’âge du bronze, les temps bibliques, la Grèce et la Rome antiques, la révolution française, l’histoire des États-Unis d’Amérique, l’élaboration des doctrines Drago, Calvo et Sack, les annulations de dettes odieuses au 19 et au 20 e siècles, la dette imposée à Haïti en 1826, le Traité de Versailles, les suspensions de remboursement de la dette dans les années 1930 (ce que cela a donné en Amérique latine), l’après seconde guerre mondiale, le plan Marshall, l’accord de Londres sur la dette allemande en 1953, la crise de la dette des années 1980, la crise actuelle qui a commencé en 2007-2008, les développements récents en Grèce et les défis pour le mouvement social en Europe aujourd’hui.

Partie 1:


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Portugal : Le grand exil

Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.
L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

Une fête aux allures d’enterrement

Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.
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Une Amérique qui tombe (Rediff.)

Attentats du 11 septembre 2001, guerres sans fin, tempête financière, concurrence asiatique… Le nouveau siècle a ébranlé l’Amérique. Au point que le pays est obsédé par la peur du déclin.

Il n’y a pas d’empire qui ne soit hanté par le spectre de son déclin. Les États-Unis ne font pas exception. Depuis son émergence comme puissance mondiale, le pays a périodiquement traversé des périodes de doutes, des moments où les Américains s’interrogent sur leur capacité (voire leur désir) à maintenir leur rang prééminent dans l’ordre international. Pendant la guerre froide, ils vivaient dans une crainte quasi perpétuelle d’être dépassés sur le plan militaire et technologique par les Soviétiques. Au cours des années 1970, le pays encaisse des coups en série – le Viêtnam, le Watergate, le choc pétrolier, la « stagflation », la crise iranienne. L’identité nationale en sort profondément ébranlée. Arrivent les années 1980 : les Américains s’inquiètent que leur pays est en passe de devenir la filière nord-américaine de la puissance économique ultraperformante qu’est alors le Japon.

En 2012, la question du déclin est de nouveau à la mode outre-Atlantique, bien que dans un contexte inédit. Le programme néoconservateur qui avait inspiré les guerres de l’Afghanistan et de l’Irak n’a finalement que démontré les limites de la puissance militaire américaine. Le krach de 2008 a indélébilement entaché l’idéologie aussi bien que la pratique du modèle économique dont les Américains s’étaient fait les champions mondiaux. Enfin, la montée de la Chine, à la fois comme puissance militaire et bailleur de fond de la dette américaine, menace la prétention des États-Unis à être, depuis 1989, l’unique superpuissance.


« Autrefois, c’était nous »


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