Le patrimoine des milliardaires européens en hausse de 11% en 2014

Le patrimoine des milliardaires européens a progressé de 11% en 2014, révèle le magazine “Bilan” à paraÎtre jeudi. Les avoirs des 100 familles les plus riches du Vieux continent ont ainsi augmenté de [110 milliards d'euros] à [1.093 milliards d'euros]. Revers de la médaille, la fortune des oligarques russes a fondu avec la crise en Ukraine.

Bernard Arnault

Cette hausse s’explique par la reprise économique aux Etats-Unis, les hausse des places boursières, ainsi que la valorisation du secteur immobilier et de l’art, écrit le magazine qui a publié son classement des 100 personnes les plus riches d’Europe.

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Bourses : Les États-Unis champions des grandes capitalisations

Les groupes américains continuent de dominer largement le classement des grandes capitalisations boursières mondiales, qui bondissent depuis plusieurs années, montre une étude publiée mercredi par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC).

Parmi les 100 plus importantes capitalisations boursières dans le monde, près d’une entreprise sur deux est basée aux États-Unis, contre 33 en 2008. Apple est le symbole de cette domination, puisque le géant américain est la première capitalisation mondiale avec une valorisation de 469 milliards de dollars à fin mars 2014.

Le groupe devance le pétrolier ExxonMobil (416 milliards), le géant de l’internet Google (409 milliards) et le groupe informatique Microsoft (318 milliards), tous des groupes américains.

De son côté, la zone euro maintient son rang avec 18 entreprises dans le classement. La France ne possède en revanche que cinq sociétés dans les 100 premières capitalisations mondiales, avec Total (37e), Sanofi (41e), BNP Paribas (69e), L’Oréal (71e) et LVMH (77e).

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Nouveau capitalisme criminel : en 350 milisecondes, on déclenche 7000 transactions en bourse

Le capitalisme financiarisé est-il criminogène ? La question a de quoi interpeller. Jean-François Gayraud, haut fonctionnaire de la Police nationale, la pose dans son dernier ouvrage, Le nouveau capitalisme criminel, une enquête troublante, à la croisée de la géopolitique, de la criminologie et de l’économie. Avec le trading de haute fréquence, les machines ont maintenant le pouvoir. Les Chroniques de la Vieille Europe en parle avec les journalistes d’Éléments Pascal Eysseric et François Bousquet sur Radio Courtoisie.

Revue Éléments

Les Etats-Unis, nouvelle frontière du luxe

Le Tiffany Diamond, l’un des plus beaux diamants jaunes du monde, découvert dans la mine de Kimberley en Afrique du Sud en 1877, et habituellement exposé dans la boutique Tiffany de la Ve Avenue à New York, sera transporté sous haute garde, en jet privé, pour être exposé mardi 10 juin dans la toute nouvelle boutique Tiffany des Champs-Elysées, à Paris. Une pierre d’exception au prix stratosphérique que l’exquise Audrey Hepburn a été l’une des deux seules femmes à avoir porté, en 1961, pour le film Breakfast at Tiffany’s, de Blake Edwards.

« Tiffany, c’est mon baromètre du luxe aux Etats-Unis », explique Milton Pedraza, PDG de Luxury Institute, un institut spécialisé indépendant. Après être tombée au plus bas, la côte d’amour de Tiffany, symbole du luxe à l’américaine, est remontée en flèche auprès des analystes. Ses ventes au premier trimestre lui ont permis de relever ses prévisions de bénéfice annuel.

D’une façon générale, les nouvelles du luxe outre-Atlantique sont bonnes depuis deux ans. Meilleures qu’elles ne l’ont été depuis longtemps. Après le creux de la vague et la crise économique de 2008, le marché du luxe américain a rebondi avec vigueur. Et connaît une croissance supérieure à celle que l’on observe en Chine. Le cabinet Boston Consulting Group prévoit « une croissance pour ce secteur de 7 % à 8 % aux Etats-Unis cette année, légèrement supérieure à la hausse prévue au niveau mondial [6 % à 7 %] ».

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Etats-Unis : Rémunérations record des grands patrons américains

La généralisation aux Etats-Unis du « say on pay », cette pratique qui consiste à demander aux actionnaires réunis en assemblée générale (AG) de se prononcer sur la rémunération des dirigeants, n’a pas vraiment eu d’effet modérateur.

Nous pouvons ignorer cela, pas vrai ?

L’année 2013 constitue même un record : pour la première fois, la rémunération médiane (la moitié gagne plus, l’autre moins) des dirigeants des 500 premiers groupes cotés a dépassé les 10 millions de dollars (7,35 millions d’euros), selon une enquête de la société spécialisée Equilar, publiée en association avec l’Associated Press. Soit une augmentation de 8,8 % par rapport à 2012.

Il s’agit de la quatrième hausse consécutive depuis 2009, lorsque les rémunérations des dirigeants s’étaient effondrées à la suite de la crise financière. A l’époque, un patron d’une grande entreprise gagnait en moyenne 181 fois le salaire moyen américain. Aujourd’hui le rapport est de 257 fois. Dans le même temps, pour le salarié lambda, l’évolution a été moins spectaculaire : + 1,3 % en 2013, selon le Bureau of Labor Statitics.

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Olivier Delamarche : « C’est pas génial… »

Le 7 avril, le débat autour de l’impact des fusions-acquisitions et le point sur les résultats d’entreprises, ont été les thèmes abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, Pierre Sabatier, président de Primeview et Cédric Chaboud, président de SPGP 2, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Au bout d’un moment, même les plus “bull” se sont aperçus qu’on payait à des prix hallucinants des technologies qui n’ont ni chiffre d’affaires, ni résultats – Les marchés commencent à se poser des questions comme en 97 et en 2000. »

Ukraine : les milliards envolés des oligarques russes

Ils sont la partie visible de la richesse de la Russie. Les oligarques sont aussi victimes de la crise ouverte entre Vladimir Poutine et les Etats-Unis. La chute de la Bourse russe leur a fait perdre des milliards.

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Vladimir Poutine et Oleg Deripaska

Plus de 20 milliards de dollars… C’est, depuis le début de l’année, le lourd tribut payé par les milliardaires russes à la crise géopolitique et économique. Les 16 plus riches d’entre eux ont vu leur fortune fondre de 23,5 milliards de dollars (8.284 milliards de roubles, selon l’indice Bloomberg des milliardaires). Un véritable krach pour les nouveaux riches les plus en vue de la planète depuis l’effondrement de l’URSS. Sur les 18 Européens dont la fortune a chuté de plus de 1 milliard de dollars depuis le début de l’année, 10 sont russes !

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La toile d’araignée des oligarques russes au Royaume-Uni

Les Ukrainiens qui protestaient il y a peu devant le siège londonien de la banque russe VTB contre le recyclage d’argent sale russe par la City s’étaient trompés de cible. Les manifestants auraient dû viser la Bourse de Londres, symbole de l’emprise des oligarques russes installés dans la capitale britannique sur la vie économique et politique du royaume.

Roman Abramovitch (au centre) à Londres en 2013

Le réseau d’influence bâti par les flibustiers des affaires venus du froid explique les réticences du gouvernement de Sa Majesté à des sanctions économiques contre la Russie. Sur les bords de la Tamise, le pouvoir des Roman Abramovitch, Len Blavatnik, Alisher Usmanov, Oleg Deripaska, Vladimir Potanine ou Alexander Lebedev est à la hauteur de leur fortune : imposant.

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«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

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Ukraine : l’aventure militaire est illogique sur le plan économique

Les relations économiques entre les Etats-Unis et l’Europe d’un côté, la Russie de l’autre, poussent les acteurs de la crise ukrainienne au dialogue et éloignent le spectre d’un conflit militaire.

L’économie de l’Ukraine repose sur trois secteurs, rappelle Vladimir Vakhitov, professeur assistant à l’Ecole d’Economie de Kiev : la métallurgie, l’industrie chimique et l’agriculture. Les deux derniers représentent 40 à 50% des exportations ukrainiennes”. Et il ajoute, source de revenus “substantielle” pour le pays, les transferts financiers des migrants qui ont quitté l’Ukraine pour la Russie, l’Italie, le Portugal ou la Pologne.

Sur le plan économique, l’Ukraine est donc à la fois liée aux pays de l’Union européenne (UE) et à la Russie, par le biais des échanges commerciaux et humains. “En gros, un tiers des exportations va à la Russie, un tiers à l’Europe et un tiers vers d’autres destinations, notamment en Asie“, confirme Vladimir Vakhitov.

En France, Fabrizio Coricelli, professeur d’économie à la Sorbonne, nuance : “L’Ukraine a beau exporter vers l’Europe, elle est beaucoup plus intégrée avec la Russie qu’avec l’UE“.

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Quand le tsunami des capitaux s’en va

Par Myret Zaki

Ce n’est pas le moindre des paradoxes : la Banque centrale américaine (Fed) et celle du Japon (BoJ), qui insufflent d’immenses liquidités dans les actions, obligations et changes, ont plus d’effets sur les marchés émergents que sur les marchés développés qu’elles régissent directement.

Depuis le mois de mai déjà, les capitaux globaux ont commencé à se retirer des marchés émergents, dès la première utilisation du mot «tapering» (réduction de l’assouplissement monétaire) par la Fed. Aux annonces de réduction de liquidités des Etats-Unis s’est ajoutée celle du Japon.

Il n’en fallut pas davantage pour que les capitaux globaux, tel un banc de harengs, se détournent en quelques secondes de ce qu’ils considèrent comme les actifs les plus risqués, les marchés émergents.

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Marc Faber : “La crise financière n’était pas un accident”

Observateur éloigné mais néanmoins intéressé par l’histoire et les marchés d’investissement, je suis fasciné par la façon dont les grands événements qui trouvent leur origine dans des tendances long terme sont souvent expliqués par des causes court terme.

On explique ainsi la Première Guerre mondiale comme étant une conséquence de l’assassinat de l’archiduc Franz Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois ; on explique la Crise de 1929 comme étant le résultat de la rigueur des politiques monétaires de la Fed ; on explique que Hitler est la cause de la Seconde Guerre mondiale ; et que la guerre du Vietnam est le résultat de la menace communiste.

De même, on attribue la désinflation qui a suivi l’année 1980 aux politiques monétaires restrictives de Paul Volcker. Le krach boursier de 1987 est de la faute des assurances de portefeuilles. Et la crise asiatique et le krach boursier de 1997 sont attribués aux étrangers ayant attaqué le baht (la monnaie thaïlandaise). Toutefois, si l’on regarde de plus près tous ces événements, on voit que leur cause était bien plus complexe et qu’un caractère inévitable entrait toujours en jeu.

Complexe et inévitable
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États-Unis/Inde : Le scandale Enron

Enron, le septième plus grande entreprise américaine et la seizième au monde, est désormais synonyme de l’une des plus grandes escroqueries mondiales réalisées au détriment des employés et des petits actionnaires.

Décembre 2001, la puissante société de courtage en énergie s’effondre dans la plus vaste faillite de l’histoire des États-Unis avant la crise de 2008. 67 milliards de capitalisation boursière disparaissent en quelques jours. Tous les hauts responsables, dont le président de la société, Kenneth Lay, qui, incidemment, est aussi le contributeur financier le plus important à la campagne électorale de Bush, vendent leurs titres dans la précipitation pour la somme de 1,1 milliard de dollars et empochent les plus-values.

Une clause spéciale empêche les employés de faire de même, cela en dépit du fait que leurs actions constituent l’intégralité de leur retraite. L’action passe de 100 dollars à 31 cents. C’est la tragédie : 5.000 employés sont licenciés et 20 000 perdent leur retraite. Cette enquête nous emmène aux États-Unis et en Inde.

Le même krach qu’en 1929 prévu pour février 2014

Depuis le krach de 1929, la crise économique qui s’en est suivie est régulièrement évoquée et montrée du doigt comme exemple à éviter (sauf pour les spécialistes de l’art de la chute). La bourse de New York prend pourtant la même direction qu’en 1929, avertit BusinessWeek, citant les propos de l’analyste financier Tom DeMark.

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Ce graphique permet de visualiser la comparaison établie par Tom DeMark.

«Le marché va connaître une amélioration de plus, puis une fois que nous serons environ à cette hauteur, je pense que ce sera plus traître», prédit à BusinessWeek Tom DeMark, un analyste financier qui, en se fondant sur les mathématiques, a mis au point des indicateurs capables de prédire les mouvements des marchés financiers.

«Je pense que tout est pré-ordonné à présent. Si vous regardez les nouvelles valeurs hautes et basses du [New York Stock Exchange], à chaque fois que nous avons atteint un nouveau pic record, il y avait de moins en moins de stocks dans l’index de participation concerné. C’est de plus en restreint

Le financier avance par là que c’est un nombre de plus en plus limité d’entreprises qui poussent la bourse vers le haut, accentuant de fait la spéculation.
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Olivier Delamarche : « Les profits ne sont que des manips des marchés »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 02 septembre 2013 sur BFM Radio, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Pour Pierre Sabatier:

« La gouvernance américaine a été plus efficace que celle de l’Europe. La crise provenait de là-bas et ils ont réussi à la diffuser chez nous – Cela ne durera pas mais leur position est bien meilleure que celle des européens – Le marché va devenir en forme de tôle ondulée – Des professionnels de la communication vont nous accompagner, nous rassurer… »

18 signes de ce que les marchés financiers mondiaux entrent dans une spirale de la mort

Vous pouvez le voir venir, n’est-ce pas ?  Le rendement à dix ans des bons du Trésor américain est en pleine ascension, le S & P 500 a été en panne pendant 9 des 11 derniers jours de bourse et des nouvelles économiques troublantes continuent d’affluer en provenance de toute la planète. 

La « correction financière » tant attendue approche à grands pas, et les investisseurs commencent à courir vers la sortie. Nous n’avons pas vu autant de signes de difficultés financières venant tous ensemble à un moment comme celui-ci depuis juste avant la dernière crise financière majeure. C’est presque comme si une « tempête parfaite » se préparait, et que beaucoup de « l’argent facile » avait déjà été sorti des actions et des obligations. 

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Cinéma : Rapace

George Fall est sur le point de réaliser un rêve: être élu meilleur trader de l’année, titre qui lui permettra d’asseoir son règne pour la décennie à venir. Mais à flirter toujours plus avec les limites de la légalité, l’as de la finance en vient à commettre une erreur fatale.

Ruiné, il se réfugie dans les bras de la jolie Janis, qui fuit toute possession matérielle, et envisage un temps de changer de vie. Bientôt rattrapé par sa voracité démesurée, il met tout en œuvre pour collecter les sommes nécessaires à la création d’un hedge funds. Les millions ne tardent pas à pleuvoir, ce qui n’est pas du goût de lord Norman, défenseur d’un capitalisme raisonné…

Démonstration sur la cupidité humaine agissant sur les marchés financiers ou comment revivre les tenants et les aboutissement de la crise financière de 2008.

L’économie est-elle une science exacte ? [Archive]

Par Oskar Morgenstern (avril 2000)

L’économie jouit d’une situation particulière parmi les sciences: ses résultats sont quotidiennement utilisés dans l’action politique. Cette situation ne favorise pas toujours l’examen critique des mesures et des théories. Plutôt que d’examiner s’il est possible de donner un contenu expérimental et mesurable aux concepts de la science économique, les économistes – en France tout spécialement- se sont longtemps enfermés dans des débats entre « littéraires » et « scientifiques ».

Ces querelles reflètent des conflits entre personnalités de formation différente. Elles n’apportent aucun élément de solution à la question : “L’économie est-elle une science expérimentale ?” Oskar Morgenstern, fondateur avec Von Neumann de la théorie des jeux, tente ici de répondre avec impartialité. S’il critique les économètres, ce n’est pas faute de connaitre leurs thèses; s’il juge les faits sociaux difficilement mesurables, ce n’est, pas faute de s’être penché sur le problème. L’économie est une science, mais l’incertitude y joue un rôle fondamental, qu’il est vain de dissimuler.

Lorsqu’on entreprit pour la première fois de recenser la population de la France, Laplace se rendit compte aussitôt qu’on n’arriverait jamais à dénombrer sans aucune erreur la totalité des habitants. Il demanda par conséquent que l’on calcule l’erreur probable et qu’on la fasse figurer dans le recensement publié. L’éminent mathématicien, qui apporta une contribution si décisive à la théorie de la probabilité, trouvait donc naturel, et même indispensable, pareille exigence de précision.

Mais rien ne fut fait en ce sens, et même de nos jours, il n’y a pratiquement aucun pays au monde où la publication de données sociales et économiques s’accompagne de considérations sur l’erreur probable. On se contente, d’une façon ou d’une autre, de -présumer qu’il n’y a pas d’erreur, bien qu’il soit facile à n’importe qui de constater que les erreurs abondent partout et qu’elles différent énormément d’une statistique à l’autre; pourtant, il serait éminemment désirable de connaître exactement, l’importance de ces erreurs.

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Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

« Les banques devraient être des banques, pas des sociétés pétrolifères »

Pour les ultralibéraux les marchés et les bourses éclairent les décideurs économiques à l’aide d’indicateurs rationnels. La réalité est tout autre : adossées aux facilités financières de la Banque fédérale de réserve américaine (la FED), les grandes banques de Wall Street spéculent sur les matières premières (pétrole, blé, cuivre, aluminium, etc.), pèsent sur leurs cours et disposent, avant d’autres acteurs économiques, d’éléments permettant d’anticiper l’évolution du cours de bourse des entreprises qui achètent les matières premières, objet des spéculations. C’est l’institutionnalisation du délit d’initié.

Même certains journaux américains « mainstream » commencent à s’en émouvoir. Polémia publie sous la signature d’une de ses correspondantes un texte présentant un article de David Kocieniewski, paru le 20 juillet 2013, dans le « New York Times ». Nous livrons aussi à nos lecteurs l‘intégralité de l’article intitulé « Des tas d’aluminium mais, pour les banques, de l’or pur ». A déguster et à méditer.

Je suis avec beaucoup d’intérêt l’actualité financière, comme on lit un polar, sauf que la fin n’est pas encore rédigée… Plusieurs grosses banques (Goldman Sachs, JP Morgan par exemple) ont mis en place une spéculation sur les matières premières (blé, pétrole, aluminium, etc.). Dans l’article ci-après, il est décrit très précisément comment elles procèdent. Vous comprendrez comment certains malins ont deviné que le cuivre allait flamber ; attention aux poignées de porte qui risquent de disparaître !
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