Olivier Delamarche : « Une bulle ne se dégonfle pas, elle explose »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 18 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Ce n’est pas en déplaçant la dette qu’on la fait disparaître, il faut arrêter ce jeu de bonneteau perpétuel. Tout le monde avait décidé que sortir la Grèce de l’euro allait coûter des centaines de milliards; en attendant je constate que [son maintien] coûte aujourd’hui 400 milliards et qu’on n’a rien réglé. On s’enfonce dans quelque chose qu’on ne maîtrise absolument plus. »

La Bourse profite-t-elle de la crise ?

Émission “Du Grain à moudre” d’Hervé Gardette, diffusée le 29 mai 2013 sur France Culture, avec Dominique Plihon et Bertrand Jacquillat.

La bourse française se porte bien. Ailleurs, c’est encore mieux. Le Dax allemand, le Footsie britannique, le Dow Jones à New-York, les marchés asiatiques : le temps des indices records est de retour. Comme si tout allait pour le mieux dans l’économie mondiale.

Certes, le CAC 40 est encore loin de son record absolu : 6944 points en séance. C’était en septembre 2000, la bulle Internet n’allait pas tarder à se décomposer. Aujourd’hui, l’indice qui mesure les performances financières des 40 plus grandes entreprises françaises est loin d’avoir retrouvé ce niveau.

Mais en franchissant à nouveau la barre des 4000 points il y a quelques jours, le CAC 40 a repris des couleurs : sa meilleure “performance” depuis 2 ans, après une progression de 15% en 2012.

Sauf que tout va plutôt mal. Si ce n’est dans l’ensemble des pays du globe, à tout le moins en Europe. La zone euro est en récession, le taux de chômage y a atteint le niveau record de 12,1% au mois de mars…et pourtant , la Bourse est en pleine forme. A croire que l’économie réelle et les marchés financiers sont déconnectés.

A minima, on peut parler d’un décalage, qui s’explique de plusieurs façons. D’abord par l’internationalisation du CAC 40 : les grandes entreprises françaises sont de moins en moins liées à l’économie hexagonale. Ensuite par la faiblesse des taux d’intérêts, qui rend les actions beaucoup plus attractives que d’autres placements.

Le problème, c’est que cet édifice semble, une fois de plus, reposer sur des bases bien fragiles : une bulle peut-être, qui comme toutes les bulles n’a pas d’autre vocation que de finir par éclater.

Olivier Delamarche : « La crise est loin d’être finie »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 28 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Beppe Grillo déclare que l’on va droit vers un défaut de paiement mais ça n’affole personne. On va payer les bêtises qui ont été faites par les politiques et par les banquiers centraux depuis 30 ans. On peut nous faire le coup de Chypre du jour au lendemain, le texte est voté au niveau européen. »

Pourquoi la bourse monte alors que l’économie est morose ?

6,93%, c’est la prime du marché des actions à Paris. La prime de marché, c’est ce que le rendement que les investisseurs exigent d’obtenir au-delà de l’investissement réputé sans risque, c’est-à-dire, les obligations d’Etat à 10 ans qui rapportent aujourd’hui, 1,70%.

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En théorie, lorsque cette prime de marché baisse, c’est un signal de la hausse du marché des actions. Cela fonctionne comme les obligations, avec la même relation inversement proportionnelle entre le prix et le taux.

Pour les actions, cela signifie que le rendement étant anticipé en hausse, le marché accepte de les payer plus cher car, selon son jugement, le risque pour obtenir ce rendement plus fort, devient moins élevé.

Qu’elle est donc cette anomalie qui conduit à observer un marché qui monte alors que cette prime ne bouge pratiquement pas ?

Que se passe-t-il surtout sur le marché parisien qui monte alors que les perspectives de l’économie ne sont pas au beau fixe et n’ont pas de perspectives d’évolution favorables sous tous les horizons sous lequel on peut l’observer ?

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Philippe Béchade : « Le Japon c’est fukushima n°2 »

Philippe Béchade, rédacteur en chef à la Chronique Agora, le 15 mai 2013 sur BFM Business dans l’émission “Intégrale Placements“.

« Au Japon, il y a eu 45% de hausse [de la bourse] depuis le 1er janvier, 81% en un an. Il n’y a aucune croissance japonaise au cours des 5 prochaines années qui pourra justifier une telle accélération à la hausse. On assiste à Fukushima n°2, ça va exploser naturellement. »

Olivier Delamarche : « Il va falloir qu’on paie l’addition »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 14 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« La conclusion du G7 : on continue à inonder et à créer des bulles et on verra bien ce qui se passera. Au Japon on ne voit pas d’impact de la baisse du yen sur l’économie. Si Mr Bernanke arrête de donner sa dose aux marchés de 4 milliards par jour, le marché s’écroule. Il va falloir qu’on paie l’addition. Ce n’est pas ceux qui ont créé l’addition qui vont la payer, c’est nous. Les marchés n’anticipent rien depuis des années. »

Les singes, meilleurs boursicoteurs que les hommes?

Des indices boursiers constitués de façon parfaitement aléatoire seraient plus performants que le Standard & Poor, pondéré par la capitalisation boursière, selon une récente étude.

Les indices boursiers constitués au hasard, comme pourrait le faire un singe, sont plus performants que les indices pondérés par capitalisation boursière, comme l’indice Standard & Poor’s, selon la Cass Business School de Londres.

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Bourse électronique : 27.000 ordres par seconde

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

L’organisation des marchés boursiers s’atomise au point d’inquiéter, peut-être en réponse aux excès des échanges à très haute fréquence qu’un livre récent, «Krach Machine», vient de si bien décrire.

Dans leur tout récent livre Krach Machine, Frédéric Lelièvre – bien connu des lecteurs du Temps – et François Pilet tracent un saisissant portrait de la structure et du fonctionnement des bourses électroniques les plus modernes, avec leurs bunkers, leurs connexions géantes, leurs prodigieuses et, peut-être, dangereuses capacités de traitement.
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La nouvelle coqueluche du capital-investissement ? C’est… la Grèce

TPG, BC Partners, Rhone Capital… Les fonds de private equity américains se pressent pour racheter les entreprises grecques mises en vente dans le cadre du programme de privatisations du pays. Lequel devrait pourtant connaître en 2013 une sixième année de récession.

La Bourse grecque, à Athènes

Les fonds de capital-investissement se sont découvert un nouvel eldorado. Et il ne s’agit pas de l’Amérique du Sud, ni de la Chine, ni de l’Afrique mais… de la Grèce. Les fonds américains TPG et BC Partners sont sur les rangs pour racheter les 33% du capital de la loterie nationale OPAP mis en vente par le gouvernement grec, dans le cadre des privatisations exigées par le FMI (Fonds monétaire international), la Commission européenne et la BCE (Banque centrale européenne), en contrepartie du sauvetage financier du pays. Une participation valorisée 660 millions d’euros environ, sur la base du cours de Bourse actuel de la société.

Deux mois avant cette opération, un autre fonds de private equity américain, Rhone Capital, avait offert de racheter 39% du fabricant grec de matériaux de construction S&B Industrial Minerals. En janvier toujours, le fonds américain Paine & Partners avait acquis 56,5% du spécialiste des équipements d’irrigation Eurodrip auprès de la société de capital-investissement grecque Global Finance.

Des valorisations qui demeurent attrayantes

Pourquoi les fonds de private equity étrangers ont-ils les yeux de Chimène pour un pays en récession depuis cinq ans, et dont le Produit intérieur brut (PIB) devrait encore se contracter de 4,5% en 2013 ?
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LEAP – Crise systémique globale 2013 : Pièges, repères et grilles de lecture

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mars 2013

Dans les tendances Up&Down [haut et bas] présentées dans le numéro de janvier, notre équipe avait placé en Down [bas] « Les indicateurs économiques » avec l’argumentaire suivant : « Entre des indicateurs économiques de court terme qui décrivent seulement ce qui s’est passé dans la semaine, d’autres qui sont manipulés par les gouvernements pour refléter le message qu’ils souhaitent passer, et d’autres enfin qui n’ont plus de pertinence dans le monde actuel, la réalité économique est pour le moins très mal décrite, voire travestie, par ces chiffres pourtant suivis par les entreprises, les banques, les pays. Ce brouillard statistique empêche une navigation fiable, pourtant primordiale dans ces temps de crise. »

Que ce soit le fruit de manipulations intentionnelles de la part des acteurs dans leur effort de survie ou le résultat de l’extrême volatilité des bases de calcul (comme la valeur des monnaies et du dollar US tout particulièrement), cette tendance se confirme en effet.

Des indicateurs fiables et pertinents sur la situation économique, politique et sociale mondiale sont pourtant indispensables afin de traverser la crise sans encombre. Mais ceux utilisés par les gouvernements ou les entreprises sont, au mieux, inutiles dans la période actuelle de remodelage profond du monde, au pire, néfastes.

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Vietnam : La crise économique frappe le pays de plein fouet

Familles ruinées en bourse, dépressions qui se multiplient ou bonus de fin d’année payés en chaussettes, de plus en plus de Vietnamiens sont touchés par une crise économique dont ils tiennent le gouvernement communiste pour responsable.

Après avoir lancé en 1986 la transition vers l’économie de marché, le Vietnam était vite devenu un modèle pour les pays de la région, grâce à une forte croissance, un afflux d’investissements étrangers et l’émergence d’une classe moyenne.

Mais le pays est désormais en plein marasme économique, à cause de décennies de mauvaise gestion, selon les experts. Et les Vietnamiens ont perdu leurs économies et leur confiance envers le gouvernement communiste.

Ma famille n’a jamais été dans pire situation (…). Tous nos actifs ont disparu“, commente Nguyen Thi Huong, 37 ans, qui travaille dans l’immobilier. Ses revenus se sont raréfiés avec la stagnation du secteur, et elle a perdu tout son argent dans des investissements immobiliers et en bourse.
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Olivier Delamarche : « Nous sommes tombés dans un modèle à la japonaise »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 05 février 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

« On injecte de l’argent, ça ne fait pas de croissance mais on continue à s’endetter. Nous serons bientôt dans une joyeuse coalition de pays endettés à 300%. A chaque fois qu’une entreprise annonce ses résultats, elle annonce en même temps un plan de licenciements. »

Olivier Delamarche : « L’inflation réelle se situe très au-dessus de 2% »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 29 janvier 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements.

« Une solution pour s’en sortir serait un écroulement total des monnaies mais là on aurait de l’hyper-inflation – Au Japon ils sont très mal – Avec la planche à billets illimitée, on va vers un effondrement – On fait absolument tout pour vous faire croire que tout va bien, comme par miracle! »

Olivier Delamarche : « Fabriquons des billets et distribuons-les, allons-y gaiement ! »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 22 janvier 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Au Japon nous en sommes au 10ème Quantitative Easing. Ils continuent avec une politique qui n’a pas marché pendant vingt ans et ils essaient de nous faire avaler que ça va être formidable. »

Inde : L’autre géant asiatique en devenir

Si l’Inde a traversé une mauvaise passe en 2012 avec une croissance à 5,5% plus faible que les années précédentes, elle compte bien se reprendre, et très rapidement. Le Premier ministre indien Manmohan Singh a ainsi lancé un “processus de relance” de l’économie.

C’est vrai, l’Inde vient de traverser une mauvaise passe en 2012. Complexité bureaucratique, hiérarchisation de la société, clientélisme et au final immobilisme du pouvoir… Tous ces maux se sont brutalement retrouvés en première page de nos journaux. Résultat, la croissance indienne devrait tomber à 5,5% cette année, contre 6,5% en 2011, et loin des 8-9% des années précédentes.

Pourtant les pronostics sur la fin du “miracle” indien étaient prématurés. L’Inde a d’abord été victime de son modèle économique. Fournisseur de services informatiques pour les firmes occidentales, le ralentissement de ses clients a mécaniquement fait plonger les bénéfices. Or 56% du bénéfice indien provient des services.

En Inde plus qu’ailleurs, c’est l’État qui tient entre ses mains le potentiel de croissance du pays. Or depuis quelques semaines, le gouvernement s’est saisi à nouveau des rennes de l’économie et a décidé de repartir au galop. Objectif : lancer une nouvelle phase de réforme.
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Peugeot : La piste algérienne séduit la Bourse

Le titre du français PSA Peugeot Citroën bondissait mercredi à Paris, soutenu par un article de la Tribune évoquant une possible entrée de l’Algérie au capital du constructeur automobile en difficulté.

Pour l’Élysée, cela serait faire d’une pierre deux coups : renforcer la coopération économique avec l’Algérie tout en apportant de l’argent frais à un fleuron national mal en point…

La hausse du titre PSA intervient également alors que le groupe envisage 1.500 départs naturels non remplacés d’ici à mi-2014, qui s’ajouteront aux 8.000 postes supprimés dans le cadre de sa restructuration annoncée en juillet, a-t-on appris mardi de sources syndicales.

Hollande… et Raffarin
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Olivier Delamarche : « Aujourd’hui le marché veut son petit cadeau de Noël »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 04 décembre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

« Durant toute l’année il y a eu une succession de catastrophes incroyables, mais plus les mauvaises nouvelles tombent, plus le marché monte – L’année boursière 2012 va permettre à certains intervenants d’avoir encore un salaire pendant quelques mois – Ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, ils se disent “on verra cela l’année prochaine”. »