Grèce : Si le “non” l’emporte, gare à la secousse financière

Le défaut de la Grèce sur l’échéance de remboursement de 1,5 milliard d’euros au FMI, a encore une fois fait chuter les principaux marchés boursiers de la zone euro de plus de 1% mardi soir : -1,6% pour le Cac40 à Paris et -1,5% pour le Footsie de Londres, le Dax de Francfort affichant un repli de 1,25%.

L’euro recule encore face au dollar à 1 dollar 1140 et le cours du baril de Brent regagne ses pertes de lundi à 63 dollars et 10 cents.

Chine : Un krach boursier secoue le pays

Les Bourses chinoises de Shanghaï et Shenzhen ont plongé de près de 20 % en deux semaines. Quelque 2000 valeurs en chute de près de 10 %, des indices qui s’effondrent de 7,4 % et 7,8 % en une séance… Les places chinoises ont vécu vendredi une folle journée, la pire depuis 2008.  

Inquiets depuis quinze jours déjà, échaudés par une première correction mi-juin, les investisseurs, pour l’essentiel des particuliers, ont cédé à la panique. Dans un marché à bout de souffle après une hausse vertigineuse (+ 100 % en un an), et victimes d’une spéculation à tous crins, les investisseurs espéraient voir un soutien du gouvernement via une baisse des réserves obligatoires des banques destinée à doper le crédit.

«Le gouvernement ne veut pas d’un krach boursier. Si besoin, il fera ce qu’il faudra pour soutenir le marché», estime Karine Hirn, associé chez East Capital à Hongkong. Mais éviter l’éclatement d’une bulle n’est pas toujours facile. En Chine, certaines petites valeurs, notamment technologiques, se paient 70 à plus de 100 fois leurs bénéfices.

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Comment une si petite bulle peut-elle avoir un effet aussi dévastateur ?

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Ce n’était pas une très grosse bulle. Entre 2002 et 2006, la part de l’économie américaine consacrée à la construction résidentielle a augmenté de 1,2 points de pourcentage du PIB au-dessus de sa valeur tendancielle antérieure, avant de plonger au moment où les USA sont entrés dans leur plus grande crise économique depuis prés d’un siècle. Selon mes calculs, on peut chiffrer l’excès d’investissement dans le secteur de l’immobilier résidentiel durant cette époque à environ 500 milliards de dollars – une part minuscule de l’économie mondiale au moment où la crise a éclaté.

Pourtant les dégâts furent énormes. Du fait de la crise, le niveau des économies des USA et de l’Europe est 6% plus bas que prévu. Autrement dit, un faible surinvestissement a entraîné une perte de production de 1.800 milliards de dollars par an, et rien n’indique que cet écart soit en voie de diminution.

Tenant compte du taux de croissance qui était prévu et de la rentabilité de la Bourse qui était attendue, j’estime la perte totale de production à presque 3 millions de milliards de dollars! Chaque dollar surinvesti dans l’immobilier a provoqué une perte de 6.000 dollars dans l’économie mondiale. Comment est-ce possible ?

Toutes les récessions ne sont pas aussi douloureuses. Les crises financières de 1987, 1991, 1997, 1998 et 2001 (au cours de laquelle  quelques 4 000 milliards de surinvestissement ont été perdus au moment où la bulle internet a explosé) n’ont eu qu’une faible incidence sur l’économie réelle au sens large.

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Chine : Fonctionnement des marchés

Afin d’alléger le fardeau de la dette des entreprises et des gouvernements locaux, la Banque populaire de Chine (BPC) a baissé ses taux d’intérêt pour la troisième fois en 6 mois. Mais le relâchement monétaire auquel elle procède (accompagné de réformes budgétaires et administratives) n’a guère entraîné d’augmentation des demandes de crédit. En revanche, il a suscité un bond de la Bourse chinoise. La question se pose de savoir si en fin de compte cette mesure sera une bonne chose.

Il est évident que l’économie chinoise est en phase de transition rapide. Les statistiques officielles indiquent un ralentissement de la croissance réelle dans le secteur manufacturier traditionnel et dans la construction, ce qui traduit une baisse des bénéfices des entreprises, une augmentation du nombre de faillites et de prêts à risque dans les villes et les régions à la traîne.

Les mesures visant à combattre la corruption, la surcapacité de production, le surendettement des gouvernements locaux et la pollution freinent les investissements et la consommation et diminuent la probabilité pour la Chine de parvenir au taux de croissance promis par l’État.

Du fait des contraintes budgétaires de plus en plus lourdes imposées par le gouvernement central, les dirigeants locaux et les entreprises nationalisées investissent moins et font preuve d’un excès de prudence. A court terme, cette restructuration pourrait conduire à des récessions localisées, malgré les efforts des autorités visant à créer un environnement macroéconomique plus favorable.
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Les nouveaux loups de Wall Street

Actuellement, sur les marchés financiers, les opérations sont de plus en plus fréquemment réalisées en microsecondes, grâce à des ordinateurs très rapides et ultra performants. Cette nouvelle pratique est appelée le Trading Haute Fréquence.

Mais selon certains experts, cette méthode pourrait avoir des effets aussi dévastateurs que les subprimes. Ce marché s’est peu développé en France, mais aux États-Unis, de nombreux foyers de sont retrouvés en situation de défaut de paiement.

L’année 2015 promet d’être favorable aux hedge funds

La cherté des marchés actions et les rendements obligataires bas, voire négatifs, poussent les investisseurs vers des solutions alternatives. Dans ce contexte, les hedge funds ont bien commencé l’année.

L’industrie des hedge funds ne s’est jamais aussi bien portée depuis la crise de 2008. Selon Hedge Fund Research®, 2014 a vu le plus grand flux de capitaux investis dans des hedge funds depuis 2007, soit 76,4 milliards de dollars, portant à un niveau record de 2,85 trillions de dollars leurs actifs globaux. Le baromètre de la performance de l’industrie, l’indice HFRI Fund Weighted Composite Index®, s’est apprécié de 3,3% en 2014 (une performance en dessous des attentes).

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Les biotechs : La nouvelle bulle spéculative ?

La bourse et les investisseurs sont-ils en train de surévaluer les perspectives du secteur de la santé ? Les opérations dans ce domaine se multiplient ces derniers mois, et la valorisation de certaines sociétés commence à inquiéter sérieusement certains observateurs.

475 milliards de dollars en 15 mois ! Le montant total des opérations de fusion-acquisitions dans les secteurs de la santé (biotech/medtech) laisse un peu songeur, d’autant que tout s’est fait avec une rapidité foudroyante, témoignant d’une véritable frénésie.

Et la tendance n’est pas au ralentissement, vu que ce sont 70 milliards de dollars d’opération qui ont été d’ores et déjà annoncées depuis le début de l’année.

La dernière d’entre elles est particulièrement parlante, il s’agit du rachat de la biotech américaine Pharmacyclics par le laboratoire Abbvie pour 21 milliards de dollars. Rachat qui est intervenu au prix d’une bataille boursière assez tendue avec Johnson & Johnson, qui proposait 17 milliards, et un acquéreur non-identifié, sans doute pour un montant comparable.
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Nucléaire : État d’urgence chez Areva

Areva a devancé la publication de ses résultats 2014 en annonçant une perte nette record provisoire de 4,9 milliards d’euros, un montant supérieur à sa valeur en Bourse, conséquence de nouvelles provisions et de la dépréciation de certains actifs.

L’État va-t-il intervenir pour sauver une filière nucléaire en difficulté ? Pour le moment rien n’est tranché. Areva doit présenter son plan de restructuration le 4 mars.

Russie : La bourse de Moscou et le rouble plongent à nouveau

L’effondrement du rouble s’est déjà traduit par une envolée des prix, le taux annuel d’inflation dépassant déjà 11% en Russie. Les autorités russes ont prévenu que la croissance négative de l‘économie russe pourrait atteindre 5% cette année.

Suisse : Le franc flambe, les marchés paniquent

Addendum du 19/01/2015 : Les collectivités locales rattrapées par le franc suisse fort

Le vice-président du conseil général en charge des finances, Christophe Greffet, estime que la suppression du cours plancher du franc suisse aura de lourdes conséquences pour les finances départementales. Elles pourraient être de 1,8 à 2, 8 millions d’euros. En effet, trois emprunts structurés (autrement appelés “emprunts toxiques”) sont indexés sur la parité entre l’euro et franc suisse.

Même chose à Lyon, où les emprunts du même type contractés par le conseil général du Rhône (environ 238 millions d’euros). Avec la hausse du franc suisse à parité avec l’euro, les intérêts remboursables pourraient être doublés voire triplés.

France TV Info

En décidant de laisser le franc flotter, la Banque centrale suisse a affolé les Bourses et les marchés monétaires. Les exportateurs helvétiques s’inquiètent, notamment dans le secteur de l’horlogerie.

Le cours de 1,20 franc suisse par euro, c’est fini. “La décision, jeudi 15 janvier, de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner son taux plancher a pris tout le monde de court“, constate Le Temps, à Genève. Cette annonce a provoqué une onde de choc sur les marchés. Jeudi, la Bourse de Zurich a connu un krach historique, s’effondrant de 13,75 % avant de clôturer en baisse de 8,67 %.

La panique s’est aussi emparée des Bourses d’Europe de l’Est, notamment en Croatie et en Pologne. Dans ces pays, “de nombreux ménages ont souscrit des emprunts immobiliers en francs suisses et se trouvent pris au piège par la décision de la BNS de laisser le franc s’apprécier“, ajoute le quotidien de Lausanne 24 heures.

En Pologne, cela concerne 700 000 familles qui ont fait face au décrochage de 20 % du zloty face au franc.Dans ce pays, près de 40 % des crédits immobiliers sont libellés en francs.” L’euro est tombé à 0,8517 franc suisse jeudi dans la matinée – son niveau le plus faible depuis l’introduction de la monnaie unique, en 1999, avant de se redresser un peu. Vendredi midi, 1 euro valait 1 franc suisse.
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Faut-il craindre l’effondrement du système bancaire mondial ?

Depuis la crise des subprimes en 2008 et le renflouement des larges banques par la réserve fédérale (FED), rien ne permet d’affirmer que la situation économique mondiale a été assainie. Tout au contraire, un ensemble d’indicateurs laissent penser que le monde bancaire est au bord de l’abîme, « the edge of chaos» selon l’expression du spécialiste des systèmes Christopher Langton[1].

Certains se veulent rassurants, cependant que la chute des cours du brut fait craindre un choc pétrolier à l’envers qui mettrait en faillite une section importante du secteur énergétique, celle du « fracking » ainsi que les états américains dépendant de ses revenus[2]. D’autres, Steve Forbes et Elizabeth Ames en tête, mettent en garde contre l’effondrement du système économique mondial et suggèrent un retour au Gold Standard[3]. Y’a-t-il des raisons de faire confiance aux uns plutôt qu’aux autres ?

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Vent de panique sur les Bourses mondiales

Le mois d’octobre s’annonce calamiteux pour les marchés boursiers. Après deux séances de répit, un vent de panique a soufflé hier. Le CAC 40 a chuté sous le seuil des 4000 points. A la clôture mercredi, le Dow Jones a perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.De mauvaises statistiques économiques aux États-Unis et les interrogations sur le futur financement de la Grèce ont précipité les places dans le rouge. A Paris, l’indice CAC 40 a dévissé sous le seuil symbolique des 4000 points, à 3.939,72 points, son plus bas depuis fin août 2013 .

Avec un recul de 3,63% mercredi, l’indice vedette parisien affiche désormais une perte de 8,29 % depuis le début de l’année. Aucune valeur n’a été épargnée : Alcatel-Lucent (-6,3 %), Crédit Agricole (-5,45 %) et GDF Suez (-5,42 %) ont signé les plus fortes baisses de la journée.

Ailleurs en Europe, la Bourse de Francfort a reculé de 2,87%, Madrid a perdu 3,59%, Athènes 6,25% et Londres 2,83%. Wall Street a terminé en baisse une séance éprouvante mercredi : le Dow Jones, après avoir chuté de plus de 2,80% en séance, a finalement perdu 1,06% et le Nasdaq 0,28%.

Le financement de la Grèce en question

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Hong Kong : Les manifestations font plonger la bourse

Première conséquence du mouvement social, la place de Hong Kong a chuté ce lundi de près de 2%, touchant son plus bas niveau depuis deux mois et demi. La contestation inquiète les milieux d’affaires plus soucieux de préserver leurs bonnes relations avec Pékin que de défendre la démocratie.

Alibaba : Le géant chinois d’Internet à Wall Street

Jack Ma, le richissime patron chinois, pilote une spectaculaire introduction en bourse. Celle de son groupe Alibaba, premier site de e-commerce du monde. Il devrait récolter plus de 20 milliards de dollars et être valorisé entre 150 et 160 milliards de dollars. De quoi traiter d’égal à égal avec Microsoft, Apple ou Facebook.

Pour l’instant, les consommateurs d’Alibaba ne sont que chinois. En entrant à Wall Street, ce géant du Net veut s’attaquer au marché mondial. En termes de chiffres d’affaires, le site de vente en ligne est déjà pourtant l’équivalent “d’Amazon, Paypal et Ebay réunis”, selon Frédéric Martel, spécialiste d’Internet et auteur du livre “Smart”.

Le groupe chinois Alibaba vise un record pour son entrée à Wall Street. Il espère lever 18 milliards d’euros, soit la plus grosse introduction en bourse de l’Histoire.

Ces étudiants qui s’endettent pour payer leurs études

Pour financer leurs études, les jeunes Français sont de plus en plus nombreux à emprunter auprès des banques. Les parents viennent souvent à la rescousse, mais dans certaines filières, notamment les études médicales et les écoles de commerce, le prêt reste un passage obligé.

“Le prêt était indispensable, je ne pouvais pas faire autrement”, confie Amélie. Cette étudiante de 22 ans termine sa formation de kinésithérapeute. Coût total de ses trois années d’études : 24.900 euros. La banque lui a prêté 15.000 euros, qu’elle devra rembourser essentiellement après l’obtention de son diplôme.

En France, 12% des étudiants font un emprunt pour payer leurs études, soit 300.000 personnes. La Fage, qui réunit des associations estudiantines, s’inquiète des conséquences que peuvent avoir ces prêts sur la vie future de ces jeunes. Notamment s’ils ne trouvent pas rapidement du travail après l’obtention de leur diplôme.

25% des comptes Twitter seraient alimentés par des robots

Une quinzaine de jours à peine après avoir rassuré les investisseurs en publiant des résultats trimestriels encourageants, Twitter doit encore convaincre sur sa capacité à attirer non seulement de nouveaux utilisateurs, mais également les annonceurs.

Le débat a été ravivé par la publication lundi 11 août, dans un document à destination du gendarme boursier américain transmis par la firme elle-même, d’une donnée inquiétante sur sa base d’utilisateurs actifs : selon ses calculs, environ 8,5 % (23 millions) des comptes considérés comme actifs sont en fait alimentés par des robots, de façon automatique.

Le nombre de tweets générés par des « bots » pourrait être, en proportion, encore supérieur : selon certaines études, il tournerait autour de 25 % des tweets postés sur le réseau.

Voilà de quoi laisser dubitatifs les analystes qui tiquent déjà face à la courbe de croissance des utilisateurs de Twitter, peu dynamique, et face au faible taux d’engagement des « twittos » sur le réseau.

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Nouveau capitalisme criminel : en 350 milisecondes, on déclenche 7000 transactions en bourse

Le capitalisme financiarisé est-il criminogène ? La question a de quoi interpeller. Jean-François Gayraud, haut fonctionnaire de la Police nationale, la pose dans son dernier ouvrage, Le nouveau capitalisme criminel, une enquête troublante, à la croisée de la géopolitique, de la criminologie et de l’économie. Avec le trading de haute fréquence, les machines ont maintenant le pouvoir. Les Chroniques de la Vieille Europe en parle avec les journalistes d’Éléments Pascal Eysseric et François Bousquet sur Radio Courtoisie.

Revue Éléments

Olivier Delamarche : « C’est pas génial… »

Le 7 avril, le débat autour de l’impact des fusions-acquisitions et le point sur les résultats d’entreprises, ont été les thèmes abordés par Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, Pierre Sabatier, président de Primeview et Cédric Chaboud, président de SPGP 2, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

« Au bout d’un moment, même les plus “bull” se sont aperçus qu’on payait à des prix hallucinants des technologies qui n’ont ni chiffre d’affaires, ni résultats – Les marchés commencent à se poser des questions comme en 97 et en 2000. »

La toile d’araignée des oligarques russes au Royaume-Uni

Les Ukrainiens qui protestaient il y a peu devant le siège londonien de la banque russe VTB contre le recyclage d’argent sale russe par la City s’étaient trompés de cible. Les manifestants auraient dû viser la Bourse de Londres, symbole de l’emprise des oligarques russes installés dans la capitale britannique sur la vie économique et politique du royaume.

Roman Abramovitch (au centre) à Londres en 2013

Le réseau d’influence bâti par les flibustiers des affaires venus du froid explique les réticences du gouvernement de Sa Majesté à des sanctions économiques contre la Russie. Sur les bords de la Tamise, le pouvoir des Roman Abramovitch, Len Blavatnik, Alisher Usmanov, Oleg Deripaska, Vladimir Potanine ou Alexander Lebedev est à la hauteur de leur fortune : imposant.

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États-Unis/Inde : Le scandale Enron

Enron, le septième plus grande entreprise américaine et la seizième au monde, est désormais synonyme de l’une des plus grandes escroqueries mondiales réalisées au détriment des employés et des petits actionnaires.

Décembre 2001, la puissante société de courtage en énergie s’effondre dans la plus vaste faillite de l’histoire des États-Unis avant la crise de 2008. 67 milliards de capitalisation boursière disparaissent en quelques jours. Tous les hauts responsables, dont le président de la société, Kenneth Lay, qui, incidemment, est aussi le contributeur financier le plus important à la campagne électorale de Bush, vendent leurs titres dans la précipitation pour la somme de 1,1 milliard de dollars et empochent les plus-values.

Une clause spéciale empêche les employés de faire de même, cela en dépit du fait que leurs actions constituent l’intégralité de leur retraite. L’action passe de 100 dollars à 31 cents. C’est la tragédie : 5.000 employés sont licenciés et 20 000 perdent leur retraite. Cette enquête nous emmène aux États-Unis et en Inde.

Le même krach qu’en 1929 prévu pour février 2014

Depuis le krach de 1929, la crise économique qui s’en est suivie est régulièrement évoquée et montrée du doigt comme exemple à éviter (sauf pour les spécialistes de l’art de la chute). La bourse de New York prend pourtant la même direction qu’en 1929, avertit BusinessWeek, citant les propos de l’analyste financier Tom DeMark.

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Ce graphique permet de visualiser la comparaison établie par Tom DeMark.

«Le marché va connaître une amélioration de plus, puis une fois que nous serons environ à cette hauteur, je pense que ce sera plus traître», prédit à BusinessWeek Tom DeMark, un analyste financier qui, en se fondant sur les mathématiques, a mis au point des indicateurs capables de prédire les mouvements des marchés financiers.

«Je pense que tout est pré-ordonné à présent. Si vous regardez les nouvelles valeurs hautes et basses du [New York Stock Exchange], à chaque fois que nous avons atteint un nouveau pic record, il y avait de moins en moins de stocks dans l’index de participation concerné. C’est de plus en restreint

Le financier avance par là que c’est un nombre de plus en plus limité d’entreprises qui poussent la bourse vers le haut, accentuant de fait la spéculation.
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Olivier Delamarche : « Les profits ne sont que des manips des marchés »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, et Pierre Sabatier du cabinet Primeview, le 02 septembre 2013 sur BFM Radio, mettent les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur.

Pour Pierre Sabatier:

« La gouvernance américaine a été plus efficace que celle de l’Europe. La crise provenait de là-bas et ils ont réussi à la diffuser chez nous – Cela ne durera pas mais leur position est bien meilleure que celle des européens – Le marché va devenir en forme de tôle ondulée – Des professionnels de la communication vont nous accompagner, nous rassurer… »

Cinéma : Rapace

George Fall est sur le point de réaliser un rêve: être élu meilleur trader de l’année, titre qui lui permettra d’asseoir son règne pour la décennie à venir. Mais à flirter toujours plus avec les limites de la légalité, l’as de la finance en vient à commettre une erreur fatale.

Ruiné, il se réfugie dans les bras de la jolie Janis, qui fuit toute possession matérielle, et envisage un temps de changer de vie. Bientôt rattrapé par sa voracité démesurée, il met tout en œuvre pour collecter les sommes nécessaires à la création d’un hedge funds. Les millions ne tardent pas à pleuvoir, ce qui n’est pas du goût de lord Norman, défenseur d’un capitalisme raisonné…

Démonstration sur la cupidité humaine agissant sur les marchés financiers ou comment revivre les tenants et les aboutissement de la crise financière de 2008.

L’économie est-elle une science exacte ? [Archive]

Par Oskar Morgenstern (avril 2000)

L’économie jouit d’une situation particulière parmi les sciences: ses résultats sont quotidiennement utilisés dans l’action politique. Cette situation ne favorise pas toujours l’examen critique des mesures et des théories. Plutôt que d’examiner s’il est possible de donner un contenu expérimental et mesurable aux concepts de la science économique, les économistes – en France tout spécialement- se sont longtemps enfermés dans des débats entre « littéraires » et « scientifiques ».

Ces querelles reflètent des conflits entre personnalités de formation différente. Elles n’apportent aucun élément de solution à la question : “L’économie est-elle une science expérimentale ?” Oskar Morgenstern, fondateur avec Von Neumann de la théorie des jeux, tente ici de répondre avec impartialité. S’il critique les économètres, ce n’est pas faute de connaitre leurs thèses; s’il juge les faits sociaux difficilement mesurables, ce n’est, pas faute de s’être penché sur le problème. L’économie est une science, mais l’incertitude y joue un rôle fondamental, qu’il est vain de dissimuler.

Lorsqu’on entreprit pour la première fois de recenser la population de la France, Laplace se rendit compte aussitôt qu’on n’arriverait jamais à dénombrer sans aucune erreur la totalité des habitants. Il demanda par conséquent que l’on calcule l’erreur probable et qu’on la fasse figurer dans le recensement publié. L’éminent mathématicien, qui apporta une contribution si décisive à la théorie de la probabilité, trouvait donc naturel, et même indispensable, pareille exigence de précision.

Mais rien ne fut fait en ce sens, et même de nos jours, il n’y a pratiquement aucun pays au monde où la publication de données sociales et économiques s’accompagne de considérations sur l’erreur probable. On se contente, d’une façon ou d’une autre, de -présumer qu’il n’y a pas d’erreur, bien qu’il soit facile à n’importe qui de constater que les erreurs abondent partout et qu’elles différent énormément d’une statistique à l’autre; pourtant, il serait éminemment désirable de connaître exactement, l’importance de ces erreurs.

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Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

« Les banques devraient être des banques, pas des sociétés pétrolifères »

Pour les ultralibéraux les marchés et les bourses éclairent les décideurs économiques à l’aide d’indicateurs rationnels. La réalité est tout autre : adossées aux facilités financières de la Banque fédérale de réserve américaine (la FED), les grandes banques de Wall Street spéculent sur les matières premières (pétrole, blé, cuivre, aluminium, etc.), pèsent sur leurs cours et disposent, avant d’autres acteurs économiques, d’éléments permettant d’anticiper l’évolution du cours de bourse des entreprises qui achètent les matières premières, objet des spéculations. C’est l’institutionnalisation du délit d’initié.

Même certains journaux américains « mainstream » commencent à s’en émouvoir. Polémia publie sous la signature d’une de ses correspondantes un texte présentant un article de David Kocieniewski, paru le 20 juillet 2013, dans le « New York Times ». Nous livrons aussi à nos lecteurs l‘intégralité de l’article intitulé « Des tas d’aluminium mais, pour les banques, de l’or pur ». A déguster et à méditer.

Je suis avec beaucoup d’intérêt l’actualité financière, comme on lit un polar, sauf que la fin n’est pas encore rédigée… Plusieurs grosses banques (Goldman Sachs, JP Morgan par exemple) ont mis en place une spéculation sur les matières premières (blé, pétrole, aluminium, etc.). Dans l’article ci-après, il est décrit très précisément comment elles procèdent. Vous comprendrez comment certains malins ont deviné que le cuivre allait flamber ; attention aux poignées de porte qui risquent de disparaître !
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Olivier Delamarche : « La Chine est le cul entre deux chaises »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 23 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« 50% des économistes pensent que dès septembre Bernanke va réduire son QE, je leur annonce que ça ne se passera pas et qu’au contraire il est fichu de l’augmenter. Nous sommes dans un marché qui est, presque, administré au niveau des cours. Entre la baisse du yen et l’augmentation du prix du pétrole, les Japonais paient  leur pétrole 70% plus cher depuis un an. La Chine est prise entre d’un côté un ralentissement fort de son économie et de l’autre une bulle du crédit. »

Olivier Delamarche : « Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique ! »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 16 juillet 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Les sociétés américaines vont avoir du mal à défendre leurs marges avec un recul du chiffre d’affaires, elles ont déjà viré tout le monde. Il faut qu’Hollande change de métier, qu’il fasse comique. La crise en Europe n’est absolument pas terminée. Aujourd’hui la vraie question est : comment peut-on vivre avec 0.5% de croissance ? Mais personne n’ose la poser. »

Radio Courtoisie : Journal de la France Libre du 25 juin 2013

Henri Fouquereau, assisté de Lydie Cassarin-Grand, recevait le 25 juin 2013 sur Radio Courtoisie, Gaël Giraud, jésuite et économiste, spécialisé en économie mathématique. En seconde partie d’émission l’invité était Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote.

Partie 1 (avec Gaël Giraud)

Partie 2 (avec Pierre-Yves Rougeyron puis avec le député Jacques Myard)

Plus d’émissions ici et .

(Merci à jaimemonpseudo)

Olivier Delamarche : « Une bulle ne se dégonfle pas, elle explose »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 18 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Ce n’est pas en déplaçant la dette qu’on la fait disparaître, il faut arrêter ce jeu de bonneteau perpétuel. Tout le monde avait décidé que sortir la Grèce de l’euro allait coûter des centaines de milliards; en attendant je constate que [son maintien] coûte aujourd’hui 400 milliards et qu’on n’a rien réglé. On s’enfonce dans quelque chose qu’on ne maîtrise absolument plus. »

La Bourse profite-t-elle de la crise ?

Émission “Du Grain à moudre” d’Hervé Gardette, diffusée le 29 mai 2013 sur France Culture, avec Dominique Plihon et Bertrand Jacquillat.

La bourse française se porte bien. Ailleurs, c’est encore mieux. Le Dax allemand, le Footsie britannique, le Dow Jones à New-York, les marchés asiatiques : le temps des indices records est de retour. Comme si tout allait pour le mieux dans l’économie mondiale.

Certes, le CAC 40 est encore loin de son record absolu : 6944 points en séance. C’était en septembre 2000, la bulle Internet n’allait pas tarder à se décomposer. Aujourd’hui, l’indice qui mesure les performances financières des 40 plus grandes entreprises françaises est loin d’avoir retrouvé ce niveau.

Mais en franchissant à nouveau la barre des 4000 points il y a quelques jours, le CAC 40 a repris des couleurs : sa meilleure “performance” depuis 2 ans, après une progression de 15% en 2012.

Sauf que tout va plutôt mal. Si ce n’est dans l’ensemble des pays du globe, à tout le moins en Europe. La zone euro est en récession, le taux de chômage y a atteint le niveau record de 12,1% au mois de mars…et pourtant , la Bourse est en pleine forme. A croire que l’économie réelle et les marchés financiers sont déconnectés.

A minima, on peut parler d’un décalage, qui s’explique de plusieurs façons. D’abord par l’internationalisation du CAC 40 : les grandes entreprises françaises sont de moins en moins liées à l’économie hexagonale. Ensuite par la faiblesse des taux d’intérêts, qui rend les actions beaucoup plus attractives que d’autres placements.

Le problème, c’est que cet édifice semble, une fois de plus, reposer sur des bases bien fragiles : une bulle peut-être, qui comme toutes les bulles n’a pas d’autre vocation que de finir par éclater.

Olivier Delamarche : « La crise est loin d’être finie »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 28 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« Beppe Grillo déclare que l’on va droit vers un défaut de paiement mais ça n’affole personne. On va payer les bêtises qui ont été faites par les politiques et par les banquiers centraux depuis 30 ans. On peut nous faire le coup de Chypre du jour au lendemain, le texte est voté au niveau européen. »

Pourquoi la bourse monte alors que l’économie est morose ?

6,93%, c’est la prime du marché des actions à Paris. La prime de marché, c’est ce que le rendement que les investisseurs exigent d’obtenir au-delà de l’investissement réputé sans risque, c’est-à-dire, les obligations d’Etat à 10 ans qui rapportent aujourd’hui, 1,70%.

Par

En théorie, lorsque cette prime de marché baisse, c’est un signal de la hausse du marché des actions. Cela fonctionne comme les obligations, avec la même relation inversement proportionnelle entre le prix et le taux.

Pour les actions, cela signifie que le rendement étant anticipé en hausse, le marché accepte de les payer plus cher car, selon son jugement, le risque pour obtenir ce rendement plus fort, devient moins élevé.

Qu’elle est donc cette anomalie qui conduit à observer un marché qui monte alors que cette prime ne bouge pratiquement pas ?

Que se passe-t-il surtout sur le marché parisien qui monte alors que les perspectives de l’économie ne sont pas au beau fixe et n’ont pas de perspectives d’évolution favorables sous tous les horizons sous lequel on peut l’observer ?

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Philippe Béchade : « Le Japon c’est fukushima n°2 »

Philippe Béchade, rédacteur en chef à la Chronique Agora, le 15 mai 2013 sur BFM Business dans l’émission “Intégrale Placements“.

« Au Japon, il y a eu 45% de hausse [de la bourse] depuis le 1er janvier, 81% en un an. Il n’y a aucune croissance japonaise au cours des 5 prochaines années qui pourra justifier une telle accélération à la hausse. On assiste à Fukushima n°2, ça va exploser naturellement. »

Olivier Delamarche : « Il va falloir qu’on paie l’addition »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 14 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

« La conclusion du G7 : on continue à inonder et à créer des bulles et on verra bien ce qui se passera. Au Japon on ne voit pas d’impact de la baisse du yen sur l’économie. Si Mr Bernanke arrête de donner sa dose aux marchés de 4 milliards par jour, le marché s’écroule. Il va falloir qu’on paie l’addition. Ce n’est pas ceux qui ont créé l’addition qui vont la payer, c’est nous. Les marchés n’anticipent rien depuis des années. »

Les singes, meilleurs boursicoteurs que les hommes?

Des indices boursiers constitués de façon parfaitement aléatoire seraient plus performants que le Standard & Poor, pondéré par la capitalisation boursière, selon une récente étude.

Les indices boursiers constitués au hasard, comme pourrait le faire un singe, sont plus performants que les indices pondérés par capitalisation boursière, comme l’indice Standard & Poor’s, selon la Cass Business School de Londres.

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