Cinéma : “Premiers crus”

Premiers crus” de Jérôme Le Maire sort au cinéma mercredi 23 septembre. Le film a été tourné dans le vignoble bourguignon avec quelques 300 figurants et des stars comme Gérard Lanvin dans le rôle du viticulteur désabusé.

François n’a jamais pu convaincre son fils de lui succéder. Pourtant un jour, acculé, endetté, le viticulteur n’a plus que son fils pour l’aider et ce dernier finit par accepter. Le défi est énorme. Il doit redonner vie à ce qui fut un jour un grand cru.

Si “Premier cru” a été tourné au cœur du vignoble bourguignon, c’est avant tout une histoire de famille. Mais c’est aussi le quotidien d’hommes et de femmes qui depuis des générations vivent de ce que la terre leur a donné.

Le film est un bel hommage au monde rural. Alors à défaut d’être un grand cru, ce film nous invite à méditer sur le sens du mot famille. Il donne aussi envie de découvrir ou redécouvrir les magnifiques paysages de Bourgogne.

Europe : L’ambroisie est en train d’envahir le continent

Dans les champs, au bord des routes ou près des maisons… l’ambroisie pousse partout. Elle est devenue le cauchemar de tous ceux qui sont sensibles aux pollens. Elle est l’une des plantes les plus allergisantes. Selon une étude internationale, la présence de l’ambroisie va être multipliée par quatre d’ici 2050.

Cinéma : Le cousin Jules

Commencé en 1967, terminé en 1973 et présenté à Berlin en 2013, le documentaire de Dominique Benicheti autour d’une famille de forgerons sort enfin en salle et se contemple comme un Van Gogh ou un Millet.

Un voyage dans un passé pas si lointain. Dans un film lent et grave, Dominique Benicheti, disparu en 2011, prend le temps de regarder les êtres et les paysages. Le Cousin Jules, titre de son premier long-métrage, met en scène un parent éloigné du côté de sa mère.

Jules est né en 1891 dans un village isolé de Bourgogne. L’octogénaire est forgeron comme son père et son grand-père avant lui. Chaque jour, sabots aux pieds, il martèle le fer pendant que sa femme, Félicie, épluche les pommes de terre. Tous deux cultivent tranquillement leur jardin.

Respectueux, le réalisateur les a observés pendant cinq ans, à partir de 1967. Le couple vit de peu, une camionnette lui livre le minimum. Les jours se succèdent au fil des saisons, selon le même rituel. Quasiment sans paroles, ce long-métrage a tout d’un grand documentaire.

(Merci à Stormisbrewing)

La permaculture peut-elle nourrir les Français?

De plus en plus de paysans, y compris en ville, s’inspirent de la nature pour aménager des exploitations agricoles différentes et à taille humaine. Ils produisent en quantité plantes, fruits et légumes sans engrais, sans tracteur, sans énergie fossile. Et propagent, ainsi, l’idée de l’autosuffisance alimentaire.

La micro-ferme est adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Elle se situe à deux pas d’un potager conservatoire de la tomate, regroupant 650 variétés du fruit sur un peu moins d’un hectare. L’exploitation pilotée par Maxime de Rostolan, 33 ans, s’étend, quant à elle, sur 1,4 hectare.

Mais elle n’a rien de comparable, puisque le président de la plateforme de crowdfunding Blue Bees, s’adressant aux projets de développement durable et d’agro-écologie, y cultive, depuis un an, une cinquantaine de produits.

On trouve de tout chez cet ex-Parisien: des légumes, des plantes vivaces et comestibles, des arbres fruitiers. Des poules, des serres, du compost, aussi, ainsi que du feuillage posé sur le sol, entre des plants. D’où cette curieuse impression que la nature domine en ces lieux. Mais rien ne pousse par hasard, ici.
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L’invitée surprise des vendanges 2014

Dans beaucoup de régions viticoles, un insecte bien encombrant, Drosophila suzukii fait une entrée en scène remarquée pendant ces vendanges 2014.

On l’annonce un peu partout et c’est le sujet qui fait causer depuis quelques semaines dans beaucoup de vignobles du centre et du nord de la France (Bourgogne, nord de la vallée du Rhône, Beaujolais…) mais aussi étrangers (Suisse, Allemagne…), au point que certains vignerons particulièrement touchés ont dû anticiper les vendanges à cause d’elle.

La drosophile, un insecte ravageur qui se développe habituellement sur des fruits déjà abîmés, tout le monde connaît ! “L’originalité” cette année, c’est que ces drosophiles piquent également des fruits sains, matures ou en cours de maturation. Et c’est probablement à Drosophila suzukii, une espèce de 2 à 4 mm de longueur, apparue en Europe, en 2009, sur le pourtour méditerranéen que l’on doit ce nouveau problème.

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Nièvre : distribuer des poules aux habitants pour réduire leurs bio-déchets

La Communauté de communes du Pays charitois propose aux usagers la possibilité d’adopter deux poules dans le but de détourner et de valoriser les 20 % de bio-déchets présents dans les ordures ménagères.

Deux poules pour valoriser les bio-déchets. Ce projet s’appelle “Ça cocotte dans ma poubelle”. Celui-ci vient en complément de la campagne de compostage mise en place par la communauté de communes.

Ça cocotte dans ma poubelle est un projet expérimental de distribution de poules. Dès aujourd’hui, cinquante foyers, maximum, peuvent s’inscrire pour devenir foyer adoptant sous certaines conditions : avoir de l’espace et un abri pour accueillir les deux poules ; signer la charte d’engagement ; peser ses déchets un mois avant et un mois après l’arrivée des poules.
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Fraudes dans les vignobles

Le vin, c’est une partie de notre patrimoine national. C’est aussi un commerce représentant 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires rien que pour l’exportation en 2012. Mais les vins du nouveau monde et ceux de nos voisins européens grignotent chaque année de nouvelles parts de marché. Face à cette concurrence, certains professionnels français n’hésitent pas à jouer avec la légalité.

Réalisé par Jean-Louis PEREZ (Mai 2013)

Escargots : Tués par les pesticides, les Bourguignons sont remplacés par les Polonais

Recette emblématique de la gastronomie française, les fameux escargots de Bourgogne accommodés au beurre persillé ne sont plus français. Ce sont des gastéropodes polonais qui sont servis sur les tables européennes. Ce créneau est une véritable manne pour 300 éleveurs de Pologne.

Aujourd’hui, les héliciculteurs se comptent sur les doigts d’une seule main en Bourgogne. Les pesticides ont eu raison du gastéropode dans les campagnes françaises il y a déjà plusieurs années. Les amateurs viennent donc se fournir dans les élevages, notamment en Pologne.

Les escargots de France, il n’y en a presque plus, pour la bonne raison qu’avec les pesticides ils ont crevé“, explique Jacky Pommier. A 84 ans, ce dernier organise tous les ans un festival de dégustation d’escargots à Digoin, en Saône-et-Loire. “C’est pour cela qu’ils ont trouvé en Europe de l’Est des escargots qui ressemblent exactement à l’escargot de Bourgogne. Ils ont transformé les escargots de Pologne en escargots de Bourgogne“, dit-il.

Les fermes d’escargots se développent en Pologne
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