Mercenaires et extrémistes : premiers produits d’exportation des Balkans

Pendant la guerre froide, la Yougoslavie a envoyé des milliers d’enseignants, de médecins, d’ingénieurs et d’autres professionnels travailler aux quatre coins de la planète. Aujourd’hui, c’est une exportation humaine d’un genre différent -celle de djihadistes et de mercenaires – qui rend célèbre certains des pays de l’ex-Yougoslavie. Et les chiffres semblent aller croissants, en dépit des mesures qui sont prises en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Serbie pour arrêter le trafic.

Par Dzenana Halimoci and Milos Teodorovic. (Traduction libre par FORTUNE).

12/08/2014 – Des policiers kosovars escortent au palais de justice de Pristina un individu suspecté d’avoir combattu aux côtés des insurgés islamistes en Syrie et en Irak.

Le 8 Août, Emrah Fojnica, un citoyen bosniaque de 23 ans, s’est fait exploser dans un attentat suicide en Irak lors d’une attaque opérée par l’État islamique (EI), anciennement connu sous le nom EIIL.

Quelques jours plus tard, 40 islamistes radicaux présumés ont été arrêtés par la police du Kosovo au cours d’un raid mené sur quelques 60 sites à travers le pays. Ces hommes sont accusés de s’être battus aux côtés des militants extrémistes en Syrie et en Irak.

Concernant le conflit dans l’est de l’Ukraine, les autorités serbes estiment que ce sont des dizaines de Serbes qui se battent dans chacun des deux camps.

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Monténégro : Aventures avec les radeliers de la Tara

Forêts inaccessibles, canyons escarpés, hauts plateaux isolés… Dans le nord du Monténégro, la rivière Tara traverse cent quarante kilomètres de massifs montagneux. Depuis des générations, des radeliers ((bateliers conducteurs de radeaux) s’aventurent sur ses rapides.

Bosnie : Violentes manifestations contre la crise

Pour la troisième journée consécutive, des manifestations d’une ampleur sans précédent secouent la Bosnie-Herzégovine. Les protestataires, qui ont saccagé les sièges des administrations régionales des villes de Tuzla et Sarajevo, dénoncent, dans plusieurs villes, la pauvreté et le chômage.

Dans le pays, le salaire mensuel moyen est de 420 euros, et près d’un habitant sur cinq vit dans la pauvreté, selon des statistiques officielles.

Pays-Bas : 470 € par mois offerts aux Bosniens qui acceptent de rentrer dans leur pays

Les autorités bosniennes ont indiqué que les Pays-Bas avaient promis un soutien financier à tous les immigrés bosniens de plus de 45 ans qui choisiraient de rentrer dans leur pays d’origine. Une pension de 470 euros par mois sera accordée à vie à une personne seule tandis que les couples recevront 670 euros.

Les autorités néerlandaises ont décidé d’offrir des avantages supplémentaires comprenant un soutien financier à vie aux immigrants qui décident de retourner dans le pays d’où ils sont originaires, a confirmé mercredi le ministère des Droits de l’homme et des réfugiés de Bosnie-Herzégovine.

Dans un communiqué, le ministère a indiqué que les autorités bosniennes avaient reçu l’annonce officielle de la part des Pays-Bas qu’à partir de maintenant tous les immigrés âgés de plus de 45 ans avaient droit à un soutien financier et au paiement des frais de voyage dans le cas où ils décideraient de retourner dans leur pays d’origine.

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Trafic d’organes et prolifération nucléaire

Par Xavier Moreau

Les lecteurs de Realpolitik.tv n’auront sans doute pas été impressionnés par les pseudo-révélations de Wikileaks, sur la politique étrangère des Etats-Unis. Étonnamment, le site « dissident » n’aborde jamais la collusion entre les administrations américaines et les groupes islamo-mafieux, en Bosnie, en Afghanistan ou au Kosovo.

Akim Thaçi

C’est au Conseil de l’Europe que nous devons la mise en exergue, guère nouvelle pour nos lecteurs, de la nature exacte du clan mafieux albanais qui dirige le Kosovo, et plus particulièrement de son chef Akim Thaçi.

Il est difficile de dire ce que deviendra ce rapport. Les sociétés de communication anglo-saxonnes doivent être désormais sur le pied de guerre pour le discréditer, lui ou ses auteurs. Difficile également d’imaginer que cette affaire remonte jusqu’à l’ami personnel d’Akim Thaçi et administrateur du Kosovo à l’époque des exactions de l’UCK, Bernard Kouchner.

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National conservatisme [en Russie] : la modernisation sans l’occidentalisation

Par Xavier Moreau

En novembre 2009, lors du congrès du partie « Russie Unie », lors d’une intervention de près de deux heures, le premier ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev ont présenté la modernisation de la Russie comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Arkady Dvorkovic

Cette modernisation concerne bien entendu les aspects technologiques, comme l’illustre la future Silicon Valley de Skolkovo ou le projet de développement des nanotechnologies RosNano.

La modernisation concerne également deux tares héritées de l’expérience soviétique et des années Eltsine, le socialisme et la corruption. La corruption est un problème souvent évoqué, le socialisme l’est moins. Le socialisme s’est insinué profondément dans la société russe. Il contrarie fortement les processus de décision ou de production. L’irresponsabilité, le manque d’autonomie et l’absence de subsidiarité dans la direction des entreprises sont des difficultés que tous les entrepreneurs doivent affronter en Russie.

Il ne suffit donc pas à la Russie d’importer des technologies, il lui faut changer radicalement son mode de « gouvernance », que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises privées.

L’enjeu de cette modernisation est parfaitement compris par le Président Medvedev. Il ne doit pas être assimilé à une quelconque occidentalisation. C’est d’ailleurs ce que rappelait récemment, le plus brillant de ses conseillers, Arkady Dvorkovic. Le Président Medvedev n’a d’ailleurs pas hésité à inviter la Chine à participer à cette modernisation de la Russie.

Il semble d’ailleurs que les Russes veulent répéter le modèle de développement chinois : accepter avec humilité le soutien et les investissements occidentaux, pour construire une puissance moderne, sans renoncer pour autant à ce qui fait l’identité de la nation russe.

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