Japon : « J’ai survécu à 2 bombes atomiques »

En mars 1945, l’état-major américain décide d’intensifier son action et déclenche une succession de raids aériens sur Tokyo. En juillet, le conflit se rapproche de son point culminant lorsque les USA procèdent au premier essai atomique jamais expérimenté.

Le Japon refuse de se plier à la volonté des Alliés qui, à la Conférence de Postdam, exigent sa reddition inconditionnelle. Les États-Unis vont alors provoquer les deux pires catastrophes de l’histoire de l’humanité…

Un homme va survivre à cet enfer. À deux reprises. Tsutomu Yamaguchi est né le 16 mars 1916. Devenu ingénieur naval, il est envoyé en mission à Hiroshima et est victime du premier bombardement atomique américain qui intervient le 6 août 1945. Le lendemain, il réussit à quitter la ville et part rejoindre sa famille… à Nagasaki.

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Carte des explosions nucléaires entre 1945 et 1998

L’artiste japonais Isao Hashimoto a créé une carte time-lapse des 2053 explosions nucléaires qui ont eu lieu entre 1945 et 1998. La vidéo commence avec le test du Projet Manhattan « Trinity » près de Los Alamos et se termine avec les essais nucléaires du Pakistan en mai 1998. Un bip et un point clignotant sur la carte pour chaque explosion…

Bonus: compilation de différents essais nuléaires
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La bombe de la dette vient de grossir

Traduction par notre lecteur Boreas d’un article de Max Keiser, paru le 18 mars 2013 sur le site Russia Today.

Le montant mondial de la dette dépasse l’ensemble des dépôts bancaires dans le monde, et la situation financière actuelle à Chypre est l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

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Toute prétention à une « titrisation » de la croissance par les banquiers centraux ou la finance mondiale en conditionnant et reconditionnant la dette, en hypothéquant et ré-hypothéquant la dette, en régulant et en re-régulant la dette, est désormais révolue.

Depuis le début de la reprise du marché obligataire dans les années 1980 (oui, c’est si vieux que ça), les banques centrales et la finance mondiale – le FMI, l’UE et la BCE, pour n’en nommer que quelques-uns – et leurs frères de Wall Street et de la City de Londres ont fait face à chaque crise par une augmentation de la dette et une extension de la maturité de la dette.

Le résultat a été – en 2007 – la plus haute montagne de dette au bilan et hors bilan dans l’histoire : une dette astronomique de 220.000 milliards (si l’on inclut toutes les dettes publiques, privées et contingentes des programmes de prestations non financés) dans l’économie américaine seule, avec ses 14.000 milliards de dollars de PIB. Le volume des dérivés mondiaux de la dette se situe maintenant à plus de 1.000.000 de milliards de dollars, surfant sur un PIB mondial d’environ 60.000 milliards de dollars.

Mais à partir de 2007, puis devenant spectaculairement apparente en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, la capacité des contribuables du monde entier à payer les intérêts ou le principal de la dette a heurté un mur de briques.

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Nucléaire – La bombe humaine

ll y a deux ans, la catastrophe de Fukushima confrontait les autorités françaises à la question du risque nucléaire. Mais l’audit engagé depuis dans les centrales du pays le plus nucléarisé du monde, par rapport au nombre d’habitants, omet un facteur majeur : l’utilisation massive de la sous-traitance. Ce documentaire met en lumière un phénomène aux conséquences inquiétantes. 

Reportage diffusé initialement sur F5 le 10-04-2012.

La face cachée de Hiroshima “Fukushima”

La catastrophe de Fukushima marquera-t-elle un coup d’arrêt pour le nucléaire et sa course à la conquête du monde ? C’est à Hiroshima qu’elle a commencé, il y a 67 ans. L’histoire officielle, écrite après-guerre se résume au « mal nécessaire », pour terminer la guerre. Mais derrière la version des manuels scolaires se cache une toute autre histoire.

Des coulisses du Projet Manhattan aux recherches secrètes menées au Japon, « La face cachée de Hiroshima » dévoile l’histoire fascinante des scientifiques qui ont conçu la bombe nucléaire, dans le plus grand secret, en concluant un pacte avec les militaires et les industriels.

Ce remarquable travail d’investigation distille des révélations effarantes sur l’industrie de l’atome et ses dangers. Une relation triangulaire qui va mener le monde au feu atomique.

Immobilier, la bombe qui menace tous les Français

Flambée des prix et des loyers, pénurie de constructions, spéculation, relégation, exclusion… Plus de cinquante ans après l’appel de l’abbé Pierre, la crise du logement s’est de nouveau durablement enracinée en France, menaçant la cohésion sociale du pays.

Depuis des années, un spectre hante la société française : celui du mal-logement. On ne compte plus les cris d’avertissement par lesquels on s’efforce d’alerter les pouvoirs publics sur cette situation inique, odieuse, invivable. En vain. Dans notre pays, il n’y a pas une question du logement, il n’y a même pas une crise du logement, il y a un scandale du logement. Ce scandale, l’actualité nous en fournit chaque jour d’éloquentes illustrations : scandale de la spéculation immobilière, scandale des cautions et garanties toujours plus élevées tandis que la précarité de l’emploi est un handicap absolu pour devenir locataire.

Nos concitoyens consacrent, aujourd’hui, plus du quart de leur budget pour avoir un toit, et pour un nombre croissant d’entre eux ce taux atteint 50 %, voire 70 %, comme c’est le cas parfois à Paris. Bref, le scandale du logement est là. Tous nous sommes touchés ou le serons un jour. Nous, ou nos enfants…

Scandale des ventes à la découpe, scandale de l’enrichissement des uns face à l’appauvrissement grandissant des autres, scandale de la pénurie non seulement des logements sociaux mais de tous les types d’habitation, scandale des marchands de sommeil qui touchent les immigrés mais aussi les déclassés et les jeunes.

Scandale de voir se créer des territoires d’exclusion spécialisés dans l’accueil des populations fragilisées, qui sont interdites d’installation dans les villes qu’ils font pourtant vivre et qui, pour la plupart, resteront assignées dans ces quartiers en difficulté.

Les classes moyennes craquent

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La nouvelle bombe démographique

L’auteur de cet article est consultant auprès du gouvernement des USA (il a, par exemple, influencé Condoleeza Rice, quant à l’Iran).

Nous ne publions pas ce texte en raison d’une quelconque adhésion à son contenu, mais parce qu’il nous paraît révélateur d’un certain état d’esprit des élites étasuniennes, voire d’une stratégie sous-jacente.

La rédaction de Fortune

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D’ici à 2050, la démographie du monde va beaucoup évoluer et pose de nouveaux problèmes, bien différents de ceux de la surpopulation.

Il n’est pas possible de parler du développement économique sans évoquer une constante majeure : la démographie.

Dans un essai qui vient de paraître («The New Population Bomb, The Four Megatrends That Will Change the World», Foreign Affairs, janvier-février 2010), le professeur Jack A. Goldstone résume avec une pertinence décapante les enjeux d’un monde en pleine transformation, mais très largement sous-estimés.

Il rappelle qu’il y a quarante ans tout juste, le biologiste Paul Ehrlich lançait un cri d’alarme qui marqua les esprits. Au rythme actuel, écrivait-il, l’explosion de la population mondiale conduit à une famine massive à l’horizon des années 1970. Ce pronostic, qui marqua les esprits, ne s’est pas produit ; la révolution verte et le planning familial permirent de l’éviter.

Selon Jack A. Golstone, la «bombe» démographique demeure, mais elle a changé de nature. Ce n’est pas tant la surpopulation que l’on doit redouter mais l’inégalité de son développement qui engendrera des tensions nouvelles ; en particulier, l’accroissement spectaculaire des habitants dans une majorité de pays pauvres et le vieillissement des vieilles nations industrialisées.
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Comment la « machine à bulles » est entrée dans la tourmente

Déjà critiquée pour son rôle peu orthodoxe dans la gestion de la dette grecque et le sauvetage d’AIG, la firme la plus en vue de Wall Street se retrouve cette fois officiellement au coeur d’un gigantesque scandale. Goldman Sachs et son trader chargé des produits structurés, Fabrice Tourre, ont-ils abusé les clients investisseurs en vantant les mérites de produits toxiques ?

Le gendarme a finalement sifflé. La décision surprise de la Securities and Exchange Commission (SEC) de déposer une plainte civile pour fraude à l’encontre de Goldman Sachs et de l’un de ses traders chargé des produits structurés, le Français Fabrice Tourre, trente et un ans, a fait l’effet d’une bombe, ce week-end à Wall Street. Derrière l’initiative de la SEC, c’est un gigantesque conflit d’intérêts au sein de la banque la plus profitable de Wall Street (13,4 milliards de dollars de résultat net en 2009) qui est visé. Et depuis la nomination par Barack Obama de Mary Schapiro à sa tête, le 27 janvier 2009, la SEC n’a pas la réputation d’agir à la légère.

« De plus en plus d’effet de levier dans le système. L’édifice tout entier peut maintenant s’effondrer à chaque instant… Le seul survivant éventuel : le fabuleux Fab [son propre surnom, NDLR]… debout au milieu de toutes ces opérations exotiques, complexes, à très fort effet de levier, qu’il créa sans nécessairement saisir toutes les implications de ces monstruosités !!! »

Ainsi s’exclamait Fabrice Tourre, le 23 janvier 2007, dans un courriel adressé à un ami saisi par les enquêteurs de la Fed. Preuve relativement claire qu’il était conscient qu’une bombe avait été amorcée, et pas forcément au bénéfice de tous ses clients. Le 11 février 2007, le jeune centralien était plus concis, sinon moins éloquent : « Le biz’ du CDO est mort, il ne nous reste plus beaucoup de temps ! » Désormais, la jeune recrue de Goldman Sachs a fait son entrée dans Wikipedia et ses courriels n’ont pas fini de laisser des traces à Wall Street.
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