A la veille d’une nouvelle crise financière…

Incroyable ! Sept ans après les subprimes, des bulles sont en train de se reformer. Et elles pourraient bien exploser ! Il suffit d’une étincelle, par exemple en Grèce avec sa sortie de l’Euro.

Le monde de la finance est vraiment incorrigible. Sept ans seulement après la crise des subprimes, qui a failli faire exploser le système bancaire international, voilà que resurgit la crainte d’un nouveau krach. «On est assis sur un baril de poudre, la question est simplement de savoir quel sera le détonateur», transpire l’économiste Marc Touati. «Nous nous trouvons dans une zone de risque proche de celle de 2008», confirme Christophe Nijdam, du centre d’expertise Finance Watch. En d’autres termes, la sortie de la Grèce de la zone euro ou la remontée un peu trop brutale des taux d’intérêt ou la simple défaillance d’une banque pourrait tous nous entraîner dans une terrible crise financière et dans une récession planétaire.

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La Crise nous fait un vrai festival…

par Philippe Béchade

Je ne sais pas si le palmarès du Festival de Cannes peut constituer aux yeux du monde entier un « avis de grand frais » sur la désintégration sociale qui affecte la France mais également beaucoup de pays aux alentours… il n’empêche que le couronnement de films qui traitent de « la crise » (chômage, déclassement, déracinement) et d’acteurs qui incarnent des victimes de « la crise » télescope le discours officiel qui ne cesse de marteler « le pire est derrière nous, la croissance repart », alors que c’est tout l’inverse qui est perçu par 70% de la population, et bon nombre de réalisateurs présents sur la Croisette.

La nuit tombe sur le festival de Cannes…

La nette percée de Podemos (gauche antilibérale) aux municipales le weekend dernier témoigne de cette même incrédulité populaire en Espagne face aux discours triomphalistes de l’équipe dirigeante qui revendique la paternité d’un pseudo renouveau économique, lequel tient essentiellement au franc succès des mesures d’incitation à l’achat d’un nouveau véhicule.

Les effets positifs sur les immatriculations sont spectaculaires, mais comme pour tout cadeau fiscal, le principe reste: c’est « l’état qui paye ».

Et l’état, c’est au bout du compte chaque espagnol -y compris ceux qui n’achètent pas de voiture- qui pourrait à terme supporter le coût de l’opération… à moins bien sûr que les futures recettes fiscales ne viennent compenser le déficit budgétaire qui se creuse aujourd’hui.

Pour en revenir à Cannes, jamais depuis sa création en 1939 (et son premier déroulement « normal » en 1946), le palmarès n’avait été aussi marqué par « la crise », alors que jamais les festivaliers n’ont été aussi riches (il n’y avait qu’à compter les yachts de plus de 30 mètre amarrés au large de la croisette ou à Monaco: plus aucun « anneau » disponible dans un rayon de 50Km autour du « Rocher »)… et rarement les fêtes n’ont été aussi somptueusement démesurées.

Voilà un nouvel exemple saisissant de télescopage de l’ultra richesse et du vaste monde exclu du miracle des « quantitative easing ».

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La triple ambition du Japon

Deux mois après avoir remanié son gouvernement, le premier ministre japonais Abe Shinzo doit faire face à deux démissions, survenues le 20 octobre 2014. Symbole de ses difficultés à engager son pays sur les nouvelles voies promises.

Lorsqu’il arrive au pouvoir, M. Abe dispose de moyens politiques, fort des succès électoraux à la chambre des députés (décembre 2012) et au Sénat (juillet 2013) du Parti libéral démocrate (PLD, le Jimintô, droite conservatrice), qu’il dirigeait. Il a détrôné le Parti démocrate du Japon (PDJ, le Minshutô, centre gauche) qui avait interrompu en 2009, pour trois ans, la domination presque continue du PLD depuis 1955.

En son temps, le PDJ avait promis de s’engager sur des chemins économiques et sociaux menant vers un Etat-providence. M. Abe a résolument tourné le dos à cette option qui fut peu suivie d’effets ; il a tout autant abandonné le projet de s’éloigner aussi vite que possible de l’énergie nucléaire, projet conçu dans l’urgence par son prédécesseur après le désastre de Fukushima, le 11 mars 2011 [1]. En fait, il veut poursuivre ce qu’il avait commencé en 2007 quand il fut (déjà) premier ministre : construire à nouveau un « beau Japon » [2] retrouvant la fierté nationale et jouant pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité mondiale.

L’objectif est en rupture, non seulement avec les options de l’intermède du PDJ, mais aussi avec les positions arrêtées depuis l’après-guerre. Pour M. Abe, il s’agit de s’affranchir de ce qu’il considère comme une entrave à l’épanouissement du pays. Il veut donc disposer d’une puissante armée capable d’intervention à l’extérieur « en faveur du maintien de la paix » et participer à « la défense des alliés qui seraient attaqués ». Autrement dit, ne pas limiter les forces d’autodéfense japonaises et ne pas les restreindre à la seule protection du territoire. Il est prêt, si nécessaire, à modifier la Constitution et en particulier son article 9, une triste conséquence, selon lui, de la défaite du Japon en 1945.

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L’histoire secrète de la crise financière ou comment la Fed domine le monde

par Harold James, Princeton

De nouvelles informations apparaissent, concernant l’attitude des autorités monétaires et financières, face à la crise, en 2008. Elles montrent le rôle clé de la Fed et la marginalisation du FMI.

Le grand roman de Balzac Ies illusions perdues se termine par une tirade sur la différence entre « l’histoire officielle », qui est un « tissu de mensonges », et « l’histoire secrète » – c’est à dire la vraie histoire. Dans le temps, il était possible de cacher les vérités scandaleuses de l’histoire pendant longtemps – voire pour toujours. Plus maintenant.

Ceci n’est nulle part aussi apparent que dans les récits de la crise financière mondiale. L’histoire officielle dépeint la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et les autres grandes banques centrales comme adoptant une action coordonnée pour sauver le système financier mondial de la catastrophe.

Cependant, les transcriptions publiées récemment des réunions de 2008 du Federal Open Market Committee, le principal organe de décision de la Fed, révèlent que, dans les faits, la Fed a émergé de la crise en tant que la banque centrale du monde, tout en continuant à servir en premier lieu les intérêts américains.

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Japon : Déficit commercial record en 2013

Le Japon a enregistré en 2013 un déficit commercial record de plus de 80 milliards d’euros, une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre conservateur, Shinzo Abe, dont la politique de relance a fait plonger le yen et flamber la facture énergétique.

Le déséquilibre de la balance commerciale de la troisième puissance économique mondiale s’est élevé à 11.475 milliards de yens (82 milliards d’euros au taux de change actuel), a annoncé lundi le gouvernement.

Il a augmenté de 65% par rapport à celui de 2012 qui constituait le précédent record pour un pays autrefois habitué aux excédents commerciaux portés par ses puissants secteurs exportateurs (automobile, électronique grand public, machinerie…).

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Olivier Delamarche : Zappage des phrases cultes (Màj)

BFM Business vous fait redécouvrir à travers un zappage toutes les phrases cultes d’Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion. Fed, Endettement américain, braquage à la chypriote, PIB et Moscovici sont au programme des interventions de Delamarche entre janvier et mars.

Partie 1:

Partie 2:

La FED et la BoJ avec Bernanke et Abe à leur tête sont au programme des interventions de Delamarche entre avril et juin.

Olivier Delamarche : « La BCE sera probablement obligée de suivre la Fed »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 25 juin 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur et Guillaume Sommerer.

« Ces guignols [de la Fed] se sont engagés dans une politique de laquelle ils ne peuvent pas sortir et ils essaient de faire croire le contraire, ils ne sont absolument pas maîtres de la situation. Mr Draghi est beaucoup plus malin que Mr Bernanke, mais à un moment ou à un autre, poussée par les politiques, la BCE sera obligée de suivre. »

Japon : Premier domino d’un krach obligataire mondial ?

Le Japon est un “insecte à la recherche d’un pare-brise” écrivait en 2011 l’investisseur américain John Mauldin. En 2013, il me semble que le pare-brise a été identifié et qu’il se rapproche  à grande vitesse.

Le Japon marche très loin devant nous, en éclaireur de la faillite collective. Il serait logique –  en l’absence d’autre événement perturbateur comme, par exemple, des émeutes et des résultats électoraux déroutants dans d’autres pays – que le krach obligataire qui menace les grands pays surendettés débute au Japon.

La bulle obligataire est actuellement proche de son paroxysme. Plus aucune voix audible ne dénonce les maléfices de la création monétaire. Les dithyrambes sur l’excellence de la politique  de Shinzo Abe confinent au grotesque.

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Japon : Le niveau de la dette publique n’est pas tenable selon le gouverneur de la BOJ

L’endettement du Japon, troisième puissance économique mondiale, pourrait atteindre 245% du produit intérieur brut. Kuroda a pour objectif de stopper la déflation, la baisse des prix via des injections massives d’argent dans l’économie japonaise.

“A mon avis, malheureusement, on applique exactement les mêmes remèdes que durant les 15 dernières années, déplore Andrew Freris de la Banque BNP Paribas. Sauf que cette fois-ci, ils sont multipliés par deux. Et j’ai de sérieux doutes sur leur efficacité à changer de manière structurelle l’économie japonaise, mise à part de donner un certain dynamisme à court et moyen terme aux marchés d’actions”.

La guerre des monnaies

Un article du Monde vient de mettre en exergue un phénomène qui ne date pas d’hier. En effet, on apprend dans cet article que le Japon a décidé de façon unilatérale de faire descendre la valeur de sa monnaie. Cette dernière n’a pas cessé de s’accroître ces derniers mois et la cause principale [en est le] changement dans la politique monétaire de la Chine. En effet, cette dernière souhaite de plus en plus se débarrasser de ses bons du Trésor américains ; les Chinois se sont donc naturellement rués vers les bons japonais. Ce faisant, ils font grimper de façon artificielle la monnaie japonaise, alors que la situation économique au Japon ne justifie en rien cette hausse.

Cette affaire montre le caractère totalement instable du système de changes flottants mis en place dans les années 70, suite à la déconnexion du Dollar et de l’or, qui était pourtant le pilier du système de Bretton Woods. Si le système a fait illusion jusqu’à présent, avec tout de même quelques graves crises, que ce soit dans les pays émergents ou développés comme en 1987, en 1992, en 1997, en 2002, c’est parce que l’Amérique et ses déficits étaient là. Or, la crise actuelle est plus grave, parce que le mécanisme qui permettait à la machine de continuer à fonctionner a disparu. Ce sont les déficits commerciaux américains toujours croissants et les politiques semi-keynésiennes de relance sans protection, qui ont permis à la croissance de continuer, en évitant ainsi une guerre mondiale des monnaies.

Sans la surconsommation américaine, le système à changes flottants montre son instabilité intrinsèque, chaque pays cherchant à profiter de ses excédents pour croître au détriment du voisin. Tout le monde comprime sa demande et, au final, il n’y a plus de croissance nulle part. Sans un pays consommateur absorbant tous les excédents, la planète est condamnée à la dépression et à la guerre monétaire.

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Monnaies : Du chacun pour soi à la guerre pour tous

Invectives, menaces et interventions unilatérales : sur le marché des changes, le règne du chacun pour soi est en passe de dégénérer en guerre des monnaies.

Le Japon a donné le ton. Personne ne croyait l’Archipel vraiment prêt à passer à l’acte pour freiner l’envolée du yen. Et encore moins après la réélection à la tête du gouvernement nippon, mardi 14 septembre, de Naoto Kan, jugé plus attentiste que son rival Ichiro Ozawa. Qu’à cela ne tienne : la banque centrale (BOJ) a lancé, mercredi, une vente massive de yens sur plusieurs marchés des changes, à Tokyo, Londres et New York.

Du jamais vu depuis 2004, et pour un montant inégalé dans l’histoire de l’institut d’émission, soit près de 20 milliards d’achats de dollars contre yens (16 milliards d’euros). Le coup de force s’est révélé payant.

Alors qu’elle touchait aux plus hauts depuis quinze ans face au billet vert, la devise nippone a fortement reflué et se traitait vendredi à 85,85 yens pour un dollar.

Une opération efficace donc, mais pas franchement du goût des partenaires du Japon. L’Europe ne s’est pas privée de le faire savoir. “ Il est clair que nous n’aimons pas le comportement des Japonais. Nous n’aimons pas (…) les interventions unilatérales, ” a déclaré le chef de file des ministres des finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, jugeant l’opération “ malvenue.

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