De vrais meubles en faux bois

Enquête sur le succès des grandes enseignes d’ameublement à bas coût. Comment expliquer leurs prix défiant toute concurrence?

D’une part, il s’agit de meubles en kit, à monter soi-même, ce qui peut parfois s’avérer être un vrai casse-tête chinois. D’autre part, les meubles que l’on vous vend ont une particularité commune : la matière première n’est pas du bois mais de la colle de bois agglomérée.

Alors, est-ce que ces matériaux sont dangereux pour la santé ? Où sont-ils fabriqués ? Envoyé spécial vous ouvre les portes des usines de cet ameublement “low cost” et dévoile leurs secrets de fabrications.

Envoyé spécial – 06/11/2014

Il était une forêt

Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants, de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle.

Ce film offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme – du plus petit au plus grand – connecté à tous les autres, joue un rôle essentiel.

Le commerce mondial : Moteur de la déforestation illégale

Huile de palme, soja, bœuf, bois… Le commerce mondial est un puissant moteur de la déforestation illégale dans les pays tropicaux. Pour la première fois, une vaste étude, publiée, mercredi 11 septembre, par l’organisation américaine Forest Trends, évalue l’ampleur du phénomène: près de la moitié de la déforestation dans les pays tropicaux s’explique par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale.

Dans un cas sur deux, la production est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés – États-Unis, Union européenne –, mais aussi de la Chine et de l’Inde.

Quelque 25 % de la déforestation illégale dans les tropiques ont ainsi pour objectif la production de denrées exportables. « Nous savions que la production de matières premières agricoles était un facteur majeur de déforestation.

Cependant, c’est la première étude qui montre l’importance démesurée des activités illégales pour produire des centaines de produits alimentaires et ménagers consommés dans le monde entier», affirme Michael Jenkins, directeur général de Forest Trends. Au point qu’il « n’existe guère de produit sur les rayons des supermarchés qui ne soit pas potentiellement concerné », selon Forest Trends.
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Brésil : Bientôt des eucalyptus transgéniques ?

Le Brésil compte 3,5 millions d’hectares d’eucalyptus, utilisés surtout dans la production de pâte à papier. Mais, pour gagner en rendement, le pays se préparerait à commercialiser une variété génétiquement modifiée.

Le Brésil pourrait bientôt planter des eucalyptus génétiquement modifiés sur des millions d’hectares. Les autorités du pays examinent en effet la possibilité d’autoriser la mise sur le marché d’arbres fonctionnant avec un accélérateur de croissance qui leur permettrait de produire 20 % de bois en plus, tout en arrivant plus vite à maturité, indique la revue scientifique Nature. Une audience publique était prévue ce 4 septembre.

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Les dessous de la mondialisation : Cameroun, forêt en péril

La demande mondiale de bois bat tous les records et la France, premier importateur européen de bois tropical d’Afrique centrale, raffole des essences rares. Derrière ce commerce international se cache un trafic qui prospère dans l’ombre et la criminalité.

Plus le combat des activistes et ONG s’intensifie, plus les instances internationales renforcent leur arsenal légal, plus le trafic se modernise et se multiplie. Au cœur de la forêt tropicale du Cameroun, cette déforestation sauvage menace les tribus pygmées, dont le mode de vie repose sur l’exploitation raisonnée du bois.

Réalisé par Olivier Joulie (France – 2013)

Angleterre : Une « maison verte » pour 180 euros

Un ingénieux agriculteur britannique a construit une maison verte pour seulement 150 € afin de démontrer qu’il est possible de posséder une maison sans aller à la banque et en ayant aucune dette hypothécaire pour le reste de sa vie.

Michael Buck un ancien professeur de 59 ans, a construit une cabane sur son terrain, situé dans un endroit agréable et boisé près d’Oxford, au Royaume-Uni. Michael Buck a expliqué qu’il a construit la petite maison de ses propres mains en huit mois, sans l’aide d’aucun outil.

Il a également expliqué qu’il a monté les murs en utilisant un mélange de sable, d’argile, de paille et de bouse de vache. Le tout fixé à la structure de toit en bois et recouvert de paille.

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Jacky Dupéty : « Le bois raméal fragmenté, une lecture naturelle du vivant

Jacky Dupéty est né en 1950, dans un petit village de Beauce. Lors du grand choc du plan Marshall, il a vu son père et son grand-père, maréchal-ferrant, quitter la campagne pour la ville. Soixante ans après, il se dit qu’ils auraient pu faire autrement.

Dans les années 1980, il devient ingénieur en environnement en suivant un enseignement au Cnam de Paris puis continue sa formation agricole dans les années 1990 au Centre pilote de Millançay.

En 1998, changement de vie, adieu Paris, bonjour le Lot ! Sur ce Causse du Quercy, où minéral et végétal se sont forgés une mauvaise réputation, il a trouvé sa place. Non par acharnement, mais par souplesse.

En 1999, il s’installe en agriculture biologique. En 2003, l’année de la canicule, il découvre les travaux de Gilles Lemieux et décide qu’il ne ferait plus « feu mais terre de tout bois »! Jacky Dupéty est depuis 2004 agriculteur “aggradant”.

(Merci à plume00)

Oise : Les Chinois à l’assaut des forêts

Dans un grand fracas, la grue balance un énorme tronc dans le conteneur. « Toutes ces grumes sont en partance pour la Chine », observe Alain Brivois, technicien en charge du contrôle des chargements de bois et de leurs traitements phytosanitaires dans toute la France. La semaine dernière, il était dans l’Oise, sur la route de Pierrefonds, afin de contrôler un chargement en direction de l’Asie.

Le département possède un domaine forestier vaste où, chaque année, près de 300.000 m3 de bois sont exploités. Le bois sur pied chargé ce jour-là partira le jour même en direction du Havre, avant d’être envoyé en Chine via les porte-conteneurs. « Des chargements comme celui-ci, il y en a de plus en plus. Ce pays est devenu un importateur incontournable ». Le hêtre et le chêne, qui composent la majorité des forêts du département, sont les deux essences les plus prisées par les Chinois.

« C’est possible parce que ce pays taxe peu l’importation de grumes, mais beaucoup les produits transformés. A contrario, en Europe, rien n’est protégé », regrette Laurent Denormandie président de la Fédération nationale de bois et fondateur de Sylvabois, exploitation forestière basée à Compiègne.

L’Oise vend ainsi aujourd’hui plus de bois brut que de parquets, menuiseries, meubles et autres. Entre 2009 et 2011, les exportations estimées de grumes de chêne et de hêtre, en partance pour la Chine, ont grimpé de 13 à 28% selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.

La hausse des prix met à mal les scieries locales
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Paris : Aires pour “gens du voyage” dans les bois

Au prochain Conseil de Paris, Bertrand Delanoë veut faire voter les demandes d’autorisations afin de construire 60 places pour les nomades. Coût : 10 millions d’euros.

Le bois de Boulogne, ses arbres centenaires, ses clubs sportifs très privés… et bientôt son aire d’accueil des gens du voyage ? C’est en tout cas le souhait de la Mairie de Paris. Après avoir un temps envisagé la création d’un lieu d’accueil dans le square René-Parodi, près de l’avenue Foch (XVIe), la municipalité revient donc à la charge.

En tout début de semaine prochaine, elle fera voter au Conseil de Paris une délibération concernant la dépose des demandes d’autorisations administratives afin de construire deux aires, l’une dans le bois de Boulogne et l’autre dans celui de Vincennes (XIIe). Elles pourraient abriter respectivement 35 et 28 places, sur des zones de parking «très dégradées» aux dires de la Mairie de Paris. La première se situe route des Tribunes, à deux pas de l’hippodrome de Longchamp et du Polo de Paris. La seconde est établie sur le plateau de Gravelle. Coût total de l’opération: 10 millions d’euros.

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Capter toutes les énergies

La question énergétique est cruciale. Depuis l’invention de la machine à vapeur, l’Humanité a construit son développement autour d’énergies capables de remplacer la force animale. On estime aujourd’hui qu’une personne, d’un pays développé, possède des machines qui fournissent l’énergie que développerait le travail d’une centaine d’esclaves.

Or, l’essentiel de cette énergie est fourni par des combustibles fossiles en cours de disparition.Aussi, économiquement, l’enjeu est énorme. Il faut sortir de ce système rapidement si nous ne voulons pas nous écrouler. Comment alors réussir la transition?

Nous savons qu’il faudra, à la fois, être plus sobre, améliorer l’efficacité  énergétique et développer les renouvelables. Mais, concrètement comment s’y prendre? Les experts se heurtent au mur des chiffres : les besoins et les investissements sont énormes. Les méthodologies proposées sont sommaires.
Proposons une autre façon de procéder.

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Histoire des forêts

Malgré ses 4 milliards d’hectares, soit 30 % de la superficie des terres émergées, la forêt demeure un écosystème fragile et menacé. Le Dessous des Cartes vous propose de faire le point sur l’état de notre couvert forestier, en France, en Europe et dans le monde.

Comportements des Français pour une transition écologique

Entre réflexions et sujétions, si il est au combien un sujet déterminant sur notre avenir, l’énergie, entre usage, choix de production, mobilise les grands acteurs de notre société, à travers la conférence environnementale, politiques, ONG, syndicats de salariés, employeurs, élus, se sont réunis dans un contexte de crise économique et sociale.

Dans une approche globale, les questions environnementales sont étroitement liées à celles sociales, savoir si la société est prête à modifier ses comportements, ses actes ?

A ces réponses notamment dans ce contexte de réflexion d’envergure sur la transition écologique, et particulièrement sur la question énergétique, la connaissance de l’état de l’opinion des Français sur les différentes énergies et sur leur consentement à agir ou à payer en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre est cruciale.

Ainsi, le Commissariat Général au Développement Durable a publié une étude synthétisant trois enquêtes réalisées par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les français et les énergies renouvelables et leurs propensions à modifier leurs comportements.

Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.

L’étude montre qu’en 2012, tout comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif. Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.

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La France exporte de plus en plus son bois en Chine

C’est un brouhaha d’arbres déracinés, de feuillages écrasés et de moteur vrombissant. Dans cette parcelle de Saint-Vincent de Paul, bourgade des Landes, une abatteuse est à l’œuvre : d’un coup sec, l’immense main articulée de l’engin, équipée de lames, couteaux et rouleaux, saisit le tronc d’un pin maritime et le sectionne à la base. Puis, en un tour de rotor, elle l’incline, l’ébranche et le tronçonne en morceaux réguliers. Une minute plus tard, les grumes – troncs d’arbres sans branches, mais avec l’écorce – gisent au sol, tandis que la machine se dirige déjà vers une autre cible.

Sur 250.000 m3 de chêne et 300.000 m3 de hêtre exportés par la France l’an dernier, respectivement 200.000 m3 et 132.000 m3 ont été achetés par des entreprises chinoises. Le reste a été envoyé en Indonésie, en Malaisie ou au Vietnam.

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L’affouage, une utilisation traditionnelle et communautaire de la forêt

Les conseils municipaux de nombreuses communes forestières accordent à leurs habitants la possibilité de se procurer le bois nécessaire à leur chauffage domestique, en le prélevant dans la forêt communale : c’est l’affouage. Le mot date du XIIIe siècle, il est issu du verbe d’ancien français «affouer» = chauffer, lui même vient du latin «affocare». Ce terme est souvent utilisé comme synonyme de bois de chauffage, bois de feu.

Arthur Hacker - Un bûcheron et sa fille (1892)

Sous l’Ancien Régime, les communautés rurales, surtout dans la moitié Nord de la France, en Wallonie, et au Luxembourg, détenaient, en biens communaux indivis, des terrains, notamment des forêts et des pâturages. Actuellement, certaines communes possèdent encore des forêts communales.

En France: au milieu des années 1980, les volumes de bois délivrés sous forme d’affouage s’élevaient à 2 millions de stères et étaient en baisse constante. En 2005, les délivrances atteignaient 1,1 million de stères (à comparer aux 6,5 millions de stères de bois vendus par les communes). Il semblerait que, depuis 2005, il y ait une reprise des affouages, face à la hausse des prix de l’énergie.

Les volumes de bois concédés à l’affouage doivent être en rapport avec les besoins de l’affouagiste, c’est pourquoi le partage se fait surtout par feu (par foyer fiscal en fait). Le bénéficiaire ne peut vendre que le bois de chauffage qui lui a été destiné en nature (article L-145-1 du Code Forestier).

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La création d’emplois verts : quelle réalité ?

Une tribune libre de Patrick Reymond

Analysons un peu, aujourd’hui, la création nette d’emplois verts promis. 600.000, nous dit-on : faisons le tour.

Sur les 280 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) annuelles, 140 millions environ (c’est un ordre de grandeur) sont consommées par le logement.

Qu’est ce qu’un logement “vert” ? C’est un logement consommant peu d’énergie et en produisant plus qu’il n’en consomme.

Fort bien. Quels seront ces emplois ?

La réponse est simple :

- On va isoler les murs : à l’intérieur, plâtriers, à l’extérieur, façadiers, et pour les ouvertures, menuisiers. En effet, mettre une fenêtre à triple vitrage, ce n’est pas franchement différent que d’en mettre une à simple vitrage.

- On va changer de génération de chauffage et de matériel. Trop souvent fonctionnent des nanards, avec un rendement déplorable. On prendra peut-être une pompe à chaleur, pour remplacer les convecteurs ou la chaudière. Mais rien de fondamentalement différent. Ce seront toujours les plombiers et les électriciens qui travailleront.

- Les combles seront encore plus isolés. On y mettra des VMC double flux. Là aussi, rien de bien nouveau, les puits canadiens commencent à se répandre ; en général, ce sont des plombiers qui s’en chargent.

- Le solaire thermique et photovoltaïque est, dans un cas, exclusivement du domaine du plombier chauffagiste, et dans l’autre cas, souvent de son domaine, sinon de celui de l’électricien.

- Les récupérations d’eau pluviales aussi, sont du domaine du plombier.

Pour résumer, ça commence mal, car la moitié des économies d’énergie sera assurée par des professions déjà existantes et qui se contenteront de faire évoluer leur gamme.
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