Chine : Mauvaises nouvelles économiques en série

Après des chiffres moroses de croissance et le creusement du déficit budgétaire pour relancer l’activité, la production industrielle, les ventes au détail et les investissements en capital fixe chinois chutent brutalement. Les yeux sont tournés vers la banque centrale qui devrait à nouveau baisser ses taux d’intérêt.

Les jours se suivent et les mauvaises nouvelles économiques s’amoncellent pour Pékin. Et les statistiques publiées mardi 10 mars marquent particulièrement ce refroidissement de l’activité. Selon les chiffres officiels, la production industrielle a ralenti brutalement en janvier et février, enregistrant son plus bas taux de progression depuis six ans.

La production industrielle a grimpé de 6,8%, sur janvier et février cumulés, par rapport à la période comparable de 2014, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). C’est très en-deçà de la hausse de 7,9% sur un an constatée en décembre, et c’est sa plus faible progression depuis décembre 2008.

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Suisse : Le franc flambe, les marchés paniquent

Addendum du 19/01/2015 : Les collectivités locales rattrapées par le franc suisse fort

Le vice-président du conseil général en charge des finances, Christophe Greffet, estime que la suppression du cours plancher du franc suisse aura de lourdes conséquences pour les finances départementales. Elles pourraient être de 1,8 à 2, 8 millions d’euros. En effet, trois emprunts structurés (autrement appelés “emprunts toxiques”) sont indexés sur la parité entre l’euro et franc suisse.

Même chose à Lyon, où les emprunts du même type contractés par le conseil général du Rhône (environ 238 millions d’euros). Avec la hausse du franc suisse à parité avec l’euro, les intérêts remboursables pourraient être doublés voire triplés.

France TV Info

En décidant de laisser le franc flotter, la Banque centrale suisse a affolé les Bourses et les marchés monétaires. Les exportateurs helvétiques s’inquiètent, notamment dans le secteur de l’horlogerie.

Le cours de 1,20 franc suisse par euro, c’est fini. “La décision, jeudi 15 janvier, de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner son taux plancher a pris tout le monde de court“, constate Le Temps, à Genève. Cette annonce a provoqué une onde de choc sur les marchés. Jeudi, la Bourse de Zurich a connu un krach historique, s’effondrant de 13,75 % avant de clôturer en baisse de 8,67 %.

La panique s’est aussi emparée des Bourses d’Europe de l’Est, notamment en Croatie et en Pologne. Dans ces pays, “de nombreux ménages ont souscrit des emprunts immobiliers en francs suisses et se trouvent pris au piège par la décision de la BNS de laisser le franc s’apprécier“, ajoute le quotidien de Lausanne 24 heures.

En Pologne, cela concerne 700 000 familles qui ont fait face au décrochage de 20 % du zloty face au franc.Dans ce pays, près de 40 % des crédits immobiliers sont libellés en francs.” L’euro est tombé à 0,8517 franc suisse jeudi dans la matinée – son niveau le plus faible depuis l’introduction de la monnaie unique, en 1999, avant de se redresser un peu. Vendredi midi, 1 euro valait 1 franc suisse.
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L’euro sombre face au franc suisse

Le cours du franc suisse a fortement grimpé jeudi face à l’euro, atteignant un sommet historique, après des annonces monétaires surprise de la Banque nationale suisse (BNS).

BNS a aboli jeudi le cours plancher du franc suisse face à l’euro, l’axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, et a abaissé son taux d’intérêt à -0,75%.

Vers 9h50 GMT (10h50 à Paris), la monnaie suisse a atteint 0,8517 franc suisse pour un euro, un sommet historique face à la monnaie unique européenne et

franchissant pour la première fois le seuil de parité avec l’euro

(depuis l’introduction de la monnaie unique en 1999), avant d’effacer une partie de ses gains pour retrouver le seuil de 1 franc pour un euro. La devise suisse valait 1,2010 franc pour un euro mercredi à 22h GMT.

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Suisse : Initiative populaire pour « sauver l’or de la Confédération »

La Banque nationale suisse (BNS) s’est séparée entre 2000 et 2008 de plus de la moitié des réserves d’or nationales. Une initiative populaireveut dicter à la banque centrale la politique qu’elle doit mener avec ses réserves de métal jaune. Elle exige trois choses: la BNS ne doit plus vendre d’or; toutes ses réserves de métal jaune doivent se trouver en Suisse; 20% de ses actifs doivent être de l’or.

Lancée par un comité satellite de l’UDC, dans lequel on retrouve l’ancien conseiller national Ulrich Schlüer, les conseillers nationaux Luzi Stamm, Lukas Reimann et Oskar Freysinger, l’initiative populaire «sauver l’or de la Suisse» veut confiner la liberté d’action de la Banque nationale.

1040 tonnes d’or

La BNS possède 1040 tonnes d’or. Cela place la Suisse au 7e rang mondial, derrière les États-Unis (8134 tonnes), ­l’Allemagne (3384), l’Italie (2452), la France (2435), la Russie (1078) et la Chine (1054). Toutefois, par rapport à sa population, la Suisse occupe la 1re place, avec 4,2 onces (130,6 grammes) par habitant, devant l’Allemagne (1,2 once), la France (1,2 once également) et enfin les États-Unis (0,8 once).

Dans les années 90, la BNS détenait 2590 tonnes. Il a été estimé à l’époque qu’une telle réserve n’était plus nécessaire.

On a donc décidé d’en vendre une partie, en l’occurrence 1300 tonnes. Cette décision est intervenue dans le contexte de la crise des fonds en déshérence. Il était initialement prévu de financer la Fondation Suisse solidaire avec cette opération. Ce projet ayant échoué, la vente se réalisa néanmoins entre 2000 et 2005. Les recettes – 21 milliards de francs – ont été versées pour un tiers à la Confédération et deux tiers aux cantons. Entre 2007 et 2008, une seconde tranche de 250 tonnes a été cédée.

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Les banques centrales doivent mesurer l’inflation financière (Vidéo)

L’objectif principal de la banque centrale américaine, c’est de garantir la stabilité financière. Une question fondamentale: une banque centrale doit-elle inclure le prix des actifs financiers dans sa mesure de l’inflation ?

Bilan.ch

Le bal des menteurs ou la fin du secret bancaire (Docu)

Pendant des décennies, la Suisse s’est accrochée, envers et contre tous, à son secret bancaire. Et puis soudain, tout a basculé.

Au début des années 2000, UBS se lance dans une stratégie offensive pour conquérir de nouveaux clients sur le sol américain. En 2007, la crise des subprimes fragilise la banque. En 2009, le géant bancaire se retrouve pris dans la nasse du fisc américain. Le Conseil fédéral doit sauver la banque de la faillite. C’est le début de la fin du secret bancaire.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale en passant par l’initiative socialiste en 1984 ou l’affaire des fonds juifs, le secret bancaire, véritable marque de fabrique de la place financière suisse, a été pris dans de nombreuses turbulences. Il finira par céder devant la détermination des autorités fiscales américaines.

Le Credit Suisse se retrouve à son tour dans l’œil du cyclone. Séquences inimaginables: quatre hauts responsables de la banque comparaissent devant le Sénat américain et rejette l’accusation de fraude fiscale sur leurs employés. Effrayées, une centaine d’établissements bancaires suisses annoncent leur intention de collaborer avec la justice américaine.

Alors que les banques suisses sont lourdement sanctionnées sur le territoire américain, les banques américaines continuent à se livrer à la fraude fiscale en toute impunité. Les explications de Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan.

(Les coulisses de l’événement – RTS – 04/06/14)

Cela va très mal finir ! Et la “fin de la partie” est pour bientôt !

« Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».

Maurice Allais, prix Nobel de sciences économiques en 1988.

Nous pensons que les banques centrales sont en train de perdre le contrôle des Systèmes bancaire et monétaire dans la mesure où leurs politiques ultra laxistes ont abouti (comme tout économiste “autrichien” pouvait d’ailleurs le prévoir) au contraire de ce qu’elles voulaient obtenir puisque les taux d’intérêt à long terme ont commencé une forte hausse de nature à provoquer l’effondrement des prix des obligations et que les actions très surévaluées ont commencé leur retournement à la baisse dont tout indique qu’il va se transformer en krach (mini ou maxi impossible à savoir), sans que les économies se soient durablement redressées ni que le chômage ait suffisamment baissé.

Cette fois-ci, la chute des obligations ne permettra pas aux actions de monter plus haut, les deux actifs chutant ensemble comme cela a commencé au Japon. Ce qui entrainera de nouvelles faillites de banques et autres institutions financières dont l’exposition aux deux actifs précités est à un niveau record. Sans parler des épargnants qui se feront à nouveau rincer…

La seule action que les banques centrales ont réussi c’est de créer des bulles dont l’éclatement est inévitable, étant donné que leur création monétaire artificielle massive n’est pas entrée dans l’économie réelle mais s’est investie dans les actifs financiers dont la hausse ne favorise que les mécanismes de spéculation sans liens avec la réalité de l’offre et de la demande effectives au seul bénéfice de quelques “oligarques” de la finance (grands spéculateurs et/ou dirigeants des banques supposées “too big to fail”).

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Suisse : La dette du pays flambe avec les prix de l’immobilier

Avec le bas niveau des taux d’intérêt, les prix de l’immobilier en Suisse ont pris l’ascenseur. Et avec eux l’endettement hypothécaire, domaine où les ménages suisses sont aujourd’hui vice-champions du monde.

La Banque nationale suisse (BNS) revient régulièrement sur les risques liés à la «dynamique» du marché de l’immobilier. Aujourd’hui, cette tendance à la surchauffe ne se traduit plus uniquement par une flambée des prix, mais aussi par une forte augmentation de l’endettement des ménages suisses.

Au fil des ans, celle-ci a augmenté pour dépasser la performance économique du pays, à savoir le niveau annuel du produit intérieur brut (PIB). Pour être précis, le volume des crédits hypothécaires des seuls ménages atteint le niveau record de 614,244 milliards de francs, selon les chiffres de la BNS pour août 2012.

Il s’élève ainsi 103,6% du produit intérieur brut (PIB), que le Seco estime à 592,652 milliards de francs. Seuls les ménages néerlandais présentent au monde un taux d’endettement hypothécaire plus élevé (107%).

Trois quarts du total

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La dette publique des Etats-Unis est pire que celle de la Grèce

En 2009, aux Etats-Unis, le déficit primaire structurel atteint 7,3% du PIB et, au Royaume-Uni, 6,8% du PIB. Cela paraît incroyable, mais il est pire que les 6% de la Grèce.

Quiconque aimerait savoir qui créera des emplois ces prochaines années peut exclure le secteur public. La dette des Etats est telle que les dépenses publiques devront baisser. Certains crieront au diktat des marchés, mais les Etats ne pourront se soustraire à l’arithmétique la plus élémentaire. Même la France, qui depuis 1974 n’a pas connu un seul budget en équilibre. Les décisions de ce week-end n’y changeront rien. Elles ne permettent que de gagner du temps.

D’une façon générale, la situation a tendance à empirer. Dans cinq ans, il n’y aura plus aucun pays muni d’un rating de AAA, selon une admirable étude de Willem Buiter, chef économiste de Citigroup. Cet ancien membre du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre est une personnalité réputée et s’exprimait aussi mardi lors de la conférence de la BNS et du FMI, à Zurich.

Nous sommes presque au point où il n’existe plus d’obligation sans risque, selon Willem Buiter. Le kilo d’or n’est pas par hasard à 42 000 francs [suisses]. Même les Etats-Unis et l’Allemagne ne sont plus sûrs : le CDS spread (mesure du coût de la protection) de l’Etat américain s’élève à 40 points de base. En clair, cela signifie que la probabilité des Etats-Unis d’être en défaut sur leur dette atteint 3,5% à 5 ans. Pour l’Allemagne, la probabilité est de 2,8%.

Le pire se trouve-t-il d’ailleurs à Athènes ? Si l’attention se porte avec raison sur le sud de l’Europe, les finances publiques britanniques et américaines sont dans une position aussi catastrophique.

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«Vers la modération» [monétaire et bancaire]

Quelles sont les missions d’une banque ? Est-elle au service de la population en recevant des dépôts et en accordant des crédits, en émettant et administrant des titres, en effectuant des opérations boursières, des transactions et en conseillant sa clientèle en matière financière ? Contribue-t-elle ainsi à l’évolution sociale ? Ou doit-elle obtenir des rendements les plus élevés possible pour ses investisseurs, s’agrandir sans fin, si possible dans le monde entier, prendre des risques ? Doit-elle rétribuer ses directeurs comme des princes ?

Silvio Gesell

Le titre du dernier ouvrage du professeur Hans Christoph Binswanger «Vorwärts zur Mässigung» (Vers la modération) convient bien au débat actuel. Il constitue un tour d’horizon à travers l’œuvre de l’auteur. Ceux qui cherchent des suggestions de solutions à la crise actuelle ne seront pas déçus.

Binswanger propose une restructuration du système monétaire en relation avec une réorientation de l’économie : il faut abandonner la recherche unilatérale de taux de crois­sance élevés et s’orienter vers une meil­leure préservation des ressources naturelles qui se raréfient et vers le respect de l’environnement.

Une croissance modérée et davantage d’argent en circulation sont certes indispensables pour ne pas mettre en danger le fonctionnement de l’économie moderne mais la «modération» est nécessaire. Qu’est-ce que cela signifie dans le domaine financier?

Restructuration du système monétaire

Binswanger propose une procédure qui va plus loin que les propositions de Thomas Jordan (BNS) ou de Boris Zürcher (Avenir Suisse). Il faut restructurer le système monétaire et réorienter l’économie.

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