Nouveau : la BCE donne pouvoir à la France de battre monnaie

Mais que se passe-t-il ? Voici que notre Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne (BCE), vient en catimini, il y a quelques jours, de donner à un pays de la zone euro le droit de battre lui-même monnaie. Et qui plus est de façon quasi “illimitée” (le mot à la mode pour la finance internationale).

Mais attention, pas à Chypre, pas à la Grèce, pas à l’Espagne, pas au Portugal, pas à l’Irlande, pas à l’Italie. Non, à la France. À nous tout seuls ! Et, attention encore, pas dans n’importe quelle monnaie, pas en francs. Non, en euros sonnants et trébuchants (c’est le cas de le dire, comme on va le voir).

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Airbus : La commande du siècle ? (Màj vidéo)

Addendum du 09/04/2013

Par Charles Sannat, Chargé d’affaires à BNP PARIBAS

Contrat Airbus-Lion Air le plus gros contrat de l’histoire de l’aviation ! [...] L’expression est lâchée : c’est la plus grosse vente d’avions de tous les temps. Jouez, hautbois, résonnez, musettes ! Sonnez les cloches convoquez la presse, faites jouer du tambour et des trompettes.

Mettez-vous au centre de tout ça et prenez l’air le plus réjoui possible. Bombez le torse comme un boxeur montant sur le ring et là déclarez avec un immense sourire que c’est le contrat du siècle et qu’Airbus va créer 5.000 emplois ! Vous voilà populaire. Le peuple respire la joie et la félicité face au retour du plein emploi décrété par ordonnance présidentielle.

François normal vient donc de connaitre son heure de gloire. La côte de popularité remonte en flèche. Oubliez Chypre et la crise qui bien que terminée depuis longtemps n’en finit pas de finir.

Bref, vous l’aurez compris c’est une grande victoire présidentielle mise en musique par les communicants de l’Élysée qui ont réalisé le meilleur coup de communication politique du début du quinquennat. Voilà pour ce qui est visible. Mais comme on le sait tous « l’essentiel est invisible pour les yeux » et lorsque l’on gratte un peu on peut voir les choses autrement.

Des avions renifleurs à la vente d’airbus
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Trop taxées nos banques ? Allons donc !

A écouter la longue plainte des patrons du secteur et à lire les rapports officiels, on pourrait croire que la finance française est matraquée par le fisc. Or, «Marianne» révèle que nos grandes banques commerciales ont payé… 8 % d’impôt en moyenne, quatre fois moins que les PME !

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Publié fin janvier, le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) sur la pression fiscale dans le secteur financier a fait couler un peu d’encre, mais, surtout, beaucoup de larmes de crocodiles. «La pression fiscale s’accroît sur le secteur financier», titrait le Monde, en réaction à l’étude. «France : pression fiscale accrue sur la finance depuis 2010», rapportait l’agence Reuters. «Taxer plus le secteur financier ; pas le meilleur moyen d’éviter une crise», alertait le Parisien.

Le rapport nous apprenait, il est vrai, qu’«à l’horizon 2015 le secteur financier devrait s’acquitter de 8 milliards d’euros d’impôts supplémentaires par rapport à 2010», comme l’a résumé à Marianne un membre du CPO. Heureux calendrier : en plein débat sur la loi de séparation des activités bancaires – dénoncée par beaucoup comme trop légère et indolore –, où le gouvernement devait se défendre de trop ménager la finance, la publication du rapport du CPO ne peignait pas la banque en secteur impuni et insolent, mais en activité accablée par le poids d’un impôt justicier grandissant…

Et pourtant. Pourtant, un petit chiffre, noyé dans les annexes, est passé totalement inaperçu. Un petit pourcentage qui laisse songeur et bouche bée : entre 2002 et 2009 (dernière année pour avoir des comparaisons internationales), nos banques commerciales, c’est-à-dire BNP Paribas et la Société générale se sont acquittées d’un impôt sur leurs bénéfices de… 8 % ! Oui, vous avez bien lu : 8 %.

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Les banques face à leurs clients

La grande majorité des banques se sont détournées de leur ancienne fonction de conseil et préfèrent aujourd’hui traiter leurs prestations de service comme des produits à rentabiliser au maximum. Jouant du thème de l’autonomie du client, elles se défaussent sur lui du risque d’exclusion bancaire. Comment leurs salariés réagissent-ils face à cette nouvelle donne ?

En apparence, personne ne s’oppose à l’inclusion bancaire, censée favoriser l’inclusion sociale des personnes concernées et contribuer à la croissance économique en développant l’accès approprié aux services bancaires de ceux qui en étaient jusqu’alors exclus. Un large consensus semble unir décideurs politiques, comme l’illustre la mise en place du Partenariat global pour l’inclusion financière lors du sommet du G20 à Séoul en décembre 2010, établissements bancaires dont la Fédération bancaire française ne cesse de rappeler les efforts dans ce domaine, et monde associatif, comme en témoigne la publication récente par la Croix Rouge Française, le Secours Catholique et l’UNCCAS d’un Manifeste pour l’inclusion bancaire. Pourtant, promouvoir l’inclusion bancaire n’a rien de consensuel. Alors que cette thématique est souvent assimilée à une dimension secondaire de la lutte contre la pauvreté cantonnant les réponses bancaires apportées au sein des actions périphériques dites de responsabilité sociale des entreprises, s’interroger sur les moyens de sa promotion conduit en fait à questionner le cœur de l’activité bancaire. Comme en témoigne indirectement la hausse constante des accrochages entre clients et banquiers depuis l’éclatement de la crise financière [1], les salariés de banques en contact avec la clientèle rencontrent de grandes difficultés aussi bien pour la promouvoir que pour en assumer les échecs.

La thématique de l’inclusion bancaire conduit ainsi à remettre en question la vision d’une industrie bancaire au sein de laquelle les salariés en agence ne seraient que les rouages d’une mécanique bien huilée destinée à écouler toutes sortes de produits. La promotion de l’inclusion bancaire passe nécessairement par ces salariés et suppose son articulation parfois conflictuelle aux actes de vente qu’ils réalisent quotidiennement. Mais cette articulation est-elle possible au sein de l’établissement bancaire qui les emploie ?

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Les banquiers ne sont pas (tous) des ennemis de la Nation

Un certain nombre de banquiers et d’assureurs figurent dans la dernière promotion de la Légion d’honneur. Les représentants de grandes banques ne sont pas les seuls à être décorés : mutuelles d’assurance, fonds d’investissement et banques d’affaires ont également été mis en avant.

Première distribution des décorations de la Légion d’honneur, le 14 juillet 1804.
Jean-Baptiste DEBRET

La finance n’est pas toujours un « ennemi sans nom et sans visage », comme le déclarait François Hollande pendant sa campagne présidentielle.

Banquiers et assureurs figurent en effet en bonne place dans la dernière promotion de la Légion d’honneur, qui compte 681 personnes décorées. Et nombreux sont les financiers qui sont décorés pour la première fois, accédant ainsi au rang de chevalier.

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Réforme bancaire: des lobbys très investis

Les banquiers français ont fait feu de tout bois pour empêcher une mise en cause de leur modèle économique. Les dispositions arrêtées par le gouvernement devraient leur donner satisfaction. C’est une régulation a minima des activités spéculatives qui se profile.

Il est 15 h 43, au Bourget, en ce dimanche 22 janvier 2012. Devant un parterre conquis, François Hollande attaque le passage clef de son discours : “Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage[...], il ne sera pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.” Cet adversaire “a pris le contrôle de nos vies“, “emprise devenue un empire“, qu’il faut remettre au service de l’économie réelle. Un tournant, dans une bataille électorale qui mènera finalement le candidat socialiste à la victoire. 7 h 48, le lendemain : le téléphone de Karine Berger, économiste proche du candidat, identifiée comme partisane d’une ligne dure concernant la finance, se met à sonner. Au bout du fil, un représentant de la Fédération bancaire française (FBF), qui désire la rencontrer. La future députée des Hautes-Alpes est loin d’être la seule personne contactée dans l’entourage du candidat.

Ce n’est que le début de presque un an de lobbying intense auprès de la gauche, puis du pouvoir, pour édulcorer la proposition socialiste de séparer, au sein des banques françaises, les activités spéculatives des activités “utiles à l’économie. Une contre-offensive couronnée de succès : l’ambition du projet de loi élaboré à Bercy, qui doit être présenté le 19 décembre, en Conseil des ministres, est bien moindre que celle de ses équivalents britannique, américain, ou même du rapport Liikanen, rédigé à la demande de la Commission européenne.

“Après le 6 mai, les hiérarques du parti ont convaincu le président de la nécessité d’attendre pour légiférer”

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Les banques échappent à la découpe

Le projet de loi bancaire dévoilé par le JDD sera présenté dans dix jours. Pas de scissions prévues, mais la Banque de France verra ses pouvoirs de contrôle renforcés.

L’”ennemi invisible” ne disparaîtra pas. Six mois après le discours enflammé au Bourget du candidat Hollande contre la finance, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici présentera, mercredi 19 décembre, en conseil des ministres son projet de loi bancaire. Une double lecture à l’Assemblée nationale et au Sénat suivra au printemps. Mais le texte ne sera pas appliqué avant 2014. Ce calendrier place, néanmoins, la France en pôle position face aux projets toujours en débat sur le même thème aux États-Unis (commission Volcker), en Grande-Bretagne (commission Vickers). Le texte français va même plus loin que les recommandations du récent rapport Liikanen, commandé par Bruxelles. Le JDD en livre les grandes lignes.

8 milliards de plus pour un fonds de secours

L’idée que l’argent public ne soit plus le dernier recours en cas de faillite va obliger les banques à se soutenir entre elles. La future loi bancaire actera l’élargissement du fonds de garantie des dépôts.Il couvrira à la fois l’épargne des Français à hauteur de 100.000 €et le capital des banques en cas de défaillance. Aujourd’hui, il est doté de 2 milliards d’euros. Un arrêté le portera à 10 milliards comme le recommande le Parlement européen. Les banques françaises auront dix ans pour mettre de côté 8 milliards afin d’abonder ce fonds.Elles devront prendre en charge un dépassement mais sans devoir verser les fonds au préalable. Les banques sont réticentes à financer les erreurs de leurs concurrentes.Mais Bercy jure qu’il ne s’agira pas “d’un puits sans fond qui risquerait de couler les autres banques”.

La mise à l’écart des seuls métiers spéculatifs

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Zone Euro : « La fin du pire », selon BNP-Paribas

Union Bancaire, le sud de l’Europe qui améliore sa compétitivité et réduit ses déséquilibres extérieurs… Pour l’économiste Jean-Luc Proutat, en charge des pays de l’OCDE chez BNP Paribas, les choses commencent à s’améliorer dans l’Union Monétaire…

Dexia : Faillite collective

Quand l’histoire a-t-elle basculé ? Par la faute de qui ? Des dirigeants qui ont pris des risques inconsidérés ? Des autorités de contrôle qui n’ont pas vu monter la vague ? N’aurait-on pu éviter un tel désastre ? La banque franco-belge Dexia a déjà coûté 18 milliards d’euros, pour l’essentiel aux contribuables français, belges et luxembourgeois, soit presque autant que la faillite du Crédit lyonnais, à la fin des années 1990 (140 milliards de francs soit 20 milliards d’euros). Et l’ardoise devrait encore grimper, sachant que la Belgique et la France feront tout pour éviter sa mise en faillite, tant ce scénario serait catastrophique pour leurs finances publiques. Retour sur la plus grande catastrophe de l’histoire de la banque en France.

En France, la banque Dexia est le prêteur historique des collectivités territoriales. En Belgique, c’est une grande banque de dépôts de bonne réputation née au XIXe siècle. Surfant sur l’euphorie financière des années 2000, dans un univers que l’on disait ultra-régulé, le groupe met en place un modèle économique incroyablement périlleux. Pour maximiser ses profits, il emprunte de plus en plus d’argent sur les marchés financiers, à court terme et à bas prix, qu’il reprête aux collectivités du monde entier à 30, 40, 50, voire 60 ans ! Il investit aussi dans des produits financiers très rémunérateurs… jusqu’à 25 fois le capital !

Lorsqu’elle éclate fin 2007, la première crise financière assèche la liquidité. Elle met Dexia à terre. Sauvé fin 2008 par les Etats belge, français et luxembourgeois, qui injectent 6 milliards d’euros d’argent public, le groupe ne résiste pas à la crise de la zone euro, fin 2011. Il fait aujourd’hui l’objet d’un plan de démantèlement dont nul ne sait s’il pourra être mené à bien sans une nouvelle recapitalisation publique. Jour après jour, mois après mois, Dexia continue à perdre de l’argent.

Pour assurer son démantèlement, Dexia bénéficie de garanties octroyées par les trois Etats actionnaires. D’un montant actuel de 45 milliards d’euros, ces garanties ont vocation à être bientôt portées à 90 milliards, sous réserve du feu vert de Bruxelles, dont 55 milliards assumés par la Belgique, 33 milliards par la France et 2,7 milliards par le Luxembourg. C’est près du tiers de la dette de la Grèce. Si l’état de santé du groupe devait se dégrader davantage, la piste d’une recapitalisation sera privilégiée afin d’éviter que ces garanties soient appelées. Plusieurs milliards d’euros supplémentaires pourraient être nécessaires… In fine, Dexia promet d’être le fiasco le plus coûteux de l’histoire des banques en Europe !

PLUS GROS QUE LEHMAN BROTHERS

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Les lobbies qui tiennent la France

L’Expansion a enquêté sur ces réseaux d’influence qui, de Paris à Bruxelles en passant par Washington, font et défont les décisions politiques. Plongée dans les arcanes du vrai pouvoir.

Lutter contre les vieux ennemis de la paix – le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’esprit de clan. Ceux-là considèrent le pouvoir [...] comme un simple appendice de leurs affaires privées. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat, unanimes dans leur haine à mon endroit. Et leur haine me fait plaisir ».

François Hollande en meeting, chauffé à blanc par des militants socialistes ? Non. Nicolas Sarkozy dans une figure de rhétorique électorale ? Toujours pas. L’auteur de ce discours prononcé au Madison Square Garden en octobre 1936 s’appelle Franklin Roosevelt, candidat sortant à la présidence des Etats-Unis.

Autres temps, autre verve. Autres moeurs, surtout : à l’ivresse rooseveltienne de défier tous les lobbies semble succéder aujourd’hui le besoin de les rassurer, l’obligation de composer avec eux. Sous surveillance – forcément négative -, le prochain président de la République, au seuil de lendemains redoutables, se prépare fébrilement à les rencontrer. Certains y verront la couardise d’une classe politique française désarmée. Peut-être.

Mais ce sont surtout les lobbies qui se sont renforcés par rapport au passé. Plus nombreux, mieux organisés, plus riches aussi. Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre: capitale européenne du lobbying, Bruxelles compte environ 30.000 lobbies, soit en moyenne 40 par député européen, et un pour deux fonctionnaires. En France, au registre légal de l’Assemblée nationale, ouvert en 2009 pour améliorer la transparence, figurent seulement 153 “pros” de l’influence. Chiffre officiel.

L’Assemblée largement ouverte aux “visiteurs” Lire la suite

Les paradis fiscaux toujours pas au programme des présidentielles

Pas de panique ! Si vous avez peur pour votre patrimoine, les portes des paradis fiscaux resteront ouvertes après le 6 mai. Les candidats Bayrou, Hollande, Mélenchon et Sarkozy, ne sont pas avares pour dénoncer l’évasion fiscale. Mais les mesures concrètes sont rares. Le manque à gagner serait pourtant de 30 milliards d’euros par an et le trésor accumulé à l’abri du fisc s’éleverait à 590 milliards !

L'art de regarder ailleurs...

“L’ère du secret bancaire est révolue”, affirmaient pompeusement les chefs d’État et de gouvernement au G20 de Londres en avril 2009. La guerre contre les paradis fiscaux était officiellement déclarée, des sanctions allaient être appliquées pour protéger les finances publiques et les systèmes financiers de ce capitalisme de l’ombre. Les jours étaient comptés pour les îles Caïmans (5ème place financière mondiale) ou le canton de Zoug en Suisse, fréquenté par les adeptes de l’optimisation fiscale. Les listes des banques possédant des dizaines d’obscures filiales à l’ombre des cocotiers ou à proximité d’un casino de Hong-Kong fleurissaient. On allait voir ce qu’on allait voir.

Trois ans plus tard, on attend toujours. Des actions ont-elles été menées pour mettre fin au scandale des paradis fiscaux ? Rien n’a avancé, ou si peu, à en croire le CCFD-Terre solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement), qui a interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur leurs propositions en matière de lutte contre l’évasion fiscale.

Trésors bien gardés Lire la suite

Nicolas Sarkozy et l’AMF préparent un attentat financier pour le 16 avril

Un véritable coup d’État financier va se jouer en France à partir du 16 avril. En effet, le président Nicolas Sarkozy via l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) vont permettre d’ouvrir sur l’Eurex, le marché des dérivés, un contrat à terme sur les emprunts d’État français, l’autorisation des ventes à découverts.

Ce mécanisme purement spéculatif appelé en anglais «short selling» ou «shorting» consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Le vendeur s’engage à fournir à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le titre va baisser entre temps… Et oui mes amis, l’AMF a mis fin à l’interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d’assurance côtés sur le marché parisien (AXA, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole…). Que cela veut-il bien dire ?

Cette pratique est parfaitement légale mais peu encadrée et risquée. En effet, les actions les plus fragiles deviennent particulièrement vulnérables ainsi que les places financières. En plus simple: les spéculateurs du monde entier pourront vendre simplement de la dette française et ce à coût bas avec un effet de levier de 20 pour les bons du trésor.

Oui, avec 50 000 euros investit en cash, il sera possible de vendre à découvert 1 million d’euros d’emprunts d’État français en bons du trésor … Depuis la disparition du MATIF (Marché à terme des Instruments Financiers), il y a 13 ans, il n’était plus aussi facile de spéculer contre la France.
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Pourquoi il ne faut jamais croire les banques

Où en est la régulation du secteur bancaire et financier ? Quatre ans après le début de la crise, le bilan est bien maigre, déplore Pascal Canfin, député européen écologiste et cofondateur de Finance Watch. Après avoir bénéficié de la généreuse assistance des États, les banques et leurs dirigeants freinent la moindre tentative de régulation et continuent d’organiser la fraude fiscale. Pourtant, plusieurs mesures simples existent pour reprendre le contrôle de la finance folle.

La crise bancaire n’a rien coûté aux contribuables, affirment les banques françaises. Qu’en est-il réellement ?

Pascal Canfin : 4 000 milliards de dollars ont été déboursés ou prêtés par les États pour sauver le système financier ! La Société générale a été sauvée par les contribuables américains, au moment de la crise des subprimes. Beaucoup de banques françaises avaient acheté des subprimes (des produits financiers adossés à des prêts immobiliers aux États-Unis, ndlr) et s’étaient assurées contre les risques de pertes de ces produits, par des CDS (Credit default swap), auprès d’AIG, premier assureur mondial. En 2007, lors de la crise des subprimes, les banques se sont tournées vers AIG, qui leur a répondu : « Désolé, j’ai déjà tout versé en dividendes et en bonus ! » Face à la menace de faillite, AIG s’est tournée vers la Banque centrale américaine, qui a débloqué 85 milliards de dollars. La Société générale a ainsi reçu 12 milliards de dollars [1] (presque autant que Goldman Sachs, premier bénéficiaire du sauvetage, qui a touché 13 milliards de dollars, ndlr). Natixis, la banque d’investissement, filiale des Caisses d’épargne et des Banques populaires, a aussi été sauvée grâce à l’épargne des Français. Et le sauvetage de Dexia aura sans doute coûté 10 milliards d’euros aux contribuables français. Trois banques, ce n’est pas rien…

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Pour une Révolution du Système Monétaire

Le présent texte constitue une contribution à la journée du 24 mars, organisée par les économistes atterrés, à l’université de Paris 1 Panthéon, et consacrée à la création monétaire. Il est  une synthèse revue et corrigée d’articles déjà publiés sur le blog de Jean-Claude Werrebrouck .

La monnaie : une structure de réseau  bien problématique                    

La monnaie est l’équivalent d’une infrastructure, telle un réseau ferroviaire assurant la circulation des personnes et des biens, ou un réseau électrique assurant la circulation des kilowattheures.

Les particularités du  réseau monétaire parmi les réseaux en général

L’industrie bancaire assure la circulation des marchandises en assurant la circulation de la monnaie entre ces ports que sont des comptes abrités dans des banques. Les banques, sont comme la SNCF ou EDF d’avant la libéralisation, et il est impossible de séparer le réseau de ses véhicules : le paiement, largement électronique, est à la fois réseau et véhicule. Comme la SNCF où il apparaissait impensable, avant la libéralisation, de séparer le réseau ferré du matériel roulant.

Mais il est des différences : le réseau bancaire n’est pas monolithique et se trouve peuplé de banques en concurrence. Qui plus est, cette concurrence peut entrainer des modifications de parts de marché entre les ports. Ce qui n’était pas le cas du chemin de fer ou des compagnies d’électricité d’avant les nationalisations de 1945 : les acteurs restaient des monopoles sur les parts de réseau qu’ils contrôlaient. Le caractère non monolithique du réseau bancaire est peu gênant pour la circulation de la monnaie. Outre qu’il existe une norme monétaire commune au dessus de chaque monnaie de banque (une unité de compte), il existe un marché monétaire assurant la cohérence continue du réseau : la monnaie Société Générale se transforme en tous points de l’espace couvert par le réseau, en monnaie BNP , en monnaie Crédit Agricole, etc.

Une autre différence est le fait que la monnaie comme infrastructure de type réseau, est propriété d’agents nombreux et divers, qui peuvent agir sur lui, en le rendant plus ou moins actif. Derrière cette idée, il y a la plus ou moins grande vitesse de circulation de la monnaie, voire son blocage éventuel. Et cette dernière circonstance, résulte du fait que la monnaie n’est pas seulement infrastructure de la circulation : elle est aussi instrument de l’accumulation. Les économistes diront qu’elle n’est pas qu’instrument de paiement, mais aussi réserve de valeur. Les conséquences en sont considérables. Cela revient à dire – en poursuivant la comparaison avec la SNCF ou EDF- que par exemple des trains s’accumulent dans des gares. Et la comparaison est intéressante, car dans l’un et l’autre cas les marchandises cessent de circuler. Et c’est précisément parce que la monnaie est elle-même marchandise (instrument de stockage de richesse) plus ou moins convoitée qu’elle peut gêner/faciliter la circulation de toutes les autres marchandises : l’infrastructure réseau est plus ou moins stable.

Et parce que marchandise, elle peut être fabriquée comme toutes les autres marchandises. En se désaliénant de la « contrainte métallique » les hommes ont, en la matière, généré des gains de productivité infinis : le coût de fabrication de la monnaie est proche de zéro, et pour les banques centrales, et pour les banques privées, qui depuis un grand nombre d’années se partagent le monopole de la création monétaire. De fait, il s’agit d’un coût marginal, puisque bien des coûts fixes demeurent, spécificité qui rappelle là aussi  ces « monopoles naturels » que sont les réseaux classiques.

Le réseau monétaire est un bien public créateur d’ordre social

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Un nouveau plan pour la Grèce probable d’ici deux à trois ans

Après l’effacement de dette historique avec ses créanciers privés, Athènes risque d’être obligée de demander aux créanciers publics d’alléger son fardeau.

La diffusion d’un document confidentiel du FMI montre l’étendue du problème : pour que la trajectoire de dette grecque revienne à un niveau soutenable, fixé à 120 % du PIB d’ici 2020, il aurait fallu qu’au moins 95 % des investisseurs participent à l’opération d’échange bouclée jeudi 8 mars. Dès lors, pour un certain nombre de spécialistes, la restructuration historique qui est en cours n’empêchera pas un nouvel effort des créanciers dans quelques années.

« Les estimations de croissance retenues pour la Grèce à moyen terme sont trop optimistes », souligne Jacques Cailloux, chez RBS. Il rappelle que la Troïka, dans son premier rapport, avait par exemple anticipé une contraction de l’activité de 2,6 % en 2011, alors que la réalité risque d’être plus proche de 6 %. « Pour l’avenir, nous prévoyons une croissance de 2,5 % à partir de 2015, alors que la Troïka table sur 4 %. » Autre hypothèse irréaliste selon l’économiste de RBS : la balance primaire (balance budgétaire hors intérêts de la dette). « Le scénario d’un excédent primaire moyen de 4,5 % sur la période 2014-2020 ne tient pas. » Dès lors, pour Jacques Cailloux, sans un nouveau plan d’aide, le niveau d’endettement par rapport au PIB risque d’atteindre 160 % en 2020.

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Les CDS sur la Grèce ne seront pas déclenchés

L’Isda, l’association qui régit les CDS, ces contrats d’assurance sur la dette d’un pays, a tranché : les CDS grecs n’ont pas de raison d’être déclenchés à ce stade.

Un soulagement pour certains, un scandale pour d’autres. L’Isda, l’association qui réunit les acteurs du marché des CDS (« credit default swaps ») vient de rendre son verdict au sujet de la Grèce : il n’y a pas d’ « événement de crédit » pour l’instant, donc pas de déclenchement des CDS. Les CDS fonctionnent sur le mode des contrats d’assurances. En d’autres termes, les experts de l’Isda viennent de décréter que les assureurs (ceux qui ont vendu les CDS) ne verseront aucun dédommagement aux assurés (acheteurs de CDS).

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Grèce : une facture de 13 milliards pour les banques

La crise grecque aura coûté plus de 12 milliards d’euros aux banques françaises. BNP Paribas et Dexia ont été les plus touchées, mais aucune n’a été épargnée. Globalement, les expositions résiduelles sur la Grèce sont désormais limitées pour les banques françaises.

La facture totale est colossale. Les principales banques de l’Hexagone et la franco-belge Dexia ont finalement provisionné près de 13 milliards d’euros dans leurs comptes 2011 du fait de la Grèce. La plupart des établissements sont seulement concernés par leur exposition à la dette souveraine de ce pays, en tête desquels Dexia (4,6 milliards en incluant la dépréciation sur neuf mois de Dexia Bank Belgique, cédée en octobre à l’Etat belge) et BNP Paribas (3,4 milliards).

Pour Crédit Agricole SA, en revanche, une bonne part de la charge sur la Grèce provient de sa filiale grecque. Sur un impact total de la crise grecque de 2,4 milliards d’euros sur son résultat net, 943 millions proviennent en fait du plan européen de soutien au pays, le reste ayant trait aux difficultés rencontrées par Emporiki. En coût du risque, la dépréciation des titres souverains grecs a coûté 1,3 milliard d’euros à la Banque verte l’an dernier.

La plupart des banques françaises ont provisionné in fine leurs dettes souveraines helléniques à hauteur de 75 %. C’est le cas de BNP Paribas, de Dexia ou encore de la Société Générale. Crédit Agricole l’a fait à hauteur de 74 %. Ces décotes sont en ligne avec l’accord trouvé en début de semaine sur le plan d’aide européen, qui prévoit un effacement de 73 % de la valeur actualisée de leur dette grecque par les créanciers privés.

Des expositions résiduelles désormais limitées

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Moody’s place sous surveillance plusieurs institutions financières

Moody’s a prévenu, jeudi 16 février, qu’elle pourrait abaisser les notes de crédit de 17 grandes banques mondiales et de 114 institutions financières européennes, témoignant de l’impact de la crise de la dette souveraine européenne sur le système financier. L’agence dit examiner les notes de crédit à long terme d’une série de banques ainsi que leur solidité.

“Les groupes qui opèrent sur les marchés de capitaux sont confrontés à des défis changeants, avec des conditions de financement plus fragiles, des spreads de crédit plus larges, un durcissement de la régulation et des conditions d’activité plus difficiles”, a écrit Moody’s dans un communiqué.

Parmi les établissements concernés, et qui pourraient voir leur note abaissée de deux crans, figurent BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Natixis, Deutsche Bank, HSBC, Barclays ou encore Goldman Sachs. D’autres banques pourraient même voir leur note de crédit réduite de trois crans, en particulier UBS, Credit Suisse et Morgan Stanley. Bank of America et Nomura pourraient voir la leur reculer d’un cran.

Moody’s explique que son action sur 114 institutions financières de 16 pays européens reflète l’impact de la crise de la dette et la détérioration des notes de crédit de leurs gouvernements. Moody’s a également dégradé jeudi les notes de plusieurs compagnies d’assurance, évoquant leurs exposition à l’Espagne et à l’Italie. Parmi les compagnies déclassées figurent Generali et Allianz. Moody’s a confirmé les notes d’Axa, Aviva et leurs filiales, tout en abaissant leur perspective de stable à négative.

COLLECTIVITÉS LOCALES DÉGRADÉES

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Banque d’investissement et de financement – Haro sur le trading

La délicate redéfinition de l’équation économique et financière de la banque universelle.

Fragilisées par la crise de 2008, les banques d’investissement et de financement européennes se sont engagées dans une réduction d’activités. Ce mouvement s’est accéléré depuis l’été, avec l’aggravation de la crise de la zone euro et la mise en œuvre de nouvelles normes prudentielles entamant durablement la rentabilité des établissements bancaires. Alors que certains politiques veulent aller plus loin dans la réglementation, en préconisant par exemple la séparation des activités de dépôts et d’investissement, les banques attachées à leur modèle universel doivent de toute urgence proposer un nouveau paradigme susceptible de rassurer à la fois les régulateurs et les investisseurs.

En laissant mettre la banque Lehman Brothers en faillite, le 15 septembre 2008, le président de la Banque centrale américaine Ben Bernanke a provoqué l’onde de choc qui a déclenché l’explosion de la plus grave crise financière de l’après-guerre. Pour l’économiste Milton Friedman, ce sont les faillites bancaires qui furent la véritable cause de la crise des années trente. La faillite de Lehman ne se compare néanmoins pas à celles des années noires.

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