Grèce : Ce qui vous attend après la faillite

Jean-Michel Vernochet reçoit cette semaine Valérie Bugault, docteur en droit, spécialiste des questions européennes, pour un entretien sur la situation de la Grèce, à trois jours du référendum organisé par Tsipras.

Que faut-il penser de la situation économique de ce pays, de sa dette publique, et des dettes de tous les pays occidentaux.

« Toutes les élites politiques des pays européens ont été achetées… »

États-Unis : BNP Paribas, 8 questions sur les poursuites américaines

La justice américaine poursuit BNP Paribas pour violation d’embargo à l’égard de l’Iran, de Cuba et du Soudan. La banque pourrait encourir une amende de 10 milliards de dollars. Tentative d’explication de ce dossier sur lequel les différents protagonistes entretiennent le mutisme.

1 puis 3 puis 5 puis 10 milliards de dollars ! Les compteurs s’affolent. En quelques semaines, le montant des pénalités encourues par BNP Paribas face à la justice américaine a pris des allures de bombe à retardement. Le département américain de la justice semble augmenter ses exigences chaque jour, à en croire les révélations quasi quotidiennes du Wall Street journal.

En face, BNP Paribas garde un mutisme total. Ce n’est qu’au moment de la publication de ses comptes annuels, en mars 2014, que la banque a révélé avoir provisionné la somme de 1,1 milliard d’euros pour faire face à un litige aux États-Unis. Elle n’en avait à peine soufflé mot avant. Depuis, c’est le black-out.

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La drôle d’histoire des banques françaises (Docu)

Comment, du XVIIIe siècle à nos jours, les banques françaises ont réussi à se soustraire à toutes les règles pour générer le système actuel. S’appuyant sur des films d’archives et des séquences d’animation, le documentaire raconte l’histoire d’un éternel recommencement et d’un système qui s’emballe.

Absence de contrôle, spéculation à outrance et paradis fiscaux ont éloigné les banques de l’économie réelle et enclenché une crise sans précédent en 2008. Comment en est-on arrivé là ?

Ce documentaire remonte jusqu’en 1714, date de l’introduction en France du billet de banque, puis du système des actions orchestré par John Law – un banquier britannique féru de mathématiques, qui fit fortune dans les jeux. Mais, déjà, une première bulle spéculative crée la panique ! En 1789, la dette de l’État atteint 80 % du PIB. Elle est effacée huit ans plus tard, ruinant les créanciers et suscitant la colère des bourgeois…

Désireux de redonner confiance aux Français, Bonaparte crée en 1799 la Banque de France. Vingt familles parisiennes – dont les Rothschild – s’emparent de cette banque centrale. Vers 1865, pour financer la révolution industrielle, deux établissements sont créés pour collecter l’épargne dormante du grand public et drainer des investissements industriels à l’étranger, notamment vers la Russie : la Société générale et le Crédit lyonnais…

Réalisé par Guy Girard (France – 2012)

(Merci à Noway)

Argentine : Ces vieux démons qui hantent le pays

Décembre 2001. Buenos Aires se déclare en faillite sur près de 100 milliards de dollars. Onze ans après, l’Argentine continue d’en payer le prix. Banni des marchés financiers mondiaux, harcelé devant les tribunaux, le pays est de plus en plus isolé sur la scène internationale.

Par Isabelle Couet |

Lorsque le « Libertad » pénètre dans les eaux ghanéennes en ce jour d’octobre 2012, son destin est scellé. Le majestueux trois-mâts argentin, avec à son bord 300 marins, a renoncé à accoster au Nigeria par crainte des pirates. Mais dans le port de Tema c’est un autre adversaire qui l’attend :

Elliott, le fonds d’investissement du milliardaire américain Paul Singer. On lui prête le nom de fonds « vautour » car, tel un charognard attiré par l’odeur du sang, il rôde autour des États et des entreprises au bord de la faillite.

L’ennemi juré de Buenos Aires a suivi la frégate et obtenu l’accord d’un tribunal du Ghana pour la saisir. Coutumier de ces opérations musclées, Elliott a déjà tenté de s’emparer des avoirs de la Banque centrale d’Argentine aux États-Unis, et se bat devant les tribunaux français pour mettre la main sur les redevances pétrolières de la filiale de Total opérant en Terre de feu et dans le bassin du Neuquén. Son but ? Imposer son chantage à l’État argentin, qui refuse de le rembourser, à la suite de la retentissante faillite de 2001, la plus importante de l’histoire jusqu’à celle de la Grèce en début d’année.

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Conférence d’Olivier Delamarche : La vérité qui dérange! Les sujets brûlants

Conférence d’Olivier Delamarche : “La vérité qui dérange! Tous les sujets brûlants du moment” réalisée lors du point trimestriel FXCM du 16/11/12 au palais Brongniart à Paris.

Bonus : entretien avec Olivier Delamarche à l’occasion de cette conférence

Crise de la dette : débat Delamarche, Herlin, Lecoq-Vallon, Feron-Poloni

Débat organisé par Media Investigation fin octobre 2012 sur l’actualité de la crise de la dette et le patrimoine des français dans ce contexte préoccupant.

Les invités :

  • Olivier Delamarche est associé et gérant de Platinium Gestion, il intervient sur l’activité économique tous les mardi sur BFM Business. http://www.platinium-gestion.com
  • Philippe Herlin est chercheur en finance, chargé de cours au CNAM. Il est l’auteur de “L’or, un placement d’avenir” (Eyrolles), de “Repenser l’économie” (Eyrolles) et de “France, la faillite ? : Après la perte du AAA” (Eyrolles). http://www.philippeherlin.com
  • Maître Nicolas LECOQ VALLON et Maître Hélène Feron-Poloni sont avocats au Barreau de Paris ; l’activité du Cabinet LECOQ VALLON & ASSOCIES est orientée principalement vers la défense et la protection du patrimoine des particuliers et des entreprises. http://www.lecoqvallonassocies.fr
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(Merci à alex1737)

Nicolas Sarkozy, le président des riches

Spécialiste de la haute bourgeoisie, Michel Pinçon, aidé par sa femme, Monique Pinçon-Charlot, a rédigé une « Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy » [Editions Zones, septembre 2010].

Il est difficile de résumer cet ouvrage, collection d’anecdotes révélatrices. Forcément, la note de lecture ci-dessous ne peut que transcrire les très grandes lignes, exprimer la sensation générale du lecteur. Mais ne serait-ce que pour donner envie de lire ce livre, cela vaut la peine de le commenter.

C’est un sujet d’actualité, ô combien. Non que Nicolas Sarkozy en lui-même soit important. Mais parce qu’il représente quelque chose, sa présence à l’Elysée signifie quelque chose : elle veut dire que les « élites » de notre pays sont devenues les ennemies de leur propre peuple.

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Lourde amende pour onze banques françaises

L’Autorité de la concurrence a infligé une amende de 385 millions d’euros à onze banques françaises. Elle les sanctionne essentiellement pour la mise en place d’une commission sur les chèques interbancaires qui a poussé à la hausse le prix des services bancaires.

Alors que la hausse des tarifs bancaires est montrée du doigt par les associations de consommateurs, onze banques viennent d’être condamnées lourdement pour avoir augmenté artificiellement leurs coûts, tirant à la hausse les prix pour les consommateurs.

L’amende de 384,9 millions d’euros infligée par l’Autorité de la concurrence concerne la Banque de France, BPCE, la Banque postale, BNP-Paribas, la Confédération Nationale du Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Crédit du Nord, Crédit Industriel et Commercial (CIC), LCL, HSBC et Société Générale.

Les amendes infligées à chacune des banques varient entre 350.000 euros pour la Banque de France et 90,9 millions d’euros pour la BPCE, au titre des pratiques alors mises en oeuvre par les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires.

L’Autorité de la concurrence leur reproche essentiellement la mise en place entre janvier 2002 et juillet 2007 d’une nouvelle commission interbancaire à l’occasion du passage au système dématérialisé de compensation des chèques.

Le prétexte de l’accélération du traitement de chèques
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Les paradis fiscaux, pierre angulaire du système

[L'auteur de cet article nous demande de préciser qu'il ne désire pas que ses textes soient repris par un parti politique. Nous prions donc les blogueurs de tenir compte de son souhait. - La rédaction de Fortune]

Grâce aux paradis fiscaux, le CAC 40 paie deux fois moins d’impôts que les PME. Bizarrement, alors que Sarkozy a joué le cow boy tout l’hiver pour terrasser lesdits paradis fiscaux, ceux-ci se portent très bien. Normal, leur poids dans l’activité commerciale internationale est bien plus important qu’on ne le pense.

Les coûts en Europe, les bénefs’ au paradis !

Enfin, bref. C’est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l’a dit dans un rapport publié fin 2009 : pour 100 euros d’impôts sur les bénéfices payés par une PME, une entreprise du CAC 40 n’en paiera que 43. Ça fait 2,3 fois d’impôts en moins. Si le CAC 40 payait comme les autres, l’État pourrait encaisser 15 milliards d’euros par an au lieu de 6,5 actuellement.

Donc, quand on entend justement les PDG du CAC 40 et le Medef dire que les “prélèvement obligatoires“, autrefois appelés “cotisations sociales” sont écrasants, il convient de relativiser largement.

Mais par quel miracle le CAC 40 est-il épargné (ce qui ne l’empêche pas de gémir pour obtenir des réductions d’impôts et des subventions diverses et variées) ? La réponse est simple : les paradis fiscaux et les transferts des bénéfices [1] !

On sait par exemple que BNP Paribas –dont l’État est le 1er actionnaire, avec 17% du capital depuis avril 2009 [2] – détient 189 filiales offshore [3] dans des paradis fiscaux, les Banques Populaires en ont 90, le Crédit Agricole en a 115, LVMH en a 140 (dont 33 à Guernesey, allez savoir pourquoi…) le groupe PPR en a 97, Schneider 131… Parmi les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% des filiales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la Suisse…

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Les laissés-pour-compte des banlieues blanches anglaises

Violence, chômage, déscolarisation… Dans les banlieues britanniques, les classes populaires blanches ont vu leur situation s’aggraver avec la crise économique. Désabusés, ces citoyens à l’abandon se considèrent comme une « minorité oppressée » et n’attendent rien des élections. Un problème auquel les vainqueurs du scrutin devront tôt ou tard s’attaquer.

On les appelle parfois les « chavs », lorsqu’ils sont jeunes et vulgaires. Ou le « sous-prolétariat blanc », pour englober toutes les générations de ces classes populaires vivant dans les banlieues anglaises. Une « sous-classe sociale », que certains désignent plus crûment encore par le terme de « white trash » (littéralement « déchet blanc »), importé des États-Unis.

Il y a un peu plus d’un an, Trevor Phillips, le président de la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme mise en place par les travaillistes en 2007, estimait en tout cas que les Blancs pauvres étaient les vrais perdants de la récession. Selon lui, il faut reconnaître dans certaines régions du pays que « la couleur du désavantage n’est pas brune, mais blanche », assénait-il. L’ironie veut qu’une grande partie de cette population se considère désormais comme une minorité oppressée.

C’est certain : ces citoyens des couches pauvres de la population ne vont pas se déplacer en masse, demain, pour voter. La politique ne les intéresse plus. On représente le cliché de ces citoyens comme jouant au bingo dans des pubs vieillots, une pinte de bière à la main, ou pariant sur des courses de lévriers dans ces établissements spécialisés qu’on trouve dans les rues commerçantes du pays. Ils étonnent toujours par leur résignation.
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La fin du mirage britannique ?

Alors que la plupart des projecteurs médiatiques sont braqués sur la Grèce, aux dernières nouvelles les taux d’intérêts sur la dette de ce pays viennent d’ailleurs d’atteindre le chiffre délirant de 13%, la Grande-Bretagne vit une situation en tout point similaire, voir même plus grave.

Mais étrangement, point de panique sur la City dans nos médias, il est vrai qu’ils ne s’inquiètent guère non plus de la situation US, forcément meilleure puisque super Obama résout tout les problèmes.

Les britanniques traversent également une crise politique qui rend le pays complètement ingouvernable, le déclin des travaillistes est certain, mais le pays possède trois grandes formations politiques capables de peser et le futur vote du 6 mai prochain risque de ne pas donner de majorité claire. Ce qui devrait favoriser les petits partis extrémistes comme le BNP (British National Party) qui pourront jouer des alliances pour permettre aux grands partis de former une majorité, c’est d’ailleurs l’un des gros problèmes du vote à la proportionnelle [en fait, le scrutin est majoritaire, à un tour - NDLR] que cette situation souligne.

L’autre petit parti qui pourrait peser étant l’UKIP, dont j’aimerais qu’il y ait l’équivalent en France, car il réclame l’indépendance de la GB et la sortie pure et simple de l’union Européenne, tout un programme auquel je ne peux qu’adhérer. Bien sûr, ce parti est qualifié d’extrémiste par le système médiatique, puisque l’UE est forcement notre avenir…

Mais quel que soit le prochain parti au pouvoir, il va devoir affronter une situation économique particulièrement préoccupante. Les poumons de l’économie britannique ont tout simplement cessé de fonctionner, la dévaluation a certes arrangé les choses sur le déficit commercial, preuve que oui, cela aide, mais le déclin du pétrole en mer du Nord et l’hypertrophie du secteur tertiaire et financier, tout comme le déclin industriel, ne préparent pas à l’optimisme.

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Une vaste corruption cachée derrière un programme humanitaire

Le scandale « pétrole contre nourriture » est né du dévoiement du programme du même nom. D’un montant d’une centaine de milliards de dollars, celui-ci visait à compenser les effets des sanctions de l’ONU contre l’Irak.

Le programme « pétrole contre nourriture » à l’origine du scandale a fonctionné de début 1998 à mai 2003 pour satisfaire les besoins humanitaires d’une population irakienne souffrant des sanctions économiques imposées au régime de Saddam Hussein. Ces sanctions avaient été prises lors de l’invasion du Koweït, en août 1990. Elles étaient censées empêcher Saddam Hussein de se réarmer, au moment où il jouait à cache-cache avec les inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier que son programme d’armes de destruction massive n’existait plus. Ces sanctions semblaient avoir aussi pour but inavoué de contribuer à un changement de régime à Bagdad, explique un analyste.

En janvier dernier, l’Irak a entamé une procédure judiciaire aux États-Unis pour réclamer des dédommagements aux entreprises étrangères impliquées, soit 93 sociétés, dont BNP et Renault, pour un total de 10 milliards de dollars.

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Crédit conso: le problème de fond n’est pas abordé

Le gouvernement doit mettre “un holà au système” de crédit à la consommation, qui réserve bien souvent les taux d’intérêt les plus élevés aux gens les plus modestes. Malgré les avancées du projet de loi sur le crédit à la consommation, les Associations regrettent qu’il n’aille pas plus loin.

Les banquiers sont de nouveau dans la ligne de mire du gouvernement. Cette fois-ci, c’est le crédit revolving qui est pointé du doigt. Le gouvernement et le parlement veulent mieux l’encadrer et préparent un projet de loi pour le premier trimestre 2009. Le crédit “revolving” (en français, renouvelable) est un crédit à la consommation avec des taux d’intérêts variables et dont le remboursement du capital et des intérêt peut s’échelonner jusqu’à 4 à 5 ans. Ce type de crédit entraîne les ménages les moins solvables (avec des capacité de remboursement douteuses) dans une spirale d’endettement dangereuse. L’engrenage s’enclenche lorsque les ménages doivent contracter de nouveaux crédits pour rembourser les premiers: 82% des ménages passés en commission de surendettement détiennent des crédits renouvelables et en moyenne, ils ont 7 comptes ouverts.
Au total, selon le rapport Pour un développement du crédit responsable du crédit renouvelable en France, réalisé par le cabinet Athling Management, 9% des Français ont au moins un “revolving,” et souvent plusieurs, ce qui fait 43,2 millions de comptes actifs fin 2007, les trois quarts avec une carte de paiement.

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Les banques ne sont pas en forme

La Société Générale a annoncé mercredi que ses résultats pour le quatrième trimestre seront inférieurs aux attentes, car elle prévoit d’enregistrer pour 1,4 milliard d’euros de provisions sur des actifs “toxiques.” Que faut-il en conclure? Réponse d’Yves Marçais, analyste chez Global Equities.

Pourquoi décider seulement maintenant de constituer ces provisions?

Pour plusieurs raisons plus ou moins opaques. Par tradition, lorsqu’un nouveau management arrive au pouvoir, il a tendance à faire le ménage. Il s’agit de rassurer les marchés sur l’état de santé de la banque et de sortir les cadavres du placard. L’arrivée de Frédéric Oudéa aux commandes de la Société Générale a donc pu précipiter la constitution des provisions. Ensuite la banque a peut-être pris conscience de pertes réalisées et constatées, qui ne l’étaient pas le trimestre précédent. Enfin et surtout différents signaux macroéconomique ont probablement influencé cette décision, comme l’état contrasté du marché immobilier résidentiel américain. Dès lors que les chiffres du chômage augmentent, le risque de défaut se multiplient et les banques préfèrent prendre des précautions.

C’est la preuve que les banques ne sont pas en aussi bonne santé que ce que l’on croit. C’est d’ailleurs ce qu’affirmait la semaine dernière Jean-Claude Trichet. Malgré des bénéfices parfois mirobolants, elles continuent de constituer des provisions pour leurs actifs à risques.

Est-ce à dire que ces actifs dits à risque le sont seulement depuis peu de temps? Lire la suite

Troublante liquidation de stock-options chez les grands patrons français

Un article de la dernière livraison de l’hebdomadaire Le Canard enchaîné [Hervé Martin, « Ces patrons qui ne misent pas sur leurs propres boîtes », Le Canard Enchaîné, page 3, n° 4654, 6 janvier 2010] relève une situation pour le moins troublante.

En pleine euphorie boursière, alors que l’année se termine sur une hausse de 22% du CAC 40 et qu’une nouvelle progression de 10 à 15 % est prévue par une majorité des analystes en 2010, la plupart des grands patrons se sont empressé de lever leurs stock-options afin de les revendre. Plusieurs fonds d’investissement, qui ont observé ces mouvements, ont fait de même.

Ces manœuvres pourraient bien indiquer que nous sommes à l’aube d’un nouveau krach boursier.

Il s’agit en effet d’un indicateur qui vaut bien les avis d’experts et les plus savantes analyses économiques. Les patrons des société cotées en Bourse sont obligés de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) et aux instances dirigeantes de leurs sociétés, les achats ou ventes d’actions auxquelles ils ont procédé.

Ainsi, Jean-René Fourtou, administrateur de Sanofi-Aventis, et par ailleurs président de Vivendi, a, le 11 décembre dernier, acheté 234.782 actions auxquelles lui donnaient droit ses stock-options, et les a revendues dans la même journée, avec un faible bénéfice.

Le président du groupe Danone (et patron le mieux payé de France, selon le palmarès du magazine « Challenges ») lève 329.310 stock-options, le 14 décembre, qu’il revend, lui aussi, le même jour.
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Chine : la nouvelle finance mondiale

(Vidéo émanant de la BNP)

Pilier de l’Organisation de Copération de Shanghai, la Chine s’est aujourd’hui érigée en un véritable consortium mondial de réserves de changes s’accaparant de fait la majeure partie des bons du trésor américains, et au delà. Un point sur les rouages de ce colonisateur économique, instigateur de la probable future monnaie mondiale que sera la New World Currency.

http://www.dailymotion.com/video/xbgiwo