Jean-Claude Heudin : « Transhumanisme et post-humain, un futurisme teinté de science-fiction »

La course vers l’Homme augmenté est en marche. Auparavant simple fantasme, le post-humain serait, selon certains, sur le point de naître. Futura-Sciences a rencontré Jean-Claude Heudin, spécialiste de l’intelligence artificielle, robots et “créatures artificielles” et directeur du laboratoire de recherche de l’IIM (Institut de l’Internet et du Multimédia) afin qu’il nous parle plus en détail du transhumanisme.

Les États-Unis, la Chine et « le paradoxe de la productivité »

A la fin des années 1980, on débattait avec passion du “paradoxe de la productivité” – lorsque les investissements massifs dans les nouvelles technologies de l’information n’ont pas abouti à une amélioration mesurable de la productivité. Ce paradoxe est à nouveau d’actualité, car il pose problème tant aux USA qu’à la Chine ; il pourrait d’ailleurs faire l’objet de discussions dans le cadre de leur Dialogue stratégique et économique annuel.

En 1987, le prix Nobel Robert Solow a eu une formule qui a fait mouche : “On voit partout que c’est l’ère de l’informatique, sauf dans les statistiques sur la productivité”. Le paradoxe de la productivité a paru dépassé dans les années 1990, lorsque l’Amérique a connu une renaissance spectaculaire de la productivité. Hors secteur agricole, en moyenne la croissance de sa productivité a atteint 2,5% par an, alors qu’elle avait été de 1,5% au cours des 15 années précédentes. Les avantages de l’ère d’Internet s’étaient enfin matérialisés et on avait presque complètement oublié le paradoxe de la productivité.

Mais on s’est réjoui trop tôt. Malgré une nouvelle révolution technologique, la croissance de la productivité est à nouveau à la baisse. Et cette fois-ci le ralentissement est général et les deux premières économies de la planète, les USA et la Chine, sont les plus touchées.

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Burkina Faso : Le pays poursuivra-t-il Monsanto pour son coton transgénique ?

Monsanto traverse actuellement un passage difficile au Burkina Faso. Le géant américain de la biotechnologie, qui a récemment assisté à une réduction de moitié des superficies consacrée à la culture de son coton transgénique, pourrait également faire l’objet de poursuites.

En effet, l’interprofession du coton burkinabè pense à attaquer Monsanto en raison du manque à gagner provoqué par la baisse de la qualité de la fibre issue de son coton transgénique.

Du côté du groupe, on se défend déjà en évoquant la possibilité que des facteurs autres que l’origine transgénique du coton puissent affecter la qualité des récoltes.

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Les biotechs : La nouvelle bulle spéculative ?

La bourse et les investisseurs sont-ils en train de surévaluer les perspectives du secteur de la santé ? Les opérations dans ce domaine se multiplient ces derniers mois, et la valorisation de certaines sociétés commence à inquiéter sérieusement certains observateurs.

475 milliards de dollars en 15 mois ! Le montant total des opérations de fusion-acquisitions dans les secteurs de la santé (biotech/medtech) laisse un peu songeur, d’autant que tout s’est fait avec une rapidité foudroyante, témoignant d’une véritable frénésie.

Et la tendance n’est pas au ralentissement, vu que ce sont 70 milliards de dollars d’opération qui ont été d’ores et déjà annoncées depuis le début de l’année.

La dernière d’entre elles est particulièrement parlante, il s’agit du rachat de la biotech américaine Pharmacyclics par le laboratoire Abbvie pour 21 milliards de dollars. Rachat qui est intervenu au prix d’une bataille boursière assez tendue avec Johnson & Johnson, qui proposait 17 milliards, et un acquéreur non-identifié, sans doute pour un montant comparable.
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Comment des OGM cachés arrivent sur le marché

Elles ne sont pas encore dans nos assiettes. Mais, dans les laboratoires des sociétés de biotechnologies, elles poussent à vive allure. Et elles ne tarderont pas à arriver sur le marché. Ce sont de nouvelles variétés de plantes, céréales, fruits et légumes issues des techniques de manipulation génétique les plus avancées. Il s’agit bien, au sens propre, d’organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pourtant, elles n’ont pas encore de statut. Tandis qu’aux États-Unis des variétés de colza et de pomme de terre ont été exemptées de procédure d’autorisation par le ministère de l’agriculture, en Europe, ces cultures en germe échappent pour l’instant à toute réglementation. Et ce, alors que l’Union européenne (UE) vient d’adopter une nouvelle législation réformant le processus d’autorisation des OGM, après des années de blocage sur le sujet.

Les OGM classiques sont obtenus par la méthode de la transgénèse: un gène étranger provenant d’un autre organisme – un transgène – est introduit dans le génome d’une espèce végétale pour lui conférer une ou plusieurs propriétés. Par exemple, le pouvoir de sécréter un insecticide qui le protège des ravageurs − c’est le cas du seul OGM cultivé en Europe, le maïs MON 810 de Monsanto, actif contre la pyrale −, ou une tolérance, c’est-à-dire une résistance aux herbicides, qui lui permet de survivre à l’épandage de désherbants tels que le Roundup de la même firme américaine.

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Japon : L’archipel à la pointe de la recherche sur les cellules souches pluripotentes induites (IPS)

Reportage sur les biotechnologies, sur les “cellules souches pluripotentes induites” ou “cellules IPS“. Imaginez que n’importe quelle cellule du corps humain puisse créer des cellules-souches qui, à leur tour, peuvent engendrer les autres cellules de l’organisme…

Alors que jusqu’à présent, les cellules-souches étaient forcément d’origine embryonnaire et posaient des problèmes éthiques, les cellules IPS constituent une avancée scientifique majeure.

Transhumanisme : L’idéologie dominante

Les travaux de Lucien Cerise ont permis de manifester l’émergence de cette nouvelle synthèse de la philosophie moderne qu’est le “Transhumanisme”. S’il s’agissait de nouveaux développements purement intellectuels du positivisme, son intérêt serait mineure, mais cette théorie unifiante habite l’esprit de nombreux décideurs influents qui n’hésitent pas à envisager une redéfinition de l’homme dans un proche avenir.

La technicisation de notre quotidien par ce qu’on appelle les techno-sciences (outils numériques, sciences de l’information, sciences neurocognitives, nanotechnologies) constitue une sorte de tsunami qui progresse inexorablement.

Ce progrès technique impressionne par son efficacité et sa rapidité. Il est d’autant plus accepté que l’homme contemporain refuse de plus en plus ses limites et ses faiblesses naturelles. Il acquière une légitimité quand il promet une « meilleure qualité de vie ».

Ces innovations technologiques sont les produits du travail de certains chercheurs qui envisagent une amélioration de l’humain, et donc une optimisation du donné de la nature, mais également la transformation de ce donné – le trans-humanisme – et ceci jusqu’à son dépassement ultime : le post-humanisme. Nos enfants sont concernés par ces choix idéologiques. Les politiques, en effet, prennent comme principes de gouvernement toutes ces découvertes techniques sensées rendre l’homme meilleur et transformer notre vie terrestre en paradis.
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Chine : La peau de condamnés à mort utilisée par l’industrie cosmétique

Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe.” En 2005, The Guardian livrait une enquête stupéfiante en matière d’industrie cosmétique.

Œuvre d’art de l’artiste italien Francesco

Cette enquête lève le voile sur des pratiques qualifiées de “traditionnelles” par des employés de la compagnie chinoise qu’il a interrogés. Il s’agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l’on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides.

En Chine, il est d’usage de récolter “la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de ‘biotechnologie’ situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang“. Les produits sont exportés vers l’Europe via Hong Kong.

En Europe, le marché de l’industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n’est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de “zone grise” légale: ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c’est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.
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Biotechnologies : Breveter le vivant pour faire du business ?

La vie est-elle un produit marchand ? C’est là tout l’enjeu du débat sur la brevetabilité du vivant. De quoi s’agit-il exactement ? Tout simplement d’autoriser, ou non, des entreprises à déposer un brevet sur une plante, un animal ou même un être humain. Bref, de permettre à l’entreprise de faire du commerce avec le vivant.

«Quand nous serons tous des cyborgs, il sera trop tard»

De la science-fiction, le transhumanisme ? Pour l’anthropologue Daniela Cerqui, l’hybridation homme-machine a déjà commencé.

On corrige la myopie au laser, pourquoi ne pas obtenir une vision de 16/10 ? Militaires et navigateurs peuvent ne pas dormir pendant des jours et des jours grâce au Modafinil. Les étudiants débrouillards aussi. On fabrique des exosquelettes pour permettre aux handicapés de marcher… et aux soldats américains de concurrencer Hulk !

Après l’homme réparé, voici l’homme augmenté et bientôt le transhumain (hybride homme-machine). Cet homme 2.0 n’est pas sans poser toutes sortes de questions d’ordre éthique et philosophique. Auxquelles tente de répondre depuis des années l’anthropologue suisse Daniela Cerqui.

Rue89 : « Transhumanisme », « post-humanisme »… Ces mots ne font pas encore partie du vocabulaire courant. De quoi s’agit-il ?

Daniela Cerqui : Il n’y a pas de définition universellement admise ni solidement établie. Mais je dirais que le transhumanisme est une idéologie portée par différents courants des sociétés occidentales affirmant qu’il est du devoir de l’homme d’utiliser toutes les avancées possibles des sciences et des technologies pour augmenter ses performances.

Autrement dit, multiplier prothèses, implants, transgenèses et autres produits stimulants, non seulement pour réparer l’individu si besoin, mais aussi pour l’améliorer.

L’objectif ? Qu’il reste jeune et en bonne santé ; qu’il soit hyper relié aux autres et au monde ; qu’il devienne plus intelligent, plus rapide, plus empathique. Et qu’il soit même doté de capacités inédites comme la télépathie ou la vision à 360° par exemple.
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États-Unis : Le business florissant des ventres à louer

Autorisée dans plusieurs États américains, la gestation pour autrui attire une clientèle étrangère aisée de plus en plus nombreuse. Outre les États-Unis, seuls quelques pays – l’Inde, la Thaïlande, l’Ukraine et le Mexique – autorisent la rémunération des mères porteuses.

Résultat, de plus en plus de candidats fortunés, homosexuels, hétérosexuels, mariés ou célibataires, font le voyage d’Asie, d’Australie et d’Europe vers les États-Unis, représentant désormais l’essentiel de la clientèle des agences de mères porteuses américaines.

De nombreux pays estiment que la maternité partagée entre la mère biologique et la mère porteuse va à l’encontre des intérêts de l’enfant. A fortiori lorsque trois femmes sont impliquées: la mère biologique, qui a donné son ovule, la mère porteuse et la “mère d’intention”, qui élèvera l’enfant.

Cette année, plus de 2.000 bébés destinés à des couples américains ou étrangers seront nés de mères porteuses aux États-Unis, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Une pléthore d’annonces publicitaires s’adressent aux donneuses d’ovules, aux parents d’intention et aux mères porteuses.

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Réputation et transhumanisme : Google devient-il un « Dr Jekyll et Mr Hyde » ?

Depuis quelques années, Google effectue des acquisitions très ciblées aux antipodes de ce qui constitue son ADN initial, à savoir l’indexation des contenus du Web et sa mise à disposition à travers diverses plateformes de diffusion comme YouTube, Android et Google +.

Transhumanisme - tableau

Ces incursions d’un autre genre au croisement de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de la robotique sont motivées notamment par la philosophie transhumaniste dont les deux fondateurs de Google sont proches. Pourtant, rien ou presque dans la communication corporate de l’entreprise ne s’attarde vraiment sur ces chantiers loin d’être superfétatoires.

A ne rien laisser filtrer sur ses intentions exactes, Google risque-t-il un jour d’affronter un renversement d’image encore plus problématique que les controverses actuelles qui lui collent aux basques sur la protection des données persos et l’optimisation fiscale à tout crin ? Réflexions sur des signaux faibles dont il faudrait tenir compte.

Pour le quidam moyen, Google est un puissant et très pratique moteur de recherche sur Internet. Pour le technophile plus averti, Google est un prolifique incubateur de nouvelles technologies d’où sont sortis par exemple le système d’exploitation mobile Android, le navigateur Web Chrome mais aussi des projets plus fantasques comme la Google Car qui se conduit toute seule ou le projet Loon qui vise à fournir une connectivité ultra haut-débit pour les zones rurales grâce à des ballons stratosphériques.

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Quels impacts aura la science du futur sur notre corps ?

L’émission « la science du futur », présentée par le célèbre Stephen Hawking, va nous faire aborder les thèmes de la biomécatronique et du transhumanisme. En effet, avec le développement des biotechnologies, il semble probable que notre corps viendra à être de plus en plus impacté par ces dernières, comme nous allons le voir au travers de 5 innovations.

Stimuler le cerveau afin d’améliorer les performances intellectuelles

Des chercheurs travaillant au département de psychologie expérimentale de l’université d’Oxford ont eu l’idée d’utiliser un faible courant électrique pour stimuler les performances cérébrales et notamment l’aptitude aux mathématiques.

Bien que ce type de technologies implique bon nombre de questions éthiques, notamment vis-à-vis des inégalités qu’elles pourraient engendrer, il est probable que nous constations leur émergence aux environs de 2020.

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Documentaire : « La Guerre des Graines » (Màj docu)

Addendum du 31 mai : Documentaire complet

Réalisé par Stenka Quillet et Clément Montfort (2014)


Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse. En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, les 3/4 de la biodiversité cultivée ont disparu. Alors que se renforce la main-mise sur les semences par une poignée de multinationales, un vaste arsenal réglementaire limite le droit des paysans à échanger et reproduire les semences. Enquête sur une bataille souterraine et silencieuse

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Guerres de la faim en 2050

Pourra-t-on produire suffisamment de nourriture pour nourrir une population humaine qui dépassera les 9 milliards d’habitants dans 30 ans? L’USAID (U.S. Agency for International Development)  en doute.

Dans trois décennies, la pénurie de nourriture pourrait conduire à des révoltes et plus encore des guerres de la faim pour mettre la main sur les ressources alimentaires. Et ce n’est pas de la science-fiction et une nouvelle version du film Soleil Vert, mais une prévision très sérieuse de l’agence fédérale américaine pour le développement international, USAID.

Il se pourrait fort bien qu’en 2050 il n’y ait tout simplement plus assez de terres cultivables, d’eau et d’énergie pour nourrir les 9,6 milliards d’habitants que devrait compter la terre à ce moment là contre 7 milliards aujourd’hui.

Techniquement, les agriculteurs produisent aujourd’hui suffisamment de nourriture pour alimenter tout le monde. Pourtant, presque un milliard de personnes sur la planète ont faim, la plupart du temps (en-dehors des guerres) parce que la nourriture est trop chère ou qu’elle n’est pas disponible au bon endroit. Ce chiffre pourrait empirer de façon dramatique.

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BioArt : La science à l’oeuvre

En intégrant la biologie dans leurs oeuvres, des artistes brouillent les lignes entre l’art et la science et interrogent la fonction du créateur dans la société.

Ils troquent leur atelier pour un laboratoire, et les matériaux inertes pour des tissus organiques. Dans leurs recherches et leurs créations, les artistes de la mouvance BioArt rendent de plus en plus poreuse la frontière entre sciences naturelles, art et technologie. À l’âge des technosciences, ce créatif mélange des genres permet aux créateurs de s’approprier les techniques de pointe pour les détourner et interroger leur place dans nos vies.

Réalisé par Robert Styblo (Autriche – 2014)

Jacques Testart : « A qui profitent les OGM ? »

Biologiste mondialement connu, directeur de recherche à l’Inserm, Jacques Testart est le père du premier bébé éprouvette français. Il est également président de l’association Sciences citoyennes et défenseur acharné « d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine ».

Les plantes transgéniques permettent – elles de disposer de produits moins coûteux ? De meilleure qualité ? De meilleur goût ? Se conservant mieux ? Bénéfiques pour la santé ou pour l’environnement ? Voilà les questions que la stratégie des entreprises de biotechnologies a permis que l’on ne se pose pas.

Quelques extraits : « Si, plutôt que s’épuiser à chercher la malignité des plantes transgéniques, on exigeait de ceux qui veulent nous les imposer de démontrer leurs avantages ? Messieurs les bienfaiteurs de l’humanité, s’il vous plaît, dites-nous ce que vous savez faire aujourd’hui ! Ne vous contentez pas de prédire des lendemains qui chantent grâce au gène miraculeux qui ferait pousser des plantes sur les sables du désert. Les PGM (plantes génétiquement modifiées) permettent-elles de disposer de produits moins coûteux ? de meilleure qualité ? de meilleur goût ? se conservant mieux ? bénéfiques pour la santé ou pour l’environnement ?

Voilà les questions que la stratégie des biotechnologies a permis qu’on ne se pose pas ! L’interrogation la plus audacieuse des autorités a porté sur la manière d’organiser la coexistence des PGM avec les autres plantes, même si cet arrangement est définitivement impossible sans préjudices irréversibles.

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Monsanto critiqué pour sa vision à court terme

La polémique enfle en Inde. Monsanto reconnaît que le coton Bt, une variété d’OGM qu’elle produit, est devenu inefficace face aux déprédateurs.

Parodie d'une affiche de film - "Vous devez être génétiquement modifié pour résister aux produits toxiques, si vous voulez avoir une chance de survivre par ici. Par les producteurs de PCB, DIOXINE et AGENT ORANGE" (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Le géant de l’agro-alimentaire Monsanto, qui se bat pour l’acceptation de la biotechnologie des OGM partout dans le monde, a reconnu que son coton Bt, la variété Bollgard I, était en passe de devenir inefficace face aux déprédateurs. La polémique enfle en Inde, d’autant plus qu’un moratoire a été lancé par le gouvernement au sujet de l’aubergine génétiquement modifiée de Monsanto.

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