Le bio tente de plus en plus d’agriculteurs français

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l’agriculture intensive, a converti 30% de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent “aspiré” par ce mode de production.

Part des Surfaces bio dans les départements en pourcentage de la Surface Agricole Utilisée. (Données Agence Bio, Agreste)

Il est loin d’être le seul. Après des années de stagnation, l’agriculture bio est en pleine explosion. Les conversions ont augmenté de 23,4% en 2009, et, en 2010, la progression s’accentue encore. La barre des 20.000 producteurs devrait être franchie.

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Bio : les hypermarchés se payent sur la bête

Bien trop cher, le bio en grandes surfaces !

Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles.

L’OPA des hypermarchés sur le bio

L’association fustige, exemples à l’appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». S’il est indéniable que produire bio revient plus cher, une autre partie de l’écart ne serait pas justifié. Les hypermarchés feraient donc leur beurre avec le bio. A vrai dire, ce n’est pas une surprise.

L’intérêt de la grande distribution pour l’alimentation issue de l’agriculture biologique commence au milieu des années 1990. A l’époque, on voit surgir les premières gammes bio vendues sous marque de distributeur. Celle de Carrefour date de 1997. Depuis, ce marché a connu une croissance phénoménale, de 10 à 25% par an pour approcher les 3 milliards d’euros actuellement. Et au profit de qui ?

D’après l’Agence Bio, la grande distribution s’octroierait désormais 42% des ventes, loin devant les magasins spécialisés (27%), comme Biocoop, Naturalia ou la Vie Claire. Avec leur force de frappe commerciale, les hypermarchés ont certes contribué à rendre les produits bio plus populaires. Mais ils ont aussi réussi à s’emparer d’un business florissant. Lire la suite