Bio : Que se cache-t-il derrière l’étiquette ?

Fruits et légumes, épicerie, produits frais, on trouve aujourd’hui tous les produits bio en grande surface ou en magasin spécialisé. Des produits en moyenne 30% plus chers. La feuille verte sur l’emballage garantie partout en Europe la même réglementation: sans pesticide, sans engrais chimique, sans OGM et moins d’antibiotiques en élevage. C’est souvent le logo français AB qui saute aux yeux, mais il signifie la même chose.

Pourtant difficile de connaître parfois l’origine exacte des produits. Lorsqu’elle est française, la production bio n’est pas toujours locale. De même, il existe du mauvais bio. Pour produire du goût, il faut bien choisir ses variétés et prendre le temps quitte à produire moins.

Enfin, les aliments bio sont plus intéressants nutritionnellement parlant que les autres. Le marché des produits bio a presque doublé en cinq ans, mais il représente moins de 3% de l’alimentation.

Œufs bio : L’envers de la coquille

Durs, brouillés, au plat ou en omelette, les Français mangent en moyenne 216 œufs par an. Et depuis quelques temps, nous privilégions les œufs bios. Ils coûtent 2 fois plus cher que les œufs standards, pourtant leur consommation augmente de 8% par an.

Il faut dire que la grande distribution s’est emparée du phénomène. Aujourd’hui, 60% des œufs bios sont achetés en supermarché. Alors quelles recettes producteurs et distributeurs ont-ils mises en place pour nous vendre des œufs bios? Ne paye-t-on pas les œufs bios trop chers?

Quelles sont nos garanties d’avoir un œuf 100% bio dans notre assiette et quelles sont les vertus nutritives de ces œufs?

Lons-le-Saunier (39) : Quand le bio s’impose dans les restaurations collectives

Des précurseurs. Dans cette école de Lons-le-Saunier (Jura), c’est chaque jour le même rituel avant de se mettre à table : la lecture du menu. Ce midi-là, c’est courgettes bio, camembert bio et compote bio. Que du bio au menu pour les écoliers !

Et ça fonctionne : dans cette cantine il y a trois fois moins de gaspillage qu’ailleurs. Les courgettes poussent à quelques kilomètres de l’école. Le maraîcher vend 20% de sa production à la ville et parfois même à un prix légèrement au-dessus du marché. Il livre lui-même sa production directement à la cantine. Les menus s’adaptent aux légumes de saison.

Dans cette cuisine centralisée, on prépare 5.000 repas par jour pour 60 écoles du département, trois maisons de retraite et un hôpital. Une mutualisation qui permet de réduire les coûts.

Le repas scolaire est facturé entre quatre et cinq euros aux familles, ce qui est dans la moyenne nationale. Cuisiner bio et local est une idée du maire, aujourd’hui son succès est un exemple. Du fournisseur aux consommateurs, tout le monde trouve son compte dans cette restauration de qualité.

Le danger des OGM n’est pas là où vous croyez

La guerre contre les organismes génétiquement modifiés est truffée d’erreurs, de mensonges, de mauvaise foi et autres falsifications jouant sur nos peurs. Les étiqueter ne vous écartera pas du danger et pour cause: il est ailleurs.

Les aliments génétiquement modifiés sont-ils dangereux? Pour beaucoup, visiblement, la réponse est oui. Ces cinq dernières années, pas moins de 27.000 produits ont été soumis au Non-GMO Project, une association certifiant l’absence d’OGM dans les denrées alimentaires. En 2014, les ventes de tels produits ont quasiment triplé.

Les magasins bio Whole Foods obligeront bientôt l’étiquetage des produits contenant des OGM vendus dans ses rayons. Abbott, l’entreprise commercialisant le lait maternisé Similac, vient de créer une gamme sans OGM, afin d’offrir aux parents une «tranquillité d’esprit». Les supermarchés Trader Joe’s ont promis qu’ils n’utiliseraient plus d’OGM. Idem du côté du fast-food mexicain haut de gamme Chipotle.

Des écologistes et des associations veulent même aller plus loin. Des centaines d’associations américaines et internationales, comme Consumers Union, Les Amis de la Terre, Physicians for Social Responsibility, Center for Food Safety et l’Union of Concerned Scientists en appellent à «l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés». Depuis 2013, une telle législation est en vigueur dans le Vermont, le Maine et le Connecticut. Le Massachusetts est a priori le prochain sur la liste.

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Transition énergétique : Un village alsacien prépare l’après pétrole

Jean-Claude Mensch, maire d’Ungersheim, voit l’avenir en vert. Elu depuis 1989, cet ancien mineur de potasse, a fait entrer la petite commune de 2000 âmes, dans la Transition énergétique.  Calèche emmenant les enfants à l’école, piscine chauffée à l’énergie solaire et restauration bio, rien ne l’arrête. Paris Match est allé à sa rencontre.

Paris Match : Vous avez rejoint le réseau des villes et territoires en transition en 2011. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Jean-Claude Mensch : Je m’inspire du mouvement lancé par Rob Hopkins en 2006. Il sera d’ailleurs présent à Ungersheim le 26 et 27 septembre pour parler de son concept. Cet enseignant en permaculture avait créé un modèle de transition avec ses étudiants à Kinsale en Irlande.

La ville de Totnes en Grande-Bretagne a été la première à utiliser sa méthode pour tenter d’atteindre l’autonomie énergétique et alimentaire.  La commune a rejoint officiellement ce mouvement en 2011 mais elle a commencé sa transition il y a beaucoup plus longtemps, dès les années 90. Le but est d’atteindre l’autonomie énergétique, alimentaire et intellectuelle.  Nous voulons nous éloigner au maximum de la société consumériste.

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Russie : Projet de ferme bio à Kungur

Message reçu de l’un de nos lecteurs lecteurs installé en Russie:

Bonjour à tous!

Comme nous sommes tous ici globalement d’accord et que je suis fatigué de toujours entendre autour de moi les gens se plaindre manifester etc tout cela à mon avis dans le vide. Cela dissipe notre énergie et aide le système à s’adapter. C’est pour cette raison que, étant passé au cours de ma vie par plein de mouvements, j’ai décidé de partir en Russie.

Projet de longue date, russe première langue au collège. Donc mon but était de créer une ferme / centre écologique. Ici la terre n’est pas un problème donc il est possible de libérer des terres et de les faire migrer vers une agriculture bio plus facilement.
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Pierre Rabhi : Les clés du paradigme

Retour sur le parcours de Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste français d’origine algérienne. Ce dernier est l’inventeur du concept de «sobriété heureuse». A travers le monde, il est reconnu comme l’un des experts internationaux de référence en matière de sécurité alimentaire.

En Ardèche, dans son refuge, l’homme se confie sur son enfance passée en Algérie et à Paris. Il revient sur la décision la plus importante de sa vie : quitter avec sa femme le monde industriel de la banlieue parisienne pour l’univers rural de l’Ardèche.

De cette expérience, il en tire un nouveau modèle de société basé sur «l’agro-écologie». Ce nouveau paradigme propose une société plus généreuse pour l’Homme et la Terre.

Pologne : Vivre autrement

Alors que leur pays a cédé aux sirènes du capitalisme après l’avènement de la démocratie, aujourd’hui, de plus en plus de Polonais délaissent les villes pour lancer des projets solidaires et écologiques.

Visite dans une ferme biologique située en Mazurie, dans la partie nord-est du pays. La Mazurie est considérée une des plus belles régions de la Pologne, appelée le “Pays aux 1000 lacs”, bien qu’en réalité il y en ait le double.

Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie

La navigatrice française Maud Fontenoy sort un nouveau livre sur sa vision de l’écologie. Pour elle, les océans sont en danger. “Aujourd’hui quand on a la chance de les fréquenter en long et en large, on voit, bien sûr la fonte des glaces au nord et au sud, la perte en poissons, mais on voit aussi la pollution“, s’inquiète la jeune femme.

C’est la première femme à avoir traversé le Pacifique à la rame et sans assistance. Sportive accomplie, Maud Fontenoy trouve aussi le temps de s’engager en politique ou d’écrire des livres. Son dernier ouvrage s’intitule “Les raisons d’y croire“.

Dans ce livre, la navigatrice aborde ainsi sa vision de l’écologie. Une vision qui fait parfois sursauter les écologistes. En effet, Maud Fontenoy ne cache pas être favorable à l’exploitation du gaz de schiste. “C’est le gaz naturel qu’on utilise tous les jours, sauf qu’on va le chercher un peu plus profondément. Il a été controversé parce que les techniques pour aller le chercher ont été polluantes. Moi ce que je souhaite c’est qu’on élabore des techniques non polluantes“, assure la jeune femme.

François Roddier : « La thermodynamique des transitions économiques »

François Roddier est né en 1936. Astrophysicien, il est connu de tous les astronomes pour ses travaux qui ont permis de compenser l’effet des turbulences atmosphériques lors de l’observation des astres. François Roddier est aussi l’auteur de « Thermodynamique de l’évolution : un essai de thermo-bio-sociologie » (Éditions Paroles, 2012).

Après avoir créé le département d’astrophysique de l’université de Nice, c’est aux États-Unis, au National Optical Astronomy Observatory (Tucson, Arizona) puis à l’Institute for Astrophysics de l’Université d’Hawaii, qu’il participe au développement des systèmes d’optique adaptative qui équipent désormais les grands outils d’observation comme le télescope CFHT (Canada-France-Hawaii), ou le télescope japonais Subaru tous deux situés à Hawaii, et les télescopes de l’ESO (European Southern Observatory), l’observatoire européen austral situé au Chili.

Savant toujours curieux, il s’intéresse aux aspects thermodynamiques de l’évolution et de l’économie.

(Merci à P)

La face cachée du lait

La pression économique et la logique industrielle ont rendu les méthodes de production de lait pas toujours très transparentes. Enquête pour découvrir, entre autres, les raisons qui expliquent les importants écarts de prix entre les différentes marques, le fonctionnement des exploitations géantes ainsi que les conséquences de leurs méthodes de fabrication pour la santé.

Bio: peut-on toujours avoir confiance ? La grande distribution propose aujourd’hui ces produits à prix cassé, mettant le 100 % naturel à la portée de tous. Mais comment est-il possible d’être jusqu’à deux fois moins cher que les magasins spécialisés ? Plongée dans les coulisses du bio low cost pour voir s’il tient vraiment ses promesses.

Partie 1:

Partie 2:
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Retour des aides pour les agriculteurs bio

Pour les agriculteurs bios, les 25 % d’aides en moins ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Une semaine après avoir signalé une coupe dans les subventions allouées aux agriculteurs bios, le ministère de l’agriculture revient sur sa décision et annonce un rétablissement de leurs aides.

Une décision que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll explique en ces termes : “Il y a eu plus d’agriculteurs conventionnels qui se sont convertis au bio que ce que nous avions prévu d’où un problème budgétaire. J’ai décidé de mettre en œuvre des mesures de compensation pour l’année 2014 qui seront versés en 2015“.

Un effort expliqué par la volonté de l’état de généraliser le bio. En quatre ans, il souhaite doubler les surfaces agricoles consacrées à ce mode de production.

La problématique de la coccinelle asiatique

Importée volontairement à la fin des années 90 en Europe pour lutter de manière biologique contre les pucerons, la coccinelle asiatique est devenue une espèce invasive. Elle se reproduit très rapidement, colonise les habitats et mange nos propres coccinelles. Les dégâts sont nombreux : attaque de la biodiversité, nuisances visuelles, olfactives, etc.

Comment la reconnaitre ? Comment s’en débarrasser ? L’unité d’Entomologie de Gembloux Agro-Bio Tech a les réponses.

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Roumanie : « Soleta », une maison écolo atypique

Venue de Roumanie, la Soleta zeroEnergy est la plus petite d’une gamme de maisons modulaires écologiques créée par la Fondation Justin Capra pour les Inventions et Technologies durables (FITS). Un concept écologiquement intelligent mais également abordable ! Découverte.

L’objectif de FITS : concevoir des maisons flexibles et abordables à la fois en terme de prix d’achat initial et de coûts d’exploitation permanents. Ces maisons combinent stratégies pratiques et technologies de pointe. La forme de la Soleta zeroEnergy, plutôt insolite, est habituellement attribuée à des fermes ou à des hangars pour avions.

Mais, contrairement à ces structures utilitaires métallisées, la zeroEnergy est couverte de bois et pourvue de grandes baies isolantes. Des « ingrédients » qui permettent de créer une relation entre la nature et l’intérieur de la maison en procurant beaucoup de lumière naturelle, une isolation efficace et une bonne ventilation.

Potagers de Marcoussis (91) : Une initiative solidaire

Au sein des potagers de Marcoussis, des personnes en grande difficulté cultivent onze hectares de terre. L’initiative existe maintenant depuis 15 ans et a fait ses preuves. Toutes les personnes qui y sont passées ont retrouvé un emploi durable.

Ici, on apprend à cultiver bio, avec des maraîchers professionnels. “Il faut être très patient, il faut réexpliquer, parfois ça rend un peu fou“, témoigne la cultivatrice Hélène Daillet.

Les apprentis travaillent 26 heures par semaine pour 850 euros net par mois. Le contrat dure un an et demi. Une stabilité qui permet de construire un avenir. Tous les quinze jours, ils ont d’ailleurs rendez-vous avec la chargée d’insertion pour définir un projet professionnel

Sol enherbé, sol vivant : Itinéraires culturaux d’un vigneron bio

De l’agronomie à l’expression du terroir, des différents outils aux périodes d’intervention, ce petit film de 17 minutes, se basant sur une année culturale chez un vigneron, met en lumière avec sincérité les questions, réflexions et solutions générées par la culture d’une vigne en bio avec les différents aspects de la gestion des sols et de l’enherbement.

Zoom sur les circuits courts

Les circuits courts s’engagent à supprimer les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs. Meilleur pour la santé, plus équitable, moins polluant et moins cher, le circuit court est tendance. Chefs de file dans le secteur des fruits et légumes, les Amap, associations pour le maintient d’une agriculture paysanne.

Le circuit court, un marché qui a tellement le vent en poupe, que la grande distribution a à son tour créé une enseigne spécialisée, O’Tera. L’idée : faire cohabiter circuits courts et circuits traditionnels. Antilles, Espagne, Équateur… 28% des produits vendus ici sont loin d’être issus des circuits courts. Objectif : attirer une nouvelle clientèle pas prête à acheter son produit directement dans la ferme, mais qui veut en finir avec la traditionnelle grande surface.

Lorsqu’on a semé ces poireaux en mars, on savait déjà qu’on les avait vendus à 150 familles qui sont autour de nous. C’est le principe de l’Amap où les consommateurs s’engagent à l’avance à financer toute la production d’une ferme“, commente Florent Seban, maraîcher en Haute-Saône. Dans le village, les clients reçoivent chaque semaine un panier d’au moins douze fruits et légumes bio.

Ailleurs, des agriculteurs se sont regroupés pour vendre leurs produits dans un même magasin. Les 27 agriculteurs travaillent chacun un jour par semaine, dans cet espace qui ressemble à une supérette. Tout est récolté à moins de 80 km. Ici, le panier, pas toujours bio, est facturé 16,99 euros.

(Merci à Pierre)

Italie : Sauvés de la boucherie, des chevaux Français retrouvent une seconde vie

Taboue dans de nombreux pays du monde, la viande de cheval reste populaire dans le nord de l’Italie, mais un couple essaie de sauver quelques bêtes en leur trouvant du travail. La plupart des chevaux de boucherie de la région sont importés de France, et contrairement à une idée bien ancrée, ils sont loin d’être tous de vieilles carnes, assure Tony Gerardi et son épouse Miky Daidone.

Installés à Vigone, près de Turin, l’association « L’estancia » a sauvé du boucher une quarantaine de jeunes chevaux en pleine santé depuis quatre ans, en les dressant pour aider aux labours ou à la prise en charge d’enfants hyperactifs.

« Les gens pensent qu’on ne tue que des chevaux matures, voire même vieux (…). Mais dans la vaste majorité des cas, ce sont des jeunes chevaux qui sont mangés, parce que leur viande est plus tendre. C’est pour ça que chaque année, des milliers de jeunes chevaux sont importés de France et abattus en Italie », explique Miky Daidone.

Il ne s’agit pas d’essayer de mettre fin à ce commerce. « Pour moi, les gens peuvent manger ce qu’ils veulent et il n’est pas réaliste d’essayer d’interdire quelque chose qui se fait depuis si longtemps », explique-t-elle.
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Nanotechnologies : Ces redoutables particules toxiques qui envahissent notre quotidien

Propos recueillis par Sophie_Chapelle

Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules envahissent le quotidien, depuis nos vêtements jusqu’à nos assiettes, sans aucun étiquetage ni traçabilité. Malgré les nombreuses études attestant de la toxicité de certaines de ces particules, les gouvernements refusent d’appliquer le principe de précaution et investissent des milliards d’euros en recherche et développement dans les nanotechnologies.

Comment repérer et se protéger de ces nouvelles molécules high-tech ? Entretien avec le journaliste Roger Lenglet, qui décrypte dans son ouvrage “Nanotoxiques” les dessous de cette menace pour la santé publique.

Basta ! : Les nanomatériaux sont entrés en catimini dans nos vies, dans les objets du quotidien ou de consommation courante. Pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’une « bombe sanitaire » ?

Roger Lenglet [1] : Ces particules de dimension nanométrique posent des problèmes toxicologiques. Leur taille minuscule permet à une grande partie d’entre elles de traverser l’organisme, de se loger dans les cellules et de pénétrer dans les noyaux cellulaires contenant l’ADN.

Elles peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes… Certaines sont même neurotoxiques : elles traversent la barrière encéphalique qui protège le cerveau et s’attaquent aux neurones, contribuant au développement de pathologies neurologiques comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Notre organisme n’est pas fait pour résister à ces nouvelles particules aux propriétés stupéfiantes.

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Gilles-Eric Séralini : « On mange à peu près 36 pesticides par jour »

Le chercheur caennais, auteur de l’étude sur la toxicité de l’herbicide Roundup et du maïs transgénique fabriqué par le groupe Monsanto, publie avec le cuisinier Jérôme Douzelet le livre “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“. 

C’est avec un cuisinier, Jérôme Douzelet, que le scientifique s’est associé pour publier chez Actes Sud un livre, “Plaisirs cuisinés ou poisons cachés“, dénonçant la standardisation des goûts et des textures par les produits industriels mais aussi leurs méfaits pour la santé.

Les deux auteurs vantent l’utilisation “de plantes détoxifiantes qui peuvent être ajoutées aux plats et les rendre meilleurs” ainsi que “des produits locaux les plus biologiques possibles“.

Le scientifique, estime qu’”on mange à peu prés 36 pesticides par jour” et dénonce “l’agriculture transformée, l’agriculture industrielle qui est à la base de beaucoup d’empoisonnements qui n’osent pas dire leur nom“.

 

Innovations alimentaires : Ce que vous mangerez demain

Un steak conçu en laboratoire, des spaghettis d’algues ou de la mayonnaise sans œufs … des aliments que l’on mangera peut-être demain. Connu pour être le salon de l’innovation alimentaire, le Sial présente chaque année d’étonnantes découvertes.

Certaines inventions sont déjà présentes dans nos magasins. Ainsi, il est désormais possible de faire pousser soi-même des pleurotes dans son salon ou dans sa cuisine. Les graines de champignons poussent dans un carton, des copeaux de bois font office de terreau. Il faut y ajouter de l’eau et au bout de 10 jours, il n’y a plus qu’à ramasser les champignons.

Les agriculteurs bio français sont en danger

L’agriculture bio est en danger !” alertent les agriculteurs bio français qui s’inquiètent du maintien des aides de l’État dans le cadre de la mise en œuvre en France de la nouvelle PAC (Politique Agricole Commune) à partir de 2015.

A l’initiative de l’AMAP La Riche en bio, un courrier a été envoyé en juillet 2014 à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, et à Alain Rousset, Président de l’ARF (l’Association des Régions de France) afin de sauver les agriculteurs bio français.

Ce courrier est signé par l’association “Éleveurs Bio de France” (qui regroupe plus de 2000 éleveurs bovins, ovins, porcins, lait, volailles et œufs), la fédération Lait bio de France (qui regroupe 5 organisations d’éleveurs laitiers bio et représente près de 1000 fermes qui produisent environ 50% de la collecte de lait bio français), la fédération Cohéflor Bio (fruits et légumes bio), l’association “Manger Bio Ici et Maintenant” (restauration collective) et Les Coopératives de grandes cultures Bio.

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Madagascar : Le système bio qui quadruple les rendements du riz

Est-ce la prochaine révolution agricole ? Le «Système de riziculture intensive» (SRI), inventé à Madagascar par un prêtre jésuite français, est en train de se propager au reste du monde. Ses défenseurs promettent des rendements près de quatre fois supérieurs aux méthodes de riziculture traditionnelle, le tout entièrement bio.

La création du SRI remonte à 1984. Il a été créé par Henri de Laulanié dans une mission jésuite à Madagascar. Le principe de base consiste à transplanter les plants de riz plus jeunes (moins de 15 jours contre 30 dans les techniques normales), à leur laisser plus d’espace et limiter au maximum les apports en eau.

En alternant irrigation et périodes plus sèches, le SRI favorise l’apparition d’organismes aérobies (ne se développant qu’en présence d’air), qui favorisent à leur tour la croissance des plants. La présence nécessaires de ces micro-organismes empêche également toute utilisation de pesticides artificiels.

A Madagascar, cette technique à permis de multiplier la production par quatre, atteignant des rendements moyens sur les exploitations concernées de 8 tonnes de riz par hectare. Le SRI est plus économe pour les fermiers, qui utilisent 10 fois moins de plants et 100 fois moins d’eau que les fermiers traditionnels. Une évolution spectaculaire dans un pays où le riz reste l’aliment de base pour une grande partie de la population.
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Immobilier : Le marché de la rénovation écolo

Chauffage, lumière, électroménager: avec la hausse des prix de l’électricité et des énergies fossiles (gaz, fioul), la maison est devenue un gouffre financier. Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie avec 70 millions de tonnes d’équivalent pétrole. Un logement normal consomme en moyenne 400 kWh d’énergie par m² par an. Aujourd’hui, on vante les maisons positives.

Des maisons « idéales » où toutes les consommations sont calculées et optimisées. De nombreux professionnels du bâtiment se sont donc lancés sur un marché qui explose, celui de la rénovation « écolo ». On trouve de tout à tous les prix, et des gens prêts à tout pour vous vendre de « la rénovation verte».

Comment réussir à faire baisser sa facture énergétique ? Jusqu’à quelle hauteur peut-on réduire le montant de ses impôts en rénovant sa maison ? À qui profite le marché de la rénovation écolo? Comment éviter les arnaques des pros de la rénovation? Finalement, peut-on réellement faire des économies en rénovant sa maison?

Bernard Charbonneau : « Repenser notre civilisation »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est l’auteur qui, en 1973, a écrit “Triste campagnes”. Dans cet essai, il examine comment ce que l’on appelait à l’époque la modernisation agricole a favorisé le déclin et la décomposition des sociétés paysannes du Béarn, dans le Sud-Ouest de la France, où il avait choisi de s’établir au lendemain de la deuxième guerre mondiale.

Ce faisant, à travers l’examen méthodique de l’évolution d’une région donnée, il mettait à nu de manière prémonitoire la logique d’une évolution technique et économique qui n’a fait que s’accélérer et qui aujourd’hui, partout dans le monde, dissout le lien qui associe les sociétés paysannes à leurs terroirs et détruit leur identité.

Charbonneau a porté sur son siècle un regard à la fois critique et exigeant. Dès sa jeunesse, il acquiert la conviction que ce siècle serait – et pour les mêmes raisons – à la fois celui des totalitarismes et du saccage de la nature. Du Jardin de Babylone, à La planète et le canton, en passant par Tristes Campagnes et La fin du Paysage, c’est cette conviction, qui oriente sa manière de décrire l’évolution du monde et des paysages qui l’entourent ; c’est le fil rouge de sa carrière de penseur qui fut celle d’un géographe et d’un professeur.

Toute son œuvre est marquée par l’idée que « le lien qui attache l’individu à la société est tellement puissant que, même dans la soi-disant “société des individus”, ces derniers sont si peu capables de prendre leurs distances avec les entraînements collectifs que, spontanément, ils consentent à l’anéantissement de ce à quoi ils tiennent le plus : la liberté. »

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Cuba : Comment l’île s’est convertie au bio

Les écologistes du monde en entier en rêvent, les Cubains l’ont réalisé. Depuis plus de vingt ans, l’île s’est convertie à l’agriculture biologique. Nécessité, possibilité et volonté ont été les clés de cette success story !

1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides.

Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production.

Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre. Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

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Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants

La consommation de fruits, légumes et céréales bio peut fournir un complément en antioxydants équivalant à une consommation supplémentaire de une à deux portions de fruits et légumes par jour.

Autrement dit, choisir des aliments produits selon les normes de l’agriculture biologique peut conduire à une consommation accrue d’antioxydants, bénéfiques pour la santé, sans augmentation de l’apport calorique.

Tel est le constat établi par une grande étude internationale coordonnée par l’Université de Newcastle, au Royaume-Uni, et comparant la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio et ceux issus de l’agriculture conventionnelle.

Publiée mardi 15 juillet dans la revue British Journal of Nutrition, cette méta-analyse montre que les fruits, légumes et céréales bio ont des concentrations en antioxydants de 18 % à 69 % plus élevées que ceux produits en agriculture conventionnelle.

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Incroyables Comestibles : Rencontre avec François Rouillay

François Rouillay est le coordinateur national d’Incroyables Comestibles, un mouvement citoyen né en Grande-Bretagne.

« J’avais lu sur Internet un article qui racontait comment Todmorden (dans le Yorkshire) une ville de 15.000 habitants au taux de chômage vertigineux avait su retrouver un dynamisme. Simplement en mettant en place un mouvement d’échanges locaux de produits bio. J’ai voulu y aller pour me rendre compte par moi-même. »

Là-bas, il fait la connaissance de Mary Clear et Pam Warhust, deux quinquagénaires, travailleuses sociales au chômage. Elles lui font découvrir les centaines de bacs food to share (« nourriture à partager ») installés devant les habitations, la caserne de pompiers, l’école, le commissariat, l’hôpital… Comme « il n’y a rien à voler puisque c’est gratuit », un cercle vertueux semble même s’être créé avec un recul de l’incivilité et de la délinquance.

Les agriculteurs bio s’installent, et les touristes viennent en car. Désormais, 83 % des achats de nourriture de Todmorden sont des produits locaux. « L’autosuffisance alimentaire est en marche », affirme, un rien lyrique, François Rouillay qui croit à la multiplication des… citrouilles.

Allemagne : Une start-up berlinoise fait pousser des tomates à l’aide de poissons

Les poissons sont en bas, qui font de l’engrais, les plantations sont en haut, qui font des tomates: bienvenue à la “ferme-container“, prototype d’une agriculture urbaine qui allie pisciculture et cultures maraîchères, et cœur de métier d’une start-up berlinoise.

Dans la cour pavée d’une ancienne brasserie de la capitale allemande se dresse la mini-ferme de la société ECF: un container qui abrite l’élevage de poissons, coiffé d’une serre où poussent tomates, blettes et poivrons. Le principe est simple: des bactéries transforment l’ammonium des déjections des poissons en nitrates, qui servent d’engrais pour les cultures un étage au-dessus.

Les Aztèques utilisaient déjà cette méthode, connue sous le nom d’aquaponie, une contraction d’aquaculture et hydroponie. Ce dernier vocable désigne un procédé agricole où les plantes ne poussent pas dans la terre mais sur un substrat neutre (sable ou roches par exemple) régulièrement irrigué.

Cette technologie permet à l’agriculture de se libérer de la contrainte d’un sol fertile et donc de quitter la campagne… Un atout important dans un contexte d’urbanisation croissante au niveau mondial.

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La vie sans plastique : C’est fantastique !

Tout a commencé en 2003, lorsque Jay et Chantal souffraient tous les deux de problèmes de santé non expliqués. Au bout de quelques temps, ils finissent par comprendre que leurs maux sont liés à la mauvaise qualité de l’air intérieur de leur logement, intoxiqué par des moisissures.

Après une inspection des lieux par des experts, on demande au couple de quitter l’appartement immédiatement, tant l’air qu’ils respirent est malsain.On réalise alors l’importance de regarder notre environnement de plus près” explique Jay, d’autant plus qu’à ce moment-là, Chantal est enceinte de 8 mois. Ils sont particulièrement vigilants et s’informent sur l’impact de l’exposition à différentes toxines.

C’est au cours de ces recherches qu’ils prennent conscience de la nocivité du plastique et décident de bannir ceux qui pourraient être en contact avec l’alimentation.

Les dangers du plastique pour la santé

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Agriculture : Des variétés anciennes de blé pour éviter la chimie

En 1997, Jean-Jacques Mathieu et sa femme se sont installés comme céréaliers sur une vingtaine d’hectares à Tréziers dans l’Aude. Contrairement aux gros céréaliers, ils ne misent pas sur les pesticides et les engrais pour faire pousser du blé, mais sur le riche potentiel génétique de leurs deux cents variétés.

Au début, les rendements étaient très faibles. « Je n’y connaissais rien, j’utilisais du blé dur commercial en bio mais ça ne poussait pas, car ils étaient sélectionnés par et pour la chimie ». Les blés inscrits au catalogue « sont testés avec deux cents unités d’azote », ajoute-t-il. Ils ne sont donc pas du tout adaptés à l’agriculture biologique.

Comme tous les blés commercialisés, ils sont issus de lignées pures, obtenues par autofécondations successives. Ce moyen de sélection rend tous les épis homogènes sur le plan génétique. Si on les compare à l’espèce humaine, on pourrait parler de consanguinité. Cette caractéristique ne leur donne pas beaucoup de chance de résister aux mauvaises conditions climatiques et aux maladies. Quand un épi est menacé, c’est tout le champ qui l’est.

Aidées par la chimie, ces variétés sont en revanche capables de s’affranchir des contraintes spécifiques liées aux milieux naturels où elles sont plantées. Pour obtenir un rendement optimisé, il suffit à l’agriculteur de mettre la bonne dose d’engrais et de passer les bons traitements. Mais ces variétés conçues dans les laboratoires ne s’adapteront jamais aux différents terroirs.
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Villes comestibles : « Faites pousser la révolution ! »

Ce documentaire présente les histoires extraordinaires de gens très ordinaires qui mettent les mains dans la terre, qui travaillent à la transformation de leurs communautés par un acte véritablement révolutionnaire.

Les acteurs de ces projets mettent en place des productions locales de nourriture biologique ; des initiatives à la fois sociales, écologiques, politiques, et économiques.

Une source d’inspiration, de solutions, et une action efficace qui combat plusieurs des problèmes de notre époque: les émissions de gaz à effet de serre, les pertes énergétiques, les inégalités sociales, la malbouffe, le chômage, la disparition du lien social, l’érosion de la biodiversité, le manque de résilience, l’injustice alimentaire.

Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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