« Paradoxe de la productivité » : Réévaluer l’Internet des Objets

Il y a près de 30 ans, les économistes Robert Solow et Stephen Roach avaient suscité un vif émoi en soulignant qu’en dépit des milliards de dollars investis dans les technologies de l’information, ils n’avaient pas eu de gains de productivité pour corollaire. Les entreprises achetaient des dizaines de millions d’ordinateurs chaque année et Microsoft venait d’entrer en Bourse, permettant à Bill Gates d’engranger son premier milliard de dollars.

Et pourtant, les statistiques nationales américaines ont montré que non seulement la productivité n’augmentait pas, elle ralentissait, un phénomène connu depuis sous le nom de « paradoxe de la productivité ». « L’ère informatique est partout visible » a malicieusement lancé Solow, « sauf dans les statistiques de la productivité ».

Nous pourrions aujourd’hui nous trouver à un moment historique similaire avec une nouvelle innovation: le fameux Internet des Objets – le lien créé entre des machines et des objets et les réseaux numériques. Des capteurs, des étiquettes et autres ressources embarquées connectées signifient que le monde physique peut aujourd’hui être numérisé, suivi, mesuré et optimisé.

Comme auparavant dans le cas des ordinateurs, les possibilités semblent infinies, les prévisions ont été extravagantes – et les données ne reflètent pour l’instant aucune progression de la productivité. Il y a un an, l’entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner plaçait l’internet des objets au sommet de la courbe Hype des attentes exagérées en matière de technologies émergentes.
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Capitaliste et juste à la fois ?

L’idée ne vient pas cette fois d’un candidat à la présidentielle française, mais de l’élite financière. Huit ans après la crise, qu’on croyait oubliée, des milliardaires de la finance veulent réformer le capitalisme.Un discours émerge sur une «morale de marché», où l’Etat ne semble pas jouer de rôle significatif. Cela peut-il marcher ?

Paul Tudor Jones II

Une morale pour éviter le pire

Mi-mars, l’un des papes des hedge funds londoniens, plus connu pour la virtuosité de ses ventes à découvert que pour ses discours humanistes, a fait fort. Paul Tudor Jones II s’est interrogé lors d’une conférence si le capital pouvait être «juste».

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L’intelligence artificielle, ou la défaite de l’être humain

Par Jean-Michel Besnier, professeur d’Université à Paris-Sorbonne, auteur de Demain les posthumains (2009) et de L’homme simplifié (2012) aux éditions Fayard.

L’intelligence des autres est parfois terrifiante. Quand elle vous surprend par sa clairvoyance dans une situation compliquée, quand elle suggère avec élégance des solutions à des problèmes qui vous décourageaient. Un sentiment d’injustice vous saisit alors : « le bon sens n’est pas la chose du monde la mieux partagée ». Mais on se console, en se félicitant que la nature humaine accueille aussi le génie.

L’intelligence exceptionnelle reste humaine, l’autre qu’on admire demeure un alter ego. Qu’en est-il, par contre, de cette intelligence dite artificielle dont Bill Joy, Stephen Hawkin, Elon Musk et Bill Gates redoutent qu’elle mette un terme à l’espèce humaine ?

On s’est amusé d’abord des prétentions des cybernéticiens des années 1950 qui envisageaient de fabriquer un humain artificiel. La reprise de vieux fantasmes issus du Golem s’inscrivait alors dans la dynamique d’un progrès technique dont on attendait qu’il satisfasse les attentes de l’humanité.

L’IA était un adjuvant qui devait fournir des moyens de nous épanouir: les premiers jeux électroniques assuraient les divertissements nécessaires aux hommes modernes ; les premiers systèmes-expert relayaient efficacement le savoir-faire des médecins ou des plombiers ; on attendait de machines à traduire qu’elles nous offrent de communiquer par-delà les frontières nationales…
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Milliardaires : Toujours plus nombreux

En 2014, le magazine Forbes a recensé 1.826 milliardaires dans le monde, un record absolu depuis 30 ans. Les États-Unis demeurent le pays où il y a le plus de milliardaires (536), devant la Chine (213), l’Allemagne (103) et l’Inde (90).

Bill Gates reste l’homme le plus riche du monde, tandis que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, intègre pour la première fois le cercle fermé des 20 plus grandes fortunes mondiales. Zoom sur les personnalités les plus riches du monde.

Citation du jour (Rediff.)

« La substitution logicielle, qu’elle serve aux conducteurs, aux serveurs ou aux infirmières, évolue. Au fil du temps, la technologie va faire chuter la demande pour ces emplois, et plus particulièrement en ce qui concerne les emplois peu qualifiés. D’ici à 20 ans, la demande de main-d’œuvre pour beaucoup de secteurs sera très inférieure. Je ne pense pas que les gens l’établissent dans leur modèle mental. » - Bill Gates

(Phrase prononcée en mars 2014 lors d’une session organisée par le « think tank » The American Enterprise Institute).

Une invention permet d’obtenir de l’eau pure et de l’énergie directement à partir des égouts

Le manque d’eau potable est un problème sanitaire de plus en plus présent dans certaines régions du monde. Pour lutter contre ce fléau qui touche au moins 2,5 milliards de personnes sur Terre, la Fondation Gates a mis au point une machine révolutionnaire.

Le Janicki Omniprocessor transforme en effet la vase venue de vos égouts (qui contient les excréments, les eaux usées… et pire encore) en eau potable, tout en produisant de l’énergie. Une innovation qui pourrait sauver des millions de vies.

Un tiers de la population souffrant actuellement du manque d’eau potable, les implications sanitaires d’un tel appareil sont immenses. Grâce au Janicki Omniprocessor, l’organisation humanitaire pense avoir trouvé le meilleur moyen d’y arriver, en convertissant la boue venant des égouts non seulement en eau potable mais aussi en électricité et en cendres pouvant servir de fertilisant.

Ce système permet d’acheter les déchets et de revendre l’électricité pour rentrer dans ses frais. C’est un plan très ambitieux mais la Fondation Gates possède toutes les ressources pour mener son projet à bien. Un seul modèle de Janicki Omniprocessor peut produire environ 10.800 litres d’eau par jour et la première installation sera implantée à Dakar à la mi-février 2015. Pour nous prouver que tout fonctionne bien, Bill Gates lui-même boit un verre d’eau sortie de la machine alors que ce n’était que de la vase toxique 5 minutes plus tôt.

Les milliardaires se sont enrichis de 92 milliards de dollars en 2014

Les 400 personnes les plus riches concentrent une fortune de 4.100 milliards de dollars, selon Bloomberg. Elle n’a augmenté « que » de 2,3 % cette année, malgré la montée en puissance des milliardaires chinois.


4.100 milliards de dollars. C’est le montant de la richesse des 400 personnes les plus riches de la terre selon Bloomberg. Elle s’est accrue de 92 milliards cette année, soit une progression de 2,3%. Une hausse moins impressionnante qu’en 2013, lorsque les 300 personnes les plus riches avaient vu leur fortune croître de 500 milliards de dollars.

La performance des Bourses mondiales, notamment dans les pays émergents (Russie, Brésil…) ou en Europe, peut expliquer le ralentissement de la croissance, surtout exprimé en dollars. L’indice MSCI World n’a ainsi progressé que de 4% cette année, contre +24% en 2013.

Sans surprise, Bill Gates demeure l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée par Bloomberg à 87,6 milliards de dollars (+9,1 milliards). Il devance Warren Buffett (+13,7 milliards à 74,5 milliards) qui a bien profité de la hausse de Wall Street pour ravir la deuxième place au mexicain Carlos Slim, dont la richesse a fondu de 628 millions en un an… Le principal perdant du Top 5 mondial s’appelle Amancio Ortega Gaona (-4,6 milliards à 61,8 milliards).
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Capitalisme et climat, la sonnette d’alarme de Naomi Klein

Après cinq ans de travail acharné, Naomi Klein a sorti un livre qui risque encore de faire des remous: “This changes everything: capitalism vs the climate”. La dernière publication de la célèbre journaliste et activiste canadienne fait suite à ses deux best-sellers internationaux: “La Stratégie du choc” (publié en 2007) et “No Logo” (sorti en 2000).

De passage à Amsterdam fin novembre, Naomi Klein a attiré plus de 700 personnes lors d’une soirée co-organisée par l’Institut américain John Adams. Dans son livre, l’auteure explique l’échec, jusqu’à présent, des efforts pour résoudre le problème du réchauffement climatique par la collision frontale entre la montée du néolibéralisme, depuis la fin des années 80, avec les premiers signes et avertissements de la crise climatique au même moment.

“Cette crise est survenue à un moment particulièrement mauvais”, a-t-elle relevé. En résumé, les sociétés ont eu le droit de poursuivre des bénéfices à court-terme. La privatisation et la déréglementation ont été encouragées, alors qu’il aurait au contraire fallu promouvoir la coopération et l’action collective, selon elle.

A présent, il serait temps d’agir vite: “Les délais peuvent aider, mais nous sommes à la limite ultime. Nous n’avons plus d’extension. Nous devons travailler ensemble et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre”, a-t-elle exhorté son public en prélude à la Conférence de Lima en décembre 2014 et de la Conférence de Paris en décembre 2015.
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Pauvreté, inégalités et privilèges

Inégalités et pauvreté font plus que jamais recette. À l’abri de la pensée unique, les articles et les ouvrages fleurissent sur ces thèmes et il n’est pas un media qui ne veuille clamer sa compassion à grand renfort de titres racoleurs et parfois au prix des pires amalgames et raccourcis.

Amplement imité, OXFAM n’hésite pas à dénoncer la richesse individuelle des 85 individus les plus nantis de la planète, comparée à celle (individuelle ou collective) des 3 milliards et demis des plus pauvres, omettant que les avoirs de ceux-là sont constitués pour l’essentiel d’investissements qui font vivre ou survivre ceux-ci.

Ce sont précisément ces richesses qui financent les outils de l’économie mondiale, laquelle emploie et rémunère ceux qui participent à l’accroissement de la richesse globale de la société ; et que réduire ce mécanisme à une comparaison de revenus n’a aucun sens, sinon celui d’une stupide provocation préjudiciable à tous, à commencer par les plus démunis.

Thomas Piketty nous fait partager ses interrogations, aux chiffres controversées, quant au meilleur niveau du partage capital-travail et Bill Gates en débat avec lui sur Internet. Dans le même temps l’INED, dans son bulletin “Population & Sociétés” traite des politiques familiales en France et en Europe et de leur évolution récente face à la crise, en ne précisant pas de quelle crise il s’agit ; économique ou démographique ?
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Laurent Alexandre : « Nos enfants iront-ils demain dans des écoles eugénistes ? »

L’école devra-t-elle devenir eugéniste? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ?

Chirurgien-urologue et neurobiologiste, Laurent Alexandre est également diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA. Pionnier d’internet, il est le fondateur de Doctissimo.fr. Auteur de « La mort de la mort » et de « La défaite du cancer », il s’intéresse aujourd’hui aux bouleversements qu’entraînent les NBIC. Il dirige par ailleurs DNAVision société spécialisée dans le séquençage ADN.

(Merci à Ripper2 et à Charles Sannat)

Quand les startups transforment nos assiettes

Des substituts alimentaires, de la viande par impression 3D, des scanners d’ingrédients… De nombreuses sociétés veulent modifier en profondeur notre manière de nous nourrir.

De Bill Gates à Sergey Brin, en passant par Peter Thiel, Biz Stone ou encore Evan Williams. Les grand noms de la high-tech américaine se bousculent pour investir dans des startups partant à l’assaut du secteur agro-alimentaire. Ces derniers mois, leur nombre n’a cessé de progresser. Elles attirent l’attention des médias, suscitent aussi le scepticisme, voire l’inquiétude.

Elles s’appellent Hampton Creek Foods, Beyond Meat, Modern Meadow ou encore New Frontier Foods. Elles produisent respectivement des œufs à partir d’un substitut végétal, des blancs de poulet à partir de plantes, des steaks de bœuf par impression 3D, des chips avec des algues… Et elles ambitionnent de révolutionner un secteur aujourd’hui dominé par de grandes multinationales.

Le monde de l’alimentation ne fonctionne plus. Il n’est pas durable, il est malsain et dangereux”, explique Josh Tetrick, le co-fondateur et patron d’Hampton Creek Food, qui entend substituer les oeufs par une préparation à base de pois et de sorgho. Ces personnalités, à l’origine de Microsoft, Google, PayPal et Twitter, l’ont bien compris.

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Afrique : Le vaccin selon Bill Gates

Le paludisme (ou Malaria) fait entre 1 et 3 millions de morts dans le monde chaque année. L’un des plus grands fléaux de notre monde. Depuis 30 ans, c’est la course au vaccin entre différents chercheurs pour solutionner ce problème.

Développé par GlaxoSmithKline en partenariat avec la fondation de Bill Gates, le premier vaccin antipaludique est sur le point d’être commercialisé. Un lancement qui déclenche une vive polémique politico-scientifique.

Aujourd’hui, certains soupçonnent GSK et Bill Gates, qui ont investi 500 millions de dollars dans l’opération, de faire pression pour que leur vaccin soit le premier à être mis sur le marché, indifféremment de son efficacité…

L’homme le plus riche au monde est toujours Carlos Slim

Le magazine américain Forbes a publié mercredi son classement des personnalités les plus riches du monde. 1226 milliardaires sont recensés.

Le trio de tête reste inchangé: sur la première marche du podium, le mexicain Carlos Slim avec une fortune estimée à 69 milliards de dollars, suivi des Américains Bill Gates et Warren Buffet.


50 chiffres incroyables sur l’économie des États-Unis en 2011

Bien que la plupart des américains se sentent frustrés par l’économie actuelle, la vaste majorité d’entre eux  n’ont toujours aucune idée de la gravité de notre déclin économique ou des difficultés à venir si nous ne prenons pas immédiatement des décisions radicales. Si nous n’informons pas les américains que l’économie des USA est atteinte d’une maladie mortelle, alors ils continueront à croire tous les mensonges que les politiciens leur servent depuis des lustres. Quelques ajustements ici et là ne suffiront pas à réparer notre économie. Nous avons vraiment besoin de changer fondamentalement de direction. L’Amérique consomme bien plus de richesses qu’elle n’en produit et notre dette explose littéralement. Si nous restons sur le chemin actuel, un effondrement économique est inévitable. Espérons que les données économiques de 2011 que j’ai inclus dans cet article seront assez choquantes pour réveiller quelques personnes.

À cette période de l’année, beaucoup de familles se retrouvent, et la plupart du temps on en vient à discuter de politique. J’espère que beaucoup d’entre vous utiliseront la liste ci-dessous comme un outil pour vous aider à diffuser la réalité sur la crise économique aux USA auprès de votre famille et de vos amis. Si nous travaillons tous ensemble, peut-être que nous réveillerons des millions de personnes  qui prendront conscience que le « business as usual » provoquera un effondrement de l’économie nationale.

Les 50 chiffres économiques de l’année 2011 presque trop gros pour y croire sont :

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Le très généreux Bill Gates

Bill Gates était l’homme le plus riche au monde, il est devenu le plus généreux en créant sa fondation il y a dix ans, la plus puissante de tous les temps.
Dotée aujourd’hui de plus de 50 milliards d’euros, elle finance des actions humanitaires sur toute la planète et ambitionne de trouver les premiers vaccins contre le paludisme et le SIDA. Mais son mode de financement ou son soutien aux OGM suscitent aussi la controverse et posent question sur le pouvoir qu’elle a acquis grâce à la fortune de son fondateur. Pour la première fois, la Fondation Gates a ouvert ses portes à une télévision française, pour une enquête inédite dans son siège de Seattle, en Afrique et en France.

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L’agrobusiness dans le monde : deux décennies de pillage

Avec cet aperçu de l’expansion de l’agrobusiness dans le système alimentaire mondial au cours des vingt dernières années, nous amorçons une réflexion sur ce qu’on peut attendre de ces entreprises dans les années à venir.

Au début des années 1990, une grande partie des pages de Seedling [littéralement : semis, jeune plant - publication de grain.org] étaient consacrées à des discussions sur les accords internationaux et les programmes de recherche publique. Les grandes sociétés apparaissaient certes dans ces discussions, mais surtout comme une menace à l’horizon, un groupe soutenant de façon agressive le modèle d’agriculture industrielle qui détruisait la biodiversité agricole. Vingt ans plus tard, la situation n’est plus du tout la même. Le pouvoir des grandes sociétés dans le système alimentaire s’est en effet étendu à pas de géants. Aujourd’hui, ce sont elles qui définissent les règles mondiales, tandis que les gouvernements et les centres de recherche publique suivent le mouvement.

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“Le stratagème de Facebook pour s’emparer d’Internet”

Mark Zuckerberg, fondateur et PDG du réseau social a annoncé de nouvelles technologies qui renforceraient le contrôle des données personnelles.

Mark Zuckerberg doit lire Newsweek. Depuis des mois, ce blog réclame qu’il rende public le graphe social — les données collectées par Facebook décrivant notre réseau d’amis, nos goûts et autres — et le partage avec le reste du monde. En février déjà, nous écrivions : “si la concurrence stimule effectivement l’innovation, les systèmes fermés la tuent… Personne aujourd’hui n’est en position de disputer à Facebook son efficacité à exploiter le graphe social, car il est le seul à en détenir la clé, et pour l’heure, nous sommes tous enfermés à l’intérieur.

Facebook a toujours la clé, mais hier, il a soudain ouvert les portes en grand. Lors de la conférence annuelle des développeurs indépendants, Zuckerberg, CEO de la firme, a pris la parole pour annoncer des nouvelles technologies à même de changer la donne. La première est un bouton “j’aime” à l’échelle du web. À présent, quel que soit le site que l’on aura visité, de CNN à IMDb, on pourra indiquer que l’on a “aimé” tel ou tel petit bout de contenu qu’on y a trouvé. La connexion est automatiquement et intelligemment intégrée dans son profil Facebook — si vous avez aimé Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Facebook comprend qu’il s’agit d’un film, et l’ajoute automatiquement à votre liste de films favoris.

Voici donc Facebook le coucou et son petit nid bien rempli, qui va ramasser la moindre bribe d’information concernant ses utilisateurs, quelle que soit sa provenance sur le web.

La deuxième technologie, la plus importante, c’est le “graphe ouvert.” Pour la première fois, les développeurs indépendants pourront disposer d’un aperçu du graphe social de Facebook, et l’utiliser sur leurs propres sites. En pratique, cela signifie que, si vous vous rendez sur le site de CNN, CNN peut vous afficher une liste d’articles que vos amis ont indiqué avoir “aimé” — même si vous n’avez jamais mis les pieds auparavant sur le site, et encore moins créé un compte et vous y être enregistré.

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Capitalisme : qui ne paye pas ses dettes s’enrichit

Par Daniel Gross

Si les grandes sociétés et les milliardaires n’hésitent plus aujourd’hui à ne plus rembourser leurs crédits, pourquoi les simples particuliers devraient-ils le faire ?

Les taux d’intérêt sont à la hausse aux Etats-Unis. Ils ont atteint en moyenne 5,14% à la fin de l’année dernière, pour les crédits immobiliers à 30 ans des emprunteurs considérés comme de bons risques par les établissements prêteurs. Sur les crédits immobiliers à 15 ans, le taux est maintenant de 4,54%.

Ces hausses des taux de crédit signifient qu’en dépit des efforts de la Réserve fédérale américaine, le remboursement de leur prêt va devenir plus difficile pour de nombreux Américains. D’autant plus que le chômage maintenant touche 10% de la population active Et si les Américains s’arrêtaient tous de rembourser leurs crédits, à l’image des milliardaires et des grandes entreprises qui soudain décident de ne plus remplir leurs engagements par pur calcul ?

Le phénomène des défauts de paiement dits stratégiques – des débiteurs qui pourraient continuer de rembourser leurs emprunts immobiliers, mais décident de ne plus acquitter leurs obligations – est en augmentation rapide aux Etats-Unis. Selon le Wall Street Journal, ces défauts de paiement stratégiques dépasseront sans doute le nombre d’un million en 2009. Certains en viennent à s’inquiéter pour l’avenir même du capitalisme.

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(02.10.2009)

  • Nouvelle hausse du chômage dans la zone euro en août

Le taux de chômage dans la zone euro a encore augmenté en août pour atteindre 9,6%, son plus haut niveau depuis mars 1999, montrent les statistiques officielles. C’est un niveau conforme à ce qu’attendaient les économistes. Le taux de chômage du mois de juillet a été confirmé à 9,5%. Le chômage dans l’ensemble de l’Union européenne a atteint parallèlement un plus haut depuis mars 2004, à 9,1%, après 9,0% en juillet. Pour la France, Eurostat fait état d’un taux de chômage de 9,9% en août contre 9,7% le mois précédent. Au sein de l’Union, c’est en Espagne que le taux de chômage est le plus élevé, à 18,9%, devant la Lettonie (18,3%).
Reuters

  • Les Américains super-riches s’appauvrissent

Les 400 plus grandes fortunes des Etats-Unis ont perdu 300 milliards de dollars (205 milliards d’euros) au cours des 12 derniers mois, pour passer de 1.570 milliards à 1.270 milliards de dollars, selon le classement Forbes, un instantané au 10 septembre 2009. Warren Buffet, la seconde fortune américaine, a perdu 10 milliards de dollars à cause de la chute des actions de Berkshire Hathaway, qui ont perdu 20 % de leur valeur en 12 mois. Il pèse maintenant 40 milliards de dollars. Le numéro un, Bill Gates, co-fondateur de Microsoft, a perdu 7 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros) en 12 mois. Les dix plus grandes fortunes américaines ont perdu au total 39,2 milliards de dollars au cours des 12 derniers mois, c’est-à-dire 14 % de leur valeur. Le Figaro

  • Le PIB britannique a reculé de 0,6% au deuxième trimestre

La contraction de l’économie britannique a finalement été légèrement moindre qu’estimé précédemment au deuxième trimestre, grâce à une amélioration plus nette que prévu de l’activité dans le secteur de la construction, montrent les chiffres définitifs publiés ce mardi par l’Office national de la statistique (ONS). Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,6% d’un trimestre sur l’autre, contre un recul de 0,7% dans la précédente estimation. En rythme annuel, la contraction du PIB est confirmée à 5,5%, ce qui constitue une baisse d’activité sans précédent au Royaume-Uni. La contraction du PIB au premier trimestre a aussi été révisée. Elle a finalement été de 2,5% contre 2,4% annoncé précédemment, en raison d’une dégradation plus forte qu’estimé dans le secteur des services. La Tribune

  • Contraction de 0,7% de l’économie américaine au 2e trimestre

La légère baisse du PIB sur la période avril-juin fait suite à la chute de 6,4% en rythme annuel enregistrée au premier trimestre de cette année, la pire dégringolade depuis près de 30 ans aux Etats-Unis. Au quatrième trimestre de 2008, l’économie américaine se contractait de 5,4%. Le chiffre publié mercredi est à comparer au taux de 1,1% anticipé par les économistes. Cette estimation finale du PIB du deuxième trimestre a été rendue public le dernier jour du troisième trimestre, qui devrait être, selon les analystes, celui d’un rebond de l’économie américaine. Le recul du PIB entre avril et juin marquait le quatrième trimestre consécutif de baisse, une première dans les statistiques économiques américaines qui remontent à 1947. Associated Press (via Yahoo)