Les trésors de la joaillerie française

Avec ses grandes maisons séculaires, ses savoir-faire ancestraux et ses collectionneuses célèbres, la joaillerie française a une histoire singulière. Elle possède aussi un lien fascinant et quasiment mystique avec la grande Histoire.

A chaque joyau sa légende et son fabuleux destin. Au fil des siècles, les bijoux ont incarné fortune, séduction, consécration, mais aussi complots, corruption et ruine.

Le dernier roi des orfèvres

A l’heure de la conception par ordinateur et de la fabrication assistée par la robotique, Gian-Maria Buccelatti fait encore tout à la main. Certaines pièces créées par ce joaillier italien demandent plusieurs années de travail.

De ses ateliers milanais à sa boutique de la Place Vendôme, cet artisan du luxe perpétue la tradition de ses ancêtres qui ont fait la réputation de la maison Buccelatti dès la fin du XIXème siècle.

Russie : Le trésor perdu des Romanov

On sait qu’en 1917, parce qu’ils avaient besoin de liquidités, les bolcheviques ont vendu une partie des biens de valeur trouvés au Kremlin, ainsi que ceux que Nicolas II avait cachés au couvent Saint-Jean de Tolbolsk, en Sibérie. Mais qu’est devenu le trésor de la Maison Romanov ? Une enquête qui démêle mythes et vérités historiques.

L’une des conséquences inattendues de l’effondrement de l’URSS est un regain d’intérêt pour l’or, les bijoux et autres objets précieux qui appartenaient au tsar et à ses proches. Ils sont nombreux à fouiller les archives, à compulser des catalogues censés répertorier diverses pièces ou à courir les salles des ventes, à l’instar de Nadejda Danilevitch, qui a fait partie de la commission d’enquête sur l’exécution de Nicolas II, et à tenter de retracer le parcours des biens personnels des Romanov. L’oligarque milliardaire Alexeï Ivanov, lui, rachète les mythiques œufs Fabergé, fleurons du trésor du tsar.

Birmanie : La vallée des rubis

Le rubis, l’émeraude, le saphir et le diamant sont les quatre pierres les plus recherchées dans le monde. Certains sont prêts a payer très cher, 800.000 € pour un collier en rubis et diamants ou jusqu’à 2 millions d’euros pour un rubis d’une intensité extrêmement  profonde.

Ces pierres d’exception, sous des reflets rouges incomparables, on ne l’on trouve qu’en un seul endroit du globe: le nord de la Birmanie près de la frontière chinoise.

La nouvelle fièvre de l’or

Le traumatisme laissé par la crise provoque une ruée sur les lingots. L’envolée des prix du métal rend ces achats des plus spéculatifs.

Dans une note d’analyse intitulée «Une météo parfaite pour l’or», la banque américaine Morgan Stanley assurait il y a quelques jours que «la possibilité d’un nouveau programme de création de liquidités aux États-Unis [ndlr: pour relancer la machine du crédit] et une faiblesse persistante de la valeur de la monnaie papier renforce notre désir de détenir de l’or».

Sa concurrente Bank of America n’est pas en reste, estimant que la hausse du métal jaune «reflète le deuxième acte de la bulle du crédit». Après celui de la paralysie du système bancaire, cette étape serait celle de «la méfiance des banques centrales entre elles, sur fond d’augmentation du risque des emprunts d’État ou d’interventions surprises sur les marchés des changes».

«Aujourd’hui, c’est simple, soit vous faites confiance aux gouvernements, soit vous achetez de l’or», résume un courtier londonien.

Unanimité sur la hausse

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Bientôt une taxe sur l’or et les bijoux ?

La vente de métaux précieux et de bijoux pourrait être lourdement imposée, à hauteur de + 8,2%, en 2010. Le Sénat veut soumettre ce placement chouchou des Français à la CSG pour financer le trou de la Sécu.

Évoquée rapidement par les députés il y a quelques semaines lors de l’étude au Parlement de la loi de financement de la Sécurité sociale, la mesure revient sur le devant de la scène au Sénat. Portée par la très influente commission des Affaires sociales, contre l’avis du gouvernement qui y voit une mesure « difficile à appliquer techniquement ». Alors que les métaux précieux comme l’or rencontrent un succès croissant en France depuis plusieurs mois, les sénateurs espèrent récupérer « quelques millions d’euros » grâce à cette nouvelle taxe.

En clair, pour les détenteurs de lingots, bijoux et autres pièces d’or, les transactions ne seront plus taxées à 8% mais 16,2%. Le but de cette manœuvre est simple : ramener “quelques millions d’euros” dans les caisses de l’État, les Français détenant environ 3000 tonnes d’or sous leur matelas. Une contribution qui s’ajoutera aux taxes déjà existantes (CRDS…).

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La fièvre de l’or et des bijoux anciens

L’or est une valeur sûre. Après la crise financière, la confiance dans les actions ébranlée, le métal jaune a joué à fond son rôle de valeur refuge et la cote s’est envolée. L’or a presque doublé de valeur en un an. Les bijoux anciens ont aussi la cote.

« L’or a beaucoup monté, pas loin de 80 % en un an » assure même Christian Déro, bijoutier joaillier fabricant. « Heureusement, dans les bijoux le poids de l’or ne rentre pas trop en ligne de compte, poursuit le spécialiste, mais avec le livret d’épargne à 1,75 % certains sortent leur argent et se font plaisir, ce qui fait qu’en ces temps de crise nous ne sommes pas trop touchés et nos bijoux se vendent bien, même si on ne peut pas parler véritablement de placement en la matière ».
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