La cryothérapie : Un nouveau remède

La médecine par le froid est en plein essor dans tous les domaines. Tendinites, mal de dos, douleurs musculaires et même soins esthétiques, la cryothérapie a la cote. L’Institut national du sport est pionnier de la cryothérapie en France.

Aujourd’hui, c’est le monde de l’esthétique qui s’empare de la cryothérapie. Amincissement, perte de poids, antiride, des dizaines d’instituts dans toute la France ne jurent que par le froid qui rend beau. Pour l’instant, aucune étude scientifique ne le prouve, mais les clientes sont prêtes à faire une quinzaine de séances à 50 euros chacune.

Heureux à tout prix : Pourquoi les Français ne sont-ils pas dans le coup ?

Économiste et professeur à l’université Paris-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris, Claudia Senik est spécialisée dans le domaine du bien-être et de l’économie comportementale. 

Son ouvrage “L’Économie du bonheur” est paru aux éditions du Seuil en octobre 2014. Nous l’avons interrogée sur l’aptitude des Français au bonheur car malgré des niveaux de vie élevés, la France montre une certaine inaptitude au bonheur. Bien-être et croissance sont-ils liés ?

Le bonheur est subjectif, on le ressent ou pas. Comment peut-il devenir un indicateur économique ?

La méthode consiste à mettre en relation du subjectif et de l’objectif ; on demande aux gens d’évaluer par une note leur bonheur, leur satisfaction dans la vie, vis-à-vis de leurs institutions, etc. On récolte aussi des données objectives sur le revenu, la profession, la situation maritale ou le niveau d’éducation.

L’originalité de ce type d’enquête, c’est que les individus eux-mêmes quantifient ; à aucun moment on ne présuppose ce que le bonheur devrait être, chacun en ayant sa propre conception. Loin d’être prescriptive, cette approche est très libre. De là, les économistes cherchent à savoir s’il existe des fondements économiques au bonheur, des leviers pour que les gens se sentent plus heureux.
Lire la suite

Le bonheur au travail

La crise économique touche le monde entier, mais dans ce magma de déprime, il existe cependant des entreprises où règne le bonheur.

Qu’y a-t-il de commun entre le Ministère de la Sécurité sociale belge, le géant indien HCL et Chronoflex à Nantes, leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques ? Toutes sont des entreprises « libérées », des entreprises dans lesquelles les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu’ils jugent pertinent pour effectuer leur travail.

Est-ce un rêve ou une réalité ? Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d’activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de recréer la confiance, la liberté et la créativité dans le monde du travail.

Documentaire de Martin Meissonnier (France, 2014, 90mn)

Inde : Création d’un ministère du Yoga

Le chef du gouvernement indien Narendra Modi a profité d’un remaniement pour créer un nouveau ministère: celui du yoga. Ce dernier vise à relancer et promouvoir cette discipline.

Le remaniement ministériel proposé par Narendra Modi a pour objectif d’accélérer les réformes annoncées lors de son arrivée au pouvoir en mai. Il a désigné dimanche 9 novembre 2014 un ministre chargé des médecines et pratiques traditionnelles telles que l’ayurveda, le yoga, l’Unani, le Siddha et l’homéopathie (AAYUSH). Il s’agira de l’ancien ministre du Tourisme, Shripad Yesso Naik.

Le yoga permettra de découvrir le sens de l’unité entre soi, le monde et la nature

Pas étonnant puisque le premier ministre indien est un strict végétarien et pratique quotidiennement le yoga. Ce dirigeant nationaliste avait d’ailleurs déjà demandé à l’ONU en septembre d’envisager l’instauration d’une journée mondiale du yoga, estimant que la discipline “permettait de découvrir le sens de l’unité entre soi, le monde et la nature“.

Lire la suite

Merkel : « L’Allemagne a besoin de l’Europe »

Lors de ses voeux pour 2011, la chancelière allemande a réaffirmé son soutien à l’euro, alors que l’opinion publique est très partagée face à la monnaie unique.

L’Allemagne a besoin de l’Europe et de l’euro, «fondement de notre prospérité», a déclaré la chancelière Angela Merkel lors de ses voeux pour 2011, alors que les Allemands semblent douter de cette monnaie. «L’Europe se trouve ces mois-ci au milieu d’une épreuve cruciale. Nous devons renforcer l’euro. Il ne s’agit pas seulement de notre argent. L’euro est bien plus qu’une devise», a déclaré Mme Merkel dans son message télévisé dont la chancellerie a diffusé le texte à l’avance.

«Nous Européens, nous sommes unis pour notre plus grand bien. L’Europe unie est la garante de notre paix et de notre liberté. L’euro est la base de notre prospérité», explique la chancelière. «L’Allemagne a besoin de l’Europe et de la monnaie unique. Pour notre propre bien-être comme pour remplir nos devoirs à l’échelle mondiale», poursuit Mme Merkel.

Lire la suite

Implosion occidentale et croissance chinoise

Une tribune libre de Michel Drac

La plupart des Occidentaux sont encore aujourd’hui convaincus que les USA possèdent une économie infiniment plus puissante, performante et créatrice de richesses que l’économie chinoise.

Il est fréquent qu’on vous oppose, quand vous évoquez la montée en puissance de la Chine, le ratio qui existe entre le PIB US au taux de change courant (14 400 milliards de dollars en 2008) et son équivalent chinois (4 300 milliards pour la même année), soit à peu près le chiffre magique de 3.

Voyons, comment pouvez-vous évoquer une situation de quasi-parité entre Chine et USA en termes de puissance économique, alors que le PIB des USA est trois fois plus gros que celui de la Chine ? Et comment pouvez-vous dire que le système US n’est pas forcément plus performant que le système chinois, alors que les USA, quatre fois moins peuplés que la Chine, ont un PIB trois fois plus important ? Voyons, le PIB par habitant des USA est 13 fois plus élevé que celui de la Chine !

Pour mesurer à quel point ce type d’interrogation est en soi révélateur de la confusion carte/territoire qui constitue, dans l’actuelle phase de paraphrénie collective, l’essence du mode de pensée de nos contemporains occidentaux, il faut ici rappeler quelques évidences.

Lire la suite

Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ?

Ouvrage collectif soutenu entre autres par le réseau ATTAC : « Souveraineté alimentaire, que fait l’Europe ? ».

Bonne question.

L’Union Européenne est un pôle important lors de toutes les négociations internationales sur les questions agricoles et alimentaires. En 2013, le gel de la Politique Agricole Commune arrive à terme. La réforme de la PAC sera donc, à nouveau, à l’ordre du jour. Qu’attendre de Bruxelles dans ce cadre ?

Précision d’entrée de jeu : nous avons bien dit « attendre de Bruxelles », et non de Strasbourg, car, en ce qui concerne la PAC (40 % du budget de l’UE), le Parlement (élu démocratiquement) n’a sur l’essentiel qu’un pouvoir consultatif, tandis que la Commission (non élue) est seule habilitée à proposer des directives au Conseil des Ministres de l’Agriculture (c’est ce qu’on appelle la « démocratie européenne »). C’est à peu près la relation entre le Bureau Politique du Parti Communiste et le Soviet Suprême dans la défunte URSS, soit dit en passant.

Pour la bonne bouche, signalons encore que l’objectivité de la Commission ne paraît pas tout à fait indiscutable (on va dire ça comme ça). Exemple : la Commission s’est récemment félicitée publiquement des « bonnes relations » qu’elle entretient avec la Confédération des Industries Alimentaires et des Boissons (CIAA), soulignant le « traitement 5 étoiles » (sic) accordé à ce lobby. Pas triste.

Bref, donc : qu’attendre de Bruxelles ?

Lire la suite

Crise et mutation (suite et fin)

Il y a quelques jours, nous avons publié deux extraits d’un livre-dialogue, insolite et inclassable, qui vient de paraître, « Crise et mutation » (Editions Charles Antoni – L’Originel, janvier 2010).

En voici un troisième et dernier passage, dû à Jean-Pierre Crépin, ex-associé du groupe de marketing HighCo, spécialiste de la mutation consommateur citoyen, auteur du blog Nécronomie, sur lequel il chronique la crise après l’avoir annoncée dès 2005.

« L’individu ayant abandonné sa liberté au profit du social, peut, en cas de retournement, se déchaîner contre ce qu’il adulait jusque-là. » (Charles Antoni)

Certes, mais depuis la chute des idéologies, Charles, je pense que les insurrections auxquelles nous aurons droit seront d’un autre ordre ou plutôt le prolongement de celui-ci.

Nous sommes devenus les sous-produits d’un mode de vie érigé en tant que culture : le consumérisme et la culture des Marques devenus philosophie de vie.

Les émeutes de la Gare du Nord avaient donné lieu à des commentaires, où il s’agissait de déterminer si nous étions en présence d’une révolte sociale, ou d’actes de délinquance. Un syndicat de police nous certifiant que nous étions en présence de délinquants, puisqu’il y avait eu pillage d’un magasin de chaussures.
Lire la suite