IBM imagine se débarrasser des trois quarts de son personnel

IBM envisage de se séparer des trois quarts de ses 399 000 salariés au cours des sept prochaines années. Le site spécialisé en ressources humaines Personnel Today, qui a interviewé le responsable du personnel d’IBM Tim Ringo, explique que si un tel scénario était appliqué, 299 000 salariés seraient licenciés d’ici à 2017, et pourraient être réembauchés au cours de missions spécifiques.

Le but d’IBM est clair : réduire ses coûts importants en force salariale. Selon Tim Ringo, ce n’est qu’une option envisagée pour l’instant, mais il y aurait un réel besoin chez IBM : « il n’y aurait plus de coûts de fabrication, et plus de retraites ou de dépenses de santé à payer. Ce qui permettrait d’importantes économies. »

Pour Robert Morgan, directeur du cabinet de consultants Burnt Oak Parteners, « c’est quelque chose que les grands fournisseurs de services font depuis trois ans », et tous semblent vouloir adopter ce type de stratégies. Selon lui, « la seule façon de réduire leurs coûts est de réduire leur personnel fixe. »

La problématique évoquée par Morgan, c’est la compétition « avec les pays low-cost, comme la Chine. De plus, les grandes entreprises doivent rester à la hauteur face à de nouvelles formes de technologies, donc les coûts salariaux sont la dernière chose dont elles veulent. »

Le problème, pour le consultant de KPMG Bernard Brown, est de parvenir « à encourager les gens à continuer à travailler pour vous » une fois qu’ils ont été licenciés. « Les problèmes pour les conserver sont énormes. Et le moral du personnel pourrait également être affecté. »

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