Bourse : avec l’informatique haute fréquence, certains «savent, tout simplement…»

Ces mois de crise qui n’en finissent pas, et ne sont pas prêts de le faire, auront déjà été l’occasion de multiples et étonnantes découvertes. Non pas en raison de l’attitude de ses principaux acteurs – sans surprise, la plupart d’entre eux restant rigoureusement dans leur rôle – mais à cause de l’inventaire en cours des petites merveilles que contient la boîte à outils de la finance, désormais que son couvercle est un peu ouvert.

Il est devenu courant, parfois même dans les milieux bien-pensants, d’évoquer la partie fantôme du monde de la finance et de reconnaître qu’un secteur important de celle-ci échappe, faute d’être à ciel ouvert, à toute inventaire. De la même manière que l’on s’est mis à parler de l’économie réelle, comme si une partie d’entre elle ne l’était pas.

Des esquisses de la finance fantôme peuvent commencer à être tracées, en s’appuyant sur de premiers repères : centres non coopératifs (paradis fiscaux), structured investment vehicles (structures de parking d’actifs), hedge funds (mercenaires de la finance), etc. On parvient à distinguer, dans ces coulisses dépourvues de tout éclairage, un petit monde assez mystérieux qui actionne toute une machinerie complexe, aux rouages qui nous dépassent. Jouant de commodités, semble-t-il, d’autant plus décisives qu’elles restent dans l’ombre.

On finit par pressentir que le monde visible de la finance a un double qui ne l’est pas, et qui joue pourtant un rôle fonctionnel. Etablissant le parallèle avec le double langage que les membres de sa confrérie pratiquent couramment, s’étant donné entre initiés des raisons d’être distinctes de celles qu’ils affichent pour la galerie (soutenir l’économie). Lire la suite

Les trois limites de la dette publique

Notre dette publique a atteint 1.489 milliards d’euros fin 2009, soit 17 points de plus que les 60% du PIB des critères de Maastricht. « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limites », aurait dit Alphonse Allais.

S’agissant de la dette, on peut cependant identifier encore trois limites devant nous :

- la limite de l’efficacité, au-delà de laquelle la dette publique pèse sur la croissance ;

- la limite de solvabilité, au-delà de laquelle un pays ne peut plus payer les intérêts de sa dette ;

- la limite de soutenabilité, au-delà de laquelle la dette est jugée tellement injuste par les jeunes générations, qu’elle entraîne une rupture du pacte social.

La limite d’efficacité est difficile à estimer. Certes, les pays qui ont le plus de dette ont le moins de croissance. Mais les raisons de ce lien peuvent être multiples : c’est le ralentissement de la croissance japonaise qui a entraîné l’augmentation de sa dette publique, et non l’inverse.

Il est clair qu’un fort besoin de financement public va réduire les financements disponibles pour le privé et réduire l’efficacité publique, en rendant impossibles des dépenses d’avenir même très rentables. Mais ces effets sont difficilement quantifiables.

La limite de solvabilité dépend du niveau de la dette et des taux d’intérêt. Le Japon avec une dette de 200 % du PIB, mais un taux de 1,5%, aura le même niveau de charges d’intérêt que la France avec 80% de dette. Voila comment le Japon pourra soutenir, tant que ses taux restent bas, une dette plus élevée que la Grèce.

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La crise accélère la désindustrialisation de la France

Total doit officialiser aujourd’hui [1er février 2010] la fermeture de sa raffinerie de Dunkerque. Un exemple spectaculaire de la façon dont la crise accélère la désindustrialisation de la France. Une croissance en berne, des coûts de production élevés : ce n’est plus en Europe, mais dans les pays émergents que les industriels investissent.

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Dunkerque, ville symbole. Le 19 novembre 1988, le Premier ministre d’alors, Michel Rocard, annonçait « une très grande et très bonne nouvelle économique pour la France » : la construction par Pechiney d’une usine d’aluminium à Dunkerque.

Vingt ans plus tard, où en est-on ? Pour la ville du Nord, ce lundi est à marquer d’une pierre noire. Rexam, le groupe britannique qui avait repris l’usine de boîtes-boissons de Pechiney en 2001, a fait une croix sur ce site. Il doit envoyer aujourd’hui les lettres de licenciement à son personnel. Sur un marché en surcapacité, l’usine sortie de terre en 1991 n’était plus compétitive, selon la direction.

C’est ce lundi, aussi, que Total doit officialiser la fermeture de sa raffinerie des Flandres, autre cathédrale industrielle de la région. La raffinerie, qui emploie 370 salariés et 450 sous-traitants, est à l’arrêt depuis mi-septembre. Elle ne devrait pas redémarrer et serait transformée en dépôt.

Total gagne de l’argent, bien sûr. Dans dix jours, le champion français devrait dévoiler un bénéfice annuel d’environ 8 milliards d’euros. Mais ces profits ne viennent pas de la raffinerie des Flandres qui, elle, est déficitaire. D’où la décision de fermer l’unité, malgré la polémique qui s’annonce.

Dunkerque est un bon miroir de l’industrie française. Malgré le volontarisme politique qui a amené à créer des sites comme ceux de Pechiney, l’industrie ne cesse de perdre du terrain en France.
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Italie : la mafia a enregistré un bénéfice record pendant la crise économique

La criminalité organisée en Italie a pris son envol l’an dernier, alors que l’économie du pays s’essoufflait. Les grands syndicats du crime ont augmenté leur bénéfice de 78 milliards d’euros en 2009, ressort-il du rapport annuel du groupe anti-mafia SOS Impresa.

[Note de Fortune : si on lit la synthèse du rapport en question, il s'agit, non pas d'une augmentation du bénéfice, ce qui serait proprement énorme, mais "seulement" du bénéfice net.]

Les revenus [N.B. : là encore, il s'agit en réalité, non des revenus, mais du "chiffre d'affaires" - cf. la note précédente. Fortune] des grands clans mafieux ont augmenté de 4%, à 135 milliards d’euros.

Ils dépassent les revenus du groupe pétrolier Eni, l’entreprise la plus importante d’Italie en terme de valeur, et représentent près de 9% du PIB.

Selon le rapport de SOS Impresa, le trafic de drogue, et la vente de cocaïne en particulier, est l’activité la plus rentable de la Cosa Nostra, de la Camorra, de la ‘Ndrangheta et de la Sacra Corona Unita. Les recettes sont ensuite injectées dans l’économie légale.

La Justice, en Sicile, a fait saisir jeudi, lors de sa dernière opération contre le crime organisé, pour 550 millions d’euros de biens appartenant à la Cosa Nostra.

Le Vif (Belgique)

(Merci à SPOILER)

(13.11.2009)

► Les Français contre le grand emprunt ne plébiscitent pas la politique économique du gouvernement

Une majorité de Français refuse de soutenir le grand emprunt voulu par le président Nicolas Sarkozy. Selon le baromètre mensuel BVA-Absoluce-Les Echos-France Info sur la politique économique du gouvernement, 54 % des sondés déclarent ne pas soutenir l’initiative du chef de l’Etat de lancer début 2010 un grand emprunt pour financer les “investissements d’avenir” de la France. Les Français considèrent à 63 % que la politique économique menée par le gouvernement est “mauvaise”, soit autant qu’en octobre. Le Monde

► En grande surface, les produits bio coûtent 72% plus cher

Manger bio est un luxe à en croire les résultats d’une enquête menée par le magazine spécialisé «Linéaires». Et près d’un produit sur trois «dépasse les 90% de différentiel». Des résultats étonnants et contraires à un discours officiel avançant un prix supérieur de 20 à 30%. Le magazine a comparé les prix de plus de 600 «produits conventionnels et bio strictement comparables en termes de marque, de recette, et de format/conditionnement» dans quatre enseignes, Leclerc, Carrefour, Intermarché et Géant Casino parmi, «les plus impliquées dans la vente de bio», notamment via leur offre de produits de marques de distributeurs. Par catégories de produit, la charcuterie et le traiteur bio coûtent 95% de plus, les fruits et légumes 90%, l’épicerie sucrée 74%, l’épicerie salée 73% et la crémerie 57%. La différence de prix s’explique de plusieurs manières: «les enseignes positionnent l’offre bio en se demandant quel prix le client est prêt à payer. Et en l’occurrence le bio touche une clientèle urbaine, âgée et aisée, qui n’est pas très regardante sur les étiquettesLe Parisien

► Recul de 21% du bénéfice de Crédit Agricole SA

Le véhicule coté du groupe Crédit agricole, premier réseau bancaire français, a fait état d’un bénéfice net de 289 millions d’euros pour le trimestre clos au 30 septembre, en baisse de près de 21% par rapport au troisième trimestre 2008. Reuters

► Le marché des billets d’avions reste déprimé

Le nombre de billets d’avion émis par les agences de voyages en France a reculé de 4,5% en octobre par rapport au même mois en 2008 et de 6,8% sur les dix premiers mois de l’année, a annoncé le Syndicat national des agences de voyages (Snav). You Vox

(11.11.2009)

  • Nette baisse des tarifs hôteliers en Europe en novembre [et sur un an]

Les prix des hôtels européens ont baissé en moyenne de 10% en novembre par rapport à octobre, certaines villes affichant des reculs plus significatifs comme Venise (-33%) ou Séville (20%), selon l’indice du site de comparateur de prix Trivago. Le prix d’une chambre double standard en Europe s’élève à 106 euros en novembre (118 euros en octobre), un niveau équivalent à juillet-août qui étaient les plus bas de l’année, où les hôteliers pour amoindrir les effets de la crise ont consenti des baisses de tarifs. Par rapport à novembre 2008, la baisse est de 9%, selon cet indice qui prend en compte les prix moyens d’une chambre double standard de près de 12.000 hôtels, calculés d’après les 50.000 requêtes de prix de chambres quotidiennement effectués via le comparateur de prix.
Le Monde

  • Recul de la confiance des investisseurs en Allemagne

Le moral des analystes et investisseurs allemands recule plus que prévu en novembre, perdant près de cinq points par rapport à octobre, a montré ce mardi l’enquête mensuelle de l’institut d’études économiques allemand Zew . Il s’agit de sa deuxième baisse consécutive. L’indice Zew est ainsi ressorti à 51,1, après 56 en octobre et 57,7 en septembre, et alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse moins forte, à 55. Selon l’institut, les doutes sur les prix et l’emploi expliquent sans doute ce recul. En octobre, l’indice avait affiché une baisse surprise, probablement du fait d’une baisse des exportations. C’est l’évolution de la consommation privée qui suscite surtout des inquiétudes, en raison de la remontée attendue des prix et de la situation incertaine du marché du travail, explique l’institut dans son communiqué. Le moral des consommateurs, qui constitue pour cette année un “soutien essentiel” à l’économie du pays, est de fait reparti à la baisse en novembre, et ce pour la première fois depuis un an. Selon le baromètre de la consommation GFK publié il y a quinze jours, l’indice s’est établi à 4 points en novembre, contre 4,2 points le mois d’avant. La Tribune

  • Perte semestrielle pour British Airways

British Airways fait état d’une perte plus marquée que prévu au premier semestre, tout en disant prévoir un chiffre d’affaires annuel inférieur d’un milliard de livres à celui de 2008-2009. British Airways a subi une perte imposable de 292 millions de livres (326 millions d’euros) au premier semestre 2009-2010, contre un bénéfice de 52 millions il y a un an, en raison de la baisse continue du nombre de passagers en classe affaires. La compagnie britannique, dont l’alliance avec American Airlines et Iberia fait l’objet d’un examen par les autorités américaines et européennes de la concurrence, a publié un chiffre d’affaires en baisse de 13,7% à 4,1 milliards de livres sur les six mois à fin septembre. Selon l’IATA, l’organisation qui réunit 230 compagnies aériennes représentant 93% des vols internationaux, le secteur aérien dans son ensemble devrait perdre 11 milliards de dollars cette année. Reuters

  • Autriche : le bénéfice d’OMV sur neuf mois s’écroule (-70%)

Le géant pétrolier et gazier autrichien OMV a vu son bénéfice net s’effondrer de 70% sur neuf mois, à 468 millions d’euros, notant mardi cependant une amélioration au troisième trimestre grâce à une remontée des cours du pétrole. Au premier semestre, la baisse du bénéfice avait été de -84%. Le résultat opérationnel (Ebit) a régressé de 57% à 1,06 milliard d’euros, tandis que le chiffre d’affaires a reculé de 37% à 13,12 milliards d’euros. OMV a pu redresser la barre au troisième trimestre (-37% pour le bénéfice) grâce à des prix du brut repassés au-dessus des 70 dollars et l’entrée en fonctionnement de nouvelles plateformes en mer Noire. La branche gaz d’OMV, très implantée en Europe de l’Est, a elle souffert d’un environnement industriel affecté par la crise qui s’est traduite notamment par la baisse des résultats de sa filiale roumaine Petrom. Romandie News

(01.11.2009)

  • Monde : le fret aérien en baisse de 5,4 % en septembre

La demande pour le fret aérien a continué à baisser, selon les chiffres publiés par l’Association internationale du transport aérien (IATA). La baisse est de 5,4%. Pour le secteur passagers, la demande a crû de 0,3% en septembre sur un an. L’IATA souligne que cette hausse s’explique par un mois de septembre 2008 particulièrement faible. “Il est nettement trop tôt pour appeler cela une reprise. Le pire pourrait être terminé en terme de baisse de la demande, mais les taux d’occupation continuent à être un désastre et les coûts sont à la hausse”, a déclaré le directeur général de l’IATA Giovanni Bisignani. “Le secteur aérien reste nettement dans le rouge, dans un contexte fragile”, a-t-il ajouté. Reuters

  • Italie : le groupe pétrolier ENI voit son bénéfice net chuter de 57,8% au 3ème trimestre

Il s’élève sur le trimestre à 1,24 milliard d’euros, en raison de la baisse des prix de l’or noir et d’une contraction de la demande. Le groupe, qui s’attendait jusqu’à présent à une hausse de sa production en 2009, a revu ses prévisions à la baisse. Au troisième trimestre, la production d’hydrocarbures d’Eni a reculé de 4,9% à 1,68 million de barils par jour. La baisse a été de 3,5% en excluant les baisses de production décidées par l’Opep. Sur les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net du groupe a chuté de 59% à 3,976 milliards d’euros et son chiffre d’affaires a reculé de 26,8% à 61,15 milliards d’euros. Par ailleurs, la dette du groupe a progressé à 20,54 milliards d’euros contre 18,376 milliards fin 2008. Romandie News

  • Allemagne : Continental perd un milliard d’euros au 3ème trimestre

La raison en est une dépréciation inattendue. Le bénéfice d’exploitation ajusté a augmenté de 30% pour atteindre 413 millions d’euros, supérieur aux attentes du marché, mais une dépréciation inattendue de survaleur de 876 millions d’euros a mis les comptes dans le rouge. L’équipementier automobile allemand prévoit une augmentation de capital et la renégociation d’un prêt de 3,5 milliards d’euros. Les banques créancières de Continental ont clairement fait savoir qu’une augmentation de capital est la condition préalable d’un refinancement de la dette, qui s’établit à 9,46 milliards d’euros, soit plus du double des fonds propres du groupe. Reuters

  • USA : Kodak publie une perte plus lourde que prévu au 3ème trimestre

Eastman Kodak a publié une perte plus lourde que prévu par Wall Street au titre du troisième trimestre, en raison de la faiblesse des ventes de ses activités professionnelles comme de celles de photographie grand public. Au troisième trimestre, la perte nette du groupe américain est ressortie à 111 millions de dollars (75 millions d’euros), soit 41 cents par action, contre un bénéfice de 101 millions (35 cents par titre) il y a un an. Le chiffre d’affaires a de son côté reculé de 26%, à 1,78 milliard de dollars, en dessous des attentes, le marché ayant anticipé 1,89 milliard. Kodak a ainsi manqué le consensus durant cinq trimestres consécutifs. Reuters

(25.10.2009)

SPÉCIAL ÉTATS-UNIS

► Sérieuses menaces de déflation et de fermeture des robinets du crédit

- JP Morgan a par exemple de moins en moins de cash.
- Les banques préfèrent vendre les biens en foreclosure (saisis) moins cher à des gens qui paient cash, plutôt que plus cher à des gens qui se financeraient à crédit.
- La politique de Citibank sur ses cartes de crédit indique qu’ils préfèrent suicider leur business avec des taux à 30%. Les meilleurs vont fuir et ils ne leur restera que les gens incapables de changer et donc complètement insolvables, et qui feront défaut. C’est donc que Citibank s’attend à un gel complet du marché de crédit et sait que cette activité est condamnée de toute façon. Market-Ticker

► La banque centrale veut renforcer encore le capital des banques

Le président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, a jugé que de nouvelles mesures étaient nécessaires pour renforcer le capital des banques et estimé que ces établissements devaient payer une taxe pour le risque qu’ils font peser à la collectivité. AFP

► 84 000 procédures de saisie immobilière en septembre 2009

Realtytrac a publié les chiffres du 3ème trimestre 2009, toutes procédures confondues:
+ 5 % par rapport au 2ème trimestre 2009
+ 22 % par rapport au 3ème trimestre 2008
Pour septembre, c’est le 3ème mois le plus haut depuis 2005 (+ 29 % par rapport à septembre 2008). Realtytrac

► Le bénéfice de Microsoft a fondu de près de 1 milliard de dollars en un an

Le géant américain du logiciel Microsoft a vu son bénéfice passer à 3,6 milliards de dollars au premier trimestre, contre 4,4 milliards à la même période l’an dernier, soit une chute de 18 pour cent. Un dirigeant de Microsoft a expliqué que les licenciements survenues dans les entreprises qui achètent ses produits ont entraîné une réduction du nombre de licences vendues. The Canadian Press

(18.10.2009)

  • USA – Baisse du moral des ménages en octobre

Le moral des ménages américains s’est nettement dégradé en octobre, contre toute attente, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan. L’indice du sentiment du consommateur est retombé à 69,4 en première estimation contre 73,5 en septembre, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters l’attendaient stable. “De fait, les finances personnelles ont subi leur plus longue et plus forte baisse des 60 ans d’existence de l’enquête, et rares sont les consommateurs qui prévoient une amélioration prochaine de leurs finances”, explique l’étude. Reuters

  • Mattel : le bénéfice net recule de 3,5% au 3ème trimestre

Le fabricant de jouets a publié ses résultats trimestriels. Le bénéfice net recule de 3,5% à 229,8 millions de dollars (154 millions d’euros) au troisième trimestre contre 238,1 millions de dollars il y a un an. Le bénéfice net par action s’élève à 63 cents contre 65 cents l’an dernier. Le chiffre d’affaires trimestriel se replie de 7,9% à 1,792 milliard de dollars, contre 1,946 milliard il y a un an. Le marché prévoyait 1,7 milliard. Les ventes ont reculé de 4% aux Etats-Unis et de 14% dans le reste du monde. Les changes ont pénalisé de trois points de pourcentage le chiffre d’affaires. Les ventes de la poupée Barbie ont reculé de 8%, tandis que les autres marques se sont repliées de 19%, et celles des jouets Fisher-Price de 6% à 784,8 millions de dollars. Le Journal des Finances

  • Bosch envisage la fermeture d’une usine en Grande-Bretagne, 900 salariés

L’équipementier allemand Bosch a annoncé vendredi qu’il envisageait à cause de la crise la fermeture d’une usine de pièces automobiles au Pays de Galles, menaçant environ 900 emplois. “L’usine de Cardiff est dans une situation difficile depuis longtemps”, a expliqué à l’AFP un porte-parole du groupe. Elle fabrique des générateurs pour l’industrie automobile, dont “la demande a drastiquement baissé avec la crise” et qui ne sont pas jugés très rentables, a-t-il justifié. L’usine emploie 900 salariés et “produit deux fois moins qu’avant la crise”, a ajouté le porte-parole. Bosch a lancé une procédure de concertation avec les syndicats et les autorités locales qui ont un délai de 90 jours pour trancher entre une fermeture complète et une réduction massive des effectifs, selon la même source. Face à la crise, Bosch a déjà réduit ses effectifs dans plusieurs usines dans le monde. AFP (via Boursorama)

  • L’économie nippone plus fragile que ne l’estime la Banque du Japon, selon le gouvernement japonais

La reprise est freinée par une demande intérieure anémique, explique un rapport publié vendredi par le gouvernement. “Même si l’économie sort de la crise, elle manque de facteurs autonomes et reste dans une situation difficile, avec notamment un chômage en hausse”, écrit le gouvernement. “L’amélioration actuelle de l’économie est imputable aux exportations et aux plans de relance gouvernementaux, mais la consommation intérieure, que nous définissons comme un facteur autonome, reste faible. Il y a une grande incertitude sur la manière dont évoluera la consommation ce mois-ci, et après, parce que la situation du chômage et celle des revenus sont inquiétantes.” Selon le gouvernement, le risque existe que l’économie pâtisse de “l’influence des fluctuations des marchés financiers et des marchés de capitaux.” Ces propos contrastent avec la posture plus optimiste adoptée mercredi par la Banque du Japon (BoJ). Le ministre des Finances japonais Hirohisa Fuji avait réagi, estimant que l’économie nippone était plus fragile que ne l’estimait la BoJ. Reuters