Espionnage “anti-terroriste” : qui est Edward Snowden, l’homme qui a “tout sacrifié” pour ses convictions

Le jeune américain, âgé de 29 ans, a réussi l’exploit de bousculer le système des renseignements américains en révélant l’existence d’un programme de surveillance des réseaux sociaux. Face au scandale, Barack Obama a fini par s’exprimer en apportant de facto son soutien aux méthodes utilisées par la NSA (agence nationale de sécurité américaine). Exilé à Hong Kong, Edward Snowden est prêt à en découdre avec son gouvernement au nom de ses valeurs et ce, malgré la menace qui plane sur lui à l’heure du procès de Bradley Manning qui risque 20 ans de prison.

Héros ou traître ? Comme Bradley Manning, du nom de ce militaire américain qui avait divulgué quantité d’informations classées et compromettantes, Edward Snowden est parvenu à faire trembler l’hyperpuissance américaine avec ses révélations chocs. Son exploit a contraint Barack Obama à sortir de sa réserve.

Je ne peux pas vivre dans une société qui fait ce genre de choses… dans un monde où tout ce que je fais et dis est enregistré” a expliqué le jeune homme dans un entretien enregistré au quotidien britannique The Guardian.

Sortie de l’ombre
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Obama est trop geek pour être honnête

Quand le président des Etats-Unis et les grands de la Silicon Valley organisent le futur entre eux, demain est orwellien.

Le 3 juin a débuté le procès, devant une cour martiale, que l’administration de Barack Obama intente à Bradley Manning, l’ancien analyste du renseignement de l’armée américaine qui a téléchargé et transmis des centaines de milliers de documents confidentiels à WikiLeaks.

Certains sont en désaccord avec les procureurs du président Obama qui accusent M. Manning de “collusion avec l’ennemi” et considèrent que son acte est héroïque car il a permis aux Américains d’apprendre entre autres l’usage inquiétant que Washington fait des drones. La plupart sont surpris que, quatre ans après l’avoir mis derrière les barreaux, la Maison Blanche réclame maintenant une peine d’emprisonnement à vie. Selon eux, Obama qui adhère aux valeurs geekDo no evil” (Ne causer aucun mal) de la Silicon Valley, les trahit pourtant régulièrement avec sa manie “nixonienne du secret”.

Ces préoccupations sont en fait délicieusement naïves : M. Obama ne trahit nullement la culture geek. Ses collaborateurs partagent de nombreuses vertus et de nombreux défauts avec les leaders de la Silicon Valley, auxquels ils sont très étroitement liés.

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Vie privée : les renseignements américains ont un accès illimité aux réseaux sociaux

Une loi permet aux services de renseignement américains d’accéder sans limite aux comptes sur les réseaux sociaux de toute personne non-présente sur le territoire américain. Neuf groupes, dont Yahoo!, Facebook et Google, collaborent avec les autorités pour cette surveillance.

Les révélations se poursuivent sur les méthodes des autorités américaines et leurs atteintes à la vie privée.

D’après le Washington Post, l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) et le FBI disposeraient d’une plateforme qui leur permet d’accéder en direct aux comptes et profils de réseaux sociaux. Il s’agit d’un programme secret baptisé PRISM et auxquels ont souscrit neuf entreprises américaines dont Facebook, Yahoo!, Microsoft, Google, Skype, AOL, Youtube. PRISM a été créé en 2007 et permet à ces agences de se renseigner sur des individus et ce, sans mandat judiciaire. Seuls sont concernés les étrangers et les Américains vivant en dehors du territoire.

Une conversation Skype en direct
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Irlande : Des villages Potemkine afin de ne pas heurter la sensibilité des dirigeants du G8

Dans deux semaines, les dirigeants du G8 doivent se réunir en sommet au Lough Erne Golf Resort, un luxueux complexe hôtelier doté d’un terrain de golf, situé dans le comté de Fermanagh, en Irlande du Nord.

Il y a un problème, affirme Michael Krieger sur son blog Liberty Blitzkrieg : beaucoup des villages environnants portent les stigmates de la très grave crise économique qui affecte le pays. « Bien que l’effondrement économique du pays ne semble pas déranger les dirigeants étrangers, la pensée de se confronter aux réalités de la pauvreté tout en festoyant avec le caviar et le foie gras pourrait être tout simplement insupportable pour Barack Obama, Shinzo Abe et David Cameron », écrit-il.

Que faire alors ? C’est simple : il suffit de recourir à la solution des villages Potemkine, et de simuler la bonne santé économique de la région en rénovant quelques façades abandonnées depuis longtemps. Les murs défraîchis qui trahissent la faillite et la ruine seront maquillés par des ravalements, des peintures neuves et des nettoyages à haute pression. L’Irish Times rapporte ainsi que des centaines de milliers de livres ont été dépensées pour restaurer les façades d’une centaine de propriétés dans le voisinage du Lough Erne Golf Resort dans la perspective du sommet du G8.

Ainsi, à Belcoo, deux boutiques ont été recouvertes avec des trompe l’œil pour donner l’impression qu’il s’agit d’affaires prospères. Le commerce de l’ex-boucherie Flanagan, qui a déposé le bilan l’année dernière, a été remaquillé avec des peintures à façon sur ses fenêtres. « La boucherie a été remplacée par l’image d’une boucherie », écrit le journal (photos ici).

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Scandale du fisc américain : les racines du mal

La “malédiction du second mandat”, dont plusieurs présidents américains ont été victimes, menacerait-elle Barack Obama ? Le scandale de l’Internal Revenue Service (IRS ; le fisc américain) sera-t-il un jour comparé par les politologues à l’affaire Lewinsky pour Bill Clinton, à l’ouragan Katrina pour George W. Bush, voire au Watergate pour Richard Nixon ?

Cette fois, l’affaire de l’IRS menace le président américain parce qu’elle met en cause deux idées-forces de sa campagne électorale victorieuse de 2012 : la confiance en l’Etat et l’honnêteté politique.

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Libre-échange transatlantique : l’UE à la rame

Si José Manuel Durao Barroso voulait fournir aux eurosceptiques un argument de campagne clef en main, il ne s’y prendrait pas autrement. À un an des élections européennes de mai 2014, le président de la Commission n’a rien trouvé de mieux que de se lancer dans la négociation d’un vaste accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, les deux principales puissances économiques du monde. Son idée est de créer un grand marché intérieur transatlantique où les biens et les services circuleront librement, ce qui, selon lui, permettra de relancer la croissance.

Mais il y a un énorme hic : cette négociation ne pourra aboutir que si les Européens renoncent au passage à une partie de leurs normes, qu’elles soient juridiques, financières, sanitaires, environnementales, culturelles, etc. « On se demande vraiment pourquoi Barroso nous a embarqués dans cette galère politiquement explosive », se demande un haut fonctionnaire bruxellois pour qui « l’Europe a tout à perdre et quasiment rien à gagner dans cette négociation ». Autant dire qu’il s’agit de pain béni pour les opposants à la construction communautaire qui trouveront là du grain à moudre sur « l’Europe pro-américaine et ultralibérale ».

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Offshore leaks : Des fuites discrètes aux Etats-Unis

Les médias américains ne se passionnent guère pour l’affaire Offshore Leaks, pourtant révélée depuis Washington. Alors même que certains Etats sont de véritables paradis fiscaux.

Le Washington Post s’est efforcé le 6 avril dernier «à percer le secret des paradis fiscaux offshore». Le quotidien américain, qui participe à l’opération Offshore Leaks montée par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) à Washington en collaboration avec de nombreux titres de la presse étrangère, a publié une longue enquête sur les canaux fiscaux qui mènent jusque dans les paradis fiscaux. Le quotidien cite des exemples concrets, mais les révélations n’ont jusqu’ici pas eu le même écho par exemple que celles de l’année dernière sur le compte en Suisse et les placements dans les îles Caïmans de Mitt Romney, l’ancien candidat républicain à la Maison-Blanche.

Dans ce contexte, le travail du Washington Post n’a guère été repris par les médias américains. Le New York Times a consacré un article à la publication des 2,5 millions de documents obtenus par le ICIJ, mais a concentré sa couverture de l’affaire Offshore Leaks à son impact dans les pays européens comme la France ou l’Allemagne.

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EXCLUSIVITE FORTUNE : La Russie financerait la Maison Blanche en faillite !

Un entrefilet du quotidien économique moscovite Kommersant, paru le 30 mars, semble à ce jour être passé inaperçu. Et pourtant !

Barack Obama en visite à Moscou le 7 juillet 2009, avec Vladimir Poutine, à l’époque premier ministre de Russie

Cet entrefilet rapporte une déclaration de Sergueï Kisliak, ambassadeur de Russie à Washington, selon laquelle la banque centrale russe contribuerait discrètement mais sensiblement, depuis plusieurs mois, au budget de fonctionnement de la Maison Blanche. Le montant de cette contribution, qui serait importante, n’a pas été dévoilé.

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L’espoir contrarié d’un accord commercial Europe – Etats-Unis

Par Mohamed A. El-Erian, C.E.O. (directeur) de PIMCO

Lorsqu’en février dernier, dans son discours sur l’état de l’Union, le président américain, Barack Obama, a proposé un « partenariat global pour le commerce et l’investissement transatlantique » avec l’Europe, fondé sur un commerce « équitable et libre », on a perçu des deux côtés de l’Atlantique un bref moment d’enthousiasme. Sur les ondes, quelques heures plus tard, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qualifièrent la proposition de « révolutionnaire ».

Herman Van Rompuy, Barack Obama et José Manuel Barroso à la Maison Blanche lors du sommet Union européenne/Etats-Unis du 28 novembre 2011

Pourtant, malgré la perspective qu’un éventuel accord pourrait modifier fondamentalement la nature du commerce mondial et des réseaux de production, il n’a fallu que quelques semaines pour que l’intérêt retombe.

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Les États-Unis commencent à couper dans les dépenses publiques

Faute d’accord entre républicains et démocrates, le « séquestre » est entré en vigueur hier soir [le 28 février 2013]. Barack Obama reçoit les leaders du Congrès aujourd’hui [le 1er mars 2013].

Ca y est, le « séquestre » est entré en vigueur, hier [le 28 février 2013], à minuit. Faute d’accord sur la réduction du budget entre démocrates et républicains, des coupes automatiques de 85,3 milliards de dollars, d’ici à fin septembre, vont commencer à entrer en application.

Avec une liste impressionnante de conséquences négatives potentielles, pour les Américains comme pour les touristes du monde entier qui se rendent aux États-Unis : du chômage technique pour des centaines de milliers d’Américains, notamment pour les civils qui travaillent pour le Pentagone, des horaires restreints pour l’accès aux parcs nationaux, des files d’attente plus longues aux aéroports par manque de personnel, à la fois aux contrôles de sécurité et dans les tours de contrôle, des aides à la recherche d’emploi suspendues, des intoxications alimentaires en hausse par manque d’inspecteurs sanitaires…

Barack Obama a constamment cherché à dramatiser les conséquences des coupes automatiques, au cours des derniers jours, dans l’espoir que les Américains les imputeront aux républicains. Il s’est, par exemple, rendu sur les chantiers navals de Huntington Ingalls, à Newport News, en Virginie, pour donner un exemple. Les coupes dans la défense [...] pourraient empêcher la Navy d’y envoyer des navires à l’entretien, ce qui toucherait non seulement l’entreprise en question, mais aussi ses fournisseurs, dans tout le pays.

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Barack Obama va évoquer une réforme de l’immigration aux USA

Barack Obama va évoquer mardi [29 janvier 2013] une plus grande ouverture de l’immigration aux Etats-Unis, jugée bénéfique par la majorité des économistes, mais ne devrait pas présenter de programme détaillé par peur de braquer le camp républicain.

Clandestins arrêtés en Arizona, au nord de la frontière mexicaine, en 2010

Le président démocrate s’exprimera à 19h15 GMT à Las Vegas, dans le Nevada, au lendemain de la présentation d’un projet de réforme par un groupe de huit sénateurs des deux camps, qui marque une évolution d’une partie des républicains sur le sujet.
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Barack Obama et la nouvelle Amérique

Nous sommes habitués à voir les USA comme le “pays numéro un”, cherchant à dicter leurs propres conditions à la majorité des Etats et fixant leurs propres règles du jeu dans l’économie mondiale. Pour l’instant, ils gardent cette image. Mais correspond-t-elle à la réalité ?

Oligarchie : C’est un club très privé et tu n’en es pas membre.

La locomotive en panne

Pendant de longues années, les Etats-Unis étaient la locomotive de l’économie mondiale. Cependant, 2008 et les années qui ont suivi ont montré que quelque chose ne tournait pas rond – l’économie américaine n’a toujours pas réussi à se remettre de la crise.

Heureusement pourtant, un désastre comparable à celui de 1929 a pu être évité. La “Grande récession” qui s’est produite est pratiquement terminée mais il est encore trop tôt pour parler du rétablissement de l’économie américaine. De plus, la célèbre machine à créer des emplois vient de rendre l’âme : le taux de chômage aux Etats-Unis était de 7,8% en décembre 2012.

Une situation qui découle du fait que la majorité des producteurs américains préfèrent utiliser la main d’œuvre bon marché située en dehors du pays. Actuellement, on peut affirmer que les principaux emplois américains sont situés en Chine et d’autres pays d’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en Amérique latine.

Pour l’instant, le rôle du dollar comme principale monnaie mondiale permet aux Américains de financer leur pays grâce aux autres Etats mais cela ne peut pas durer éternellement. Tôt ou tard, le gouvernement américain devra augmenter les impôts ou réduire les dépenses. Il faudra très probablement faire les deux.

Mais il faut reconnaître que les USA demeurent encore l’Etat numéro un à l’échelle mondiale.

Le mauvais chemin

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Chroniques de la Vieille Europe : Pour en finir avec Barack Obama

Le 11 décembre, Patrick Péhèle, Lucien Valdes et Grégoire Gambier recevaient sur Radio Courtoisie, John R. MacArthur, à propos de son livre L’illusion Obama paru aux Édition les Arènes, ainsi que les écrivains Jean-Philippe Immarigeon et Pierric Guittaut.

John R. MacArthur a compris le premier que la belle histoire de Barack Obama était une fable. Parce qu’il a été éduqué comme lui dans le milieu politique à Chicago, MacArthur connaît de l’intérieur le système clientéliste et corrompu des Daley, les « parrains » démocrates de la ville qui ont favorisé l’ascension du premier président métis des USA.

Avocat et docteur en droit, Jean-Philippe Immarigeon est spécialiste de l’histoire des États-Unis et des questions de stratégie, il intervient depuis 2001 dans la Revue Défense nationale. Il a publié chez François Bourin Éditeur American parano (élu meilleur essai politique 2006 par le magazine Lire), Sarko l’Américain (2007) et L’Imposture américaine (2009).

Ce n’est pas un hasard que les ambassades de Londres et Paris sont réservées aux grands donateurs de la campagne d’Obama : Lou Susman, ancien cadre de Citigroup et résidant de Chicago, aurait acheté son poste au palais Saint James pour 239.000 dollars de donation “rassemblées” ; Paris aurait coûté environ 500.000 dollars à un certain Charles Rivkin.

L’émission s’achève par un entretien avec Pierric Guittaut auteur de roman noir et journaliste à la revue éléments. L’Amérique profonde à travers un polar sauvage et primitif : le « backwoods » noir. Malgré l’inclination structurelle du polar vers la ville, il survit dans le genre une branche ancienne et noueuse, au cœur toujours vert et résistant à la postmodernité. Une façon de comprendre la crise dans les classes populaires américaines.

(Merci à Patrick)

États-Unis : La crise immobilière est loin d’être terminée

Ni Barack Obama ni Mitt Romney n’en ont parlé pendant la campagne. Pourtant, les saisies de maisons continuent. Exemple à Cleveland, dans l’Ohio, un des fameux États clés de l’élection du 6 novembre.

Pendant la campagne présidentielle qui s’achève aux États-Unis, il aura beaucoup été question d’emploi et d’impôts, de déficit et de dette. Barack Obama et Mitt Romney ont également souvent parlé de santé, de commerce, de Chine…

Un mot a en revanche disparu de leur discours, quatre ans après avoir tenu le haut de l’affiche : l’immobilier. En 2007, la crise des « subprimes » – ces crédits boiteux qui conduiront plusieurs millions de familles à la perte de leur toit – frappait durement le pays.

[...] Pendant les trois débats télévisés, ni le président sortant ni son challenger n’ont évoqué le dossier immobilier. [...] Pourtant, des millions de familles jonglent toujours avec des dettes supérieures à la valeur estimée de leur bien. Elles sont encore trois fois plus nombreuses qu’avant 2007 à perdre leur maison (30 000 saisies par mois en moyenne en 2005).

Que le sujet ait été absent de la campagne ne signifie donc pas que l’Amérique a digéré la crise des « subprimes ». Pourquoi ce silence, alors ? Anthony Brancatelli, conseiller municipal à Cleveland, dans l’Ohio, a sa petite idée.
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Les candidats à la Maison Blanche ignorent le mur budgétaire

Précipice, gouffre, mur budgétaire (“fiscal cliff”) : quel que soit le nom de l’échéance, les Etats-Unis se dirigent droit vers une augmentation massive des impôts et de brusques coupes budgétaires au 2 janvier, au risque de provoquer une nouvelle récession aux répercussions mondiales. 

Caricature américaine de Christopher Weyant, juillet 2012

De Barack Obama à Mitt Romney, la classe politique dénonce les conséquences du “mur”, mais personne ne cède. Selon le Washington Post, le président serait prêt à opposer son veto à tout accord temporaire qui ne prévoirait pas une augmentation des impôts des plus riches, une stratégie de la corde raide. Le camp républicain accuse le président Obama de laisser pourrir la situation en n’adressant plus la parole à John Boehner, le président (républicain) de la Chambre des représentants. Le Financial Times s’en inquiète, vendredi 19 octobre. Le Washington Post indique que les patrons de grandes banques de Wall Street ont écrit au Congrès pour les alerter sur le risque économique.

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Olivier Delamarche : « Le taux de chômage réel aux États-Unis est de 25% »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 09 octobre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

«  Entre juillet et septembre, 1,5 millions de personnes ont disparu des statistiques de la population active [des États-Unis]. Si vous retraitez les chiffres, on atteint un taux de chômage insupportable pour une économie occidentale, à peu près du même niveau que le taux de chômage espagnol. »

« On ne peut pas régler un problème si on pense de la même façon qu’on l’a créé, aujourd’hui on cherche à régler un problème de surendettement en s’endettant, ce n’est pas comme cela que ça peut fonctionner. »

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(Merci à Mick)

Où va l’Amérique ? De Wall Street à Main Street, la peur du déclin

A moins de trois mois de l’élection présidentielle américaine, Gilles Biassette, journaliste à La Croix, radiographie ce pays et ce qu’il reste du « rêve américain ». Selon lui, « les États-Unis semblent aspirés par la spirale du déclin et profondément miné par le doute », en dépit de ses succès dans les technologies de l’information et du divertissement.

« Thésée et le minotaure » – Maître des Cassoni Campana (1500-1525)


L’expert place au cœur de son analyse le malaise des classes moyennes, “l’âme” de la nation. Ces dernières, victimes au premier chef de la désindustrialisation, ont décroché du “rêve américain” qui veut que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Or face à ce malaise, une réponse radicale et paradoxale – celle du moins d’État – a surgi dans le champ politique avec le Tea Party.

L’idée d’un déclin de l’Amérique est omniprésente aux États-Unis, dans les journaux, les librairies – pas moins d’un livre par mois est publié sur ce thème. Le “losing ground” – la perte de terrain du pays – est devenu obsessionnel avec la perspective que les États-Unis vont passer tôt ou tard derrière la Chine, si ce n’est pas déjà le cas. Newsweek a donné récemment un graphique montrant la Chine dépassant les États-Unis dès 2017. Une vision pessimiste que la fragilité de la reprise en cours vient nourrir tous les jours.

Une voie que Gilles Biassette estime totalement inadaptée aux besoins actuels de réformes du pays. Jugeant sévèrement les leaders du parti républicain qui semblent à ses yeux avoir renoncé à “éduquer” leurs bases en cédant au populisme, il s’inquiète de l’immobilisme régnant à Washington du fait du blocage partisan et de la perte de l’esprit de compromis. “Même s’il est réélu, Barack Obama ne sera pas en mesure de mener sa politique face à un Congrès majoritairement républicain.” Une impasse politique qui ne peut qu’accélérer le déclin du pays.
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Goldman Sachs : La banque qui dirige le monde (M-à-j vidéo)

La banque américaine Goldman Sachs est au coeur de toutes les crises financières depuis 2008: crise des subprimes, crise grecque, crise de l’euro. Son pouvoir est immense et elle l’exerce dans le plus grand secret.

Immersion au coeur de LA banque liée à de nombreux scandales pour comprendre ce passé douteux. Des témoignages de premier plan aident aussi à expliquer comment elle est, malgré les crises, encore plus puissante qu’avant. (RTS.ch – 8 juillet 2012 – Réalisation Jérôme Fritel)

Partie 1/2 (45 min)

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Le glissement d’Obama vers la guerre

Cet article est la traduction d’un article de Robert Wright parue le 14 juin dernier dans The Atlantic. Il a été réalisé pour www.les-crises.fr par Lisa.

Le sujet le plus confidentiel qui circule à Washington est comment le président Obama, sous la pression de ses échéances électorales, est en train de mener l’Amérique vers une guerre avec l’Iran. Cette rumeur est la toile de fond invisible mais inquiétante avant l’ouverture la semaine prochaine à Moscou d’une table ronde avec l’Iran sur son programme nucléaire.

Les termes du débat, assez bien partagés dans les cercles de pouvoir, sont simples : Obama dispose de certaines marges de manœuvre pour augmenter considérablement les chances d’une solution diplomatique au problème nucléaire iranien, mais il semble avoir décidé que les mettre en œuvres serait synonyme d’un retour de bâton politique qui réduirait ses chances de réélection.

La bonne nouvelle est qu’Obama a peut-être tort dans son raisonnement. Les retombées politiques qu’il craint principalement de la part de Bibi Netanyahou, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), et d’autres voix “franco-israéliennes’’– sont probablement moins fâcheuses qu’il ne le suppose. Et l’avantage politique qu’il pourrait obtenir en agissant en grand homme d’État pourrait être plus grand qu’il ne l’imagine.

Mais partons du principe que les inquiétudes d’Obama soient fondées. Il n’en demeure pas moins qu’il est scandaleux qu’il mette en danger la paix et la sécurité des États-Unis dans le seul but d’accroître ses chances de réélection de 1,5 points – ou quelle que soit la marge de progression qu’on lui prête. Et c’est d’autant plus choquant que cela ne semble pas provoquer d’émoi, comme en témoigne le comportement des élites de Washington-au gouvernement, au sein des ONG, et des journalistes – qui, tellement habitués à la corruption de l’action politique par les politiques, ne prennent même plus la peine de s’insurger contre cet état de fait même si cela pourrait mener à la guerre.

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