États-Unis : Un plan Marshall pour l’Amérique

Suite à l’effondrement d’un pont autoroutier en Californie le mois dernier, l’impact observé sur toute la région sud-est des États-Unis vient souligner une fois de plus la gravité des défaillances infrastructurelles du pays. En effet, dans une certaine mesure, la plus importante économie au monde s’écroule aujourd’hui peu à peu.

L’aversion idéologique vis-à-vis de l’investissement du secteur public, de même que la prédominance d’un mode de pensée à court terme de la part de ceux qui rédigent les budgets, ont abaissé les dépenses jusqu’à des niveaux bien insuffisants en matières d’autoroutes, d’aéroports, de chemins de fer, de réseaux de télécommunications et de production d’électricité.

Seulement voilà, cette problématique ne peut plus être ignorée. Si les États-Unis n’agissent pas rapidement afin de conférer de solides fondations à leur reprise économique fragile, le pays pourrait à nouveau glisser lentement vers la stagnation.

La logique la plus évidente voudrait en principe qu’une économie développée procède judicieusement et continuellement à des investissements dans les biens publics. Or, au vu de la situation infrastructurelle des États-Unis, il semble que tous les acteurs décisionnels ne partagent pas cette conception. Lire la suite

Alena : Les mirages du libre-échange

La résistance contre la déferlante du commerce sans limites commence à trouver un écho chez les parlementaires américains, qui ont rechigné devant la ratification accélérée du traité de partenariat trans-pacifique voulue par le président Barack Obama. Après deux décennies, le bilan accablant de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) ne devrait guère les inciter à persévérer dans cette voie.

Conclu entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) est entré en vigueur, le 1er janvier 1994, au milieu d’un flot de promesses. Ses promoteurs l’avaient répété: il allait permettre de développer les échanges commerciaux, doper la croissance, créer des emplois, réduire l’immigration clandestine.

Loin d’avoir offert de nouveaux débouchés aux entreprises américaines et de les avoir poussées à embaucher, l’Alena a favorisé les délocalisations industrielles et l’ouverture de succursales à l’étranger, en particulier au Mexique, où la main-d’œuvre est bon marché. Dans le secteur agricole, une multitude d’entreprises américaines spécialisées dans la transformation de produits alimentaires se sont également installées au Sud.

Tandis que le Washington Post s’émerveillait devant la « liste des nouvelles chances et des avantages » qu’il offrait (14 septembre 1993), le Wall Street Journal se réjouissait à l’idée que les consommateurs puissent bientôt bénéficier « de prix plus bas sur une vaste gamme de produits » (7 août 1992). Quant au Los Angeles Times, il assurait : « L’Alena générera beaucoup plus d’emplois qu’il n’en détruira » (29 mai 1993).
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L’or noir devrait rester moins cher longtemps

Les stratégies de conquête des grands opérateurs modifient les équilibres entre l’offre et la demande de pétrole. Face à cette tendance de fond, le marché devrait rester abondamment approvisionné, et les cours de l’or noir pourraient se maintenir autour de leur niveau actuel.

Les acteurs sur le marché du pétrole sont confrontés à de nouvelles équations liées à la baisse du prix du baril, une tendance engagée au milieu de l’année 2014 et qui n’apparaît plus comme un soubresaut saisonnier.

Même s’il s’est un peu redressé par rapport au plancher de janvier, le prix du baril est encore 42% plus bas qu’en juin 2014, et la surabondance de l’offre le fait osciller à la mi-mai autour de 60 dollars.

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Afrique : Le plan Borloo à 200 milliards d’euros pour électrifier le continent (Màj vidéo)

Addendum du 17/04/2015 – Le nouveau projet de Jean-Louis Borloo “l’Africain”

“Si on ne réalise pas ce plan Marshall ce ne sera plus de l’immigration vers l’Europe ce sera de la submersion. Naturellement la jeunesse d’Afrique ira vers la lumière. Ce grand projet est partagé par nos frères d’Afrique, nos frère arabes.”

Comment le crédit a perverti le dollar, l’épargne… et tout le reste

L’argent change de mains dans un monde où se trouvent des économistes, des banques centrales, des journaux et la télévision. Ce que les gens croient au sujet de l’argent, ce qu’ils entendent et voient, affecte leur manière de penser à ce qu’il y a dans leurs poches et ce qu’ils en font.

“Ces nouveaux dollars se glissent dans toute la structure du monde matériel comme du kudzu le long d’une voie ferrée.”

Nous avons décrit jusqu’où la machine à crédit post-1971 s’étend : jusque dans les réunions éditoriales d’un journal satirique parisien. Des islamistes, radicalisés par les guerres au Proche-Orient financées à crédit par le Pentagone, ont assassiné des dessinateurs français.

Nous lisons notre courrier. De nombreux lecteurs sont sceptiques. Rejetons-nous tous les maux du monde sur le système monétaire ? Non, répondons-nous… pas tous. Mais les maux monétaires du moment ? Oui… tous ou presque sont le fruit de la grande bulle du crédit.

Nous n’avons pas de conseils utiles concernant la majeure partie du malaise mondial. Il y aura toujours des meurtriers et des fanatiques. Il y aura toujours des booms et des krachs. Il y aura toujours de la stupidité, de la corruption et des démocrates. De la mauvaise musique. Du vin imbuvable. De l’architecture laide. Une fois lancé sur les problèmes planétaires, comment savoir où nous arrêter !

Quant à la majeure partie de ce qui se passe sur la planète Terre — ou même dans notre propre foyer –, nous n’en savons pas grand-chose… et en comprenons encore moins. Mais nous avons observé, étudié et analysé le système monétaire mondial depuis maintes années. Lui non plus ne sera jamais entièrement compris par l’esprit humain, mais certaines parties deviennent claire… comme les contours d’une île dans le brouillard… que nous pouvons discerner, tout juste.

Capital et argent sont factices
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Grand marché transatlantique : 10 menaces pour le peuple américain…

1. Démantèlement des nouvelles réglementations de la finance. Les négociateurs de l’Union européenne ont exigé une révision des réformes introduites par le président Barack Obama pour réglementer le secteur financier, ainsi qu’une restriction de l’encadrement des activités bancaires.

Leurs principales cibles : la règle Volcker, qui limite la capacité des banques commerciales à développer des activités spéculatives, les lois proposées par la Réserve fédérale s’appliquant aux banques étrangères, ainsi que la régulation publique des assurances.

Les négociateurs américains, conseillés par des banquiers de Wall Street, ont proposé d’ajouter au traité des règles contraires aux dispositions américaines visant à interdire les produits dérivés toxiques, à limiter la taille des banques dites too big to fail trop importantes pour faire faillite »), à mettre en vigueur une taxe sur les transactions financières et à réintroduire le principe de la loi Glass-Steagall.

Cette loi votée par le Congrès américain en 1933 pour séparer les activités d’investissement des activités commerciales des banques fut abrogée en 1999 par l’administration du président William Clinton.
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Jean-Michel Naulot : « Le système financier est comme une centrale nucléaire mal contrôlée »

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour qu’éclate une nouvelle crise financière. Tel est le constat que dresse Jean-Michel Naulot, banquier d’affaires pendant 37 ans et ancien responsable de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse. La situation se dégrade, les banques ne financent plus comme elles le devraient l’économie.

Les leçons de la crise de 2008 n’ont pas été tirées. Et les responsables politiques, réunis pour le sommet du G20 ce week-end, préfèrent semblent-ils regarder ailleurs. « Les gouvernements ont très peur, ils sont tétanisés par l’influence des marchés », analyse l’ex-banquier. Réguler la finance est pourtant à notre portée. Voici quelques pistes d’action concrètes. Entretien.

Basta ! : Une nouvelle crise financière est-elle possible, à brève échéance ?

Jean-Michel Naulot [1] : Il est très difficile de savoir quand une crise va éclater.
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Ébola et notre inconscience

Par Jean-Paul Baquiast

Sans avoir encore explosé aussi exponentiellement que ne le prévoyaient certains modèles (que nous avions précédemment cités dans nos articles) l’épidémie d’Ébola se développe rapidement, et pourrait très bien atteindre, non seulement l’ensemble des pays dits pauvres, mais aussi à un moindre degré (quoique ce ne soit pas certain) les pays dits riches, l’Europe, les États-Unis…

Il en est de même des taux de mortalité. Loin de s’atténuer, comme lors des précédentes épidémies d’Ébola, ils paraissent s’accroitre. Les statistiques venant des pays actuellement touchés minorent sans doute d’ailleurs la réalité, tant en ce qui concerne les cas, que les décès, compte tenu de la difficulté d’identifier ce qui se passe en brousse, comme dans les bidonvilles des mégapoles africaines, où le virus se répand actuellement.

La communauté internationale, selon l’expression classique, n’a manifestement pas pris conscience de l’ampleur et des taux de progression de l’épidémie. Cela tient à diverses raisons : la croyance (fausse) que le virus resterait confiné dans les pays pauvres, des croyances également fausses concernant la contagiosité, laquelle paraît plus grande qu’il n’est dit généralement, enfin d’autres illusions sur les capacités des institutions sanitaires à réagir rapidement.

Il apparaît ainsi de plus en plus évident que les autorités politiques et de santé ne sont pas suffisamment informées et averties pour prévoir les grands changements systémiques que l’humanité devra dorénavant affronter. Ces changements découleront de phénomènes désormais irréversibles comme le réchauffement climatique et la destruction des écosystèmes.
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Radio Courtoisie : « Quel avenir pour l’Ukraine ? » (Audio)

Le mardi 05 août 2014, dans le Libre Journal des débats sur Radio Courtoisie, Benjamin Blanchard, assisté de Charles de Meyer, recevait Yvan Blot, consultant international avec la Russie, ancien député européen, Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, Robert Ranquet, ingénieur, Alain Oudot de Dainville, amiral, Nicolas Mirkovic, président de Solidarité Kosovo, écrivain et Stéphane Gaudin. Thèmes : « Quel avenir pour l’Ukraine ? ; Pour ou contre l’Europe de la défense ? ».

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États-Unis : Obama en croisade fiscale contre les entreprises quittant le pays

Une quinzaine de grandes entreprises ont déjà transféré leur résidence fiscale hors des Etats-Unis cette année. La Maison-Blanche veut supprimer cette possibilité, avec 20 milliards de dollars d’impôts supplémentaires à la clef.

Le patriotisme économique n’est pas que français. C’est au nom de ce principe que Barak Obama entend empêcher les entreprises de transférer leur résidence fiscale hors des Etats-Unis. Le phénomène a pris des proportions alarmantes depuis quelques mois : une quinzaine d’entreprises ont opté pour l’exil fiscal, depuis le début d’année, en rachetant des entreprises implantées dans des pays fiscalement attractifs. Le plus inquiétant est qu’il s’agit de grandes sociétés, représentant des dizaines de milliers d’emplois.

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Radio Courtoisie : « Guerre économique et traité transatlantique » (Audio)

Dans son Libre Journal, Henry de Lesquen recevait le 09 juin 2014 sur Radio Courtoisie: Frédéric Morgan, Christian Harbulot et Arnaud Duplessis.

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États-Unis : Dans 20% des foyers, plus personne ne travaille

Les chiffres de 2013 récemment publiés par le BLS (Bureau of Labor Statistics) nous ont réservé quelques perles, quelques trop tristes vérités qui nous rappellent à quel point les États-Unis vont de plus en plus mal.

Comme une réponse indirecte à ceux qui refusent d’analyser en profondeur les chiffres officiels du chômage américain, dont la véracité a déjà été rudement mise à l’épreuve, cette étude laisse transparaître un point majeur qui montre à quel point les familles américaines vivent leurs heures les plus sombres :

Dans 20 % des familles américaines, personne ne travaille.

En effet, sur les 80 millions de familles(*), 16 millions d’entre elles connaissent le « chômage total ». Il est donc assez facile d’expliquer pourquoi 1 américain sur 5 se nourrit grâce aux aides alimentaires de l’État.

C’est également le cas dans 12% des familles avec enfants, de quoi préparer un avenir serein pour les bambins, même si ici les chiffres n’ont que peu évolué (même baissé sur la dernière année).

Autre phénomène mis en avant depuis plusieurs mois sur le site, les familles se précarisent.

Ainsi, dans les familles où un des membres connaît déjà le chômage, on observe une baisse sur l’année de 10% du nombre de membre travaillant à temps plein.

(*) N.B : Une famille, selon le BLS, est un groupe de 2 personnes ou plus résidant ensemble et liées par la naissance, l’adoption ou le mariage.

News360x

Un échec cinglant de l’Aipac : Le lobby pro-israélien a-t-il présumé de ses forces ?

La conférence de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) s’est achevée hier. Malgré l’euphorie de façade, c’est l’absence du président Barack Obama et le souvenir proche de la cuisante défaite subie par le lobby dans sa bataille pour entraver les négociations avec l’Iran qui ont dominé.

Les différents chiffres annoncés concernant la conférence annuelle de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) n’auront trompé personne. Malgré la présence de 14 000 participants, de plus de deux tiers des sénateurs américains, de dizaines de responsables politiques de haut rang, y compris John Kerry et Benyamin Nétanyahou, c’est bien l’absence de Barack Obama qui en aura été l’élément marquant.

Agacé par l’activisme du lobby qui tient à voir appliquer de nouvelles sanctions contre l’Iran, le président n’a pas honoré le meeting de sa présence. Traditionnel lieu de tous les éloges pour Israël et sa politique, la conférence n’a pas trahi sa réputation. Cependant, quelques semaines seulement après une défaite cinglante de l’Aipac face à l’administration Obama, les intervenants démocrates ont été moins consensuels qu’à l’accoutumée.

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Ukraine : Commentaires du Général Vincent Desportes

L’Agence Info Libre est allée à la rencontre du Général Vincent Desportes, ancien chef des armées de terre française et aujourd’hui professeur à l’institut de Sciences Politiques à Paris.

Le général Desportes revient sur l’actualité brûlante de l’Ukraine, le rôle et la volonté de la Russie dans ce conflit ainsi que la position des États-Unis et de l’Europe dans ce conflit.

Les USA sont prêts à soutenir économiquement l’Ukraine

Les Etats-Unis sont prêts à apporter “autant de soutien que nécessaire” à l’Ukraine pour l’aider à restaurer sa stabilité financière, dans le cadre d’un programme du FMI accompagné de réformes, a assuré dimanche le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew.

Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux pour fournir à l’Ukraine autant de soutien que nécessaire pour restaurer la stabilité financière et le retour à la croissance économique, si le nouveau gouvernement met en place les réformes nécessaires“, a dit M. Lew, selon le texte d’un discours qu’il devait prononcer lors de la conférence annuelle du groupe de pression américain pro-israélien AIPAC.

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Un brouillard de fraudes

Par James Howard Kunstler

L’équipe Obama a fait une belle bourde la semaine dernière en nommant Blythe Masters, responsable des ressources chez JP Morgan, au comité de la CFTC chargé de réguler les activités sur les marchés papier du maïs, des côtes de porc, du café, du cacao – et de l’or aussi, au passage, marché que JP Morgan est soupçonnée d’avoir manipulé.

Une affaire parmi celles qui ont surgi récemment, comme le fiasco de MF Global de 2011 suite auquel des milliards de dollars de comptes clients se sont comme par magie retrouvés chez JP Morgan en conséquences de mauvais paris placés sur les obligations européennes. MF Global, maison de courtage spécialisée dans le négoce de marchandises, a été liquidée en 2011. La CFTC n’a jamais émis d’ordre de poursuite au Département de la justice et, bien entendu, le PDG de la société, Jon Corzine, savoure encore à ce jour des lattés au caramel dans les Hamptons. Voici à quoi ressemblent les transactions Téflon des années Obama : rien ne colle aux basques des fraudeurs.

La nomination de Blythe Masters a causé un tel vent de scandale et tant de réactions sur Twitter qu’elle a dû se retirer des membres potentiels du comité avant la fin de la journée.

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Plus d’un million d’Américains perdent leur allocation chômage

Depuis [le] samedi 28 décembre, 1,3 million d’Américains ont perdu leurs allocations chômage. Le Congrès a refusé d’approuver le renouvellement de cette prestation avant de s’ajourner pour les fêtes de fin d’année. Pour beaucoup de familles, cette interruption des indemnisations est une catastrophe.

MARCHÉ DU TRAVAIL
– REPRISE

Sur les quelque 4 millions de chômeurs américains, 1,3 million cesseront de recevoir une indemnisation du gouvernement fédéral d’un peu plus de 1.000 dollars par mois. Les personnes touchées  sont celles qui sont sans emploi depuis plus de 73 semaines, la durée maximum pendant laquelle ils ont droit à une allocation chômage.

Catastrophe
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Intervenir en Syrie ? (CSOJ du 06/09/2013 – extraits)

Dans Ce Soir Ou Jamais du 06/09/2013, Frédéric Taddeï reçoit Dominique de Villepin ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, Elisabeth Guigou Présidente de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée, Randa Kassis journaliste syrienne, ancienne membre du Conseil national syrien, Michel Collon journaliste et essayiste, fondateur du site « Investig’Action », Monzer Makhous Ambassadeur de la coalition nationale syrienne, Frédéric Encel géopoliticien, pour débattre de la possible intervention en Syrie.

Emission dans son intégralité ici.

Le goulag électronique

Par Jean-Paul Baquiast

Nous avions signalé précédemment la pertinence de l’analyse d’un représentant de l’Église orthodoxe russe, assimilant à un goulag électronique le système global de saisie, d’espionnage et de contrôle que les services de renseignements américains, sous l’égide de la NSA et du gouvernement fédéral, imposent à toutes les formes d’expressions empruntant le support de l’Internet et des réseaux numériques. (1)

Comment ce personnage définit-il le goulag électronique américain ?

« Un camp de prisonniers électronique global…D’abord on habitue les gens à utiliser de façon systématique des outils de communication commodes avec les autorités, les entreprises et entre eux. Très rapidement chacun s’habitue de façon addictive à de tels services. Ceci donne à ceux qui possèdent économiquement et politiquement ces outils un pouvoir à la fois considérable et terrifiant. Ils ne peuvent pas repousser la tentation de s’en servir pour contrôler les personnalités. Ce contrôle peut devenir beaucoup plus complet qu’aucun de ceux exercés par les systèmes totalitaires connus au vingtième siècle ».

Le terme de goulag, rendu célèbre par le romancier Alexandre Soljenitsyne, désigne classiquement le système pénitentiaire russe. Celui-ci, encore en activité sous une forme à peine “améliorée”, est constitué de camps de travail et de détention répartis aux frontières de la Russie. Ils enferment des centaines de milliers de condamnés, dans des conditions précaires sinon indignes.
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Liban : Une participation de Paris à une opération en Syrie exposerait les militaires français

Malgré les difficultés diplomatiques, en particulier au Conseil de sécurité des Nations unies, et la mise hors-jeu des Britanniques, le président Hollande a indiqué, ce 30 août, au quotidien Le Monde, ne pas exclure une intervention militaire en Syrie avant le 4 septembre prochain, jour où le Parlement sera convoqué en session extraordinaire pour débattre de la situation syrienne.

Soldat français de la Finul (Force intérimaire des Nations Unies au Liban)

Cette opération, a précisé le chef de l’Etat, ne viserait pas “à libérer la Syrie ou à renverser le dictateur (ndlr, Bachar el Assad)” mais à porter un “coup d’arrêt” à “un régime qui commet l’irréparable sur sa population”.

Pour les partisans d’une intervention, il s’agit, en “punissant” le régime de Bachar el-Assad pour sa responsabilité encore présumée dans l’attaque chimique du 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, d’éviter que lui ou d’autres aient à nouveau recours à ce type d’armes. D’autres espèrent qu’elle permettra de renverser le rapport de forces sur le terrain en faveur de la rébellion, elle-même divisée. Cela étant, il n’est nullement question, selon les déclarations des présidents Hollande et Obama, d’en arriver là.

Seulement, l’équation syrienne est extrêmement compliquée. Et pour les opposants à cette intervention – qui ne sont pas forcément de farouches admirateurs de Bachar el-Assad ou même encore de Vladimir Poutine – lancer des frappes, même pendant un temps limité, ne servirait à rien, si ce n’est à obtenir une situation pire qu’avant. En clair, ce serait mettre un coup de pied dans un nid de frelons et ce n’est pas la meilleure chose à faire.

Le temps où l’ancien président Sarkozy évoquait “l’harmonie insoupçonnée” entre les différentes communautés qui se côtoyaient à Damas grâce à la “spécificité  d’un régime autoritaire laïque” (Libre, Robert Laffont/ XO Editions, 2001) est désormais révolu. Car le conflit syrien est une guerre civile impliquant Kurdes, arabes sunnites, chrétiens, alaouites et druzes.

Mais il tend aussi à s’internationaliser, avec l’engagement du Hezbollah chiite, allié de Bachar el-Assad, de combattants iraniens (probablement) et de jihadistes venus de l’extérieur prêter main forte à leurs homologues syriens (ndlr, pour rappel, ces derniers n’ont pas effrayé plus que ça le régime syrien quand il les laissait passer en Irak, à l’époque où les Américains y étaient encore présents… Mais passons).

En outre, des puissances étrangères se font ainsi une guerre par procuration, l’Arabie Saoudite et le Qatar tentant de damer le pion à l’axe chiite (donc Téhéran) qu’ils redoutent sans doute plus que tout, en soutenant telle ou telle faction rebelle. Qui plus est, il y a des intérêts dont on ne parle que très peu. Comme par exemple ce projet de Doha de faire passer un gazoduc via la Syrie et la Turquie afin d’exporter son gaz vers l’Europe sans passer par le détroit d’Ormuz, à la merci d’un coup de sang iranien. Seulement, Bachar el-Assad s’y était opposé…
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Zbigniew Brzezinski sur la Syrie : « Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse »

Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller du président Carter, s’exprimait le 14 juin 2013 sur MSNBC à propos de la guerre en Syrie. La veille de cet entretien entre 100 et 150 personnes auraient été tuées en Syrie par des armes chimiques. Barack Obama déclarait alors qu’une “ligne rouge inacceptable avait été franchie” par le régime syrien de Bachar el-Assad.

Les États-Unis s’engagent dans une propagande de masse en parlant de guerre pour la démocratie. Qui se bat pour la démocratie là -bas ? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite ? Nous sommes face à une tragédie et notre manière d’agir est désordonnée.

Vidéo disponible également ici.

“Ma vie à poil sur le net” ou le piège de Facebook [Archive]

Vidéos, blagues foireuses ou positionnement politique : les traces que nous laissons ne sont pas sans conséquences. Nuancé, ce reportage en fait la démonstration.

Éric Schmidt, le pdg de Google, l’annonçait il y a quelques semaines : les gens devront bientôt changer de nom s’ils veulent, une fois adultes, échapper aux traces peu glorieuses qu’ils auront laissées sur les réseaux sociaux à l’adolescence. Ce n’était qu’une boutade, mais cela mérite pourtant réflexion.
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Égypte : Obama n’a plus aucune influence sur le pouvoir égyptien

Les États-Unis semblent aujourd’hui totalement impuissants face à la descente aux enfers de l’Égypte. Un pays qui était pourtant le plus proche allié de Washington dans le monde arabe et qui reçoit depuis des décennies une aide financière et militaire conséquente.

Mais comme l’explique Josh Rogin du site The Daily Beast, «les initiatives de la Maison Blanche depuis le printemps arabe ont toutes affaibli les quelques moyens de pression qu’elle avait encore…». Par ses incohérences, je lâche Hosni Moubarak, un allié historique des États-Unis, et je soutiens la transition démocratique, mais je ne m’oppose pas vraiment au coup d’État de l’armée qui deux ans plus tard recrée la situation antérieure, l’administration Obama a réussi le tour de force de se mettre à dos les deux camps en présence. Elle est considérée par les Frères Musulmans comme le principal soutien étranger de la répression militaire et du côté de l’armée égyptienne comme un allié objectif des islamistes.

En 2011 pourtant, l’influence américaine sur l’armée égyptienne avait eu un impact considérable sur la tournure des événements comme en Tunisie d’ailleurs. L’armée égyptienne avait obtempéré aux pressions de Washington de ne pas ouvrir le feu sur les manifestations anti-Moubarak. Mieux «les militaires avaient protégé les manifestants et Obama avait été capable de soutenir réellement les révolutions arabes en contraignant l’homme fort de l’Égypte à quitter le pouvoir».

L’armée égyptienne est devenue sourde

En 2013, les militaires égyptiens ont superbement ignoré toutes les remarques et recommandations de l’administration américaine. Depuis la prise de pouvoir par l’armée égyptienne le 3 juillet, Washington a demandé successivement aux militaires de ne pas arrêter les dirigeants des Frères Musulmans, de ne pas instaurer la loi martiale, d’autoriser les manifestations pacifiques et de tenter de trouver un compromis avec les islamistes. En vain.

«Les États-Unis condamnent avec fermeté les mesures qui ont été prises par le gouvernement intérimaire égyptien et les forces de l’ordre», a déclaré jeudi 15 août Barack Obama. «Nous déplorons les violences exercées contre les civils. Nous soutenons les droits universels essentiels à la dignité de l’homme, y compris le droit de manifester pacifiquement» a-t-il ajouté.

Le Président américain a aussi annoncé que les États-Unis avaient informé l’Égypte de l’annulation des manœuvres militaires «Bright Star», qui ont lieu tous les deux ans depuis 1981 et sont considérées comme un élément central des relations militaires entre Washington et Le Caire. Mais il n’a rien dit sur l’aide militaire de 1,3 milliard de dollars donnée à l’armée égyptienne tous les ans.

En fait, la pression financière n’a plus beaucoup d’impact. Les États-Unis ont été supplantés par d’autres bailleurs de fonds régionaux. L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Koweït ont déjà donné au gouvernement de transition égyptien 13 milliards de dollars, dix fois l’aide américaine.

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Exclusivité Fortune – États-Unis : La pauvreté montre majoritairement un visage blanc

Traduction exclusive d’un article du Daily Mail publié le 28 juillet. L’intégralité de cette traduction a été réalisée par nos lecteurs: France Forever, Petokask, wisewhite et Yarr. Tous nos remerciements pour leur excellent et très rapide travail.

Certaines zones rurales ont des taux de pauvreté avoisinant les 99% La pauvreté chez les Blancs est en augmentation. 63% des Blancs pensent que le niveau économique dans lequel ils vivent est “faible”. Aux alentours de 2030, près de 85% de toute la population en âge de travailler aux États-Unis vivra l’insécurité économique sous un aspect ou un autre.

Quatre adultes américains sur cinq font face au chômage, à la précarité ou comptent sur les aides sociales pour les dernières parties de leurs vies, c’est le signe de la détérioration de la sécurité économique et de l’érosion du “Rêve Américain”.

Les difficultés de vie augmentent particulièrement chez les Blancs, c’est ce qu’établissent plusieurs indicateurs. Le pessimisme au sein de ce groupe racial à propos de l’avenir économique de leurs familles a grimpé à son plus haut depuis 1987.

Ce sondage exclusif de The Associated Press pointe une économie américaine en état de mondialisation permanente, un fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres, et la disparition des emplois manufacturiers bien rémunérés comme causes à cette tendance générale.
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Quand Obama oblige Renault à quitter l’Iran

Le “diktat” du président américain oblige Renault à cesser toute activité en Iran. Faute de quoi, l’Alliance Renault-Nissan risquerait de ne plus pouvoir commercer avec les États-Unis. Renault a produit à travers ses partenaires 100.000 voitures en Iran l’an dernier… Déjà, PSA avait dû se retirer en 2012 sous la pression de GM. Un manque à gagner pour l’industrie tricolore !

“Le président Obama a donné l’ordre de cesser l’activité en Iran”, a affirmé ce vendredi, Carlos Tavares, Directeur délégué de Renault, non sans ironie et une certaine amertume.

Faute de quoi, les entreprises qui commerceraient encore avec ce pays se verraient interdire toute activité aux États-Unis. “Des  discussions diplomatiques ont lieu d’État à État entre la France et les États-Unis” à ce sujet. Mais, en attendant d’éventuelles avancées sur ce sujet, Renault se voit contraint, après PSA, d’interrompre ses lucratives activités en Iran.

“On n’a pas le choix”; souligne Carlos Tavares.

Implantés historiquement, les deux constructeurs français sont frappés de plein fouet par le “diktat” américain. Ils détenaient tous les deux une part très importante du marché local… contrairement aux multinationales de Detroit GM ou Ford qui  en étaient absentes !

100.000 voitures
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Ben Bernanke, le pompier qui pourrait se révéler pyromane

Par Marc Vignaud

Sur le départ, le président de la banque centrale américaine s’apprête à fermer les vannes de l’argent pas cher. Non sans risque de krach obligataire.

Les marchés du monde entier étaient suspendus à ses lèvres mercredi. Quand et à quel rythme Ben Bernanke allait-il commencer à resserrer sa politique monétaire ? La question hante les investisseurs depuis des semaines, voire des mois. Et pour cause, la simple évocation, le 22 mai, d’un scénario de sortie de cette politique de planche à billets par le président de la banque centrale américaine avait fait s’évaporer en quelques jours 3 000 milliards de dollars sur les places financières.

Un républicain admirateur de Friedman

C’est donc celui qui anticipera le mieux les décisions de l’ancien professeur d’université à Stanford et Princeton qui s’en sortira dans des marchés rendus volatils par les torrents de liquidités déversés par la Réserve fédérale américaine (Fed) pour affronter la pire crise économique depuis la Seconde Guerre mondiale.

Qu’un resserrement monétaire intervienne trop rapidement et c’est le risque d’un krach obligataire, comme en 1994. À l’époque, les taux d’intérêt sur la dette américaine avaient brutalement bondi de 2,25 points en moins d’un an et la valeur des obligations en circulation, qui varient en sens contraire, s’était écroulée… Un bain de sang pour les plus imprévoyants.

Mais pour de nombreux analystes, ces craintes d’une sortie rapide de la politique monétaire très accommodante de la Fed sont exagérées. Ce ne sera sans doute pas Ben Bernanke, dont le second mandat à la tête de la puissante institution américaine s’achève théoriquement au 1er janvier 2014, qui aura à gérer ce lourd héritage. Barack Obama n’a en effet pas caché sa volonté de voir partir ce républicain nommé par George Bush en 2005.

“Helicopter Ben”…
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Irlande : Des villages Potemkine afin de ne pas heurter la sensibilité des dirigeants du G8

Dans deux semaines, les dirigeants du G8 doivent se réunir en sommet au Lough Erne Golf Resort, un luxueux complexe hôtelier doté d’un terrain de golf, situé dans le comté de Fermanagh, en Irlande du Nord.

Il y a un problème, affirme Michael Krieger sur son blog Liberty Blitzkrieg : beaucoup des villages environnants portent les stigmates de la très grave crise économique qui affecte le pays. « Bien que l’effondrement économique du pays ne semble pas déranger les dirigeants étrangers, la pensée de se confronter aux réalités de la pauvreté tout en festoyant avec le caviar et le foie gras pourrait être tout simplement insupportable pour Barack Obama, Shinzo Abe et David Cameron », écrit-il.

Que faire alors ? C’est simple : il suffit de recourir à la solution des villages Potemkine, et de simuler la bonne santé économique de la région en rénovant quelques façades abandonnées depuis longtemps. Les murs défraîchis qui trahissent la faillite et la ruine seront maquillés par des ravalements, des peintures neuves et des nettoyages à haute pression. L’Irish Times rapporte ainsi que des centaines de milliers de livres ont été dépensées pour restaurer les façades d’une centaine de propriétés dans le voisinage du Lough Erne Golf Resort dans la perspective du sommet du G8.

Ainsi, à Belcoo, deux boutiques ont été recouvertes avec des trompe l’œil pour donner l’impression qu’il s’agit d’affaires prospères. Le commerce de l’ex-boucherie Flanagan, qui a déposé le bilan l’année dernière, a été remaquillé avec des peintures à façon sur ses fenêtres. « La boucherie a été remplacée par l’image d’une boucherie », écrit le journal (photos ici).

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Offshore leaks : Des fuites discrètes aux Etats-Unis

Les médias américains ne se passionnent guère pour l’affaire Offshore Leaks, pourtant révélée depuis Washington. Alors même que certains Etats sont de véritables paradis fiscaux.

Le Washington Post s’est efforcé le 6 avril dernier «à percer le secret des paradis fiscaux offshore». Le quotidien américain, qui participe à l’opération Offshore Leaks montée par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) à Washington en collaboration avec de nombreux titres de la presse étrangère, a publié une longue enquête sur les canaux fiscaux qui mènent jusque dans les paradis fiscaux. Le quotidien cite des exemples concrets, mais les révélations n’ont jusqu’ici pas eu le même écho par exemple que celles de l’année dernière sur le compte en Suisse et les placements dans les îles Caïmans de Mitt Romney, l’ancien candidat républicain à la Maison-Blanche.

Dans ce contexte, le travail du Washington Post n’a guère été repris par les médias américains. Le New York Times a consacré un article à la publication des 2,5 millions de documents obtenus par le ICIJ, mais a concentré sa couverture de l’affaire Offshore Leaks à son impact dans les pays européens comme la France ou l’Allemagne.

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Les États-Unis commencent à couper dans les dépenses publiques

Faute d’accord entre républicains et démocrates, le « séquestre » est entré en vigueur hier soir [le 28 février 2013]. Barack Obama reçoit les leaders du Congrès aujourd’hui [le 1er mars 2013].

Ca y est, le « séquestre » est entré en vigueur, hier [le 28 février 2013], à minuit. Faute d’accord sur la réduction du budget entre démocrates et républicains, des coupes automatiques de 85,3 milliards de dollars, d’ici à fin septembre, vont commencer à entrer en application.

Avec une liste impressionnante de conséquences négatives potentielles, pour les Américains comme pour les touristes du monde entier qui se rendent aux États-Unis : du chômage technique pour des centaines de milliers d’Américains, notamment pour les civils qui travaillent pour le Pentagone, des horaires restreints pour l’accès aux parcs nationaux, des files d’attente plus longues aux aéroports par manque de personnel, à la fois aux contrôles de sécurité et dans les tours de contrôle, des aides à la recherche d’emploi suspendues, des intoxications alimentaires en hausse par manque d’inspecteurs sanitaires…

Barack Obama a constamment cherché à dramatiser les conséquences des coupes automatiques, au cours des derniers jours, dans l’espoir que les Américains les imputeront aux républicains. Il s’est, par exemple, rendu sur les chantiers navals de Huntington Ingalls, à Newport News, en Virginie, pour donner un exemple. Les coupes dans la défense [...] pourraient empêcher la Navy d’y envoyer des navires à l’entretien, ce qui toucherait non seulement l’entreprise en question, mais aussi ses fournisseurs, dans tout le pays.

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Barack Obama et la nouvelle Amérique

Nous sommes habitués à voir les USA comme le “pays numéro un”, cherchant à dicter leurs propres conditions à la majorité des Etats et fixant leurs propres règles du jeu dans l’économie mondiale. Pour l’instant, ils gardent cette image. Mais correspond-t-elle à la réalité ?

Oligarchie : C’est un club très privé et tu n’en es pas membre.

La locomotive en panne

Pendant de longues années, les Etats-Unis étaient la locomotive de l’économie mondiale. Cependant, 2008 et les années qui ont suivi ont montré que quelque chose ne tournait pas rond – l’économie américaine n’a toujours pas réussi à se remettre de la crise.

Heureusement pourtant, un désastre comparable à celui de 1929 a pu être évité. La “Grande récession” qui s’est produite est pratiquement terminée mais il est encore trop tôt pour parler du rétablissement de l’économie américaine. De plus, la célèbre machine à créer des emplois vient de rendre l’âme : le taux de chômage aux Etats-Unis était de 7,8% en décembre 2012.

Une situation qui découle du fait que la majorité des producteurs américains préfèrent utiliser la main d’œuvre bon marché située en dehors du pays. Actuellement, on peut affirmer que les principaux emplois américains sont situés en Chine et d’autres pays d’Asie du Sud-Est, ainsi qu’en Amérique latine.

Pour l’instant, le rôle du dollar comme principale monnaie mondiale permet aux Américains de financer leur pays grâce aux autres Etats mais cela ne peut pas durer éternellement. Tôt ou tard, le gouvernement américain devra augmenter les impôts ou réduire les dépenses. Il faudra très probablement faire les deux.

Mais il faut reconnaître que les USA demeurent encore l’Etat numéro un à l’échelle mondiale.

Le mauvais chemin

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Chroniques de la Vieille Europe : Pour en finir avec Barack Obama

Le 11 décembre, Patrick Péhèle, Lucien Valdes et Grégoire Gambier recevaient sur Radio Courtoisie, John R. MacArthur, à propos de son livre L’illusion Obama paru aux Édition les Arènes, ainsi que les écrivains Jean-Philippe Immarigeon et Pierric Guittaut.

John R. MacArthur a compris le premier que la belle histoire de Barack Obama était une fable. Parce qu’il a été éduqué comme lui dans le milieu politique à Chicago, MacArthur connaît de l’intérieur le système clientéliste et corrompu des Daley, les « parrains » démocrates de la ville qui ont favorisé l’ascension du premier président métis des USA.

Avocat et docteur en droit, Jean-Philippe Immarigeon est spécialiste de l’histoire des États-Unis et des questions de stratégie, il intervient depuis 2001 dans la Revue Défense nationale. Il a publié chez François Bourin Éditeur American parano (élu meilleur essai politique 2006 par le magazine Lire), Sarko l’Américain (2007) et L’Imposture américaine (2009).

Ce n’est pas un hasard que les ambassades de Londres et Paris sont réservées aux grands donateurs de la campagne d’Obama : Lou Susman, ancien cadre de Citigroup et résidant de Chicago, aurait acheté son poste au palais Saint James pour 239.000 dollars de donation “rassemblées” ; Paris aurait coûté environ 500.000 dollars à un certain Charles Rivkin.

L’émission s’achève par un entretien avec Pierric Guittaut auteur de roman noir et journaliste à la revue éléments. L’Amérique profonde à travers un polar sauvage et primitif : le « backwoods » noir. Malgré l’inclination structurelle du polar vers la ville, il survit dans le genre une branche ancienne et noueuse, au cœur toujours vert et résistant à la postmodernité. Une façon de comprendre la crise dans les classes populaires américaines.

(Merci à Patrick)

États-Unis : La crise immobilière est loin d’être terminée

Ni Barack Obama ni Mitt Romney n’en ont parlé pendant la campagne. Pourtant, les saisies de maisons continuent. Exemple à Cleveland, dans l’Ohio, un des fameux États clés de l’élection du 6 novembre.

Pendant la campagne présidentielle qui s’achève aux États-Unis, il aura beaucoup été question d’emploi et d’impôts, de déficit et de dette. Barack Obama et Mitt Romney ont également souvent parlé de santé, de commerce, de Chine…

Un mot a en revanche disparu de leur discours, quatre ans après avoir tenu le haut de l’affiche : l’immobilier. En 2007, la crise des « subprimes » – ces crédits boiteux qui conduiront plusieurs millions de familles à la perte de leur toit – frappait durement le pays.

[...] Pendant les trois débats télévisés, ni le président sortant ni son challenger n’ont évoqué le dossier immobilier. [...] Pourtant, des millions de familles jonglent toujours avec des dettes supérieures à la valeur estimée de leur bien. Elles sont encore trois fois plus nombreuses qu’avant 2007 à perdre leur maison (30 000 saisies par mois en moyenne en 2005).

Que le sujet ait été absent de la campagne ne signifie donc pas que l’Amérique a digéré la crise des « subprimes ». Pourquoi ce silence, alors ? Anthony Brancatelli, conseiller municipal à Cleveland, dans l’Ohio, a sa petite idée.
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Olivier Delamarche : « Le taux de chômage réel aux États-Unis est de 25% »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 09 octobre 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Bourse.

«  Entre juillet et septembre, 1,5 millions de personnes ont disparu des statistiques de la population active [des États-Unis]. Si vous retraitez les chiffres, on atteint un taux de chômage insupportable pour une économie occidentale, à peu près du même niveau que le taux de chômage espagnol. »

« On ne peut pas régler un problème si on pense de la même façon qu’on l’a créé, aujourd’hui on cherche à régler un problème de surendettement en s’endettant, ce n’est pas comme cela que ça peut fonctionner. »

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(Merci à Mick)

Où va l’Amérique ? De Wall Street à Main Street, la peur du déclin

A moins de trois mois de l’élection présidentielle américaine, Gilles Biassette, journaliste à La Croix, radiographie ce pays et ce qu’il reste du « rêve américain ». Selon lui, « les États-Unis semblent aspirés par la spirale du déclin et profondément miné par le doute », en dépit de ses succès dans les technologies de l’information et du divertissement.

« Thésée et le minotaure » – Maître des Cassoni Campana (1500-1525)


L’expert place au cœur de son analyse le malaise des classes moyennes, “l’âme” de la nation. Ces dernières, victimes au premier chef de la désindustrialisation, ont décroché du “rêve américain” qui veut que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. Or face à ce malaise, une réponse radicale et paradoxale – celle du moins d’État – a surgi dans le champ politique avec le Tea Party.

L’idée d’un déclin de l’Amérique est omniprésente aux États-Unis, dans les journaux, les librairies – pas moins d’un livre par mois est publié sur ce thème. Le “losing ground” – la perte de terrain du pays – est devenu obsessionnel avec la perspective que les États-Unis vont passer tôt ou tard derrière la Chine, si ce n’est pas déjà le cas. Newsweek a donné récemment un graphique montrant la Chine dépassant les États-Unis dès 2017. Une vision pessimiste que la fragilité de la reprise en cours vient nourrir tous les jours.

Une voie que Gilles Biassette estime totalement inadaptée aux besoins actuels de réformes du pays. Jugeant sévèrement les leaders du parti républicain qui semblent à ses yeux avoir renoncé à “éduquer” leurs bases en cédant au populisme, il s’inquiète de l’immobilisme régnant à Washington du fait du blocage partisan et de la perte de l’esprit de compromis. “Même s’il est réélu, Barack Obama ne sera pas en mesure de mener sa politique face à un Congrès majoritairement républicain.” Une impasse politique qui ne peut qu’accélérer le déclin du pays.
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Goldman Sachs : La banque qui dirige le monde (M-à-j vidéo)

La banque américaine Goldman Sachs est au coeur de toutes les crises financières depuis 2008: crise des subprimes, crise grecque, crise de l’euro. Son pouvoir est immense et elle l’exerce dans le plus grand secret.

Immersion au coeur de LA banque liée à de nombreux scandales pour comprendre ce passé douteux. Des témoignages de premier plan aident aussi à expliquer comment elle est, malgré les crises, encore plus puissante qu’avant. (RTS.ch – 8 juillet 2012 – Réalisation Jérôme Fritel)

Partie 1/2 (45 min)

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Le glissement d’Obama vers la guerre

Cet article est la traduction d’un article de Robert Wright parue le 14 juin dernier dans The Atlantic. Il a été réalisé pour www.les-crises.fr par Lisa.

Le sujet le plus confidentiel qui circule à Washington est comment le président Obama, sous la pression de ses échéances électorales, est en train de mener l’Amérique vers une guerre avec l’Iran. Cette rumeur est la toile de fond invisible mais inquiétante avant l’ouverture la semaine prochaine à Moscou d’une table ronde avec l’Iran sur son programme nucléaire.

Les termes du débat, assez bien partagés dans les cercles de pouvoir, sont simples : Obama dispose de certaines marges de manœuvre pour augmenter considérablement les chances d’une solution diplomatique au problème nucléaire iranien, mais il semble avoir décidé que les mettre en œuvres serait synonyme d’un retour de bâton politique qui réduirait ses chances de réélection.

La bonne nouvelle est qu’Obama a peut-être tort dans son raisonnement. Les retombées politiques qu’il craint principalement de la part de Bibi Netanyahou, l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), et d’autres voix “franco-israéliennes’’– sont probablement moins fâcheuses qu’il ne le suppose. Et l’avantage politique qu’il pourrait obtenir en agissant en grand homme d’État pourrait être plus grand qu’il ne l’imagine.

Mais partons du principe que les inquiétudes d’Obama soient fondées. Il n’en demeure pas moins qu’il est scandaleux qu’il mette en danger la paix et la sécurité des États-Unis dans le seul but d’accroître ses chances de réélection de 1,5 points – ou quelle que soit la marge de progression qu’on lui prête. Et c’est d’autant plus choquant que cela ne semble pas provoquer d’émoi, comme en témoigne le comportement des élites de Washington-au gouvernement, au sein des ONG, et des journalistes – qui, tellement habitués à la corruption de l’action politique par les politiques, ne prennent même plus la peine de s’insurger contre cet état de fait même si cela pourrait mener à la guerre.

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La France est-elle en train de s’allier à Wall Street et à la City pour isoler l’Allemagne ?

Au XIXème siècle, l’Allemagne avait pris la tête de la Triplice, dont l’objectif était d’isoler la France. Deux siècles plus tard, la France semble vouloir se venger en menant les opposants à l’Allemagne. Et si les socialistes étaient les “idiots utiles” pour faire progresser l’agenda des Anglo-saxons ?

Pour remplir un agenda électoral, la France rejoint le camp des opposants à son alliée, l’Allemagne, et signe un texte étonnant qui prône la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements, les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.

Les paragraphes 7 et 8 du communiqué publié à l’issue du G8 sont un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté : on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, le refus du protectionnisme, l’insistance sur le rôle de l’OMC, les dérégulations etc etc

Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.

Pourquoi ? Parce que :

  • La crise grecque est à un tournant
  • L’Espagne a rejoint l’enfer
  • L’offensive, la pression  anglo-saxonne est à son comble
  • La France est à nouveau en période électorale
  • Merkel est aux abois.
  • La droite française est dans les cordes
  • La situation iranienne est instable
  • Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.

Commençons par les marchés…

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Re-made in USA : Les multinationales américaines réévaluent leur course à la délocalisation

La publication par General Motors d’un résultat record de 9,2 milliards de dollars arrive à point nommé dans la course à la présidentielle pour Barack Obama. Le renflouement massif par le Trésor américain ressort comme le meilleur actif de son bilan économique, l’encourageant à faire du “re-made in America” l’un des axes majeurs de sa campagne. Esbroufe politicienne en période d’élection ou reconquête en perspective d’une compétitivité industrielle un temps perdue ? Cette possibilité d’une relocalisation d’emplois de Chine vers les Etats-Unis, qui n’est plus aussi inenvisageable, laisse perplexe.

Marqueur politique

Ce qui s’est produit à Detroit peut être décliné dans d’autres industries [...]. Aujourd’hui il devient plus coûteux de produire dans certains pays comme la Chine.” Par ce discours, le Président américain coupe l’herbe sous le pied de ceux qui fustigent son bilan économique. Alors que 51 % des Américains désapprouvent encore sa gestion de l’économie et 59 % sa gestion du budget et du déficit selon les enquêtes récentes, ce thème offensif et tourné vers l’avenir lui permet de se réconcilier avec le “Corporate America”, rappelant au passage le recul du chômage depuis 5 mois consécutifs.

L’habileté n’a pas échappé aux politiques français, ils jouent des coudes pour s’approprier en pleine campagne le marqueur “made in France”, plus vendeur que celui de la réduction de dette. Cependant, “avant de rechercher la réduction des coûts, les industriels sont guidés par le marché. Ils doivent donc être présents sur le territoire chinois dans les années à venir”, réfute Pascal Colombani, senior advisor chez ATKearney. L’industrie américaine a d’ailleurs perdu des parts de marché dans presque tous les secteurs : aérospatiale et défense, technologies de l’information, équipements de télécommunications, automobile… hormis les services financiers. Alors que les 20 premières multinationales américaines détenaient 33 % de leurs actifs à l’étranger en 1990, cette part est montée à 58 % aujourd’hui. Le pari du 44e Président semble donc osé mais le dernier numéro de la Harvard Business Revue (1) démontre qu’il ne manie pas seulement le marketing politique. La revue décrète la fin de la vogue de l’“outsourcing” et la réévaluation par les multinationales de leur course à la délocalisation.

Perte de compétitivité chinoise

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