L’Allemagne donne son feu vert à la confiscation partielle des dépôts en cas de faillite bancaire

Ces dernières semaines, deux grandes banques se sont retrouvées en difficulté en Europe. C’est pourquoi le vieux continent s’active afin de définir, en s’inspirant de l’exemple chypriote, les modalités qui seront utilisées pour sauver les banques.

Et comme ce fut le cas avec Chypre, les épargnants seront mis à contribution. Le système bancaire reste très fragile en Europe. Nous en avons eu encore la preuve ces derniers jours avec Erste Bank (source), la plus grosse banque autrichienne (oui, dans l’une des rares dernières Nations à être notées AAA) qui a dû augmenter de 40 % ses provisions à causes de remboursements de prêts qui risquent de ne pas être honorés, ainsi que la banque portugaise Banco Espirito Santo SA, qui a été incapable de payer les porteurs de ses obligations à court terme (source).

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que nos gouvernants préparent le cadre qui leur permettra de taper dans vos économies pour renflouer le secteur bancaire.

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Quand les Etats-Unis font payer leur puissance

L’amende astronomique que devra verser aux autorités étasuniennes la banque BNP Paribas révèle un véritable scandale juridique et politique : les lois d’embargo au nom desquelles les États-Unis entendent sanctionner tous ceux qui ne se conforment pas à leur politique étrangère. La pratique semble s’être tant banalisée que l’on ne s’en émeut plus.

La politique unilatérale de sanctions économiques des États-Unis à l’égard d’un nombre grandissant de pays est déjà une pratique très regrettable. Le seul cadre légitime devrait être celui de l’Organisation des Nations Unies, et plus particulièrement, celui du Conseil de sécurité de l’ONU qui est, seul, habilité à prendre de telles sanctions au titre de l’article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies.

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Les patronats français et allemand font front commun contre les Etats-Unis

Les présidents du Medef et du BDI veulent un jeu égal avec les Etats-Unis. Ils s’inquiètent, notamment, des amendes contre les banques européennes.

Les “patrons des patrons” français et allemand côte à côte

Les patronats français et allemand montent au créneau contre les Etats-Unis, qu’ils soupçonnent de distorsion de concurrence dans plusieurs dossiers.

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Coup de projecteur sur les requins qui rôdent dans les “dark pools”

Les marchés de crédit et de dérivés tendent à plus de transparence. Les marchés de capitaux prennent le chemin diamétralement opposé.

Lorsque la crise financière a éclaté il y a six ans, le mot “transparence” est devenu très à la mode. Pas étonnant. Alors que les banques implosaient, politiques et électeurs découvraient avec effroi les pratiques sordides, dissimulées derrière une culture de l’opacité, qui proliféraient dans le monde des produits dérivés et de la dette.

Ironiquement, depuis 2008, les régulateurs se sont battus pour que les marchés soient plus transparents. Bien que des progrès aient été inégaux, les investisseurs ne peuvent plus avancer longtemps masqués, alors qu’ils étaient autrefois inaccessibles, notamment sur les marchés des dérivés du crédit ou lorsqu’ils intervenaient sur les prix des obligations. Depuis peu, même le marais des swaps est de moins en moins opaque.

En revanche, dans le secteur du capital, qui était plus transparent que le marché du crédit, la tendance s’est inversée. Il y a dix ans, une quantité considérable d’informations était disponible sur le prix des actions et les volumes des transactions, car la plupart des activités se tenaient sur les marchés d’échanges centralisés. Maintenant, aux États-Unis et en Europe, plus du tiers des négociations se font hors des principales bourses. Il y a eu une explosion de l’activité de ce qu’on appelle les “dark pools“, où des plateformes privées de négociation, gérées par des banques ou par d’autres institutions, mettent directement en contact acheteurs et vendeurs.

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Les banques chinoises ont renforcé leur pouvoir en 2013

Selon une revue spécialisée, les banques chinoises détrônent toujours plus leurs rivales américaines. Quant aux établissements suisses, ils ne figurent même pas dans les dix premiers.

Classement des 10 premières banques mondiales par volume de fonds propres (Tier 1)

C’est une étude qui confirme que le basculement de l’économie vers la zone Asie-Pacifique concerne également les banques. Selon le magazine The Banker, les établissements chinois ont renforcé leur assise en tête de son classement des 1.000 premières banques dans le monde.

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La vraie guerre vise les banques étrangères

Par Myret Zaki

L’inculpation, ce 19 juin, du président de la filiale belge d’UBS par le parquet de Bruxelles s’insère dans une suite logique, confirmant l’évidence : les grands pays en lutte contre la soustraction fiscale de leurs contribuables ne s’attaquent qu’aux banques étrangères. Tout se passe comme si les banques nationales, elles, n’étaient jamais impliquées de près ou de loin dans les sorties de capitaux évadés du pays.

Affiche de propagande autrichienne, première guerre mondiale

Jamais on ne verra Washington condamner une banque américaine pour aide à la fraude fiscale d’Américains, ni Bercy inquiéter une banque française à ce sujet.

Pourtant, les chiffres indiquent que les banques étrangères ne gèrent qu’une part minoritaire des avoirs non déclarés de ces pays. Les banques américaines, par exemple, détiendraient 88% des avoirs américains à l’étranger, selon la Weltwoche.
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Affaire BNP: De la délinquance à la complicité politique applaudie

La souveraineté étant l’affirmation qu’il n’existe aucun droit au-dessus du droit national a sans doute conduit le monde à des situations difficiles. Dans un système juridique national, les externalités issues des pratiques quotidiennes des acteurs sont gérables et le sont par le droit interne : les atteintes aux droits de propriété qu’elles génèrent sont internalisées. Tel est le sens de l’article 1384 du code civil en France. Mais tel n’est évidemment pas le cas dans l’ordre des souverainetés issues des constructions westphaliennes. Il n’existe pas d’article 1384 dédommageant un Etat des externalités subies et provoquées par un autre Etat. D’où des situations conflictuelles, des arrangements qu’on appelle « accords » ou « Traités », mais aussi des guerres.

Impérialisme ou exercice normal de la souveraineté ?

L’âge de l’Etat-Nation démocratique, n’a pas mis fin – sauf, peut-être, en ce qui concerne les Etats de la Communauté Européenne – à la souveraineté westphalienne.

Ainsi les USA aujourd’hui, considèrent que leur sécurité nationale, est menacée par des Etats Voyous, externalité qu’il faut gérer par tout un ensemble de mesures juridiques dont celles de l’embargo. Il en découle que toute action, en provenance de tout acteur privé ou public diminuant les effets de l’embargo transforme ses auteurs en ennemis des USA.

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L’inéluctable confiscation des dépôts bancaires

Dans cet article, nous allons voir pourquoi la confiscation de vos dépôts bancaires (bail-in) sera la “solution” choisie pour faire face aux faillites bancaires.

Vite ! Donnez-moi le liquide !

Dans un obscur document intitulé From Bail-Out to Bail-In — Mandatory Debt Restructuring of Systemic Financial Institutions“, le FMI explique pourquoi les banques devront être sauvées par les déposants plutôt que les Etats.

Evidemment, cela est présenté comme une “avancée”, à savoir que les contribuables ne seront plus sollicités, mais uniquement les déposants de la banque…

Comme il y a plus de déposants que de contribuables, c’est en réalité une façon de faire porter la charge à plus de monde, et surtout cela évite de poser la vraie question : pourquoi devrait-on sauver les banques ?

Il existe 3 grands risques d’effondrement systémique identifiés par le FMI (la liste est non exhaustive) :
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“La bonne nouvelle est que le peuple est en train de se réveiller”

Une autre politique climatique peut-elle sauver l’Europe ? La croissance va-t-elle revenir ? Un nouveau mouvement politique peut-il remplacer un PS en effondrement moral ? Rencontre avec Pierre Larrouturou, après José Bové, Corinne Lepage, et Jean-Luc Mélenchon.

Reporterre – Comment interprétez-vous le désamour des Français à l’égard de l’Europe ?

Pierre Larrouturou - Pendant trente ans, l’Europe était un espace de coopération et de justice sociale. Et puis il y a eu un tournant, qu’on a appelé la révolution néo-libérale les débuts des années 1980. Depuis trente ans, au lieu d’avoir une coopération et une justice sociale, la concurrence a été érigée comme un dogme fondamental au-dessus de tout le reste. Cela amène une précarité terrible, à la violence sociale, à la violence contre la planète. L’Europe n’est plus fidèle aux valeurs des pères fondateurs.

En quoi est-elle différente de la conception originelle ?

La première volonté était de mettre le charbon et l’acier en dehors des mains des capitalistes et de faire une union politique en commençant par des choses concrètes. il y avait des règles sur le charbon et l’acier, sur le salaire minimum, sur le fonctionnement économique. Et quand un pays dévaluait sa monnaie, il y avait un montant compensatoire agricole qui évitait qu’il y ait un avantage compétitif lié à cette dévaluation.

Aujourd’hui, le traité transatlantique dont François Hollande veut accélérer la négociation est le contraire des valeurs de ceux qui ont créé l’Union européenne.

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Europe : 5 ans après la crise, la régulation du secteur financier a-t-elle avancé

Les gouvernements des vingt pays les plus riches l’avaient promis : le secteur financier sera réformé, les banques mises sous contrôle. Plus de finance folle, de sauvetage bancaire ruineux, de mise en péril de l’économie par la spéculation débridée. Cinq ans après les déclarations du G20, où en est-on ? L’Union européenne a voté une dizaine de directives, sous la houlette de Michel Barnier. Bonus des banquiers, organisation des plans de sauvetage, supervision et contrôle… Tour d’horizon de cette difficile reprise en main, avec Thierry Philipponnat, secrétaire général de l’ONG Finance Watch, rare contrepouvoir au puissant lobby bancaire européen.

L’union bancaire européenne a pour objectif d’éviter que de nouvelles faillites bancaires ne soient supportées par les contribuables. Son principe a été adopté par les eurodéputés le 15 avril. Est-ce une mesure satisfaisante ?

Thierry Philipponnat [1] : La réforme de l’Union bancaire a pour objectif que la prochaine crise bancaire ne coûte pas d’argent au contribuable – contrairement à la crise de 2008 qui coûté 450 milliards d’euros aux pays européens. Et de casser le lien incestueux et complètement absurde entre les banques et les États : les banques financent les États mais comptent sur eux pour les sauver quand elles ont un problème. Après un an et demi de négociations, nous avons avancé dans la bonne direction. L’Union bancaire permet une surveillance unique des 130 plus grandes banques par la Banque centrale européenne (BCE). Et la remise à plat du système de « résolution », c’est-à-dire l’intervention publique lorsqu’une banque a des problèmes, avant qu’elle ne fasse faillite.

Désormais, les pertes financières devront être absorbées par les actionnaires et les créanciers, avant que les déposants et contribuables ne soient mis à contribution. Cette nouvelle directive européenne [2] est un vrai progrès, elle met fin à « l’aléa moral », qui fait que les gagnants et les perdants n’étaient pas les mêmes : certains pouvaient gagner de l’argent mais pas en perdre !

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Les bonus des mastodontes de la City font encore des vagues

Veto du gouvernement à l’augmentation du plafond des rémunérations variables chez RBS, vives critiques des actionnaires de Barclays : les bonus des mastodontes de la City continuent de faire des vagues au Royaume-Uni.

Le gouvernement a été très clair. Notre approche de la rémunération doit être équilibrée alors que nous émergeons de la crise financière“. Tapant du poing sur la table, le ministère britannique des Finances a opposé une fin de non-recevoir à la Royal Bank of Scotland (RBS), dont l’État détient 81% du capital depuis son sauvetage à grand frais en 2008.

La banque, qui n’a pas encore sorti la tête de l’eau malgré une cure de redressement drastique et a accusé une nouvelle perte massive de près de 9 milliards de livres (environ 10,9 milliards d’euros) l’an dernier, a indiqué vendredi qu’elle aurait souhaité relever le plafond des bonus de ses banquiers.

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L’Europe des lobbies n’attend pas la Suisse

Par Myret Zaki

Il est des sujets dont la méconnaissance est inversement proportionnelle à leur importance. Il en va ainsi de celui des lobbies.

“Je peux expliquer…”
ELECTEURS EUROPÉENS – PARLEMENT EUROPÉEN – LOBBIES DES AFFAIRES

Sait-on  que l’industrie financière est le plus gros lobby à Bruxelles, avec 1.700 lobbyistes, passant par 700 acteurs financiers, et qu’elle dépense au moins 123 millions d’euros par an pour infléchir le cours des réglementations européennes ? Qu’elle a sept fois plus de lobbyistes que les syndicats et les ONG réunis, dont le budget annuel atteint 4 millions à peine ?

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Banques françaises : les salaires des patrons en forte hausse

Les résultats des groupes bancaires, en progression, font bondir les bonus. Jean-Laurent Bonnafé, chez BNP Paribas, reste en tête du palmarès 2013.

Les banques françaises en ont fini avec la crise, et la rémunération de leurs dirigeants reflète ce retour à meilleure fortune. Les bonus, proportionnels aux résultats des établissements, s’envolent à nouveau pour une majorité de patrons.

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La BCE et la Bank of England appellent à relancer la titrisation bancaire

La BCE et la BoE (Bank of England) ont soumis un document joint pour remédier à la déprime sur le marché européen de la titrisation bancaire. Les outils correspondants, les« ABS », sont jugés utiles pour financer l’économie. Mais ayant été très critiqués pour leur contribution à la crise financière, ils souffrent toujours d’une réglementation peu adaptée.

Deux grandes banques centrales souhaitent voir le marché de la titrisation d’actifs, comme les prêts bancaires, repartir de l’avant. Ainsi, l’incitation des banques sera plus grande à distribuer du crédit, ce dont l’économie européenne doit profiter.

La Banque Centrale Européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) ont remis ce vendredi un document conjoint lors de la réunion du FMI à Washington, lançant un appel aux autorités européennes et internationales pour légiférer en faveur des ABS (Asset backed securities). Ces instruments financiers souffrent d’une mauvaise réputation car les plus complexes d’entre eux ont contribué à l’éclatement de la crise financière. Les émissions se tarissent depuis sur le marché et aucun rebond n’est en vue.

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Olivier Delamarche interrogé par “Devenons citoyens”, janvier-février 2014 (Màj avril)

Voici, dans l’ordre inverse de leur parution, les sept premiers épisodes d’une série de douze courts reportages didactiques consacrés à l’économie contemporaine et à l’impact qu’elle a sur chacun d’entre nous. Les cinq reportages suivants restent à venir.

Les cinq vidéos ajoutées le 08/04/14 :

Sommes nous proches d’une insurrection générale ?


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Est-on à la veille d’un nouveau krach boursier ?

Un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) [...] entrevoit des «feux orange» d’une possible surchauffe des marchés financiers et la possibilité d’une nouvelle crise financière.

Richard Fisher, le président de la banque régionale de la Fed à Dallas (Texas), a estimé, dans un discours prononcé vendredi à Hong Kong, que le soutien monétaire exceptionnel de la Fed «avait aidé à nourrir un marché boursier rugissant».

Dans ce discours, il souligne que les indices boursiers ont «presque triplé depuis leur plancher de 2009» et que la capitalisation du marché boursier américain atteint 145% du produit intérieur brut (PIB) du pays, soit deux fois plus que le dernier record en la matière qui date de mars 2000, avant l’éclatement de la bulle Internet.

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La bonne fortune des milliardaires européens

Le patrimoine des milliardaires européens représente 30 % de celui des grandes fortunes dans le monde, contre 24 % il y a un quart de siècle, selon une étude réalisée par Forbes et publiée par Société générale Private Banking le 1er avril.

Carte des grandes fortunes cumulées en Europe en 2013, par pays, en milliards de dollars, et par secteurs d’activités (source : Forbes)

Recensant les fortunes familiales de plus d’un milliard de dollars (726 millions d’euros) à travers le monde, elle vise à analyser la pérennité de la richesse sur le Vieux Continent.

Etonnamment, Forbes a intégré la Russie et la Turquie au sein de l’Europe. Un choix qui a de lourdes conséquences puisque ces deux pays représentent 38 % du nombre de grandes fortunes et 32 % du patrimoine financier détenu dans la région.

Depuis 2008, il y a davantage de milliardaires en Russie qu’en Allemagne et Moscou est devenue depuis 2011 la ville au monde qui en compte le plus grand nombre.

STABILITÉ EUROPÉENNE
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« Mon amie, c’est la finance »

Pour réussir un hold-up, laissez faire les professionnels ! Trois journalistes racontent comment les banquiers français ont roulé gouvernement et Parlement dans la farine sous vos yeux. Du grand art ! Extrait

(…)

Le Parlement tiraillé

Le 30 janvier à 9 heures, les banquiers ouvrent le bal des auditions à l’Assemblée nationale. Pour percevoir l’humeur du moment, les députés sont venus en nombre dans la salle 63 50. L’auditoire est composé de Jean-Paul Chifflet, président du Crédit agricole et devenu président de la FBF en septembre 2012, de Frédéric Oudéa, ainsi que de Jean-Laurent Bonnafé. Tous se sont positionnés à la droite du président de la commission, Gilles Carrez.

Un par un, ils entament des exposés lénifiants et conservateurs. Jean-Paul Chifflet ouvre le bal : “Les vraies raisons de la crise de 2008 sont liées à l’immobilier, l’accumulation d’actifs risqués et la faiblesse de régulateurs nationaux, ça n’a rien à voir avec la séparation des activités bancaires ! Cette réforme n’était ni urgente ni prioritaire !” juge-t-il. Il met en garde : “Attention ! Cette loi aura un impact sur le financement de l’économie et la présence des banques françaises dans le monde.”

Frédéric Oudéa et Jean-Laurent Bonnafé sont moins véhéments et appellent au statu quo : “Vous bâtissez une loi pour le futur et en l’état, elle sauve l’essentiel : notre capacité à travailler avec nos clients, à aider les entreprises et l’Etat à emprunter sur les marchés. N’allez pas casser la croissance en Europe quand celle-ci risque un gros décrochage. [...] Il faut des banques fortes”, assène le premier. “Le secteur bancaire français a raisonnablement passé la crise. La loi telle qu’elle est paraît équilibrée”, admet le second.

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Interview de Jean-Pierre Chevallier sur la situation des banques françaises

Jean-Pierre Chevalier, professeur agrégé, analyste financier indépendant, contrarian, revient sur la situation des banques françaises ; sur leur solvabilité et sur les risques encourus concernant les comptes bancaires des épargnants.

Fabrice Drouin Ristori (FDR): Bonjour Mr Chevallier, merci d’avoir accepté cette interview. Avant d’aborder la situation des banques en France, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Jean-Pierre Chevallier : En tant que professeur agrégé, j’ai enseigné, en particulier l’analyse financière à l’Université de Nice. Étant maintenant en retraite, je continue à travailler en toute liberté en tant que business économiste monétariste behavioriste, contrarian et je poursuis les analyses financières que j’ai mises au point en toute indépendance.

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