Souveraineté monétaire : Les grandes puissances à armes inégales

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Contrairement à l’Union européenne.

C’est l’histoire de l’amateur de vin qui demande à un ami de l’enfermer pour l’empêcher de boire à l’excès. Mais, lorsque l’épicurien trop généreux avec lui-même se sent à nouveau capable de tempérance, l’ami refuse de lui rendre sa liberté. Le buveur, c’est l’Europe, et le copain qui décide à sa place de ce qui est bien ou pas, c’est la BCE.

Le parallèle est osé, mais il fonctionne en ce qui concerne la souveraineté politique européenne en matière de création monétaire : les Etats de la communauté ont bel et bien confié leur “planche à billets” à un acteur non politique, la BCE qui, d’un côté, ne dispose pas de la faculté de financer directement le budget des Etats membres et, de l’autre, délègue la création monétaire au bon vouloir du système bancaire privé.

C’est une différence fondamentale avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou le Japon qui, de manière très pragmatique, ont conservé cette faculté de monétiser leur dette en cas de besoin. Evidemment, ce n’est pas une pratique anodine : il y a, en jeu, le risque inflationniste si l’injection de monnaie supplémentaire ne crée pas de richesses dans les mêmes proportions, et des conséquences sur les équilibres de change. Cela explique que, grâce au statut du dollar tout-puissant, les Etats-Unis puissent en user beaucoup plus facilement que d’autres.

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LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

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État cherche créancier national

Suivant les pays, le rôle des investisseurs étrangers est prédominant et ajoute à l’instabilité. Certaines banques centrales, dont la Banque d’Angleterre, sont devenues incontournables.

Les bureaux de l’Agence France Trésor

Les Italiens ne s’y étaient pas trompés. En lançant la Journée des bons du Trésor en 2011, ils avaient voulu inciter les particuliers de la Péninsule à placer leurs économies dans la dette publique afin de contenir la flambée des taux d’intérêt. Comme pour d’autres pays en difficulté dans la zone euro, l’Italie a pu ainsi augmenter la proportion des résidents dans les détenteurs de dette publique, comme le révèlent les statistiques sur les porteurs d’emprunts souverains que la Banque centrale européenne vient de mettre à jour.

Désormais, en Italie, les investisseurs étrangers ne détiennent plus que 35% de la dette. Ils en [finançaient] environ 45% juste avant que la crise de la dette éclate en Europe.

«La part des investisseurs non résidents est essentielle», explique Audrey Gasteuil-Rougier, économiste à la Société Générale, auteur d’une étude sur les détenteurs des dettes d’Etat publiée il y a quelques jours. «Ce sont souvent les premiers à vendre leurs titres d’Etat dès qu’il y a des inquiétudes sur le pays, ce qui constitue une source de financement plus instable. La crise des dettes publiques dans la périphérie de la zone euro nous l’a rappelé». L’économiste Jean-Pierre Béguelin voit lui une autre conséquence dans sa dernière chronique sur le site du Temps : «Plus la dette de l’Etat est détenue à l’étranger, plus ces sacrifices [les programmes d’austérité, ndlr] sont douloureux pour les résidents et plus la tentation du défaut grandit».

Alors que la dette des pays européens était en moyenne détenue à 80% par des résidents jusqu’au milieu des années 1990, la création de la monnaie unique a changé la donne. Ainsi, juste avant l’éclatement de la crise de la dette en Europe, des pays comme la Grèce ou le Portugal avaient vu cette proportion pratiquement s’inverser.

Renationalisation des dettes
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Wall Street et la City s’affrontent sur l’avenir du Libor

Bob Diamond ignorait tout du fonctionnement du Libor (London interbank offered rate) jusqu’à l’éclatement, le 27 juin 2012, du scandale de la manipulation de taux interbancaires par des traders, basés principalement à Londres, affaire qui devait lui coûter sa place à la tête de la Barclays.

C’est ce que l’ancien directeur général américain de la banque britannique a assuré dans un entretien au New York Times, publié le 2 mai, dans lequel il a aussi soutenu la campagne des Etats-Unis en vue d’abandonner cet outil qui sert d’étalon pour les 350 milliards de dollars (266,8 milliards d’euros) de produits financiers s’échangeant chaque jour.

Pourtant, en dépit de cette affaire dans laquelle sont impliqués d’autres établissements de renom, Londres, avec le soutien de la Commission européenne, entend tout faire pour préserver l’indice de référence qui détermine le taux auxquels les banques se prêtent entre elles.

Gary Gensler, président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur des marchés à terme américains, s’est fait le chantre de la suppression du Libor : il s’agit, dit-il, de “restaurer l’intégrité des marchés et de promouvoir la stabilité financière”.

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Les réformes en trompe-l’œil du Président : 78% du bilan des banques est toujours destiné aux activités de marché

André Bercoff fait le bilan des promesses de campagne et des échecs de François Hollande un an après son élection à la présidence de la République. Extrait de “Moi, Président“.

Ah, ces banques. Prédatrices. Voleuses. Avides. Se fichant comme d’une guigne du pauvre déposant qui lui confie le salaire de son labeur, en jouant au casino la confiance de millions de clients ignorant totalement les circuits empruntés par les sommes importantes ou minimes qu’ils ont confiées aux spécialistes autotamponnés de l’expertise financière. Pour parler franchement, votre argent m’intéresse. L’autre façon d’être une banque. Le bon sens près de chez vous.

Depuis l’ouragan des subprimes, la chute de Lehman Brothers, le gouffre du Crédit Lyonnais et les planétaires escroqueries de Bernard Madoff, chacun a compris que si la spéculation financière est au capitalisme ce que le bordel est à l’amour, l’impuissance citoyenne face à la rapacité des traders et des salles de marchés semble impossible à combattre. Il y eut évidemment des sanctions : on punit des caricatures qui volatilisent 5 milliards d’euros comme Jérôme Kerviel, mais on ne touche pas à un système qui demeure aussi opaque que risqué.
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Angola / pétrole : une nouvelle loi qui bouleverse banques et dollar

Petite révolution financière à prévoir en Angola … et plus largement dans le secteur pétrolier et sur le marché des devises.

Une nouvelle loi impactant directement les compagnies pétrolières devrait faire du bruit dans Landerneau … et bien au delà. Cette dernière impose aux majors opérant dans ce pays – important producteur de pétrole – et à leurs prestataires de services de régler leurs dépenses en monnaie locale (à compter du 1er juillet 2013) et via un compte bancaire domicilié en Angola. De quoi bouleverser la donne … Alors que ces paiements s’effectuaient jusqu’à présent principalement à l’étranger et en dollars.

Les économistes estiment ainsi que le système bancaire angolais va devoir faire face à un afflux massif de capitaux et à une augmentation importante du nombre de transactions s’il veut pouvoir répondre aux besoins des acteurs pétroliers.

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“La fraude était la règle, l’honnêteté l’exception”

Si les scandales de fraude fiscale se multiplient, l’historien français Hubert Bonin, spécialiste de la question, rappelle que ce phénomène est récent. Mais la fraude, elle, a toujours existé. Elle était même largement plus courante que l’honnêteté face aux taxes.

(Dessin de Chaunu)

Hubert Bonin, historien de l’économie et spécialiste des systèmes bancaires au Centre Montesquieu d’histoire économique de l’université de Bordeaux, est auteur de « Les banques et la fraude : un risque permanent (1850-1950) » dans l’ouvrage rédigé avec Gérard Béaur et Claire Lemercier, Contrebande, fraude et contrefaçon, de l’Antiquité à nos jours (Genève, Droz, 2007).

Il revient pour Bilan sur l’histoire de la fraude fiscale et rappelle que la fraude a longtemps été la règle et l’honnêteté l’exception. Surtout chez les petites gens. Les scandales mettant aux prises des personnes connues ou puissantes sont plus récents.

Bilan – Berlusconi, Cahuzac, Offshore leaks,… les scandales de fraude fiscale se succèdent. Qu’en était-il voici quelques décennies ou quelques siècles ?
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La future “chypriotisation” des comptes bancaires est déjà programmée

Le gel des comptes et le haircut substantiel — voire la perte quasi-complète — qui se dessinent pour les gros déposants à Chypre ont été une surprise pour beaucoup. Pourtant, nombreux sont sans doute les déposants qui croient toujours leurs économies en sécurité, considérant que ce qui s’est passé sur l’île méditerranéenne ne les concerne pas. Les pouvoirs publics et les médias n’ont-ils pas répété à volonté que la situation chypriote est exceptionnelle et que cela n’arriverait pas ailleurs ?

Or nous avons déjà souligné dans un article précédent qu’en déposant de l’argent à la banque, en réalité vous lui prêtez vos économies et êtes créancier de la banque. Et si le signal chypriote ne vous a pas suffisamment alerté [quant] au risque que cela représente, sachez que les pouvoirs publics dans de nombreux pays occidentaux ont déjà officiellement bien enclenché le processus de “chypriotisation” des dépôts bancaires. En fait, ce n’est même pas un secret : Olli Rehn évoque ainsi ouvertement le fait que la responsabilité des déposants sera engagée en cas de restructuration ou de faillite bancaire au sein de l’Union européenne.

Il s’agit d’un changement extrêmement important. Car cela signifie que ce qui vient de se passer à Chypre sera en fait non pas l’exception, mais la règle en cas de futur problème bancaire.

Deux points méritent d’être soulignés à cet égard dans le nouveau cadre réglementaire qui se prépare.
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La BCE aurait-elle perdu le contrôle de la création monétaire en zone euro ?

Les banques européennes auraient trouvé le moyen d’obtenir des liquidités en faisant marcher la planche à billets sous l’oeil bienveillant des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne (BCE) selon Die Welt. Ce, grâce à des titres financiers opaques potentiellement surévalués déposés en garantie en échange des liquidités offertes par la BCE aux banques. Les banques françaises, plus grandes détentrices de ces titres dont personne ne connaît le prix de marché, pourraient notamment être à l’origine d’une bulle financière par ce mécanisme selon Die Welt. Explications.

En stérilisant ses opérations visant à fournir le marché bancaire en liquidités en exigeant des garanties en échange, la Banque centrale européenne (BCE) disait vouloir éviter de faire marcher la planche à billets. Selon le quotidien allemand Die Welt, une faille juridique dans l’Eurosystème, et un peu de mauvaise volonté de la part des banques centrales nationales et du président de la BCE Mario Draghi, auraient pourtant permis la création d’une bulle financière et la perte de contrôle sur le mécanisme de création monétaire par l’institution de Francfort.

A l’origine, un marché dérégulé permettant aux banques de se refinancer
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L’UE prépare une loi pour dupliquer la solution chypriote en cas de crise bancaire

Alors que la troïka venait de prendre la décision de ponctionner les épargnants détenteurs de comptes totalisant plus de 100.000 euros, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem avait indiqué que la solution appliquée pour la crise grecque pourrait servir de modèle à l’avenir, déclenchant une tempête sur les marchés.

Peu après, il avait amendé ses propos, affirmant que Chypre avait été « un cas spécial ».  Mais Dijsselbloem ne faisait qu’exprimer ce que de nombreux eurocrates pensaient, et ils ont décidé d’en faire une loi.

Der spiegel rapporte en effet que Michel Barnier, le commissaire européen au Marché Intérieur et aux Services, prépare une loi qui permettra de mettre à contribution les investisseurs bancaires et les détenteurs de comptes bancaires avant qu’une aide de la part du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) ne soit envisagée, a affirmé le journal allemand Süddeutsche Zeitung le weekend dernier.

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La finance islamique n’est pas la poule aux oeufs d’or

Les banques occidentales espéraient atteindre des rendements de rêve. Mais les clients des pays musulmans font davantage confiance aux banques locales.

Avec les fonds et les produits de placement islamiques, les banques occidentales espéraient atteindre des «rendements de rêve». Pourtant, le rapide succès attendu n’a pas été au rendez-vous. En effet, les clients des pays musulmans font davantage confiance aux banques locales.

Il y a quelques années, ces produits financiers islamiques étaient encore considérés comme le grand marché d’avenir dans le secteur financier. Les banques se frottaient les mains à l’idée de l’important afflux d’argent frais provenant de clients musulmans désireux d’investir leur argent selon la loi islamique.

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Stockton, la plus grande ville américaine en état de faillite

Aux Etats-Unis, Stockton, en Californie, est la plus grande ville américaine à se déclarer en faillite.

Un homme pousse un chariot chargé de matériaux recyclables, à Stockton, le 27 juin 2012

Lundi 1er avril, un juge fédéral a déclaré recevable la demande de procédure de protection de la ville de 292.000 habitants sous la loi américaine sur les faillites, en vertu du chapitre 9, ce qui lui permet notamment d’être protégée de ses créanciers.

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Chypre : les épargnants paient à la place des spéculateurs

Une des choses les plus mal comprises, dans la crise chypriote, est sans doute l’essentiel : à savoir sa cause principale, qui n’est autre que la spéculation contre la zone euro.

Ce phénomène est si mal identifié, qu’on arrive aujourd’hui à faire passer l’idée qu’il serait légitime d’aller chercher dans les poches des épargnants ce qui a été pris aux banques par la spéculation massive contre la dette souveraine de la zone euro. Or les épargnants locaux n’ont aucune responsabilité dans cette affaire, et un transfert de richesses s’opère des populations vers l’élite sophistiquée, non régulée et non sanctionnée de la finance, en dehors de tout contrôle démocratique.

Les épargnants chypriotes, dont les comptes de plus de 100.000 euros seront potentiellement taxés jusqu’à 50% ou 80%, vont en réalité payer pour compenser ce que des hedge funds ont pillé à la zone euro, trois ans durant. La crise trouve ses origines fin 2009, dans les attaques spéculatives anglo-saxonnes qui ont ciblé de manière concertée la zone euro, et qui ont coulé le pays voisin de Chypre, la Grèce, alors que les banques chypriotes détenaient de grandes quantités de dette grecque, comme l’explique clairement l’agence Standard & Poor’s.

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Crise de la zone euro : Faisons sauter les paradis fiscaux !

La crise chypriote a révélé au grand jour le statut fiscal particulier de l’île au sein de la zone euro. Mais il n’est pas très différent de celui d’autres pays européens, comme le Luxembourg ou les îles Anglo-Normandes : des aberrations qu’il faudrait purement et simplement abolir.

Pourquoi fait-on couler Chypre, alors que les autres paradis fiscaux – le Luxembourg ou les petites îles britanniques comme Man et Guernesey – ne sont pas inquiétés ?

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Royaume-Uni : Les banques devront trouver 25 milliards de livres

Les banques britanniques vont devoir combler un trou de 25 milliards de livres d’ici la fin de l’année pour renforcer leurs fonds propres et se mettre à l’abri des pertes provoquées notamment par le coût des scandales entachant la City et les turbulences dans la zone euro.

Chypre : trois leçons pour un sauvetage réussi

« Caramba, encore raté ! » Avec le plan de sauvetage de Chypre décidé lundi matin, les ennemis de l’Europe en sont, une nouvelle fois, pour leurs frais. A gauche, les accusations proto-staliniennes de M. Mélenchon contre les « 17 salopards » de l’Eurogroupe ( « dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse [sic], il s’appelle Pierre Moscovici… ») nous feraient presque regretter la modération de feu Hugo Chavez et ont l’effet d’un boomerang. A droite, les éditorialistes de la presse anglo-saxonne, tout heureux de divertir l’attention des marchés loin de l’effondrement de l’économie et des finances publiques britanniques, se réjouissaient de la énième implosion imminente de la zone euro.

Ces partisans de la mort de l’euro devront prendre leur mal en patience : l’Eurogroupe a spectaculairement retourné, au bénéfice des intérêts des citoyens de l’Union européenne, une situation très mal engagée la semaine dernière.

Rappelons les chiffres, quand on parle de Chypre. Cette île de la Méditerranée est pour l’Union européenne un caillou dix fois plus petit que la Grèce : 0,2% du PIB et de la population de l’Union. Un caillou petit, mais costaud : à l’image d’autres îles ayant prospéré dans le giron britannique (Jersey, Guernesey, les îles Caïmans, les îles Vierges britanniques, etc.), Chypre est devenu un paradis bancaire et fiscal.

Les banques s’y sentaient tellement bien qu’à force d’effets de levier, d’expositions excessives aux activités de marché, de prêts abondants, permis notamment par l’appartenance à la zone euro (et la garantie implicite de la BCE), elles ont fini par représenter 670% du PIB de l’île.

Qui dit mieux ? Pas la France (387%), ni l’Allemagne (333%), qui se sont gardées de cette déviance. Seule la Grande-Bretagne, avec les banques de la City, approche le niveau de Chypre (507% du PIB – source : European Banking Federation).

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Chypre : Taxe sur les dépôts bancaires ou hold-up généralisé ? (Màj)

3000 étudiants manifestent contre le plan de sauvetage cypriote

  • Après Chypre, l’Italie fait chuter les marchés. A Milan, où l’indice phare dévisse de 2,50 %, les investisseurs s’inquiètent d’une possible dégradation de la note souveraine par Moody’s alors que Pier Luigi Bersani mène actuellement des consultations pour tenter de former un gouvernement. Le marché s’interroge aussi sur un éventuel précédent chypriote. (Les Échos)
  • Chypre : les mesures du plan de sauvetage détaillées (Le Monde)

Les autorités chypriotes mettront en place une restriction des mouvements de capitaux, pour éviter la fuite des capitaux, notamment étrangers. Il s’agit surtout de capitaux russes et britanniques, qui étaient placés à des taux très attrayants dans les banques chypriotes.

  • Chypre sacrifie ses banques pour éviter la faillite (Les Échos)



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La bombe de la dette vient de grossir

Traduction par notre lecteur Boreas d’un article de Max Keiser, paru le 18 mars 2013 sur le site Russia Today.

Le montant mondial de la dette dépasse l’ensemble des dépôts bancaires dans le monde, et la situation financière actuelle à Chypre est l’inévitable prochaine phase : la confiscation.

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Toute prétention à une « titrisation » de la croissance par les banquiers centraux ou la finance mondiale en conditionnant et reconditionnant la dette, en hypothéquant et ré-hypothéquant la dette, en régulant et en re-régulant la dette, est désormais révolue.

Depuis le début de la reprise du marché obligataire dans les années 1980 (oui, c’est si vieux que ça), les banques centrales et la finance mondiale – le FMI, l’UE et la BCE, pour n’en nommer que quelques-uns – et leurs frères de Wall Street et de la City de Londres ont fait face à chaque crise par une augmentation de la dette et une extension de la maturité de la dette.

Le résultat a été – en 2007 – la plus haute montagne de dette au bilan et hors bilan dans l’histoire : une dette astronomique de 220.000 milliards (si l’on inclut toutes les dettes publiques, privées et contingentes des programmes de prestations non financés) dans l’économie américaine seule, avec ses 14.000 milliards de dollars de PIB. Le volume des dérivés mondiaux de la dette se situe maintenant à plus de 1.000.000 de milliards de dollars, surfant sur un PIB mondial d’environ 60.000 milliards de dollars.

Mais à partir de 2007, puis devenant spectaculairement apparente en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, la capacité des contribuables du monde entier à payer les intérêts ou le principal de la dette a heurté un mur de briques.

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Islande : poursuites de banquiers en préparation

L’Islande prépare de vastes poursuites judiciaires contre des banquiers pour leur responsabilité dans la crise qui avait ruiné le système financier de l’île en 2008, affirmaient mardi les médias locaux.

Selon la radio-télévision publique RUV et le quotidien Frettabladid, le parquet devrait annoncer dans les jours à venir la mise en cause d’une quinzaine d’anciens dirigeants de banques.

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