Nicolas Doze : La FED songerait à débrancher prochainement

Le 17 mai, Nicolas Doze est revenu sur les propos du patron de la FED de San Francisco qui envisage de “débrancher plus tôt que prévu”, sur BFM Business.

Les américains sont dans une phase où l’on va faire une exit strategy. C’est compliqué parce que l’on ne maîtrise pas tout. En 1994 Greenspan décide de débrancher. 25 points de base de hausse de taux. Et tout à coup les taux américains et les taux longs commencent à repartir vers le haut et l’on se dirige vers une forme de Krach obligataire.

Inde : La chute de l’or met le pays en ébullition

S’il y a un pays où la chute de l’or suscite bien des réactions, c’est l’Inde. Le métal jaune demeure le placement de prédilection des Indiens, ce qui fait du pays le plus gros acheteur de la planète. Compte tenu de la place de l’or dans les portefeuilles - mais aussi dans la psychologie - des Indiens, un repli brutal des cours entraîne des conséquences variées et parfois inattendues.

La première d’entre elles, bien sûr, c’est un appauvrissement des Indiens qui ont placé tout ou partie de leur épargne en or. Globalement, le broker CLSA estime que les ménages indiens possèdent 20.000 tonnes d’or valant 845 milliards d’euros (en décembre dernier), ce qui correspondrait à 18 % de leurs avoirs. La baisse des cours d’environ 20 % observée depuis le dernier pic se traduirait donc par un effet d’appauvrissement de l’ordre de 4 % de leurs actifs.

Les familles voient dans la baisse des cours l’occasion d’achats à bon compte. Les prêteurs sur gages s’inquiètent.

Leurs réactions risquent cependant d’être très différentes selon que l’on ait affaire à des épargnants traditionnels qui placent leurs économies plutôt modestes en or (souvent sous forme de bijoux) faute d’autre possibilité et qui en achètent quoi qu’il arrive pour les mariages et les fêtes religieuses ; ou à des investisseurs qui voient dans le métal jaune un instrument de spéculation et de couverture contre l’inflation.
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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (24/04/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 24 avril 2013

Émission au format mp3

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Partie 1/2


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Inde : La banque centrale prévoit de mettre l’or des ménages à contribution

La banque centrale Indienne a pour objectif de mobiliser l’or paresseux des ménages. Elle considère aujourd’hui des méthodes moins directes que l’augmentation des taxes sur les importations d’or pour réduire son déficit de compte courant.

Puisque les importations d’or contribuent énormément au déficit du compte courant de l’Inde, un comité a été nommé par la banque centrale du pays en vue d’étudier des solutions alternatives.

Anand Sinha, sous-gouverneur de la banque de réserve Indienne, expliquait récemment que la banque considère actuellement l’instauration d’instruments financiers capables d’imiter les retours offerts par l’or.

“Les importations d’or sont responsables d’une part substantielle de notre déficit de compte courant. Nous sommes désormais à la recherche des meilleures solutions qui pourraient nous aider à faire face à ce problème. Les importations ne sont qu’un aspect de notre étude, l’autre aspect étant que l’or des ménages puisse être mis à contribution pour satisfaire la demande grâce à la création d’instruments financiers capables d’imiter les retours offerts par l’or.”

L’idée, dit-il, est de rendre productif l’or des ménages.
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Espagne : L’État pille le fonds des retraites pour les “paiements d’urgence”

Le Fondo de Reserva de la Seguridad Social, le fonds de la Sécurité Sociale espagnole, a saisi l’opportunité des promesses de Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, de faire « ce qu’il faudrait faire pour sauver l’euro », pour augmenter la part d’obligations souveraines espagnoles qu’il détient. 

Le fonds, qui a été créé pour garantir les paiements futurs des pensions, a acquis 20 milliards d’euros de dette espagnole l’année dernière, et il s’est débarrassé dans le même temps de 4,6 milliards d’euros d’obligations françaises, allemandes et hollandaises. 70% des achats ont eu lieu après les déclarations de Mario Draghi qui ont fait remonter le cours des obligations espagnoles.

Désormais, ce sont 97% de ce fonds de 65 milliards d’euros qui ont été investis en obligations souveraines espagnoles de plus en plus risquées, contre 90% en 2011, et 55% en 2008.

« On dirait qu’à défaut de disposer de sa propre banque centrale pour monétiser sa propre dette, le gouvernement espagnol a tout simplement pillé une autre entité quasi-gouvernementale pour s’assurer du rachat des obligations », écrit le blog financier américain Zero Hedge.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (03/04/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 03 avril 2013

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La nouvelle coqueluche du capital-investissement ? C’est… la Grèce

TPG, BC Partners, Rhone Capital… Les fonds de private equity américains se pressent pour racheter les entreprises grecques mises en vente dans le cadre du programme de privatisations du pays. Lequel devrait pourtant connaître en 2013 une sixième année de récession.

La Bourse grecque, à Athènes

Les fonds de capital-investissement se sont découvert un nouvel eldorado. Et il ne s’agit pas de l’Amérique du Sud, ni de la Chine, ni de l’Afrique mais… de la Grèce. Les fonds américains TPG et BC Partners sont sur les rangs pour racheter les 33% du capital de la loterie nationale OPAP mis en vente par le gouvernement grec, dans le cadre des privatisations exigées par le FMI (Fonds monétaire international), la Commission européenne et la BCE (Banque centrale européenne), en contrepartie du sauvetage financier du pays. Une participation valorisée 660 millions d’euros environ, sur la base du cours de Bourse actuel de la société.

Deux mois avant cette opération, un autre fonds de private equity américain, Rhone Capital, avait offert de racheter 39% du fabricant grec de matériaux de construction S&B Industrial Minerals. En janvier toujours, le fonds américain Paine & Partners avait acquis 56,5% du spécialiste des équipements d’irrigation Eurodrip auprès de la société de capital-investissement grecque Global Finance.

Des valorisations qui demeurent attrayantes

Pourquoi les fonds de private equity étrangers ont-ils les yeux de Chimène pour un pays en récession depuis cinq ans, et dont le Produit intérieur brut (PIB) devrait encore se contracter de 4,5% en 2013 ?
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EXCLUSIVITE FORTUNE : La Russie financerait la Maison Blanche en faillite !

Un entrefilet du quotidien économique moscovite Kommersant, paru le 30 mars, semble à ce jour être passé inaperçu. Et pourtant !

Barack Obama en visite à Moscou le 7 juillet 2009, avec Vladimir Poutine, à l’époque premier ministre de Russie

Cet entrefilet rapporte une déclaration de Sergueï Kisliak, ambassadeur de Russie à Washington, selon laquelle la banque centrale russe contribuerait discrètement mais sensiblement, depuis plusieurs mois, au budget de fonctionnement de la Maison Blanche. Le montant de cette contribution, qui serait importante, n’a pas été dévoilé.

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Afrique du Sud : Les “BRICS” lancent leur banque de développement

Les dirigeants des pays émergents des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), réunis à Durban en Afrique du Sud, se sont mis d’accord mardi pour créer une banque de développement commune destinée à financer des infrastructures, qui devrait leur permettre de se passer de la Banque mondiale.

[...] Derrière le discours politique unificateur, qui consiste à dire que les Brics doivent constituer une force économique et politique pour s’affranchir des puissances occidentales, se dissimulent cependant des appréhensions africaines.

C’est de fait l’implantation massive en Afrique de la Chine, le géant des Brics, qui pose question, certains estimant que la Chine n’est plus un pays émergent, et que ses relations économiques avec le continent s’apparentent désormais à une nouvelle forme de colonialisme.

La nouvelle banque devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars, soit 10 milliards par pays. Quand bien même elle devrait avoir du mal à réunir une telle somme qui correspond à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), l’Afrique du Sud en a fait une priorité. Elle espère trouver ainsi un moyen de financer son ambitieux programme d’infrastructures et aussi les projets des pays voisins.
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Le Big Bang de la fin de l’Eurozone et l’univers financier dans le monde d’après

Par Jean Claude Werrebrouck

La grande question sera celle du niveau de stress de la communauté financière mondiale. Et ce niveau dépend probablement du mode de passage de l’ancien au nouveau système. Sera-t-il le résultat d’une concertation et d’un plan opératoire ?  Et dans ce cas tous les pays seront-ils consultés ? Ou bien le passage s’opère- t-il  de façon sauvage, est le fait d’un ou plusieurs pays, selon un processus non coopératif, voire selon un mode panique ? Hélas la deuxième solution est celle qui devrait logiquement l’emporter.

La très difficile stratégie coopérative

Il est bien évident que la vitesse d’exécution des décisions constitue la variable clé d’un succès.

Il est aussi évident qu’une coopération pour le changement ne peut intervenir qu’au terme d’une analyse commune d’une situation dont on peut déjà anticiper les contours tant ils sont  apparents.

Du côté des forces sociales qui tenteront  de maintenir l’euro, nous aurons : les rentiers qui craignent le retour de l’inflation, les « hyper-consommateurs » de marchandises mondialisées éventuellement équipés de crédits à la consommation moins usuraires, les touristes ennemis de frontières prédatrices, mais aussi les entreprises de l’économie réelle qui ont vu disparaître avec l’euro les charges de couverture de change et les risques pays, mais enfin une grande partie des classes politiques qui, historiquement, ont milité pour la construction de la zone euro. Cela fait beaucoup de monde et cela explique que, malgré la violence de la crise, les sondages, y compris dans les pays les plus meurtris, restent très favorables au maintien de la monnaie unique. (74% des Italiens malgré les dernières élections restent favorables – selon l’institut IPSOS -  au maintien de leur pays dans la zone euro) [1].

Du côté des forces qui se manifestent en faveur de la liquidation, les éléments objectifs l’emportent sur la subjectivité des acteurs et, au-delà des entreprises laminées par la sous-compétitivité induite, c’est le constat de la saignée des pays victimes d’une dégradation très lourde des échanges extérieurs qui, malgré tous les plans de rigueur, ne peuvent refaire surface. Curieusement, la situation objective avec ses manifestations concrètes (entre autres chômage de masse, dette publique ingérable et évaporation de l’Etat-providence) n’altère  pas  les engouements enthousiastes en faveur de l’euro. Cela est peut-être dû au fait qu’un groupe de pays, ceux du nord, sont très favorisés par le système : taux de change plus faibles que celui d’un Mark hors Euro-zone, dévaluation interdite pour les partenaires moins compétitifs etc. mais faveurs qui n’apparaissent que sous la forme de récompense d’un comportement jugé vertueux.

De fait la grande difficulté est que – telle une drogue  les aspects séduisants de l’Euro sont très visibles alors que ses conséquences catastrophiques sont invisibles pour le citoyen non initié à la culture économique. Particularité que l’on retrouve par conséquent dans les sondages.

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Revue de presse économique de Pierre Jovanovic (13/03/2013)

Émission diffusée sur Radio Ici et Maintenant le 13 mars 2013

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L’ère de l’argent facile ne fait que commencer !

Lors de son témoignage devant le Congrès la semaine dernière à Washington, le chef de la politique monétaire américaine, Ben Bernanke, a minimisé les débats actuels au sein du FOMC sur une possible sortie des mesures d’assouplissement avant la fin de l’année. Cette semaine, la vice-présidente de la FED, Janet Yellen, qui est pressentie pour prendre le relais de Ben Bernanke à la fin de son mandat en janvier 2014, est allée encore plus loin en réaffirmant l’engagement de la banque centrale à maintenir sa politique monétaire en l’état, pendant encore un certain temps.

Bernanke explique l’assouplissement quantitatif : “Si nous nourrissons les banques avec suffisamment de dollars, quelque chose de bon devra nécessairement en sortir à l’autre bout, en définitive…”

Les marchés financiers ont compris le message puisque les indices ont atteint des plus hauts cette semaine avec le Nikkei qui a atteint les 12.000 points, le Nasdaq qui a grimpé à un plus haut depuis le 9 novembre 2000, juste avant l’éclatement de la bulle internet et le Dow Jones a même atteint hier [mercredi 6 mars 2013] un nouveau record historique !

La décennie en cours sera celle de l’argent facile ou ne sera pas !

Avec l’éclatement de la crise des subprimes, et ses nombreux corollaires, les banques centrales ont été contraintes d’assouplir au maximum leur politique monétaire. On croyait la sortie de crise en vue en 2010 avant que la crise de la dette souveraine et la crise économique ne viennent perturber le retour à la croissance. Depuis, les banques centrales étudient toutes les pistes possibles pour enfin rassurer les marchés et cela passe inévitablement par l’injection massive et continue de liquidités sur les marchés quitte à habituer le système financier à ce que les banquiers centraux jouent le rôle de pompier de service à tout moment.

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Selon la FED : “La crise émane du néolibéralisme mais il faut accepter cette évolution”

La crise actuelle est l’aboutissement de trois décennies de politiques néolibérales, a estimé vendredi Daniel Tarullo, gouverneur à la Réserve fédérale américaine (Fed), sans pour autant prôner un retour à la situation des années 1970.

A bien des égards, cette crise a été l’aboutissement de changements fondamentaux tant dans l’organisation que dans la réglementation et la surveillance des marchés financiers qui ont commencé dans la décennie 1970“, a déclaré M. Tarullo.

Selon ce texte, M. Tarullo fait valoir que les réformes entreprises aux États-Unis à la suite de la crise des années 1930, en particulier la séparation hermétique entre banques de dépôt et banques d’affaires, a assuré “bon an mal an 40 années” de stabilité au système bancaire, qui était alors “raisonnablement rentable, quoique pas particulièrement innovant“.

M. Tarullo a expliqué que les choses ont changé à partir de la décennie 1970 pour déboucher sur “une période de presque 30 ans au cours de laquelle un grand nombre de contraintes imposées aux banques ont été assouplies“, conformément au credo néolibéral.
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1609 : la première grande banque européenne est née

Les débats actuels sur la politique économique que devrait mener la Banque centrale européenne (BCE) pour relancer l’activité en Europe illustre l’importance du rôle des institutions monétaires.

Tous les grands pays se sont dotés d’une banque centrale, dont le rôle a certes évolué dans le temps : la Banque d’Angleterre a été créée en 1694 pour trouver les fonds nécessaires au financement des dépenses militaires ; la First Bank of the United States naquit en 1791 pour gérer l’émission du dollar et deviendra la Réserve fédérale américaine (Fed) en 1913 ; la Banque de France fut fondée par Bonaparte en 1800 ; la Banque d’empire en Allemagne (l’ancêtre de la Bundesbank) apparut en 1875 peu après la réunification des Etats allemands et la création du mark (1871).

Mais la première grande banque européenne fut la Banque d’Amsterdam (Amsterdamsche Wisselbank), qui vit le jour en 1609. Sa création est liée à la situation particulière des Provinces-Unies au début du XVIIe siècle. Ce nouvel Etat regroupait sept régions auparavant possessions espagnoles.

Elles avaient proclamé leur indépendance en 1579 qui ne fut reconnue par l’Espagne, après une longue guerre, qu’en 1648 (traité de Münster entérinant la partition des anciennes terres espagnoles en deux entités : au sud, la future Belgique catholique encore soumise à l’Espagne, et au nord les Provinces-Unies indépendantes et protestantes).

AFFLUX DE POPULATIONS JUIVES

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L’Amérique est en récession… et nous serons les prochains !

Connaissez-vous la pyramide inversée de John Exter ? Elle explique une bonne partie des circonstances économiques actuelles… et ce qu’elles pourraient devenir dans les mois qui viennent. La “contraction surprise” de l’économie américaine au dernier trimestre est un coup dur pour la “reprise mondiale”. Alors que les politiques de relance s’épuisent, la bulle obligataire devient plus menaçante.

Les États-Unis, dont nous attendions une croissance de 1,1% au 4e trimestre 2012, sont finalement en contraction de 0,1%. On nous avait promis un beau jouet pour Noël et ce ne fut même pas une orange. A Davos, Stanley Fisher, de la Banque centrale d’Israël, se félicitait déjà des largesses de la Fed, la prodigue banque centrale américaine. La classe politique mondiale s’esbaudissait: la-crise-est-derrière-nous-promis-promis-promis-l’austérité-c’est-fini-et-même-c’était-mal.
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L’Allemagne va rapatrier son or

Le stock d’or de l’Allemagne, le deuxième du monde, était jusqu’à présent détenu pour les deux tiers à l’étranger. La Bundesbank souhaite le récupérer pour plaire à la Cour des comptes… et à l’opinion publique.

Après le Venezuela, l’Allemagne ? Suite au débat lancé en octobre dernier sur l’état réel des réserves d’or allemandes à l’étranger, la Bundesbank s’apprête ce mercredi [à demander ?] le rapatriement d’une partie de celles-ci, avance la Handelsblatt. Contactée, la Bundesbank n’a pas voulu commenter l’information en précisant qu’une conférence de presse sur le sujet était toutefois prévue ce mercredi en fin de matinée. Aujourd’hui, l’Allemagne détient le deuxième stock d’or au monde, derrière les Etats-Unis, pour une valeur de 130 milliards d’euros. Pour des raisons de sécurité liées à la guerre froide et suite à ses excédents commerciaux dans de nombreux pays, 45% du stock d’or allemand est gardé à New-York, 13% à Londres, 11% à Paris et seulement 31% à Francfort. A priori, une partie du stock américain et l’intégralité des lingots gardés à la Banque de France devraient être rapatriés dans les mois qui viennent.

La Tribune

Portugal : Abu Dhabi veut racheter la dette du pays

La banque centrale d’Abu Dhabi a l’intention d’acheter de la dette publique du Portugal, pays sous assistance internationale censé se financer normalement à partir de l’an prochain, a indiqué le gouverneur Nasser Al Suwaidi. Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal a été le troisième pays de la zone euro à demander une aide financière à l’Union européenne et au Fonds monétaire international.

« J’ai confiance que l’Europe va surmonter la crise financière », a ajouté le gouverneur, en marge d’une conférence aux Émirats Arabes Unis, estimant en outre que, « comme le Portugal, l’Italie aussi est sur la bonne voie ».

« Le Portugal a fait des pas vers son redressement. L’Irlande a déjà réussi à surmonter la crise et, maintenant, le deuxième pays à le faire en Europe sera le Portugal. Nous avons donc l’intention d’acheter de la dette publique portugaise », a déclaré M. Al Suwaidi au quotidien économique portugais Diario Economico.

En échange d’un prêt de 78 milliards d’euros accordé en mai 2011, Lisbonne s’est engagé à mettre en œuvre un programme de rigueur et de réformes qui doit lui permettre de revenir sur les marchés privés de la dette à moyen et long terme en septembre 2013.

Si le pays peine à réduire ses déficits alors que son économie s’enfonce dans la récession, le Trésor portugais parvient régulièrement à emprunter à court terme.

Témoignant également d’un regain de confiance des investisseurs, les taux d’intérêt de la dette portugaise à deux ans évoluaient sous la barre des 4% sur le marché secondaire, où s’échangent les titres déjà émis.

Par ailleurs, plusieurs grandes entreprises portugaises sont parvenues ces derniers mois à emprunter sur les marchés, auxquels elles n’avaient plus accès depuis le début de la crise de dette.

Mardi, la banque publique Caixa geral de depositos a émis des obligations à trois ans pour un montant de 500 millions d’euros, une première pour une institution détenue par l’Etat portugais depuis près de trois ans.

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