Crise bancaire bulgare : Sofia et Bruxelles tentent d’éviter la panique

La Bulgarie et la Commission européenne ont choisi d’intervenir vite et fort, lundi, pour calmer la panique qui gagne le secteur bancaire de ce petit pays en proie à une profonde crise politique.

Alors que les épargnants inquiets pour leurs économies faisaient le siège des agences bancaires, Bruxelles a autorisé Sofia à contribuer à la liquidité des établissements à hauteur de 3,3 milliards de leva (1,7 milliard d’euros).

Cette mesure d’urgence est «une ligne de crédit à l’intention du secteur bancaire bulgare», a expliqué la Commission, «une aide de la part de l’Etat» pour «répondre aux attaques à caractère spéculatif de la semaine dernière.»

Dès dimanche soir, le président bulgare, Rossen Plevneliev, avait fermement exclu la possibilité que des banques fassent faillite et que la monnaie, le lev, soit dévaluée.

La crise de confiance envers les banques a éclaté le 20 juin, quand des clients de la quatrième banque bulgare, la CCB, se sont rués aux guichets après la publication d’articles de presse faisant état de son insolvabilité imminente. La CCB a suspendu ses paiements jusqu’au 21 juillet.

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Luuuk, le cheval de Troie qui a volé en sept jours 500 000 euros à une banque européenne

Une banque européenne a été victime d’un cheval de Troie dénommé Luuuk qui lui a volé plus de 500 000 euros dans deux pays en une semaine.

Ce piratage a été identifié par Kaspersky qui a découvert que l’attaque ne visait qu’une seule grosse banque, qui n’a pas été identifiée.

Au total, ce sont plus de 190 victimes qui ont été identifiées, la plupart d’entre elles résidant en Italie et en Turquie, avec des sommes volées sur leurs comptes allant de 1700 euros à 30 000 euros.

Un trojan inconnu au bataillon

C’est la découverte d’un serveur de commande et contrôle le 20 janvier dernier qui a permis de mettre à jour le piratage. “La présence de ce serveur a rendu évident la présence d’un cheval de Troie qui a été utilisé pour voler les comptes en banque des clients, durant au moins une semaine et dont le piratage avait débuté le 13 janvier 2014″, a expliqué la société de sécurité informatique.
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Cinéma : “The take”

En décembre 2001, l’Argentine implosait. Arrivée au terme du processus de « réforme » néolibérale, le pays entra tout simplement en faillite. Plus d’argent, plus de salaires, plus d’économies.

La conclusion logique d’une décennie durant laquelle l’Argentine avait été considérée comme le meilleur élève du Fond Monétaire International et avait « modernisé » son économie en effectuant les « réformes structurelles » devant lui permettre d’assurer sa « croissance ».

30 ouvriers au chômage dans la banlieue de Buenos Aires occupent leur usine abandonnée par les patrons et refusent de la quitter. Ils demandent le droit de faire repartir les machines, de reprendre le travail.

Freddy Espinosa, président de la nouvelle coopérative des ouvriers de La Forja, et Lalo Paret, activiste du Mouvement National des Entreprises Récupérées, vont faire face, avec leurs camarades, à leurs anciens patrons, aux banquiers et au système tout entier…

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Le dollar perdrait-il sa couleur ?

Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?
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La Chine veut créer à tout prix une institution rivale de la Banque mondiale

La Chine s’est dite prête à doubler à 100 milliards de dollars la dotation de la banque de développement qu’elle souhaite créer avec une vingtaine d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient pour concurrencer la Banque mondiale, rapporte le Financial Times.

Cette nouvelle institution devrait aussi constituer une alternative à la Banque asiatique de développement, que Pékin juge trop influencée par les États-Unis et leurs alliés.

La dotation de 100 milliards de dollars de la nouvelle banque de développement représenterait environ deux tiers de la surface financière de la Banque asiatique de développement (165 milliards de dollars), basée à Manille et sous la coupe de l’Organisation des Nations unies.

Jusque-là, 22 pays ont pris part à ce projet qui a pour ambition de créer une nouvelle « Route de la Soie », un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe, reliant la ville de Chang’an (actuelle Xi’an) en Chine à la ville d’Antioche, en Syrie médiévale (aujourd’hui en Turquie).
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Alain Juillet : « Attaquer une banque rapporte moins que pirater ses ordinateurs »

L’ancien directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE) était de passage en Suisse cette semaine. Il évoque l’intelligence économique [...].

Espion ? Lui préfère dire « agent de renseignement ». Celui qui a été directeur des renseignements de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE) et par ailleurs spécialiste de problématiques énergétiques était de passage à Genève cette semaine. Objectif : inaugurer la section genevoise de l’Académie de l’intelligence économique française dont il est le président. Il a rencontré Le Temps dans la bibliothèque feutrée d’un palace genevois. A l’heure où l’on parle de plus en plus d’intelligence économique, rencontre avec l’un des experts mondiaux du domaine.

Le Temps : Une grosse affaire secoue la Suisse ces jours. Pour savoir d’où provenaient certaines fuites dans les médias, un encaveur valaisan est soupçonné d’avoir commandité le piratage d’ordinateurs de journalistes avec l’aide d’un détective privé et d’un hacker. Est-ce que c’est ça, l’intelligence économique ?

Alain Juillet : Je ne connais pas le cas dont vous parlez, mais il s’agit manifestement de gens qui sont sortis des limites de la loi pour se tirer des sombres affaires dans lesquelles ils étaient empêtrés.

– De la simple criminalité, alors ?

– Oui. Et ceux qui franchissent les lignes rouges, ce sont les plus mauvais du métier. Je dis volontiers qu’aujourd’hui, il faut vraiment être bête pour attaquer une banque à la Kalachnikov pour un butin de 50.000 euros. En piratant les ordinateurs d’une société et en vendant les informations à un concurrent, vous pouvez gagner bien davantage. Et si vous vous faites pincer, vous risquez beaucoup moins.

– Qu’est-ce que l’intelligence économique, alors ?
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Master of the Universe, confessions d’un banquier

Après une vie au service de banques d’investissement allemandes, Rainer Voss, la cinquantaine, a décidé de parler. Depuis des locaux désaffectés du quartier des affaires de Francfort, il décrit par le menu le monde qu’il a fini par quitter.

Son ascension dans les années 1980, la libéralisation à outrance, la dérégulation et les “innovations financières” qui ont pu offrir à ceux qui en maîtrisaient les arcanes la sensation d’être les maîtres de l’univers. Les acteurs du secteur, brassant quotidiennement des millions d’euros, se sont peu à peu éloignés du monde réel, tandis que la finance se déconnectait des réalités économiques et sociales.

Réalisé par Marc Bauder (Allemagne 2013)

(Merci à Noway)

L’indécent chassé-croisé entre Bank of America et le pouvoir socialiste

La polémique autour de Laurence Boone, l’ex-chef économiste pour l’Europe de Bank of America Merrill Lynch, n’est pas même close qu’une autre risque de naître, à cause du probable départ de l’actuel directeur de l’Agence des participations de l’État (APE), David Azéma, vers… le même établissement , pour en devenir le directeur général pour la France!

Si l’information se confirme, elle risque de faire grand bruit. D’abord parce que la régularité de ce pantouflage pourrait poser problème. Ensuite parce que ce jeu de chaises musicales autour de la même banque vient confirmer la porosité entre les milieux bancaires et le pouvoir socialiste.

La Commission de déontologie de la fonction publique s’est réunie jeudi 12 juin et, dans le lot des avis qu’elle a rendus, l’un d’eux concerne David Azéma, l’actuel directeur de l’APE, la très puissante administration de Bercy qui gère les plus grosses participations détenues par l’État (les 84,5 % dans le capital d’EDF ; les 36,7 % dans GDF-Suez ; les 11 % dans Airbus ; les 14,1 % dans PSA ; etc.).

Une fois qu’ils sont rendus, les avis sont publiés mais avec beaucoup de retard, et les noms des personnes concernées sont « anonymisés ». Pour l’heure, il n’est donc pas possible de savoir par les voies officielles quel a été l’avis dans le cas de David Azéma. Selon nos sources, il aurait toutefois été positif, mais la commission de déontologie l’aurait assorti de réserves, comme elle le fait souvent.
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Islande : Finalement, les banquiers ne seront pas punis

A Reykjavik, en Islande, une cour de justice a acquitté jeudi quatre banquiers qui avaient été mis en cause pour le rôle qu’ils avaient joué dans la crise bancaire qui a plongé le pays dans une très grave crise économique en 2008. L’un d’eux est Jon Asgeir Johannesson, à la fois l’un des hommes d’affaires islandais les plus influents et l’ancien CEO de la société d’investissement islandaise Baugur Group.

Il avait été accusé d’avoir détourné un prêt de 2 milliards de dollars de la banque Glitnir, alors qu’elle se trouvait au bord du dépôt de bilan. Larus Welding, l’ex-CEO de Glitnir, et deux autres dirigeants, ont été également acquittés dans le cadre de cette affaire. Glitnir était la 3èmeplus grande banque du pays et elle a fait faillite en octobre 2008. En décembre 2012, Welding avait également écopé de 9 mois d’emprisonnement pour fraude concernant une autre affaire.

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Espagne : Les effets de taxes judiciaires trop élevées

L’Espagne est particulièrement touchée par la crise. Les banques saisissent à tour de bras. Les particuliers ne savent plus à quel saint se vouer, surtout que la Justice est hors de prix, et donc hors de portée.

Recouvreur en frac
Madrid : « Recouvreur en frac » sonnant à la porte d’un mauvais payeur.

La crise passe sur toute l’Europe et frappe plus durement certains pays que d’autres. L’Espagne, comme la Grèce ou le Portugal, doit faire face à une situation particulièrement compliquée. Et pour renflouer ses caisses, le gouvernement a créé de nouvelles taxes.

En novembre 2012, Madrid a instauré une taxe dont devait s’acquitter tout citoyen, ou entreprise, pour pouvoir ester en justice. Cette taxe s’est révélée si élevée que les protestations ont été unanimes. En février 2013, le gouvernement a revu sa copie, mais n’a, en réalité, agi qu’à la marge. Saisir la justice reste très (trop) onéreux.

Moins de divorces et moins de mariages

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États-Unis : BNP Paribas, 8 questions sur les poursuites américaines

La justice américaine poursuit BNP Paribas pour violation d’embargo à l’égard de l’Iran, de Cuba et du Soudan. La banque pourrait encourir une amende de 10 milliards de dollars. Tentative d’explication de ce dossier sur lequel les différents protagonistes entretiennent le mutisme.

1 puis 3 puis 5 puis 10 milliards de dollars ! Les compteurs s’affolent. En quelques semaines, le montant des pénalités encourues par BNP Paribas face à la justice américaine a pris des allures de bombe à retardement. Le département américain de la justice semble augmenter ses exigences chaque jour, à en croire les révélations quasi quotidiennes du Wall Street journal.

En face, BNP Paribas garde un mutisme total. Ce n’est qu’au moment de la publication de ses comptes annuels, en mars 2014, que la banque a révélé avoir provisionné la somme de 1,1 milliard d’euros pour faire face à un litige aux États-Unis. Elle n’en avait à peine soufflé mot avant. Depuis, c’est le black-out.

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L’affaire Supernotes

C’est l’his­toire d’un agent qui aurait dû mourir pour avoir décou­vert l’un des secrets les mieux gardés du monde : L’affaire super­no­tes.

Depuis trente ans, Kasper tra­vaille pour dif­fé­ren­tes agen­ces de ren­sei­gne­ments  : les ser­vi­ces secrets ita­liens, la CIA. À chaque mis­sion, il change d’iden­tité. Formé au manie­ment des armes, expert en arts mar­tiaux, il est, sous la cou­ver­ture d’un pilote de ligne, espion dans les réseaux néo­fas­cis­tes, puis infil­tré chez les nar­co­tra­fi­quants, ce qui fait de lui l’un des plus brillants agents secrets des ser­vi­ces occi­den­taux.

Mais en mars 2008, son enquête sur les super­no­tes l’entraîne dans un véri­ta­ble cau­che­mar. Les super­no­tes sont des faux billets de banque de cent dol­lars, impri­més en mil­lions d’exem­plai­res hors du ter­ri­toire amé­ri­cain. Par qui ? Pour qui ? Kasper décou­vre la vérité sur cette ahu­ris­sante machine.

Arrêté par des mili­ciens cam­bod­giens, il est séques­tré et tor­turé pen­dant 373 jours dans des camps pro­ches de Phnom Penh. Ni son pays ni la CIA n’inter­vien­nent. Son destin est sciem­ment caché aux yeux de tous, y com­pris des médias. Ses décou­ver­tes l’ont condamné à mort : il doit dis­pa­raî­tre.

Réchappé in extre­mis de l’enfer, Kasper veut briser le silence pour se pro­té­ger. Son his­toire dépasse, en rythme et en inten­sité, le plus fort des romans d’espion­nage, et nous plonge dans un monde que per­sonne, avant lui, n’avait osé dévoi­ler.

Slovénie : Les mesures d’austérité ont-elles sauvé l’économie ou l’ont-elles achevée ?

Alors qu’elle était au bord de la faillite, la Slovénie semble retrouver le chemin de la croissance économique. Après deux ans de récession, le gouvernement prévoit une faible hausse du PIB pour 2014. Le pays doit-il son salut à la cure d’austérité recommandée Bruxelles, ou bien ce remède pourrait-il se révéler pire que le mal ? L’analyse de Maks Tajnikar, économiste à l’Université de Ljubljana.

Après Chypre, la Slovénie ? Il y a tout juste un an, la Slovénie faisait la une de la presse mondiale. En 2013, la Slovénie était sur le point de faire appel à l’aide internationale. Ce petit pays de deux millions d’habitants, entré en récession en 2012, voyait son PIB reculer de 2,5%.

Cependant, la recapitalisation des trois plus grandes banques du pays et le programme d’austérité lancé par l’ex-Première ministre Alenka Bratušek semblent avoir permis d’éviter le scénario catastrophe.

La fragilité du système bancaire, l’éventualité d’une aide internationale et la récession économique avaient conduit la presse à comparer la Slovénie à Chypre. Pourtant, les points communs entre les deux pays sont bien rares. Tout d’abord, le poids du secteur bancaire slovène est beaucoup moins important dans l’économie nationale qu’à Chypre.

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Le T.E.G. : Une vraie faille dans le système bancaire

« Il y a une faille en toute chose, c’est ainsi que pénètre la lumière.* » Ces paroles de Leonard Cohen dans Anthem nous rappellent, si besoin était, que rien n’est inéluctable. Rien n’est éternel. Et un système, aussi oppressant soit il, dévoilera ses failles au cours du temps, laissant ainsi passer un rai de lumière propre à éclairer une humanité qui provoquera la déchéance dudit système. Parfois même, la faille est si grande que l’on n’ose y croire.

Toujours tenus par la croyance forte que les puissants sont plus intelligents que la masse, fatalistes et pauvres pékins moyens que nous sommes, nous nous réfugions toujours dans la certitude de notre incapacité à défaire ce qui nous semble indéfaisable, omnipotent, presque divin. Si bien que plus la faille est béante, moins nous nous y engageons.

Pourquoi ? Parce que nous fonctionnons bien souvent selon l’adage cher à Philippe Vandel : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

Pourtant, force est de constater que ce « système » sous le joug duquel nous errons, tels des marionnettes « enguignolées » donnant du bâton de temps en temps sur des sujets pare-feu afin de satisfaire notre égo pseudo-civique ou de nous déculpabiliser vis à vis de nos enfants (« Moi, mon fils, j’ai manifesté. La société dans laquelle tu vis, ce n’est pas de ma faute… »), ce « système » donc, cherche constamment à reboucher les failles s’ouvrant béantes à nos yeux incrédules.

Et, plus il atteint son paroxysme, plus sa fin est proche.
En résumé : tout a un début, et tout a une fin… Même l’oligarchie financière.

Le T.E.G., ou la possibilité d’un effondrement.

Et, ma foi, s’il nous échoit de pouvoir précipiter sa perte, ne nous en privons surtout pas. Même s’il n’y a rien derrière, car rien ne peut pas être pire que ça.

Depuis quelques jours, nous voyons poindre sur les réseaux le début d’une information pas encore bien étayée, concernant des erreurs de TEG. Le TEG, kézaco ?

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Escroquerie : La pêche à la carte bancaire

C’est une nouvelle forme de vol à domicile qui passe directement par votre ordinateur. Ça commence par un mail que vous croyez envoyé par votre banque : « Veuillez entrer votre numéro de compte ou de carte bancaire. » Et hop, vous voilà délestés de 3.000 euros. Vous venez d’être victime de « phishing », hameçonnage en français.

Les escrocs utilisent aussi le nom des services publics qui vous sont familiers comme EDF ou les allocations familiales… En France, chaque année, on compte 120.000 victimes de cette escroquerie.

Les stratèges de la communication : ” Gestion de crises ”

Les stratèges de la communication se sont imposés dans toutes les sphères du pouvoir, dans l’ombre des politiques mais aussi des grands patrons. Inconnus du grand public, ces «spin doctors» sont au cœur de la production de l’information. Ils façonnent l’image de leurs clients et influencent les journalistes.

Ce premier volet se penche plus précise ment sur les stratèges de la communication de crise, appelés en urgence par des grands patrons pris dans la tourmente médiatique. Ainsi l’affaire Kerviel, avec la longue guerre de l’image entre les stratèges de la Société générale et les conseillers du trader.

D’autres professionnels, comme Ramzi Khiroun et Anne Hommel, ont sauvé Richard Gasquet, empêtré dans une affaire de dopage. Des agences arrivent aussi à faire émerger des débats de société pour le compte d’intérêts privés, comme le travail le dimanche.

(Merci à NOP)

Gaël Giraud : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud, 44 ans, est directeur de recherche au CNRS et jésuite, il est membre du Centre d’Économie de la Sorbonne, de l’organisme de régulation financière Labex-Refi, de l’École d’Économie de Paris et du Conseil Scientifique de The Shift Project.

Contrairement à ce qui est écrit dans tous les manuels d’économie, l’énergie (et non le capital, sans elle inerte) se révèle être LE facteur essentiel de la croissance, selon Gaël Giraud. Économistes, perpétuez-vous depuis deux siècles la même bourde fatidique ?

Quel est le lien entre la croissance du PIB et la consommation d’énergie primaire ?

Quels sont d’après vous les indices d’un lien intime entre consommation d’énergie et croissance de l’économie ?

Depuis deux siècles, depuis les travaux de Smith et Ricardo, par exemple, la plupart des économistes expliquent que l’accumulation du capital est le secret de la croissance économique inédite que connaissent les sociétés occidentales, puis une partie du reste du monde. Marx était, lui aussi, convaincu de cette apparente évidence.

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Bernard Maris : La création monétaire pour les nuls

Bernard Maris, l’un des économistes les plus connus en France, chroniqueur sur France Inter, et membre du conseil général de la Banque de France, a tout dévoilé dans un documentaire récent sur “La Dette” produit par Nicolas Ubelmann et Sophie Mitriani. Lorsque l’on lui pose la question “D’où vient l’argent que prêtent les banques?”, sa réponse est claire:

La banque fabrique de l’argent à partir de rien. C’est le métier du banquier. La banque crée ex nihilo de l’argent. Ça c’est quelque chose qui est très difficile à comprendre“.