Grèce : Les retraités se ruent sur les banques pour retirer leurs pensions

La panique gagne les Grecs. De nombreux retraités ont fait la queue devant les banques de la capitale, mercredi 1er juillet, alors qu’Athènes est en défaut de paiement depuis mardi soir. Les agences ont exceptionnellement ouvert pour permettre aux personnes âgées de retirer une partie de leurs pensions au guichet.

Grèce : Le pays au bord du précipice

Cinq ans de réunions ininterrompues pour sauver la Grèce, qui n’a plus accès au marché financier depuis 2010, se sont conclus samedi à Bruxelles par un saut dans l’inconnu. Une sortie de la Grèce de la zone euro est désormais clairement envisagée.

Arrivés pour une ultime journée de négociations intenses afin de mettre au point les derniers détails de leur offre « argent frais contre réformes », les ministres des Finances de la zone euro se sont sentis trahis par l’annonce surprise au petit matin (1h30 à Bruxelles) d’un référendum, le 5 juillet, sur les propositions des créanciers d’Athènes, soit cinq jours après l’expiration officielle du programme d’aide européen.

L’actuel programme de renflouement expire mardi soir, le jour où la Grèce est censée rembourser 1,6 milliard d’euros au FMI. Sauf miracle, Athènes sera alors en défaut de paiement et n’aura plus accès aux aides européennes.

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Grèce : Entre peur de la faillite et ruée vers les distributeurs de billets (Màj)

La Grèce instaure un contrôle des capitaux

Dans la nuit de samedi à dimanche, Alexis Tsipras a appelé les Grecs à ne pas céder à la peur. Pourtant ils étaient des centaines, samedi, à faire la queue devant les distributeurs de billets pour retirer leur argent des banques.

Par peur d’une faillite des banques, par peur d’un contrôle des capitaux par la BCE, ou tout simplement pour se préparer à tous les scénarios possibles.

Crise bancaire bulgare : Sofia et Bruxelles tentent d’éviter la panique

La Bulgarie et la Commission européenne ont choisi d’intervenir vite et fort, lundi, pour calmer la panique qui gagne le secteur bancaire de ce petit pays en proie à une profonde crise politique.

Alors que les épargnants inquiets pour leurs économies faisaient le siège des agences bancaires, Bruxelles a autorisé Sofia à contribuer à la liquidité des établissements à hauteur de 3,3 milliards de leva (1,7 milliard d’euros).

Cette mesure d’urgence est «une ligne de crédit à l’intention du secteur bancaire bulgare», a expliqué la Commission, «une aide de la part de l’Etat» pour «répondre aux attaques à caractère spéculatif de la semaine dernière.»

Dès dimanche soir, le président bulgare, Rossen Plevneliev, avait fermement exclu la possibilité que des banques fassent faillite et que la monnaie, le lev, soit dévaluée.

La crise de confiance envers les banques a éclaté le 20 juin, quand des clients de la quatrième banque bulgare, la CCB, se sont rués aux guichets après la publication d’articles de presse faisant état de son insolvabilité imminente. La CCB a suspendu ses paiements jusqu’au 21 juillet.

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Crimée : Le référendum provoque une ruée vers les banques

Des files d’attente de gens paniqués et espérant retirer le maximum d’argent liquide sont apparues devant les banques en Crimée, à l’approche du référendum de dimanche pour le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol, le 15 mars 2014 ( AFP / Dimitar Dilkoff)

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol, le 13 mars 2014 ( AFP / Dimitar Dilkoff)

Des gens font la queue devant une banque à Simféropol

Les autorités pro-russes locales tentent pourtant de rassurer la population, assurant qu’il n’y aura pas de problèmes avec les retraites et les salaires et que les banques disposent de suffisamment de liquidités pour tout le monde. Mais leurs propos semblaient contredits par la réalité.

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13 juillet 1931, la crise bancaire panique l’Allemagne

Avant les élections allemandes du 22 septembre prochain, La Tribune vous propose de revenir sur l’histoire de l’économie allemande en 7 dates choisies subjectivement. Aujourd’hui : le 13 juillet 1931, la faillite de la deuxième banque d’Allemagne provoque un “bank run” dans tout le pays.

Par Romaric Godin

Au petit matin de ce lundi 13 juillet 1931, les clients trouvent porte close devant les agences de la deuxième banque d’Allemagne, la Darmstädter und Nationalbank (Danatbank). Pour toute explication, une affiche : « La Danatbank communique qu’elle est contrainte de fermer ses guichets. Le gouvernement du Reich assurera la pleine garantie de l’ensemble des dépôts et du démantèlement des activités de la Danatbank. » Autrement dit, l’établissement est en cessation de paiement. En faillite.

Panique aux guichets

L’information se répand comme une traînée de poudre dans toute l’Allemagne. Les déposants qui ont la chance – relative – de ne pas être clients de la Danatbank se ruent vers les guichets pour éviter le sort de ces derniers. Vers midi, la plupart des banques doivent fermer leurs guichets, faute de liquidités. L’ensemble du système financier allemand est au bord de l’effondrement.

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Chypre : Taxe sur les dépôts bancaires ou hold-up généralisé ? (Màj)

3000 étudiants manifestent contre le plan de sauvetage cypriote

  • Après Chypre, l’Italie fait chuter les marchés. A Milan, où l’indice phare dévisse de 2,50 %, les investisseurs s’inquiètent d’une possible dégradation de la note souveraine par Moody’s alors que Pier Luigi Bersani mène actuellement des consultations pour tenter de former un gouvernement. Le marché s’interroge aussi sur un éventuel précédent chypriote. (Les Échos)
  • Chypre : les mesures du plan de sauvetage détaillées (Le Monde)

Les autorités chypriotes mettront en place une restriction des mouvements de capitaux, pour éviter la fuite des capitaux, notamment étrangers. Il s’agit surtout de capitaux russes et britanniques, qui étaient placés à des taux très attrayants dans les banques chypriotes.

  • Chypre sacrifie ses banques pour éviter la faillite (Les Échos)



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Jacques Attali : « La France n’est pas menacée car notre dette est encore sous contrôle »

Toute dette n’est qu’un impôt retardé – La taxe cypriote de 6,5 % sur les petits dépôts c’est exactement ce que paie un épargnant français sur son dépôt en 3 ans, par l’inflation – D’une façon ou d’une autre, une dette doit être payée, que ce soit par l’inflation ou par l’impôt – Chypre n’est qu’un tout petit laboratoire des problèmes que nous avons devant nous – La question des paradis fiscaux va se poser pour d’autres pays (l’Angleterre, le Luxembourg, l’Italie…)

Espagne : Les Indignés ferment leurs comptes en banque pour dénoncer les saisies immobilières

Non loin de la Puerta del Sol, célèbre place madrilène qui a vu naître le mouvement des Indignés il y a tout juste un an, une file d’attente s’allonge à l’entrée d’une banque. Des dizaines de personnes ont décidé de retirer leur argent pour protester contre Bankia, une banque coutumière des saisies immobilières que l’État a décidé de renflouer.

Policiers contrôlant l'identité des clients venus clôturer leur compte.

Lundi 14 mai, des clients de Bankia ont protesté devant le siège de leur banque contre l’entrée de l’État dans son capital. Le gouvernement l’a décidé la semaine dernière dans le but d’assainir les actifs toxiques du groupe, par ailleurs noté BBB par l’agence de notation Standart & Poor’s. Ecœurés, des clients ont découpé leur carte de crédit et leurs papiers de banque devant le bâtiment.

Cette nationalisation fait partie d’une vaste réforme du secteur bancaire annoncée par le gouvernement vendredi 11 mai. Elle impose aux banques d’augmenter leurs provisions pour se protéger des pertes sur leurs prêts toxiques dans l’immobilier. (…)

Lola Fernandez fait partie du mouvement des Indignés. Elle est membre d’un groupe de travail sur le logement et a participé à l’organisation de la manifestation devant Bankia.
Quand nous sommes arrivés devant Bankia, la police nous attendait. Après deux heures de négociations, les policiers ont fini par accepter de laisser entrer les clients, deux par deux. Ils leur ont demandé leurs papiers d’identité et ont noté leur nom, ce qui n’a pas manqué d’en effrayer certains. En fait, beaucoup d’Indignés ont eu à payer des amendes pour avoir pris part à des manifestations non autorisées.
Nous nous sommes organisés de telle manière qu’à chaque fois qu’un client entrait pour demander une remise de dette sur sa créance immobilière, un deuxième arrivait pour menacer de fermer son compte. La banque a noté toutes les réclamations des clients et nous attendons maintenant de voir ce qu’il va se passer. Avec un peu de chance, elle acceptera de négocier individuellement avec chaque client endetté.

Grèce : Les clients de Bankia ont retiré plus d’un milliard d’euros

Les clients de la banque espagnole Bankia, nationalisée la semaine dernière, auraient retiré depuis plus d’un milliard d’euros de leurs comptes, rapporte El Mundo jeudi. Le quotidien cite des informations données lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu hier. Bankia n’avait pas répondu à la question de savoir s’il y avait eu des retraits massifs de liquidités.

Mais l’action Bankia a perdu 10 % mercredi, la banque ayant retardé la publication de ses résultats du premier trimestre, les investisseurs s’interrogeant sur le montant des pertes encourues par la banques.

L’Espagne a pris le contrôle de Bankia, quatrième banque du pays, mercredi 9 mai. L’agence de notation Moody’s s’apprêterait, en outre, à baisser “de manière significative” les notes de 21 banques espagnoles, renforçant les inquiétudes du secteur et des épargnants.

REDITE DE LA SITUATION GRECQUE

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Grèce : Les retraits bancaires s’intensifient

Plus de 700 millions d’euros ont été retirés des banques grecques sur la seule journée du 15 mai. La crise politique fait ressurgir le spectre d’un bank run et d’une éventuelle contagion à toute l’Europe.

Les responsables politiques grecs se refusent pour l’instant à parler de bank run, c’est-à-dire d’un vrai mouvement de panique bancaire. Ils reconnaissent un“sentiment de peur qui pourrait évoluer en panique”. Pourtant, ça y ressemble de plus en plus.

Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable. L’échec des négociations en vue de former une coalition gouvernementale et la tenue de nouvelles élections n’ont de ce point de vue rien de rassurant.

Un risque majeur de contagion

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Jovanovic et Sarfati font trembler le microcosme

Extrait de l’émission “Ce soir ou jamais” du 7 décembre 2010. Yann Sarfati est l’homme qui a déclenché la vague de soutient à Cantona sur internet. Lui et Pierre Jovanovic vont nous faire vivre un vrai moment de vérité télévisée face à des interlocuteurs trop habitués à côtoyer les salons parisiens…

Partie 1:

Partie 2 :

(Merci à GDE)

« Plus personne ne maîtrise rien »

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 07 décembre 2010 sur BFM Radio, dans l’émission “Intégrale Bourse.

L’appel de Cantona ne sert à rien, car cela ne va pas mettre en risque les banques. C’est la finance qui met le système en péril. On ne peut pas imprimer des billets à tour de bras, sans penser qu’il n’y aura jamais aucune conséquence. En dépassant un certain taux d’endettement, on tue la croissance.

(Merci à Méro)

Débat Cantona et les banques

Addendum du 04/12/2010

La gauche de la gauche embarrassée par l’appel d’Éric Cantona contre les banques

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) se sont démarqués vendredi de l’appel de Cantona à retirer massivement l’argent des banques le 7 décembre, estimant que provoquer la faillite du système bancaire n’était pas la bonne solution.

Libération

Émission “Ce soir ou jamais” du 2 décembre 2010 avec Catherine Lubochinsky, Percy Kemp et Paul Jorion .

Partie 1 :

Partie 2 :

(Merci à Quentin)

A propos de l’initiative « Bankrun » du 7 décembre

Le footballeur connu Éric Cantona a popularisé en France un mouvement pour retirer son argent des banques le 7 décembre prochain (Bankrun 2010) [initiative lancée par Géraldine Feuillien et Yann Sarfati, voir lien - NDR].

Pour connaître les effets possibles de cette initiative, nous avons interviewé Juan Torres López, professeur d’économie, membre du comité scientifique d’ATTAC – Espagne, et auteur des livres Desiguales (Inégaux), Mujeres y hombres en la crisis financiera (Femmes et hommes dans la crise financière), avec Lina Gálvez, et La crisis de las hipotecas basura. ¿Por qué se cayó todo y no se ha hundido nada ? (La crise des hypothèques poubelle. Pourquoi tout tombe dedans et rien n’y sombre ?), avec la collaboration d’Alberto Garzón .

Alberto Montero Soler : Quels effets auraient une mesure comme celle que propose Cantona ?

Juan Torres López : Logiquement, cela dépend de la manière dont elle est suivie. Si c’est massivement, les banques n’auraient pas assez de liquide pour rembourser les dépôts de leurs clients, parce que la banque en occident travaille avec un système appelé réserves fractionnées.”

Ce qui signifie que de tout l’argent versé par un client, elle ne conserve qu’une partie (2% actuellement, plus quelques pourcentages additionnels qui dépendent des règles établies par chaque pays). Le reste est utilisé pour donner des crédits. C’est pourquoi l’argent de ceux qui le déposent “n’est pas” à la banque sinon seulement sous formes d’écritures, si bien qu’il ne pourrait pas être retiré dans sa totalité.

Cela veut dire que les banques ne “conservent” pas l’argent de leurs clients mais l’utilisent pour faire encore plus d’argent ?

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L’idée de Cantona fait son chemin

Addendum du 02/12/2010

C’est le «buzz» du moment. Ils sont plus de 18.000 «Facebookers» à vouloir participer à la «révolution pacifique» soufflée par Eric Cantona, qui consister à retirer l’intégralité de son argent sur ses comptes bancaires, précisément le vendredi 7 décembre prochain.

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«S’il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s’écroule (…). La révolution se fait par les banques», a lancé l’ancienne star du football dans une vidéo datant du 8 octobre, visionnée par plusieurs centaines de milliers d’internautes. Engagé politiquement dans la lutte contre la pauvreté, théorise en moins de deux minutes la destruction du système actuel. «Pas d’armes, pas de sang, une révolution à la Spaggiari !».

En Belgique, la fédération belge du secteur financier s’inquiète

La désormais appelée «révolution Cantona» est sortie des frontières de l’hexagone. En Belgique, la réalisatrice Géraldine Feuillien, a notamment relayé l’idée. Même date. Elle a créé un site Internet, baptisé Bankrun2010.com, traduit en six autres langues. Selon elle, environ 15.000 belges videront leurs comptes.

Mais dans ce petit pays, la démarche est prise au sérieux. La fédération belge du secteur financier, Febelfin, est venue réagir dans les colonnes des journaux Het Nieuwsblad et De Standaard . «Cette action peut déstabiliser notre fragile système financier !», a averti Michel Vermaerke, administrateur délégué de Febelfin. Et d’ajouter, «certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement en raison des conséquences de la crise du crédit. Un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux.»

À la question de savoir s’ils sont conscients des conséquences économiques qu’entraînerait le succès de cette action,  Géraldine Feuillien répond :

«Nous sommes surtout conscients des conséquences que le système financier mondialisé dérégulé et incontrôlable ont sur nos emplois, nos santés, notre éducation, nos pensions, nos industries, notre environnement, notre avenir, notre dignité, la dignité des citoyens des pays que ce système a asservis par des dettes qu’ils ne pourront jamais rembourser pour mieux s’approprier leurs ressources. C’est le sort qui attend les citoyens occidentaux si nous ne nous prenons pas en main.»

Le Figaro

Déclaration du directeur général de BNP Paribas, Baudoin Prot :

“La recommandation de retirer les dépôts est totalement insécuritaire” tout en étant “complètement contraire à ce qui peut assurer le fonctionnement de l’économie”.

Boursorama

Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, Olivier Besancenot, a déclaré mercredi sur Europe 1 qu’il n’irait pas retirer son argent à la banque le 7 décembre, comme y appelle notamment l’ancien footballeur Eric Cantona.

“Eric Cantona, j’ai beaucoup d’estime pour lui. Il me plaît bien quand il a des idées comme ça, un peu anticapitalistes. L’idée de faire écrouler le système financier et de le faire ensemble, c’est une idée qui me branche.”

Toutefois, il a aussi constaté: “Ca s’est déjà produit dans l’histoire. En Argentine, il y a des tas d’épargnants qui ont été tout de suite à la banque. Les banques ont fermé, ils ont dit ‘de toute façon, vous n’aurez même pas accès à vos compte’. On a même envoyé les forces de l’ordre pour taper sur les épargnants.

Le JDD

(Merci à Pakc)

http://www.bankrun2010.com/

http://stopbanque.blogspot.com/