La France n’a plus la cote sur le marché mondial du vin

En valeur, l’Hexagone représente encore 37 % des importations avec un prix moyen de 7 euros le litre contre 2,50 euros pour la moyenne des nectars importés.

La Prohibition aux Etats-Unis (1919-1933)

La place de la France recule sur le marché mondial du vin, en particulier chez ses clients traditionnels où sa production est concurrencée par ses voisins italiens et espagnols.

Mais elle se maintient en Chine. Selon cette étude de FranceAgriMer, présentée jeudi, portant sur les chiffres 2013, la France reste le premier fournisseur des Chinois, devenus les 5e consommateurs mondiaux, alors qu’elle perd des parts de marché en Allemagne, au Royaume Uni et aux États-Unis – les trois principaux importateurs en volumes.
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Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Sauver la classe moyenne, et ressusciter

Par Myret Zaki

Les classes moyennes, en Europe comme aux Etats-Unis, se meurent. Conséquence du creusement des inégalités, elles sont en train de se vider de leurs contingents. Et cela refaçonne le paysage tant politique qu’économique.

Les 1%
EN CAS DE GUERRE DES CLASSES, BRISER LA GLACE (caricature américaine)

En France, le salaire réel net moyen, qui avait été multiplié par trois (+400%) de 1947 à 1975, n’a progressé que de 12% sur les vingt dernières années. Les générations nées vers 1960 n’ont jamais connu les opportunités de leurs parents.

Le déclassement social fait que les nouvelles générations sont moins riches que leurs parents et que les pauvres aujourd’hui sont les jeunes. Ce qu’on appelle aujourd’hui la classe moyenne, en Europe, est en grande partie subventionnée par la génération précédente, celles des Trente Glorieuses.
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C’est maintenant une crise sociale qui menace l’Europe

Par Guntram B. Wolff et Zsolt Darvas

Cet article est basé sur une note de synthèse rédigée conjointement par les deux auteurs, présentée aux ministres des Finances de l’UE lors de leur entrevue informelle de l’Ecofin à Athènes.

Image du film L’arroseur arrosé, de Louis Lumière, 1895

Au cours de ces dernières années, la politique économique européenne s’est concentrée sur la crise des dettes souveraines et sur la fragmentation du système financier. Mais une menace encore plus dangereuse pèse sur l’Europe : le risque de la fragmentation sociale qui pourrait bien se transformer en une révolte contre les élites politiques, contre l’intégration européenne, les marchés ouverts et mondiaux, et finalement contre l’euro.

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Stiglitz : “Les inégalités aux Etats-Unis auront des conséquences dévastatrices”

Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz prévoit, dans une interview à La Tribune, un affaiblissement de la croissance aux Etats-Unis, conséquence de la montée des inégalités qui bride la consommation de la plupart des ménages.

LE REVE AMERICAIN (jeu de société, 1979)

Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, était l’invité ce mardi de la Toulouse School of  Economics, qui organisait son deuxième Tiger Forum. En marge de cette réunion, l’économiste a accordé une interview à La Tribune.

Les revenus de 99% des américains ont stagné au cours des trois dernières années connues, alors que 1% d’entre eux ont eu droit à une hausse cumulée dépassant les 30%. Quelles sont les conséquences économiques de telles inégalités ?

L’économie américaine a tout pour aller bien. Des universités d’un haut niveau, de l’énergie bon marché grâce au gaz de schiste, un secteur high tech très performant… Et pourtant, sa croissance n’est pas si forte, avec, pour conséquence, un taux d’emploi qui reste en dessous de la moyenne des années 2000, et 20 millions de personnes cherchant en outre, sans succès, à passer du temps partiel au temps plein.

Cette croissance faible s’explique uniquement par la montée des inégalités, qui bride la consommation. Et cela va empirer. Le taux d’épargne est retombé à ses niveaux les plus bas. Car, si 20% des ménages parviennent à épargner un peu bon an mal an, 80% d’entre eux ne le peuvent absolument pas : ils dépensent déjà plus que ce qu’ils gagnent ! D’où une consommation bridée, et cela va s’aggraver.

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Enfoncée dans la crise, l’Espagne aux prises avec la pauvreté de ses enfants

Même avant la crise, Patricia Martin avait du mal à faire vivre sa famille de trois enfants sur le salaire modeste de son mari, balayeur. Lorsque la tempête économique a frappé l’Espagne, le foyer a glissé vers le dénuement.

Temps de travail réduit, salaire de 900 euros divisé par deux : la vie est dure dans leur petit appartement de Vallecas, un quartier populaire du sud de Madrid.

Le couple est menacé d’expulsion, avec plus d’un an de loyers impayés. Ils dépendent de banques alimentaires pour nourrir leurs enfants, qui doivent faire cinq kilomètres à pied pour aller à l’école. Il n’y a plus d’argent pour le bus.

« Si je n’ai rien à leur donner pour qu’ils emportent un goûter, je fais comme si j’avais oublié de le préparer », confie cette femme de 30 ans, tandis que son fils, âgé de sept ans, et ses deux filles, de huit et dix ans, jouent dans un parc près de la maison.

« Ils ne disent rien mais c’est très dur », ajoute-t-elle, des larmes plein les yeux. « Je m’efforce de leur rendre la situation moins pénible ».

Six ans après l’explosion de la bulle immobilière qui a détruit des millions d’emplois et lancé le début de la crise dans le pays, l’Espagne fait face à une forte hausse de la pauvreté infantile.

Un demi million d’enfants ont rejoint depuis 2007 la catégorie des petits risquant de tomber dans la pauvreté, portant le total à 2,5 millions, selon une étude de l’ONG espagnole Educo, spécialiste de l’enfance.

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Les classes populaires décrochent depuis 2008 (et tout le monde s’en fout)

« Ce décrochage de la France d’en bas est inédit », lit-on dans une note de l’Observatoire des inégalités, dont le directeur n’est pas content et le fait savoir.

François Hollande visitant une usine, en 2012

Soit une population, la France. Découpons-la en dix parts égales en fonction des revenus. On obtient dix tranches (déciles). On prend les chiffres de l’Insee de 2008 à 2011 qui étudie le revenu déclaré moins les impôts payés plus les prestations sociales reçues, et on sait de quel montant on dispose en moyenne dans chaque part.

C’est ce qu’a fait l’Observatoire des inégalités en février 2014, qui en rend compte dans une note aussi limpide qu’énergique : « La France populaire décroche, qui s’en soucie ? », écrite par Louis Maurin, ancien journaliste à Alternatives Economiques, cofondateur et rédacteur en chef de l’Observatoire des inégalités.

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Et la ville avec le plus grand nombre de milliardaires est…

Moscou arrive en deuxième position, New York termine le podium. La Grande-Bretagne a la plus forte concentration de milliardaires par habitants au monde.

Et cette ville, c’est Londres, qui abrite plus de milliardaires que n’importe quelle autre ville au monde. La Grande-Bretagne a la plus forte concentration de milliardaires par habitant que n’importe quel autre pays, selon des chiffres publiés samedi.

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Le Japon compte sur les femmes et les immigrés pour relancer son économie

Lors de son discours mardi à l’OCDE, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé vouloir ouvrir les portes de l’emploi aux femmes et aux immigrés. Une révolution culturelle au Japon, mais aussi une nécessité pour l’économie de l’archipel.

Shinzo Abe lors de sa visite officielle en Côte d’Ivoire le 10 janvier 2014, avec le président Alassane Ouattara

Je veux une société dans laquelle la femme puisse briller“, ou encore “le Japon doit devenir une terre d’espoir” pour les immigrés. Voilà des propos qui détonnent dans la bouche d’un dirigeant japonais. Ces mots ont pourtant bel et bien été prononcés par Shinzo Abe mardi matin au siège parisien de l’OCDE, lors d’un discours dressant un état des lieux des Abenomics, qui désignent son plan de relance de l’économie lancé il y a un an.

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Iran : la crise économique met fin à la lune de miel de Rohani

Hassan Rohani avait promis de relancer une économie plombée par les sanctions occidentales mais huit mois après son élection à la présidence de l’Iran, aucune amélioration majeure n’est en vue et la frustration monte au sein de la population.

Hassan Rohani

M. Rohani, un religieux modéré, a engagé un dialogue avec les Occidentaux depuis son entrée en fonctions en août 2013, rompant avec la politique de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, dont le double mandat avait été marqué par la confrontation.

Téhéran veut parvenir rapidement à un accord final avec les grandes puissances du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sur le programme nucléaire iranien, soupçonné de cacher un volet militaire, et faire lever les sanctions qui asphyxient depuis plusieurs années son économie.

Au niveau national, des premières mesures ont fait baisser l’inflation à 34,7% en mars (-5,7% sur un an) et le taux de change des devises étrangères s’est stabilisé.

Mais si, globalement, les institutions internationales estiment que les perspectives de croissance sont positives depuis plusieurs mois, de nombreux Iraniens assurent que leur situation n’a pas changé car la plupart des sanctions restent en place, et l’économie est toujours en récession.

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Pourquoi les planches à billets ne créent plus d’inflation

L’explosion du bilan des banques centrales avait fait craindre, à tort, une surchauffe générale. Tant que l’argent ne circule pas, le risque est insignifiant. Aujourd’hui, ce sont les monnaies qui donnent le rythme.

Le contrôle de la crise, dessin de Jos Collignon (Pays-Bas)
BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES – PAYS – BANQUES

C’est à en faire replonger certains dans leurs premiers manuels d’économie. Pourquoi, malgré l’explosion du bilan des banques centrales dans les pays développés, l’inflation y reste-t-elle aussi insignifiante ? Après la crise financière de 2008, lorsque, pour soutenir la relance, les planches à billets ont commencé à tourner à plein régime, nombreux sont ceux qui prédisaient pourtant une inflation galopante et destructrice de richesse. Comme dans les années 1970.

Cinq ans plus tard, en Suisse, où la Banque nationale suisse (BNS) a émis 290 milliards de nouveaux francs, l’indice des prix à la consommation a passé l’essentiel de ces deux dernières années en territoire négatif. En Europe, alors que la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) se fait de plus en plus accommodante, et qu’elle pourrait l’être davantage encore – jeudi dernier, son président, Mario Draghi, a évoqué un éventuel « large programme de rachats d’actifs » – c’est plutôt le spectre déflationniste qui plane actuellement au-dessus de la zone euro. Tandis qu’aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) imprime chaque mois des dizaines de milliards de dollars pour racheter des actifs obligataires. Résultat ? L’inflation y reste cantonnée entre 1 et 1,5%.
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La classe moyenne américaine décroche

Une étude montre que la classe moyenne des Etats-Unis n’est plus la plus riche du monde, dépassée par celle du Canada.

LES RICHES : “Comment arrivez-vous à vous fourrer dans de pareils pétrins ?”
— LA CLASSE MOYENNE

C’était déjà un des thèmes principaux de la campagne présidentielle de 2012, Barack Obama y fait souvent référence dans ses discours, et une nouvelle étude publiée par le « New York Times » va contribuer à faire monter le sujet dans le débat politique américain : la progression des inégalités de revenus, illustrée par le fait que les 5 % d’Américains les plus riches ont vu leur revenu augmenter de 40.000 à près de 60.000 dollars entre 1980 et 2010, quand les 5 % les plus pauvres ont vu leur revenu reculer et tomber sous la barre des 5.000 dollars durant la même période.

L’écart avec certains pays européens se réduit

S’y ajoute désormais un sentiment de déclassement mondial. Selon le quotidien américain, qui s’appuie sur les données disponibles depuis 35 ans dans plusieurs grands pays industrialisés et compilés par le Luxembourg Income Studies, « la classe moyenne américaine n’est plus la plus riche du monde ». Un titre qui sonne comme une défaite.

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La mort des centres commerciaux américains

Les centres commerciaux, emblématiques du mode de vie américains, ferment leurs portes les uns après les autres aux Etats-Unis.

Les centres commerciaux font partie intégrante du mode de vie américain depuis la naissance de la société de consommation dans les années 1950. L’Europe a suivi ce modèle 20 ans plus tard. C’est notamment leur adoption par les adolescents, porteurs du nouveau style de vie, qui a fait aux Etats-Unis leur popularité et leur succès.

Mais le temps des centres commerciaux semble aujourd’hui révolu. Ils ferment un peu partout dans le pays victimes notamment de leur incapacité à s’aligner en terme de prix et de choix sur le commerce électronique.

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Le retour des damnés de la terre ?

Une nouvelle discipline consistant à analyser des données historiques à travers des modèles mathématiques, la “cliodynamique”, a permis à deux chercheurs de mettre en avant le fait que les inégalités de richesses obéiraient à des cycles historiques. Commentaire critique de cette nouvelle théorie.

C’est du passé (2009)…

Comprendre (et peut-être même prédire) l’évolution des inégalités. C’est ce qu’ont tenté de faire deux chercheurs de l’université du Connecticut et de l’institut d’histoire de l’académie des sciences russe grâce à la cliodynamique, une nouvelle discipline consistant à analyser des données historiques à travers des modèles mathématiques.

Et selon leurs prévisions relayées par le magazine Aeon, d’ici peu aux Etats-Unis, les inégalités auront atteint un niveau tel que l’apparition de troubles politiques serait inévitable… avec un pic prévu pour 2020.

Explications.
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L’économie russe paie “cash” la crise en Ukraine

La croissance du PIB russe devrait retomber à zéro en 2014, admet le ministre russe des Finances.

Anton Silouanov, Igor Sechin et Vladimir Poutine, le 4 avril 2012 (photo RIA Novosti)

Le spectre d’une récession se fait de plus en plus craindre en Russie, le ministre des Finances ayant lui même estimé mardi que la croissance de l’économie risquait d’être nulle en 2014 en raison des troubles “géopolitiques” liés à la crise en Ukraine. “Les conditions, dans lesquelles nous devons travailler en 2014, sont les plus difficiles depuis la crise de 2008-2009″, a lancé Anton Silouanov.

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La fuite des capitaux s’accélère en Russie

La fuite des capitaux de Russie a atteint 63,7 milliards de dollars (46,19 milliards d’euros) au premier trimestre, montrent des chiffres publiés mercredi par la banque centrale qui illustrent les difficultés économiques que rencontre le pays.

En 2013, la fuite des capitaux avait atteint 63 milliards de dollars sur l’ensemble de l’exercice fiscal.

La banque centrale avait dans un premier temps annoncé mardi un montant de 50,6 milliards de dollars avant d’y ajouter près de 13 milliards de dollars correspondant à des transactions réalisées entre des banques et elle-même, une mesure considérée comme plus juste par les économistes.

Cette accélération coïncide avec la chute des investissements, la très nette détérioration du climat des affaires et la franche révision à la baisse des prévisions de croissance dans la foulée de l’annexion de la Crimée par la Russie.

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2014 ne sera pas non plus “l’année du dollar”

Par Myret Zaki

De nombreux analystes annoncent chaque année le retour du dollar. Or, la devise américaine continue de perdre de la valeur aussi bien face au franc [suisse] ou à l’euro que par rapport à sa valeur passée.

2014, «année du dollar» ? Cette année encore, les stratèges des banques pourraient bien se tromper. Depuis 2001, le dollar a perdu la moitié de sa valeur face au franc suisse. D’importants facteurs baissiers, trop souvent ignorés, s’accumulent pour peser sur la valeur du billet vert à long terme. Analyse en vidéo.

Bilan

La crise affecte surtout les jeunes dans les pays de l’OCDE

Les perspectives d’emploi des jeunes et travailleurs peu qualifiés se sont fortement dégradées dans les pays de l’OCDE du fait de la crise économique dont les conséquences sociales pourraient se faire sentir pendant de longues années, observe l’OCDE dans un rapport publié mardi.

“Cherche un travail”

Ce rapport sur l’impact social de la crise économique chiffre à 48 millions le nombre de chômeurs dans les 34 pays de l’OCDE, une hausse de 15 millions depuis le début de la crise en 2007.

Les perspectives d’emploi se sont surtout dégradées pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés, les femmes et les seniors ayant été cette fois moins touchés“, a souligné Monika Queisser, chef des affaires sociales de l’OCDE, en présentant le rapport à la presse.

Or “le risque (existe) que les jeunes qui connaissent de longues périodes de chômage, d’inactivité ou de pauvreté ne soient confrontés toute leur vie à des perspectives de gains et d’emploi moindres“, relève le rapport.

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«Le monde peut se passer du pétrole russe»

Moscou se prépare à des sanctions économiques internationales, alors que l’annexion de la Crimée pourrait être décidée dimanche prochain. Le point sur les conséquences de la crise diplomatique actuelle sur l’économie russe avec Anton Khmelnitski, patron suisse d’Elbrus Capital, maison d’investissement établie à Kiev.

«Venons-en aux sanctions. C’est avant tout ceux qui veulent les imposer qui doivent en mesurer les conséquences», prévenait Vladimir Poutine lors de sa conférence de presse du 4 mars, après l’irruption de troupes russes en Crimée. «Dans un monde interconnecté et interdépendant, causer des dommages à un pays reste [certes] possible, mais d’autres pays seront affectés par des dégâts mutuels», ajoutait alors le président russe.

Dix jours plus tard, alors que l’annexion de la Crimée se précise – un référendum est convoqué dimanche – Moscou se prépare au scénario du pire : des sanctions similaires à celles frappant l’Iran et incluant restrictions commerciales et blocage d’actifs bancaires.

Selon l’agence Bloomberg, Moscou vient d’évoquer avec des oligarques et des compagnies d’Etat les dégâts liés à un arrêt de prêts fournis par les banques étrangères ou à des appels de garantie sur les crédits en place.

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