Décroissance : pic pétrolier et concept d’entropie

Alors que l’extraction du gaz de schiste se révèle être une impasse, le pic pétrolier approche à grands pas et les partisans de la décroissance affinent leurs arguments. Parmi ceux-ci, une loi fondamentale de la physique : le second principe de la thermodynamique et son concept central : l’entropie. Adaptée à l’analyse économique, cette loi réduit à néant les rêves d’une croissance infinie dont les premières limites se font effectivement déjà sentir.

PIC PETROLIER – ATTENTION ! – FAITES DEMI-TOUR – AVERTISSEMENT : PLUS D’ESSENCE – POINT DE NON-RETOUR – CONTINUEZ A VOS RISQUES ET PERILS – “Pourquoi personne ne nous a prévenus ?”

Selon ce principe majeur de la physique du XIXe siècle, dans un système isolé, l’entropie (grandeur caractérisant le désordre) ne peut qu’augmenter, ce qui, adapté à l’économie, conduirait inexorablement toute civilisation basée sur une croissance infinie à une ruine certaine. Voyons comment des arguments basés sur ce principe peuvent venir renforcer le constat de raréfaction des énergies fossiles et son impact dramatique sur l’économie.

Thermodynamique et économie : deux domaines historiquement liés
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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucuns répondront qu’il faut “baisser les coûts du travail”. Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une vieille histoire…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

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LEAP : l’imminente plongée en récession de la planète

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 mai 2013

Malgré une sensation de calme relatif relayée à la fois par les médias et par des marchés financiers américains et japonais volant de records en records, l’économie mondiale ralentit sérieusement et une récession généralisée se profile.

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Baisse record du pouvoir d’achat des Français en 2012

L’Insee, qui avait évalué la baisse du pouvoir d’achat des ménages à 0,4% fin mars, déjà un record, a revu son estimation et fait désormais état d’un recul de 0,9% l’an dernier. Résultat, la consommation a flanché de 0,4% en 2012, une première depuis 1993.

L’année 2012 aura été historiquement difficile pour le porte-monnaie des Français. Leur pouvoir d’achat a baissé de 0,9%, un repli record, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui avait évalué ce recul à 0,4% fin mars, un chiffre record lui aussi. Concrètement, le revenu disponible brut a augmenté seulement de 0,9% en valeur, tandis que le prix de dépense de la consommation finale a grimpé de 1,9%.

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“Aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh” : le scénario du pire

Par Paul Jorion

Parler de “réformes structurelles de compétitivité”, c’est accepter le principe d’un moins-disant salarial au plan international : c’est admettre qu’il existe un pays où le niveau du salaire de subsistance est le plus bas, et que ce salaire de subsistance du travailleur le plus misérable de la planète doit jouer le rôle d’un “attracteur” pour l’ensemble des salaires à la surface du globe.

Le salaire moyen au Bangladesh étant aujourd’hui cinq fois plus faible qu’en Chine, j’ai choisi de traduire dans mes conférences l’expression obscure “réformes structurelles de compétitivité” par “aligner les salaires français sur ceux du Bangladesh”, une phrase dont la signification est identique, mais présente l’avantage d’être comprise aisément par tous mes auditeurs.

En utilisant cette expression polémique, je ne pensais cependant pas qu’une actualité tragique en ferait à ce point résonner la pertinence.
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La dette et les économistes

Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

Une erreur de calcul vient d’affaiblir une étude, souvent citée par les austériens, qui concluait que la croissance s’effondre dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Une telle limite n’a toutefois pas trop de sens car il y a dette publique et dette publique.

On a souvent besoin d’un plus savant que soi, c’est bien connu. Sauf évidemment lorsque le professeur, distrait comme Tryphon Tournesol, se trompe et c’est ce qui vient d’arriver aux austériens, pour utiliser ce néologisme à la mode fort commode. Récemment encore, politiciens allemands, commissaires bruxellois et soi-disant experts nord-européens justifiaient l’austérité en brandissant un article publié en janvier 2010 par deux professeurs de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, par ailleurs ancien chef économiste du FMI, qui, après avoir collecté et disséqué 3.700 données sur 44 pays, concluaient que la prospérité économique s’effondrait dès que l’endettement public dépassait les 90% du PIB. Entre 1946 et 2009, en effet, la croissance annuelle avait été proche de 3% pour les années et les pays développés où la dette publique relative se trouvait en deçà de cette limite, alors qu’au-delà de celle-ci l’économie stagnait, voire reculait de 0,1% par an, une chute de croissance du même ordre de grandeur étant observée pour les économies émergentes.

Or, ces moyennes étaient erronées puisqu’elles n’englobaient pas les observations pour les cinq premiers – rangés alphabétiquement – des pays étudiés, à la suite sans doute d’une mauvaise définition du champ des cellules dont on voulait prendre la moyenne, une bévue que tout utilisateur d’un tableur type Excel a sans doute commise ou évitée de justesse une, si ce n’est plusieurs fois.

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La baisse des prix des matières premières est à double tranchant pour l’économie

Certaines entreprises, voire des économies entières, souffrent déjà de la baisse des prix des matières premières. Mais la chute des cours des produits de base n’a pas que des inconvénients.

De nombreuses matières premières ont vu leur prix baisser depuis le début de l’année. La crise en Europe et, depuis quelques mois, un ralentissement de l’activité en Chine, ont freiné la demande, alors même que l’offre de denrées de base est en augmentation cette année, que ce soit à la sortie des puits de pétrole et de gaz, dans les mines de cuivre, de fer ou de zinc, les champs de canne à sucre ou les plantations de café.

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Grèce : première baisse des prix à la consommation en 45 ans

Les prix à la consommation en Grèce ont baissé de 0,2% en mars, marquant le premier recul annuel de l’indice des prix depuis mai 1968, selon les données publiées mardi [9 avril 2013] par l’Autorité statistique grecque (Elstat).

En février, les prix avaient augmenté de 0,1% sur un an.

C’est la première fois depuis mai 1968 que l’indice des prix est négatif” en Grèce, a indiqué à l’AFP Michaïl Glenis, responsable du suivi de l’inflation de l’Elstat.

A l’époque, deuxième année de la junte des colonels en Grèce (1967-1974) l’indice des prix avait enregistré “une baisse de 0,3%, avant de commencer à monter en juin 1968 avec un taux de +0,5% sur un an“, a-t-il ajouté.

Les économistes diffèrent sur la signification de ce recul, soit entrée en déflation potentiellement dangereuse dans une économie hyper fragilisée et en récession sévère, soit premier symptôme de guérison après la potion amère de l’austérité, administrée depuis 2010 à la Grèce.
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La déflation salariale menace la France

La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Illustration volontairement un peu décalée du sujet de l’article… (Source : Sénat, janvier 2011 – http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22781.html – NB : la “VA” est la valeur ajoutée, les “facteurs” sont les facteurs de production.) Cliquer sur le graphique pour l’agrandir

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

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LEAP : La guerre est déclarée entre le monde économico-politique et la sphère financiaro-bancaire

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 avril 2013

Commentaire de dernière minute !

Depuis le bouclage du contenu de ce numéro [...] avant-hier soir, notre équipe observe de près l’inhabituelle coïncidence de l’effondrement de tous les indicateurs : bourses européennes, américaines et asiatiques, matières premières… et même et surtout or. Nous n’avons malheureusement pas le temps de nous étendre sur ce phénomène. Nous l’interprétons de toutes manières dans la droite ligne de tout ce que nous décrivons dans le présent numéro.

Mais là où ce numéro décrit les choses encore assez calmement, comme encore à venir, nous nous demandons si ces prémisses ne sont pas celles de l’effondrement que nous anticipions pour la période de mars à juin 2013. L’austérité occidentale (séquestre américain + cure d’austérité européenne) dont la croissance chinoise finit par se ressentir avec ces mauvais chiffres annoncés aujourd’hui provoque un effondrement du prix des matières premières et des bourses qui entraîne une chute des actifs bancaires, obligeant les banques à liquider en urgence leurs positions pour obtenir des liquidités.

L’or-papier est bradé et se retrouve menant la danse. Le phénomène est d’autant plus remarquable que, si nous étions dans un processus spéculatif normal, les baisses d’un marché profiteraient à un autre. Nous sommes peut-être au début d’un mouvement de panique dans lequel toutes les positions spéculatives sont abandonnées. Si un effondrement du type de celui de 2008 est bien en train de se mettre en place, la question est : d’où viendront les milliers de milliards qui ont rattrapé in-extremis le système financier en 2009 ?

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Nicolas Doze sur la baisse soudaine de l’or

Nicolas Doze vous propose dans sa chronique éco quotidienne une analyse sur la baisse du prix de l’or. Sa valeur a perdu plus de 100 dollars en 24 heures, passant sous le cap de 1.500 dollars l’once.

Selon Nicolas Doze, cette baisse est due aux spéculations très courantes sur ce marché. Beaucoup de possesseur d’or avaient des ordres de ventes au-dessus d’un certain seuil. En se délestant du métal précieux son prix a naturellement diminué. Cette tendance n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, le fait de se désengager de l’or indique qu’il y a de la confiance dans l’avenir de la part des investisseurs.

bfmtv.com

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L’Egypte au bord du drame économique

L’Egypte va-t-elle à la faillite ? Le plus grand pays arabe est-il proche de l’effondrement économique et financier ? Ajournée de mois en mois, une négociation importante avec le Fonds monétaire international (FMI) a repris cette semaine au Caire. Mais, au bord du Nil, l’humeur est pessimiste.

“Garbage City” (la Ville-Poubelle), sur les collines du Moqattam dans la banlieue du Caire, est peuplée d’une communauté de travailleurs coptes, les Zabbaléens, qui organisent le tri des déchets urbains, leur recyclage et leur revente

Il y a le front politique d’abord. Venu du parti des Frères musulmans – islamistes –, le président Mohamed Morsi, s’il n’a cessé d’étendre le champ de ses prérogatives, a aussi multiplié maladresses et atteintes aux libertés politiques. A la tête de l’Etat depuis le 30 juin 2012, l’ingénieur Morsi n’a jamais trouvé un style de gouvernement susceptible de rassurer et ramener la confiance dans le pays.

Tantôt il hésite, revenant sur des mesures annoncées à la hâte ; tantôt il procède avec brutalité. Méfiant à l’adresse de toutes les autres formations politiques, il a donné le sentiment de privilégier sa mouvance sur l’ouverture. Ce raïs a déçu : on l’attendait grand seigneur, le voilà redevenu militant.

Tout aussi grave, il confirme ce qu’on disait des Frères musulmans avant leur arrivée au pouvoir par les urnes : ils n’ont pas le moindre programme économique et social.
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Chicago décide la fermeture de plus de 50 écoles

La mairie de Chicago doit faire face à un déficit budgétaire de un milliard de dollars.

Faute de moyens, la ville de Chicago va fermer 54 écoles cette année, une mesure qui affectera essentiellement les populations noires et latinos des quartiers déshérités. Les autorités ont pris cette mesure historique afin de combler un déficit budgétaire de un milliard de dollars et s’adapter à la baisse continue des inscriptions scolaires.

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L’espoir contrarié d’un accord commercial Europe – Etats-Unis

Par Mohamed A. El-Erian, C.E.O. (directeur) de PIMCO

Lorsqu’en février dernier, dans son discours sur l’état de l’Union, le président américain, Barack Obama, a proposé un « partenariat global pour le commerce et l’investissement transatlantique » avec l’Europe, fondé sur un commerce « équitable et libre », on a perçu des deux côtés de l’Atlantique un bref moment d’enthousiasme. Sur les ondes, quelques heures plus tard, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qualifièrent la proposition de « révolutionnaire ».

Herman Van Rompuy, Barack Obama et José Manuel Barroso à la Maison Blanche lors du sommet Union européenne/Etats-Unis du 28 novembre 2011

Pourtant, malgré la perspective qu’un éventuel accord pourrait modifier fondamentalement la nature du commerce mondial et des réseaux de production, il n’a fallu que quelques semaines pour que l’intérêt retombe.

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Allô la Bourse, ici la Terre

Par Myret Zaki

Les économistes peinent à expliquer la déconnexion entre les marchés, euphoriques, et l’économie réelle, morose. L’indice Dow Jones a touché des sommets historiques ce mois. Et l’indice plus large S&P 500 a gagné 129% depuis son creux de 2009, une bulle encore plus phénoménale que celles de 1997-2000 (+106%), et de 2002-2007 (+101%). Une trajectoire suggérant un boom économique. En effet, un marché haussier qui dure coïncide toujours avec une forte croissance, une baisse du chômage et des gains de productivité.

Le PIB américain ? Il progressait de 2,5% en 2007, au précédent sommet du Dow Jones, mais de 1,6% aujourd’hui, et 59% des Américains, voyant leurs salaires réels décliner, pensent que l’économie est en récession. Le chômage ? Le nombre de sans-emploi a doublé depuis 2007, de 6,7 à 13,2 millions. La confiance des consommateurs ? L’indice était à 99,5 en 2007, il est à 69 aujourd’hui.

Que vient donc récompenser, au juste, une telle hausse, ou que vient-elle anticiper, pour les six prochains mois, que l’on ignore à ce point ?
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Trop taxées nos banques ? Allons donc !

A écouter la longue plainte des patrons du secteur et à lire les rapports officiels, on pourrait croire que la finance française est matraquée par le fisc. Or, «Marianne» révèle que nos grandes banques commerciales ont payé… 8 % d’impôt en moyenne, quatre fois moins que les PME !

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Publié fin janvier, le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) sur la pression fiscale dans le secteur financier a fait couler un peu d’encre, mais, surtout, beaucoup de larmes de crocodiles. «La pression fiscale s’accroît sur le secteur financier», titrait le Monde, en réaction à l’étude. «France : pression fiscale accrue sur la finance depuis 2010», rapportait l’agence Reuters. «Taxer plus le secteur financier ; pas le meilleur moyen d’éviter une crise», alertait le Parisien.

Le rapport nous apprenait, il est vrai, qu’«à l’horizon 2015 le secteur financier devrait s’acquitter de 8 milliards d’euros d’impôts supplémentaires par rapport à 2010», comme l’a résumé à Marianne un membre du CPO. Heureux calendrier : en plein débat sur la loi de séparation des activités bancaires – dénoncée par beaucoup comme trop légère et indolore –, où le gouvernement devait se défendre de trop ménager la finance, la publication du rapport du CPO ne peignait pas la banque en secteur impuni et insolent, mais en activité accablée par le poids d’un impôt justicier grandissant…

Et pourtant. Pourtant, un petit chiffre, noyé dans les annexes, est passé totalement inaperçu. Un petit pourcentage qui laisse songeur et bouche bée : entre 2002 et 2009 (dernière année pour avoir des comparaisons internationales), nos banques commerciales, c’est-à-dire BNP Paribas et la Société générale se sont acquittées d’un impôt sur leurs bénéfices de… 8 % ! Oui, vous avez bien lu : 8 %.

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La livre sterling, le nouveau maillon faible des devises du «G10»

Le yen bénéficiant d’un répit, la devise britannique reprend le flambeau dans la « guerre des monnaies ».

« La livre prend clairement la pente glissante empruntée par le yen, et risque d’être la prochaine grande monnaie à subir une correction majeure », estime Mansoor Mohin-uddin, responsable de la stratégie sur les changes chez UBS. Les banques les plus influentes du marché recommandent en effet de vendre cette monnaie ou tout au moins de s’[en] tenir à l’écart. Depuis le début de l’année, elle a perdu 5,8% par rapport au billet vert et 7% par rapport à l’euro. Et les position spéculatives à la baisse n’en sont qu’à leurs débuts, ce qui augure d’un potentiel de baisse.

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LEAP : La réalité ou l’anticipation de l’effondrement du dollar…

Communiqué public du LEAP (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique), 15 février 2013

De même que la crise de l’euro a poussé l’Europe à moderniser et à adapter aux enjeux du XXIe siècle sa gouvernance économique et financière, la terrible crise du dollar US va obliger la planète à transformer l’ensemble des structures de gouvernance mondiale, en commençant bien sûr par le système monétaire international pour calmer la tempête qui s’apprête à frapper les monnaies.

Selon nos anticipations, cette réorganisation, qui ne commencera à se concrétiser qu’avec le G20 de septembre, risque malheureusement de se faire dans la précipitation puisque notre équipe prévoit les premiers grands effrois quant au dollar pour la période mars-juin 2013.

Une phrase d’Antonio Gramsci (1) décrit magnifiquement la longue période de transition dangereuse que nous vivons actuellement : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Cette période va enfin s’achever mais les monstres s’agitent encore.

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Au Forum Economique Mondial de Davos, on s’inquiète d’un risque de troubles sociaux

Forum Economique Mondial de Davos – Lorsque les CEO [Chief Executive Officers] commencent à perdre confiance il y a de quoi s’inquiéter. Aujourd’hui les PDG du monde entier sont inquiets ! Une enquête de PwC [PricewaterhouseCoopers] confirme cette tendance. L’analyse de Richard Quest, présentateur de CNN International.

Patrouille de police devant le Forum Economique Mondial de Davos, 2009

L’enquête annuelle effectuée par PwC révèle que seulement 36% des CEO croient en une croissance à court terme pour leurs entreprises. Ce pourcentage est en baisse pour la deuxième année consécutive.

L’enquête est révélatrice car lorsque les dirigeants sont inquiets ils commencent à repousser leur plan d’investissements. Ils se replient, prennent des décisions pour se consolider au lieu de se développer.

Le président de PwC Dennis Nally m’a confié qu’il était surpris de la baisse de confiance des CEO, étant donné que l’économie connaît une légère croissance.

Le risque de troubles sociaux
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L’opération au Mali, coup dur pour le budget en période de rigueur

L’intervention militaire française au Mali pèsera lourdement sur le budget des opérations extérieures des armées (Opex) et révèle déjà des insuffisances en matière de transports, un domaine pour lequel la France est contrainte de faire appel à ses alliés.

François Hollande recevant à l’Elysée des représentants d’associations maliennes en France, le 13 janvier 2013

Combien ça coûte ? “Je ne peux pas l’évaluer encore. Tout cela sera public, évidemment” : une semaine après le début des opérations, Jean-Yves Le Drian, doit déjà répondre aux interrogations sur leur coût financier. D’autant que le ministre de la Défense a prévenu que l’engagement “sera long“.

Concrètement, les crédits dédiés aux Opérations extérieures (Opex) pour 2013 s’élèvent à 630 millions d’euros. En baisse d’environ 90 millions par rapport à 2012, en raison du retrait français d’Afghanistan. Mais les économies escomptées du retrait afghan devraient être effacées par l’opération au Mali.

C’est une opération qui durera au minimum une bonne partie de 2013, sinon toute l’année 2013. Ca ne tiendra pas dans le budget“, estime Axel Poniatowski, ancien président UMP de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale.
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