États-Unis: de McDo à Coca, le lent déclin des icônes de la malbouffe

Le centre hospitalier Truman Medical Centers (TMC) à Kansas City (Missouri, centre) n’offre plus de nourriture de type “fast food” dans sa cafeteria après la rupture anticipée il y a deux ans de son contrat avec McDonald’s.

Je ne suis pas certain que la place d’un fast-food soit au sein d’un hôpital“, raconte à l’AFP son ex-directeur, John Bluford, aujourd’hui retraité après avoir dirigé TMC pendant 15 ans.

C’était une décision fondée sur des raisons de santé. On s’est dit qu’on avait besoin de changer les règles du jeu et commencer à créer une culture de la santé“, se remémore-t-il.

Impensables dans les grands pays européens et notamment en France, ces partenariats se sont développés dans les années 90. Un peu moins d’une dizaine d’hôpitaux les ont rompus depuis cinq ans, date de début d’une campagne menée par l’ONG Corporate Accountability International.

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Allemagne: le fossé économique Est-Ouest s’est réduit sans disparaître

Un bon salaire, dans une entreprise du coin, ça n’existe pas“. 25 ans après la chute du Mur, le constat claque dans l’air froid de Prenzlau en ex-RDA, symbole d’une fracture Est-Ouest persistante, malgré des progrès.

“Ici, autrefois, un terrible mur a séparé les gens !”

Thomas Mielsch, chauffeur routier de 46 ans, sort de l’Agence pour l’emploi de cette petite ville du nord-est de l’Allemagne, à 120 km de Berlin.

Prenzlau jouit d’un triste statut: elle est le chef-lieu de l’Uckermark, région au taux de chômage le plus élevé d’Allemagne, à 14,7% en septembre.

Licencié par son précédent employeur, un transporteur basé en Allemagne de l’Est qui récompensait ses semaines de 60 heures par 1.580 euros nets mensuels, M. Mielsch vient d’être embauché par une entreprise danoise.

Je vais gagner deux fois plus pour le même travail. Je touche aussi bien plus lorsque je travaille pour une entreprise basée à l’Ouest” de l’Allemagne, explique-t-il en réajustant sa boucle d’oreille.

Difficile de résister à la tentation de partir chercher de meilleurs salaires. “Environ un tiers” de ses amis travaillent à l’Ouest et retrouvent leur famille le week-end.

Le fossé rétrécit
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L’OCDE adopte la vision de l’économiste Thomas Piketty

Dans son dernier rapport, l’organisation européenne s’inquiète d’une déflation salariale qui creuse les inégalités et ralentit la reprise.

L’analyse de la concentration de la richesse et du retour des inégalités exposée par Thomas Piketty dans son best-seller de 2013 Le capital au XXIe siècle a suscité de vives critiques. Nombre d’économistes anglo-saxons, généralement d’obédience libérale, ont attaqué, en particulier, les chiffres de l’économiste français.

Autorité reconnue dans l’univers des statistiques et généralement critiquée pour son biais «libéral», l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) s’est, elle, au contraire, convertie au «pikettisme».

Elle observe que la crise a généré des inégalités de revenus non seulement du capital mais aussi du travail. Un phénomène qui agit comme un formidable frein sur la croissance et serait une des origines de la faiblesse de la reprise mondiale depuis 2008.

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Les entreprises américaines redécouvrent l’intérêt du «made in USA»

Les industriels américains vont-ils relocaliser leurs outils de production chinois aux États-Unis? Certains y penseraient sérieusement: 54% des managers interrogés par le Boston Consulting Group (BCG) y sont favorables.

La relocalisation est une idée qui fait son chemin dans les états-majors des entreprises américaines. Après le rush industriel vers la Chine devenue «l’atelier du monde» en moins de deux décennies, la part des groupes d’outre-Atlantique s’apprêtant à infléchir leur stratégie augmente.

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SNCF : Un rapport interne pointe la hausse de la masse salariale

Le document risque de faire grand bruit. La SNCF a vu sa masse salariale fortement augmenter ces dix dernières années alors même que ses effectifs baissaient de 14%. C’est ce que révèle un rapport confidentiel présenté en conseil d’administration fin septembre. Le document a été cité lundi par une lettre spécialisée, «MobiliCités».

Ainsi les effectifs de l’entreprise sont passés de 178.260 personnes à 152.968 entre 2003 et 2013. Mais entre-temps, «la masse salariale a augmenté de 1,289 milliard d’euros».

Lundi soir, la SNCF n’avait pas réagi aux sollicitations de l’AFP.

Parmi les raisons avancées de cette augmentation, estime «MobiliCités», le recours à des promotions individuelles, une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent et un taux d’encadrement passé de 1 pour 6,8 agents en 2003 à 1 pour 4,2 agents dix ans plus tard.

La récente réforme des retraites des cheminots, en repoussant l’âge de départ, a aussi provoqué le gonflement mécanique de la masse salariale. Du coup, «la rémunération moyenne du personnel de l’EPIC (Etablissement public industriel et commercial) SNCF augmente de 3,87% par an alors que l’inflation n’a progressé en France que de 1,56% entre 2003 et 2013», dévoile la newsletter.

Une divulgation qui tombe à point nommé…
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«Dans la chute des cours du pétrole, l’Arabie Saoudite détient les clés du jeu»

A Londres comme à New York, les cours du pétrole sont en chute libre. Mercredi à la clôture, le baril de WTI pour livraison en novembre a perdu 6 cents, à 81,78 dollars, sur le New York Mercantile Exchange, tombant à son plus bas niveau depuis le 28 juin 2012.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 83,78 dollars sur l’Intercontinental Exchange, en baisse de 1,26 dollar. Il s’agit de son plus bas prix en clôture depuis novembre 2010. Aymeric de Villaret, expert pétrolier indépendant, ancien responsable sectoriel Energie à la Société Générale, analyse les raisons de cette baisse spectaculaire.

Les cours du pétrole dévissent depuis plusieurs semaines. Comment l’expliquez-vous ?

Les cours du pétrole ont été remarquablement stables depuis décembre 2010, évoluant dans une fourchette allant de 100 à 120 dollars. Cet été, ils ont connu une pointe de fièvre liée à à la situation en Irak et les avancées du groupe Da’ech que l’on voyait aux portes de Bagdad. Depuis cette date, les cours ont entamé une longue descente.

Cette baisse résulte d’une combinaison de facteurs. Les premiers tiennent à l’offre. La situation en Irak est moins préoccupante, la Libye recommence à produire, la production russe n’est pas affectée par la crise ukrainienne et l’offre américaine d’huile de schiste monte en puissance. Face à cette offre abondante, la demande elle n’est pas au rendez-vous car l’économie mondiale n’est pas florissante : l’Europe patine et la vigueur du dynamisme chinois suscite des interrogations.

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Le mirage de la relance américaine : une reprise inégale, financée avec de la dette

Récemment, le Wall Street Journal a noté que la pire récession que les Etats Unis aient connue depuis la Grande Dépression avait pris fin en 2009, mais que la reprise avait été lente. Même si le rebond au second trimestre a dissipé les doutes laissés par le ralentissement marqué au 1er trimestre, la croissance de seulement 1% sur l’ensemble du semestre a douché les espoirs d’une accélération de la reprise.

HACHOIR DE LA RECESSION
— La bonne nouvelle, c’est que nous sortons de cette récession… La mauvaise nouvelle, c’est que nous sortons de cette récession…

« En d’autres termes, la relance économique américaine a été inégale », analyse Bob Stokes d’Elliott Wave International. Il attire l’attention sur une autre caractéristique de cette reprise américaine : la nature de la reprise de l’emploi. Au mois de septembre, on enregistrait un taux de chômage de seulement 5,9%, ce qui est une franche amélioration par rapport à octobre 2009, où il dépassait les 10%.

Mais d’un autre côté, le taux de la participation au marché du travail du mois d’août n’a atteint que 62,8%, son niveau le plus faible depuis 1978, suggérant que la baisse du taux de chômage pourrait provenir pour partie du découragement d’un certain nombre de chômeurs qui suspendent leur recherche d’emploi. La baisse du taux de chômage masque également le fait que l’on compte plus de 7 millions de travailleurs à temps partiel qui ne parviennent pas à trouver un emploi à plein temps.

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Steven Pinker parle du mythe de la violence

Steven Pinker montre la baisse de violence, depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours, et soutient que, même si cela semble illogique voire obscène quand on pense à l’Irak ou au Darfour, nous vivons dans l’époque la plus paisible depuis que notre espèce existe. (mars 2007, sous-titres en français)

La Chine s’éloigne de l’autosuffisance alimentaire

La pollution considérable des terres et l’accumulation de scandales alimentaires font planer des menaces sur la sécurité alimentaire en Chine.

Champs de colza dans le district de Luoping (province du Yunnan)

La situation alimentaire en Chine devient inquiétante, rapporte l’hebdomadaire pékinois Zhongguo Zhoukan. Selon le Bureau national des statistiques, la production alimentaire du pays représentait 600 millions de tonnes l’an dernier. Sur la même période, l’importation de soja, principalement des Etats-Unis, a atteint 80 % du total consommé, soit une soixantaine de millions de tonnes.

A l’échelle nationale, le pays n’atteint plus l’autosuffisance alimentaire qu’à 87 %, ce qui alarme les autorités : “En général, une autonomie alimentaire se situant vers les 90-95 % est considérée comme plus acceptable.

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Vers une nouvelle baisse du pouvoir d’achat cette année

La France s’oriente vers une quatrième année de réduction du pouvoir d’achat par unité de consommation, selon Xerfi Canal.

C’est la 4ème baisse consécutive, du jamais vu.

La fin 2013 avait été particulièrement éprouvante pour le pouvoir d’achat. La fin 2014 le sera tout autant. Comme les années précédentes, l’impact du tour de vis fiscal interviendra principalement au second semestre après la réception des avis d’imposition en dépit des quelques mesures compensatoires ciblées sur les bas salaires.
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Combien de temps Poutine et les pays de l’OPEP pourront-ils tolérer un cours de moins de 100 dollars pour leurs barils de pétrole ?

Le cours du pétrole brut a chuté hier sous la barre psychologique des 100 dollars après la conclusion d’un cessez-le-feu entre les rebelles pro-russes et l’Ukraine qui pourrait signifier la fin des perturbations potentielles de l’approvisionnement en énergie dans la région. Il s’agit du cours le plus bas pour le Brent sur les 16 derniers mois.

Cependant, le cours du pétrole West Texas Intermediate, le pétrole produit aux Etats-Unis, a chuté à 91,7 dollars le baril sur les derniers jours et il est maintenant proche de la limite psychologique des 90 dollars.

Ce sont de bonnes nouvelles pour les consommateurs à la pompe, mais ces cours risquent de plonger un certain nombre de pays de l’OPEP dans de graves difficultés financières.

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Gaz de schiste, un non-sens économique

Par Myret Zaki

Depuis cet été, des experts mettent sérieusement en doute le bien-fondé économique de la fracturation hydraulique.

«La production des puits décline si rapidement aux Etats-Unis qu’ils ne seront jamais rentables», dit l’expert Tim Morgan dans un article intitulé «Gaz de schiste, la bulle internet de notre temps», paru le 4 août dans le Telegraph. Responsable global de la recherche chez le courtier en énergie Tullett Prebon jusqu’en 2013, il estime que la fracturation, ou fracking, est une absurdité économique.

«Quand les investisseurs le réaliseront, conclut-il, cette industrie s’effondrera.» Malgré la frénésie spéculative qui l’entoure, ce secteur n’a jamais été rentable en sept ans d’activité. Comme la bulle «dotcom», la «story» du gaz de schiste américaine a été montée en épingle par les banques, sous de beaux slogans comme «Saudi America», qui à présent séduisent moins d’investisseurs.
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L’argent gratuit inonde les marchés et fait chuter les coûts d’emprunt

La France et l’Allemagne empruntent à des taux négatifs sur les marchés obligataires. Rarement l’argent aura été d’un accès aussi facile pour les Etats, mais aussi pour certaines entreprises.

Les investisseurs se traînent aux pieds des banques centrales

Bienvenue dans un monde où, pour prêter de l’argent, il faut payer. Ce monde s’appelle l’Allemagne… et la France. [Le 1er septembre 2014], le taux des obligations françaises à échéance novembre 2016 (environ 2 ans) est passé en territoire négatif. L’Etat a aussi placé des titres de court terme à taux négatifs, pour la deuxième semaine d’affilée.

Outre-Rhin, les emprunts d’Etat à 1, 2 et 3 ans offrent déjà des rendements négatifs et l’Allemagne a émis des titres à 2 ans avec un coupon de 0 % cet été.
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États-Unis : 5 ans après, les Américains souffrent encore de la crise

Cinq ans après l’éclatement de la crise financière, les deux tiers des Américains se ressentent encore de ses conséquences. Plus d’un sur cinq ont reporté une décision de vie importante.

“Famille d’ouvriers agricoles itinérants. Sept enfants sans nourriture. Mère âgée de 32 ans [il s'agit de la fameuse Florence Thompson]. Père natif de Californie. Nipomo, Californie” – Photo de Dorothea Lange, 1936 (Librairie du Congrès, Washington DC)

C’est une bien intéressante étude que vient de publier la Federal Reserve sur la situation financière, et surtout le ressenti financier, des Américains. Le sondage, mené par la société GfK auprès de 4.100 personnes en septembre et en octobre 2013, soit cinq ans après le début de la crise financière, démontre la force de l’impact de la Grande Récession de 2008-2009.

Plus d’un tiers des Américains (34 %) déclarent ainsi que leur niveau de vie est moins élevé qu’en 2008. Un autre tiers (34 %) indique que leur niveau de vie est le même. Il n’en reste que 30 % pour dire que leurs revenus ont progressé.

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[Billionnaires] : le monde en route pour l’ère des hommes qui valaient mille milliards de dollars

Si la concentration du capital continue de s’accroître, il faudra attendre encore vingt-cinq ans environ pour voir une nouvelle catégorie de “super riches” se généraliser : les [billionnaires].

Atlantico : Alors que d’après Capgemini et RBC Wealth Management les personnes disposant d’un minimum d’un million de dollars à investir seraient au nombre de 13,7 millions dans le monde, les prévisions financières (notamment celles de la Banque Credit Suisse) avancent que d’ici 25 ans, le premier [billionnaire] (mille milliards de dollars) verra le jour. Est-ce vraiment plausible ? Quelles sont les données économiques et financières qui vont dans le sens d’un accroissement exponentiel de la richesse ?

Vincent Touzé : Tous les ans le Research Institute du Crédit Suisse édite un rapport sur la répartition de la richesse dans le monde et recense le nombre de milliardaires. En 2010, ils étaient environ 1.000 dans le monde. Si on prend les derniers classements Forbes et Bloomberg, Bill Gates serait toujours l’homme le plus riche du monde avec une fortune évaluée entre 69,6 et 76 milliards de dollars. On est donc loin des 1.000 milliards de dollars.

Pourtant, 1.000 milliards de dollars, ce n’est jamais que 3 fois la valorisation de Google (environ 350 milliards de dollars), une entreprise née seulement il y a une quinzaine d’année. Etant donnée la dynamique de telles entreprises, imaginer, d’ici 2025, des valorisations supérieures à 1.000 milliards ainsi qu’une forte concentration du capital entre quelques mains n’est pas inenvisageable.

La plupart des fortunes sont relativement stables dans le temps. La richesse est-elle forcément amenée à s’accroître et à se concentrer dans les années qui viennent ? Sous quels effets ?
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Avec ou sans sanctions, les affaires des Européens en Russie en souffrance

Adidas manquera ses objectifs cette année, les fabricants allemands de machines-outils aussi: le mal est déjà fait pour beaucoup d’entreprises actives en Russie, avant même l’entrée en vigueur de sanctions économiques contre Moscou dont l’impact supplémentaire est difficile à évaluer.

D’abord, plus de chemise !
- Maintenant, plus de pantalon !
(caricature américaine)

Sur fond de crise ukrainienne, l’Union européenne a décidé d’interdire à partir de vendredi d’exporter certains produits vers la Russie et de bloquer l’accès aux marchés financiers européens à certaines banques russes.

Mais pour les entreprises implantées en Russie, cela fait déjà des mois que les affaires sont en souffrance, souligne la fédération allemande VDMA des fabricants de machines-outils.

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La France n’a plus la cote sur le marché mondial du vin

En valeur, l’Hexagone représente encore 37 % des importations avec un prix moyen de 7 euros le litre contre 2,50 euros pour la moyenne des nectars importés.

La Prohibition aux Etats-Unis (1919-1933)

La place de la France recule sur le marché mondial du vin, en particulier chez ses clients traditionnels où sa production est concurrencée par ses voisins italiens et espagnols.

Mais elle se maintient en Chine. Selon cette étude de FranceAgriMer, présentée jeudi, portant sur les chiffres 2013, la France reste le premier fournisseur des Chinois, devenus les 5e consommateurs mondiaux, alors qu’elle perd des parts de marché en Allemagne, au Royaume Uni et aux États-Unis – les trois principaux importateurs en volumes.
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Le crash du MH17 déstabilise la planète finance

De Tokyo à New York en passant par Paris et Francfort, toutes les places boursières mondiales ont dévissé après le crash de l’avion de ligne malaisien en Ukraine. La tragédie s’ajoute à la crise au Proche-Orient et fait craindre le pire pour l’économie mondiale.

La peur s’installe sur les places financières mondiales. Depuis l’annonce du crash d’un avion de ligne malaisien en Ukraine, apparemment abattu par un missile, la tension est montée d’un cran, illustrée par la chute des principales places boursières de la planète.

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Ça fait rire les spéculateurs, ça ruine les salariés

Par Myret Zaki

Il existe un facteur qui permet aux investisseurs de voir s’apprécier exagérément la valeur de leur portefeuille par rapport aux fondamentaux économiques. Et qui, en même temps, cause une perte du pouvoir d’achat des salariés et, à terme, une dégringolade durable des conditions économiques et des finances étatiques.

Il s’agit de l’inflation, celle invisible aujourd’hui dans les statistiques, mais visible aux yeux des consommateurs, et évidente dans les prix des actions, de l’immobilier, et de l’art.

Cette inflation qui ne dit pas son nom sert d’unique politique monétaire depuis plus d’une décennie. Les indices officiels de prix à la consommation la sous-estiment grossièrement. Mais surtout, ces statistiques ne tiennent aucun compte de l’inflation la plus dangereuse, celle boursière et immobilière. Cette même bulle des prix qui avait causé le krach de 2008, et qui sera la cause inévitable du prochain krach.

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Sauver la classe moyenne, et ressusciter

Par Myret Zaki

Les classes moyennes, en Europe comme aux Etats-Unis, se meurent. Conséquence du creusement des inégalités, elles sont en train de se vider de leurs contingents. Et cela refaçonne le paysage tant politique qu’économique.

Les 1%
EN CAS DE GUERRE DES CLASSES, BRISER LA GLACE (caricature américaine)

En France, le salaire réel net moyen, qui avait été multiplié par trois (+400%) de 1947 à 1975, n’a progressé que de 12% sur les vingt dernières années. Les générations nées vers 1960 n’ont jamais connu les opportunités de leurs parents.

Le déclassement social fait que les nouvelles générations sont moins riches que leurs parents et que les pauvres aujourd’hui sont les jeunes. Ce qu’on appelle aujourd’hui la classe moyenne, en Europe, est en grande partie subventionnée par la génération précédente, celles des Trente Glorieuses.
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