Sur et sous la peau

Ce fascinant safari microscopique fait découvrir les centaines de milliards d’organismes vivants qui habitent notre corps, pour le meilleur et pour le pire. Ce second volet s’insinue au plus profond de notre corps, des veines aux intestins, grâce à d’incroyables images filmées avec des microscopes électroniques de dernière génération.

Comme la Terre, le corps humain est le théâtre d’une vie sauvage insoupçonnée. Pour la découvrir, l’écologue Franck Courchamp a imaginé un étonnant safari microscopique à la rencontre des milliards de minuscules créatures qui prospèrent, s’affrontent, se nourrissent et se reproduisent sous notre peau. Certaines sont nuisibles, d’autres utiles, voire indispensables à notre survie.

Toutes participent à un subtil équilibre biologique, qui s’est construit au fil de l’évolution. Vierge de tout corps étranger dans le ventre de notre mère, nous abritons à l’âge adulte cent mille milliards de bactéries, dont 95 % des espèces sont encore inconnues.

Partie 1:

Partie 2:
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Déjouer la résistance bactérienne aux antibiotiques

Les antibiotiques ont sauvé un nombre incalculable de vies depuis la découverte de la pénicilline en 1928. Mais leur utilisation parfois inconsidérée est aussi à l’origine d’une résistance aux traitements actuels.

Aliments irradiés, mauvaises ondes dans nos assiettes ?

L’industrie agro-alimentaire garde jalousement ses secrets, surtout quand ils peuvent susciter l’inquiétude des consommateurs. Parmi ceux-ci, l’irradiation que subissent certains aliments, officiellement pour favoriser leur conservation.

La radioactivité permettrait en effet de tuer les bactéries des nuggets, des crevettes, des épices, entre autres. Mais certains murmurent que cette technologie, étiquetée sans danger pour la santé humaine, aurait des effets secondaires.

Lequels ? Et comment en savoir plus sur le sujet ? Cette enquête tente de s’immiscer au coeur de l’une des pratiques les plus opaques de l’industrie agro-alimentaire.

Réalisé par Aude Rouaux (Mars 2015)

Corse : Les oliviers menacés par une terrible bactérie

Non loin de là, en Italie, plus de 30.000 hectares d’oliviers sont morts, desséchés et asphyxiés par une bactérie tueuse : la “Xylella fastidiosa”. Pour éviter la contamination, la préfecture de Corse intensifie les contrôles de végétaux aux ports et dans les pépinières.

Les plantes importées pourraient être porteuses de la bactérie. Louis, un oléiculteur, a très peur d’elle. “Elle fait mourir définitivement et sans aucune possibilité de traitement l’olivier, l’amandier, le laurier rose, le chêne, l’oranger…“.

Une contamination du maquis corse serait un désastre écologique et économique. Preuve du sérieux de la menace : l’Europe a nommé un commissaire extraordinaire en charge du dossier.

Le ventre est-il notre second cerveau ? (Audio)

Cette émission de Science Publique fournit des informations captivantes sur le système intestinal, que la science commence à considérer comme notre second cerveau. Riche d’une centaine de millions de neurones, celui-ci gère de manière indépendante la désagrégation et l’assimilation des aliments. Mais surtout, il héberge une population de cent mille milliards de micro-organismes – dix fois le nombre de nos cellules – constitués en majorité de bactéries. La composition de cet écosystème, nommé microbiote, est spécifique à chaque individu.

Il contiendrait en effet plusieurs centaines de millions de neurones. Mais ce qui distingue surtout nos entrailles de notre encéphale, c’est la population qui l’habite. Il s’agit du microbiote intestinal, ou flore intestinale, qui contient pas moins de 100.000 milliards de micro-organismes. Soit deux fois plus que le nombre de cellules qui composent notre propre organisme.

Longtemps, cet univers intérieur est resté largement inexploré. Mais depuis les années 2000, la baisse du coût des techniques de séquençage de l’ADN permet aux chercheurs d’étudier ces populations de bactéries sans avoir à les cultiver en laboratoire. Ils commencent ainsi à analyser les 400 ou 500 espèces que nous abritons et qui participent activement à la fermentation des aliments mais aussi à l’entrainement de notre système immunitaire ou à la fabrication de vitamines.

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Du champ à l’assiette : Les défis de la sécurité alimentaire

Les épidémies liées aux légumes concernent plus de monde, et impliquent plus d’hospitalisations que celles liées à la consommation de viande” affirme Ana Allende, microbiologiste alimentaire du CBAS-CSIS, le Centre International d’Études Stratégiques.

Gérard Ducerf : Les plantes bio-indicatrices (Audio)

Gérard Ducerf, botaniste de terrain depuis 1979, ancien paysan, partage actuellement son temps entre la réalisation de diagnostics de sol, différentes expertises botaniques sur toute la France et la formation pour un large public.

(Merci à Martine)

Suède : Le miel qui panse les blessures

La blessure de ce cheval avait du mal à guérir. Il aura fallu l’utilisation d’un nouveau remède pour en venir à bout. Il a été fabriqué à base de bactéries d’acides lactiques provenant du jabot des abeilles. Elles ont été incorporées dans du miel de l’eau et du sucre. Le tout crée des substances antimicrobiennes qui tuent les germes résistants.

Cette découverte a été faite dans les laboratoires de l’université de Lund en Suède. Elle s’inscrit dans une longue et millénaire tradition d’utilisation du miel pour soigner des pathologies.

Le ventre : Notre deuxième cerveau (Docu)

C’est un étrange voyage au cœur de nos entrailles que propose ce documentaire parfois complexe mais passionnant. Notre ventre abrite plus de 200 millions de neurones connectés qui transmettent des ordres. Ce « cerveau du bas », qui règne sur une impressionnante colonie de bactéries, décide-t-il de nos humeurs ?

« Les scientifiques se sont aperçus qu’il existait quantité de neurones dans notre ventre, à peu près autant que dans le cortex d’un chat ou d’un chien. Ils s’occupent, entre autres, de notre digestion. S’il n’avait disposé que d’un seul cerveau, celui “du haut”, l’être humain aurait été absorbé en permanence par ce processus très complexe et n’aurait pas pu développer d’autres activités intellectuelles. Le fait d’avoir deux cerveaux a joué un rôle majeur dans notre évolution », souligne Cécile Denjean, l’auteur du documentaire.

Outre des images de synthèse impressionnantes et des animations réussies, les explications délivrées par une quinzaine d’intervenants de haut niveau, travaillant souvent dans des universités ou des services hospitaliers de pointe en France, aux États-Unis, en Allemagne, en Chine, en Belgique ou au Canada, permettent de mieux comprendre l’impact de notre ventre sur nos comportements.

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Germes tueurs : Le fléau de l’élevage intensif

A force de gaver les animaux d’antibiotiques, l’élevage industriel donne naissance à de redoutables bactéries que nous retrouvons dans nos assiettes et qui résistent à ces médicaments. De quoi, à terme, remettre en cause l’existence même des antibiotiques.

Si un nombre croissant d’individus subissent l’assaut de bactéries multirésistantes, la faute en revient en partie à l’utilisation excessive des antibiotiques par les êtres humains. Le phénomène est désormais bien connu et dénoncé en France par la campagne sanitaire: “Les antibiotiques, c’est pas automatique“.

Mais aussi, on le sait moins, par l’administration massive des antibiotiques aux animaux élevés industriellement. Avec le risque d’une transmission de bactéries résistantes des animaux aux hommes. L’enquête de Frank Bowinkelmann et Valentin Thur lève le voile sur un phénomène méconnu et inquiétant, qui fait froid dans le dos.

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L’aventure antibiotique : La naissance d’un empire

La surconsommation d’antibiotiques nous mettra-t-elle en danger ? Dans le domaine de la santé, l’antibiotique est sans doute la plus grande découverte de tous les temps : l’homme parvient à neutraliser le microbe. Une victoire qui a conduit à une révolution sociale et culturelle sans précédent et l’illusion de pouvoir dominer le monde naturel.

Une bactérie révèle son extraordinaire capacité à solidifier l’or

Alors que l’or comme l’argent sont toxiques pour certaines bactéries, certaines parviennent à s’en protéger en accumulant le précieux métal ou en le solidifiant.

Depuis quelques années déjà, les chercheurs savaient que la bactérie Cupriavidus metallidurans, était capable d’accumuler d’infimes particules d’or à l’intérieur même de ses cellules pour se protéger des ions d’or soluble. En effet, ces derniers se révèlent toxiques pour la plupart des microbes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, avec l’argent qui est lui aussi bactéricide, ils sont utilisés dans certains médicaments (Cuivre-or-argent® par exemple).

Mais une étude publiée dimanche par une équipe canadienne dans la revue britannique Nature Chemical Biology, montre que la bactérie Delftia acidovorans, qu’on retrouve en grand nombre sur les pépites d’or en compagnie de C. metallidurans, n’utilise pas la même technique de protection : elle ne métabolise pas l’or soluble mais le solidifie sous une forme non toxique.

En vérité, cela fait plusieurs années que les scientifiques ont découvert la capacité de cette bactérie à produire de l’or solide mais les mécanismes qui lui permettent de le faire restaient jusqu’ici inconnus.
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Quand des plantes permettent de décontaminer des zones polluées

Des champignons ou même des arbres sont capables d’absorber les gaz toxiques dans les usines ou dans les eaux usées. Un projet de “dépollution massive” vient de démarrer dans le Nord de la France. (TF1 – JT du 30 juin 2012)

(Merci à Imperator)