Les deux graphiques les plus effrayants du monde n’ont pas grand chose à voir avec l’économie

L’actualité est riche en désastres et conflits : la progression de l’État islamique, le conflit en Ukraine, le chômage sans solution, la dette publique, le virus Ebola, la vulnérabilité de notre vie privée …

Peter Sellers dans “Docteur Folamour” film de Stanley Kubrick

Toutes ces calamités nous font oublier tous les progrès que nous avons accomplis sur les dernières décennies:

Des maladies graves qui décimaient encore des populations entières sans distinction de classe il y a cent ans ont été éradiquées, nous pouvons voler d’Amsterdam à Los Angeles en 11 heures, nous sommes capables d’envoyer des satellites dans l’espace lointain et la mondialisation a permis de sortir de l’extrême pauvreté un nombre toujours croissant de personnes. Depuis la fin des années 40 du siècle dernier, le nombre annuel de décès liés aux guerres a chuté de plus de 90%… Les générations des baby-boomers et de leurs enfants vivent dans une ère de prospérité totalement inédite dans l’histoire.

Tout cela montre qu’avec assez d’intelligence, de volonté politique et de persévérance, la race humaine peut surmonter la plupart des défis qui se posent à elle. Mais que se passera-t-il si nous perdons ces qualités ?

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États-Unis : Décroissance de l’usage de la voiture, une tendance de fond

Est-ce la fin du driving boom aux Etats-Unis ? C’est le constat dressé par le rapport intitulé « A new direction : our changing relationship with driving and the implications for america’s future » publié au printemps dernier par U.S. PIRG Education Fund Frontier Group.

Qu’est-ce-que le driving boom ?

C’est l’augmentation constante des distances parcourues en voiture par les Américains (+85% entre 1970 et 2004).

Cette croissance des kilomètres parcourus fut concomitante d’un urbanisme basé sur la voiture individuelle : en 1950, 23% des Américains habitaient en banlieue, en 2000 ils étaient 50%.

La fin du driving boom

Entre 1946 et 2004, le total des kilomètres parcourus a cru de 3,8% par an, et celui des kilomètres parcourus per capita, de +2,5% par an.

Depuis on observe une rupture: entre 2004 et 2012, les kilomètres parcourus stagnent et les kilomètres parcourus per capita diminuent de 1% par an. Sur la même période, la fréquentation des transports en commun a connu une hausse de 10%.

Décroissance de l’usage de la voiture individuelle aux États-Unis : une tendance de fond et pas un simple accident de parcours.

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«L’héritage est redevenu crucial»

Aujourd’hui comme au temps de Balzac, les patrimoines sont concentrés en main de quelques-uns. C’est la thèse de l’économiste français Thomas Piketty.

Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, n’est pas homme à lancer des pavés dans la mare sans assurer ses arrières: ainsi, dans Le capital au XXI siècle, c’est 300 ans et 20 pays que le professeur a analysés avant de conclure: oui, les inégalités se creusent, et ce sera vrai tant que le taux de rendement du capital dépassera le taux de croissance de la production et du revenu.

Piketty ne se contente pas d’un constat, il propose aussi une solution capable de renverser la tendance sans pour autant couper la tête des riches.

Aujourd’hui comme au temps de Balzac, mieux vaut hériter que travailler, dites-vous en substance. Vraiment?

C’est un peu exagéré ! Mais je fais bel et bien le constat dans ce livre qu’il y a actuellement une tendance lourde à la progression des inégalités, et croyez-moi, je n’ai aucun goût pour les prévisions apocalyptiques.

La société du mérite telle qu’on la conçoit, c’est donc un leurre?

On s’est raconté beaucoup de belles histoires optimistes sur le triomphe du capital humain, sur la méritocratie et l’égalité des chances.

Si ces dernières sont plus vraies aujourd’hui que du temps de Balzac, elles sont en revanche moins vraies que durant les Trente Glorieuses. Pour résumer, un honnête salarié pouvait, durant les Trente Glorieuses, s’acheter une maison grâce au fruit de son travail. Aujourd’hui, ses chances sont quasi nulles, sauf s’il hérite.

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Retraites : les nouvelles générations vont payer pour les soixante-huitards

Comme vous n’avez pas pu y échapper, vous êtes certainement au courant que nous avons un léger problème de financement de nos retraites.

J’entendais encore hier une « jeune » retraitée m’expliquer qu’elle « avait cotisé 40 ans, alors sa retraite elle ne l’avait pas volée ». Son raisonnement est en partie faux. Certes elle a bien cotisé, mais les cotisations qu’elle a payé pendant 40 ans (et ce n’est pas elle qui en fixe le montant) n’ont jamais reflété le coût réel des retraites à venir mais celles du passé…

En clair, elle aurait dû, comme des millions de salariés de la génération du baby-boom devenant la génération du papy-boom, qui va se transformer inévitablement en clash des générations, payer beaucoup plus.

Ses cotisations ont été mal calculées (volontairement) afin de ne pas lui faire payer le véritable prix de la retraite à 60 ans. Peu importe que l’on soit pour ou contre la retraite à 60 ans (à titre personnel j’y suis favorable et en tant qu’observateur, à part pour de très rares fonctions, il n’y a plus de boulot passé 55 ans pour 80 % de nos seniors).

La réalité, c’est que la retraite à 60 ans a un prix. On accepte de payer ce prix ou pas. Comme l’argent ne tombe pas du ciel – sauf du côté de la Banque centrale américaine –, si on paie le prix de la retraite à 60 ans c’est autant d’autres choses que l’on ne peut pas faire ni payer. C’est un choix politique et démocratique.

Le coût des retraites de cette génération a été courageusement reporté sur les générations suivantes.

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«Il n’y a pas de déclin américain, mais l’Europe, elle, cède sa place»

Chercheuse en géopolitique prospective, Virginie Raisson avertit: si l’Europe ne repense pas son modèle économique et son mode de vie, elle pourrait dans l’avenir ne plus valoir grand-chose. Démonstration par la lecture du futur.

Virginie Raisson lit l’avenir. Non dans les astres ou dans le reflet de nos peurs, mais à travers l’analyse des grandes tendances démographiques, économiques et géopolitiques. La chercheuse, auteur de 2033, atlas des futurs du monde, invitée au forum de la Fondation pour la haute horlogerie à l’IMD de Lausanne, terminait ainsi son exposé devant un parterre de managers issus de l’industrie du luxe: «En résumé, je recommande à nous autres Européens: primo, d’apprendre le chinois, et, secundo, d’être ouverts et innovants pour repenser notre modèle économique et notre mode de vie. Afin que nos enfants – dont ma fille de trois mois – s’emparent du futur avec appétit et confiance.»

Bilan Votre voix était à vos dernières paroles emplie d’émotion. Avons-nous réellement du souci à nous faire pour nos enfants?
Virginie Raisson Si nous continuons dans la voie du repli sur soi, oui. Mon émotion est le reflet de mon indignation devant notre manque d’énergie à réagir. J’ai écrit ce livre pour montrer que l’avenir se présente mal si nous n’opérons pas les bons choix. Car nous avons encore le choix. Simplement, nous n’avons plus le droit à l’erreur, précisément parce que les choix de notre génération engagent aussi ceux qui nous survivront.

B On vous sent en colère. Pourquoi?

Oui, j’en veux à la génération des baby-boomers qui ne réfléchit pas à l’impact de son vieillissement, elle qui compte prélever sur la jeunesse la hausse du volume de ses cotisations retraites. Je lui en veux pour la dette publique, qui préempte déjà l’avenir; pour son refus de changer de modèle énergétique; pour les coups de boutoir que les Etats infligent à l’organisation européenne si originale dans sa conception; pour sa gestion électoraliste des affaires publiques.

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L’Europe décline à cause de la culpabilité permanente de ses élites, biberonnées aux valeurs de mai 68

Honteuse de son passé colonial, de ses deux totalitarismes nés sur son continent et de son abondance de biens de consommation, l’Europe peine à imposer ses vues face aux pays émergents.

Le cas de l’appel d’offre pour un centre d’appel du Stif, qui faillit être confié à une société non européenne par souci de suivre les règles de la CEE, montre à quel point la plongée de l’Europe et le recul probable de son niveau de vie ne découlent pas de ses peuples mais bien de l’esprit de résignation de ses élites.

Celles-ci semblent inhibées de toutes actions fortes et déterminées pour défendre les intérêts de leurs populations. Ainsi se refuse-t-on, par exemple, la construction de leaders européens pour contrer les conglomérats chinois ou américains (règle antitrust intra-Cee), la préférence communautaire (à la manière des USA ou de la Chine) ou encore une taxe à l’entrée pour compenser la différence des salaires avec les pays « émergents » n’appliquant aucun droit social.

Les USA, la Chine et le Brésil se battent, édictent des règles pour se protéger, quand, seule, dans une posture idéologique probablement téléguidée par quelques lobbies, l’Europe devient année après année le dindon de la farce libérale. Quiconque a travaillé avec des Chinois ou en Chine sait que ce pays ne joue pas le jeu … ou plutôt le joue à son avantage.

La question qui se pose est alors la suivante : pourquoi, depuis tant d’années nos élites abdiquent-elles et refusent-elles le combat ?

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La jeunesse a-t-elle été flouée par les baby-boomers ?

L’économiste Mickaël Mangot déclare coupable les “papyboomers” quant aux richesses qu’ils ont contribuées à créer mais qu’ils ont toutes avalées.

Comment redynamiser notre pays ? En faisant une croix sur une partie de nos rentes et en revalorisant le travail : telle est l’affirmation de l’auteur du livre Les générations déshéritées.


Ces baby-boomers qui cultivent leur confort sur le dos des plus jeunes

La génération des “Baby-boomers” a-t-elle soigneusement organisé son ascension puis la défense de ses intérêts contre celles qui lui succédaient ? Peu importe, si on convient que les générations qui suivent sont dans une situation inégale, infériorisée par rapport à leurs prédécesseurs. Le livre : “Les Génération déshéritées” décrit la situation et propose explications et solutions. Sans concession.

C’est un thème montant que celui de la crise intergénérationnelle où on montre que les « baby-boomers » ont tiré une large couverture à eux laissant, dans le froid et la nuit, les générations suivantes, celles de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Cronos, de retour, dévorerait sa progéniture en toute tranquillité.

Il est utile cet ouvrage que livre Mickaël Mangot car, par quelque bout qu’on le prenne, le sujet est bien là et s’installe dans un débat qui ne concerne pas uniquement, comme on le pense trop souvent, la question du financement des besoins des générations par les ressources des autres, mais des questions de civilisation et de prise de conscience qui tournent autour de ce qu’on nomme “progrès et acquits“.

« L’éducation, la productivité des actifs et l’espérance de vie de la population … Sur ces trois critères, il est clair que la situation n’a cessé de s’améliorer de génération en génération ». Ce petit livre fourmille d’informations chiffrées sur le niveau de vie des générations d’après la Seconde Guerre mondiale, insistant sur des données essentielles « Aujourd’hui 40% des jeunes générations ont un niveau d’études supérieures au baccalauréat, contre moins de 20% pour les générations au sortir de la guerre…. Les jeunes d’aujourd’hui devraient vivre plus longtemps. Ils auront plus de temps à leur disposition pour éponger la dette… ».

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LEAP – 1er trimestre 2011 : franchissement du seuil critique de la dislocation géopolitique mondiale

Communiqué public du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique (LEAP), du 15 novembre 2010

Comme l’avait anticipé le LEAP dans sa lettre ouverte aux leaders du G20 publiée dans l’édition mondiale du Financial Times le 24 Mars 2009, à la veille du sommet de Londres, la question d’une réforme fondamentale du système monétaire international est bien au cœur de toute tentative de maîtrise de la crise actuelle.

Mais hélas, ainsi que vient de le démontrer à nouveau l’échec du sommet du G20 de Séoul, la fenêtre d’opportunité pour réussir pacifiquement une telle réforme s’est bien refermée après l’été 2009 et elle ne se rouvrira plus avant 2012/2013 (1).

Le monde est en effet bien engagé dans la phase de dislocation géopolitique mondiale dont nous avions annoncé le début pour la fin 2009 et qui se traduit, moins d’un an plus tard, par la multiplication rapide des mouvements, des difficultés économiques, des défaillances budgétaires, des conflits monétaires… prémices de chocs géopolitiques majeurs.

Avec le sommet du G20 de Séoul, qui marque la prise de conscience planétaire de la fin de la domination américaine sur l’agenda international et de son remplacement par un « chacun pour soi » généralisé, une nouvelle étape de la crise vient de s’ouvrir qui incite l’équipe du LEAP à lancer une nouvelle alerte.

En effet, le monde est en train de franchir un seuil critique de la phase de dislocation géopolitique globale. Comme tout franchissement de seuil critique dans un système complexe, cela va générer dès le premier trimestre 2011 un cortège de phénomènes non-linéaires, c’est-à-dire, d’évolutions échappant aux « règles habituelles » et aux « projections traditionnelles » tant en terme économiques que monétaires, financiers, sociaux et politiques.

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Le péril jeune

Par Éric Zemmour

Victimes des « trente piteuses » et de l’égoïsme de leurs aînés, les jeunes ont de quoi protester. Mais ils se trompent de cible.

Sarkozy, t’es foutu, les jeunes sont dans la rue ! l’entrée fracassante des lycéens et des étudiants dans les défilés, battant le pavé contre la réforme des retraites, n’a pas révolutionné l’art difficile du slogan. Elle n’a pas non plus apaisé les esprits puisque, c’est une habitude désormais, ces jeunes manifestants ont attiré aussitôt, comme les abeilles par le miel, des nuées de casseurs venus de banlieue pour piller et voler. Enfin, elle n’a guère éclairci les débats embrumés autour de la question centrale du projet gouvernemental : le report à soixante-deux ans de l’âge de la retraite.

Les représentants officiels du mouvement juvénile, précocement blanchis sous le harnais socialiste, n’ont cessé de répéter l’antienne partageuse selon laquelle un vieux qui part plus tard en retraite, c’est une place de moins pour un jeune pressé d’entrer dans le monde du travail. Si ce faux bon sens était avéré, la France ne serait pas à la fois le pays où le chômage des jeunes est le plus élevé d’Europe et où l’activité des plus de soixante ans est la plus faible !

Les lois d’airain du système par répartition auraient plutôt dû pousser les jeunes à manifester… en faveur de la réforme. C’est, en effet, leur génération qui sera appelée à financer les retraites des ex baby- boomers, plus nombreux qu’eux. Le maintien de la retraite à soixante ans les aurait même obligés à payer deux fois, puisque l’État aurait été contraint de s’endetter pour financer une part croissante de ses engagements.

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Ciel, il reste des ouvriers en France !

Lorsque certains responsables politiques ou éditorialistes évoquent la réforme des retraites, leur vision de la société française est parfois surprenante. A bien les écouter, les défenseurs de la retraite à soixante ans seraient certes bien intentionnés (même s’ils n’ont pas le monopole du coeur), mais totalement rétrogrades, arc-boutés à une vision misérabiliste et “germinalisante” de la réalité sociale.

A l’heure où chacun entreprend des études de plus en plus longues et rentre ainsi de plus en plus tard sur le marché du travail, à l’heure où les conditions de travail s’améliorent (elle est bien pratique l’image du conducteur de train à vapeur comparée à celle du conducteur de TGV!), et à l’heure où l’on vit de plus en plus vieux, et bien oui, évidemment, maintenir le droit de partir à la retraite à soixante ans serait une hérésie.

Et à ceux qui proposent de maintenir cette liberté tout en prévoyant d’augmenter légèrement la durée de cotisation, on répond qu’ils sont hypocrites puisque personne ne pourra prendre sa retraite à taux plein à soixante ans. Ce serait donc une fausse liberté et une porte ouverte à la baisse des pensions.

A tout cela, on opposera quelques chiffres.

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Crash Course – 19

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 19: Choc Futur

Vous êtes dans la partie du Crash Course où tout ce que vous avez appris se rejoint en un seul endroit. Ce que je propose est une vision globale de la manière dont l’ensemble de nos problèmes sont effectivement liés et doivent être considérés comme tels, sinon les solutions continueront de nous échapper.

Alors, passons en revue les principales tendances qui semblent converger vers une très courte fenêtre de l’avenir.

Nous avons commencé par une compréhension de l’argent et le fait que notre monnaie est prêtée et créée à la demande, avec intérêts, et que cela engendre des pressions puissantes pour entretenir le montant du crédit, ou de l’argent, en croissance continuelle d’un certain pourcentage chaque année. C’est la définition même de la croissance exponentielle que nous pouvons facilement voir dans les graphiques de notre monnaie et, bien sûr, de l’inflation.

En gardant cette dynamique à l’esprit, nous avons étudié les données sur la dette, qui est réellement une créance sur l’avenir, qui dépasse largement tous les niveaux historiques jamais atteints. Le parallèle qui est une tendance sociologique par elle-même, est l’érosion progressive de l’épargne observée au cours de la même période. Nous avons combiné le plus haut niveau d’endettement jamais observé conjointement avec un niveau d’épargne le plus bas jamais observé.

Et nous avons vu que notre incapacité à épargner s’applique à tous les niveaux de notre société, auquel s’ajoute notre incapacité à investir dans nos infrastructures.

Ensuite, nous avons vu comment les actifs, principalement le logement, ont formé une bulle qui éclate maintenant et prendra de nombreuses années à se dégonfler. Lorsque des bulles de crédit éclatent, elles produisent des paniques financières qui finissent par détruire beaucoup de capital. En fait, ce n’est pas tout à fait exact, comme le dit mieux cette citation:

Les paniques ne détruisent pas le capital, elles ne font que révéler la mesure dans laquelle il a déjà été détruit par son abus dans des travaux désespérément stériles.

~ John Stuart Mill, Economiste Politique 1806 – 1873

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Crash Course – 14

Prêt à apprendre tout ce que vous devez savoir sur l’économie dans le plus court laps de temps ?

Chapitre 14: Actifs & Démographie

Comme nous l’avons appris dans le chapitre sur la dette, notre pays a un niveau d’endettement historique, jamais vu auparavant et un manque d’épargne historique.

Maintenant, certains diront qu’il n’est pas raisonnable de n’examiner que la dette et l’épargne, on doit également tenir compte des actifs. Après tout, est-ce vraiment important si vous n’avez pas d’épargne et un million de dollars de dette mais si vous avez des actifs pour une valeur de 10 millions? C’est un point notable et nous allons maintenant jeter un coup d’oeil aux actifs.

Bon, qu’est-ce qu’un actif? Une définition est : Articles convertibles en espèces; toutes les ressources d’une personne ou d’une entreprise, telles que espèces, billets et comptes débiteurs, obligations, stocks, goodwill, installations, machines, ou biens immobiliers.

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De l’égoïsme des baby-boomers sur les retraites

Génération gâtée, les “baby-boomers” ont tout eu hier mais ne veulent rien céder aujourd’hui : l’universitaire Bruno Palier ne comprend pas l’égoïsme des 58-65 ans à l’heure de la réforme des retraites.

Pour le chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le gouvernement a tort de préserver “la classe la plus riche de France” dans la réforme des retraites, dont le président Nicolas Sarkozy a fait sa priorité de 2010.

Je pense qu’il y a une injustice profonde à ne rien leur demander,” a dit l’auteur d’un ouvrage sur la réforme des retraites dans la collection “Que sais-je ?“. Une étude de l’Insee publiée fin 2008 montre que la courbe du bonheur atteint un pic vers l’âge de 65-70 ans. “Le niveau de patrimoine des plus de 50 ans excède de plus de 50% le patrimoine moyen, leur revenu disponible net excède de plus de 15% le revenu moyen,” soulignent les auteurs du document.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à un égoïsme générationnel tout à fait choquant de la part ‘baby boomers’ qui ont eu la chance de naître au moment où ils sont nés,” déplore Bruno Palier. Dans un contexte de plein emploi, il était “facile pour eux de faire la révolution” en Mai 68.

Le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (Cor) note pour sa part que le sort des retraités français est l’un des plus enviables des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en Europe.

Née à la sortie de la Seconde guerre mondiale, cette classe d’âge a pleinement profité du boom économique des “Trente glorieuses.

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Les années 70 peuvent-elles nous aider à prévoir les années 2010 ?

La conjoncture économique actuelle de croissance anémique couplée à des menaces de pressions inflationnistes (causées par un usage intensif de la planche à billets) ne va certes pas sans rappeler le souvenir douloureux des années 70. Pour autant, certains points fondamentaux permettent également de différencier la période actuelle de stagnation du cauchemar de la stagflation ayant sévi dans la décennie 1970 à 1980.

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Le facteur démographique, marqué à l’époque par le “baby boom” et une ruée vers la consommation de nouveaux ménages qui devaient acquérir domiciles, autos et meubles est en effet radicalement opposé au contexte ambiant qui voit ces même baby boomers prendre leurs retraites, donc tout à la fois cesser toute productivité et pomper sur leur épargne afin de financer vieux jours et frais de santé. C’est ainsi que les États sont contraints aujourd’hui à consacrer des sommes gigantesques destinées à financer les retraites d’une classe d’âge ayant contribué au dynamisme économique, à l’envolée de la demande des marchandises, des services et du secteur des crédits ainsi que de la création massive des nouvelles entreprises des années 70. On oublie souvent que l’appréciation sur le long terme des prix immobiliers remontant à cette période n’a pas tant été due à l’inflation qu’à une demande bien réelle émanant de ces générations de nouveaux arrivants dans la vie active.

Il va de soi que c’est les États-Unis qui furent – de très loin – les premiers bénéficiaires de cette vague de baby boomers car le deuxième conflit mondial avait ravagé les industries Allemande et Japonaise qui n’ont représenté une compétition déterminante que vers la fin des années 70. En outre, du fait d’importations Américaines très limitées, les producteurs de ce pays eurent tout loisir de répercuter la hausse du coût du travail et la forte demande des consommateurs sur leurs prix, attisant ainsi les velléités inflationnistes de l’époque. Situation également radicalement différente aujourd’hui où les prix sont fatalement comprimés par la compétition internationale féroce.

Le quadruplement des prix énergétiques fut par ailleurs un élément déterminant durant les années 70. En effet, le renchérissement du brut fut amplement reflété sur l’ensemble du spectre des biens de consommation et des services avec un impact hautement inflationniste quasiment assimilable à une majoration d’impôts du fait de la diminution de la demande avec, à la clé, l’apparition de la plaie stagflationniste…
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La génération du millénaire massacrée par la crise

Ils ont eu 18 ans en 2000 et subissent la «grande récession» de plein fouet. Ils ne laisseront personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.

Les générations se suivent et ne se ressemblent pas. Cela se voit à l’œil nu aux États-Unis.

Ainsi 38% des millennials – les adultes qui ont eu 18 ans en 2000 ou après – portent un ou plusieurs tatouages. Leurs pères et mères, les baby-boomers aujourd’hui âgés de 46 à 64 ans, ne sont que 6% à être tatoués. Quant à la classe d’âge intermédiaire, les gens nés entre 1965 et 1981 – «la génération X» selon les sociologues américains -, 32% arborent des dessins sous-cutanés.

Voilà ce que nous apprend une enquête réalisée en début d’année par le très réputé Pew Research Center. Cet organisme indépendant se présente comme un fact tank, un révélateur des faits et gestes de la société américaine.

Le Pew Research entend dresser le portrait des 50 millions d’Américains qui forment la «génération du millénaire», traduirait-on en français. Il nous dit tout sur leurs options politiques, leurs statuts professionnels et leurs modes d’expression.

Derniers embauchés, premiers au chômage

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