Lassé par l’idée standardisée du « métro, boulot, dodo » Patrick décide un jour de construire son bateau et de prendre le large. A la fois acte de rébellion contre des idées préconçues et un besoin de se distancier de son histoire familiale, il travaille pendant 8 ans sur ce chantier pour finalement partir traverser l’Atlantique… en famille !
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Décroissance : « La liberté de consommer est une illusion bien cher payée »
Par Agnès Rousseaux
« Nous avons réussi à créer de la misère et du mal-être dans des sociétés d’opulence matérielle », assène Vincent Liegey. L’ingénieur et porte-parole du Parti pour la décroissance ne se contente pas de pourfendre le mythe de la croissance infinie.

Lui et les co-auteurs du livre « Un projet de décroissance » proposent d’accorder à chacun une « dotation inconditionnelle d’autonomie » : un revenu d’existence qui pourrait ouvrir bien des horizons. Et une invitation à nous questionner sur le sens de notre société.
Basta ! : Instaurer un revenu de base, aussi appelé revenu d’existence ou allocation universelle, est une revendication qui commence à émerger. Vous faites une nouvelle proposition en ce sens. En quoi votre projet est-il original ?
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Le risque d’un coup d’Etat en Espagne n’est plus totalement illusoire
Jusqu’à il y a quelques années, le risque politique était considéré comme quasiment inexistant en Europe. Cependant la crise de la dette souveraine est venue changer brutalement la donne. Le spectre des défauts de paiement sur le Vieux-Continent est réapparu et avec lui les mesures d’austérité qui entraînent toujours les mêmes fléaux : mouvements sociaux, rejet de la démocratie et repli sur le populisme… pouvant jusqu’à entraîner un changement de régime.
On a tort de croire que la paix et la démocratie sont définitivement installées dans la zone euro. C’est une croyance qui fait fi des nombreux défis de l’Union. Il suffit par exemple de s’arrêter sur la situation de l’Espagne pour se rendre compte qu’un changement de paradigme est possible à tout moment.
Le taux de chômage dans le pays est autour de 26%, avec un taux de chômage des jeunes qui est à près de 60% selon les derniers chiffres. L’actuel gouvernement est aux prises avec un scandale massif de corruption qui semble toucher tous les niveaux de décision au sein du Partido Popular et, enfin, le 23 janvier dernier, l’Assemblée de Catalogne a déclaré solennellement que la région est une “entité légale et politique souveraine“. En d’autres termes, la Catalogne est prête à faire sécession. Bref, l’Espagne est au bord du précipice même si on l’oublie trop souvent.
Évolution et autonomie
Entre Rennes et Nantes, en Loire Atlantique, à Moisdon la Rivière, un lieu prouve depuis 30 ans qu’il est possible de vivre heureux et simplement, avec un confort décent, en divisant ses consommations par 4 en utilisant les énergies renouvelables, la pluie pour l’eau sanitaire et potable, le jardin pour une nourriture savoureuse à faible empreinte écologique en recyclant la majorité des déchets,pour partager sans polluer, avec tous, nés ou pas encore, les ressources de la Terre.
Australie : Les villes organisent leur survie alimentaire
Les petits jardins citadins et autres potagers de poche ont la cote dans les banlieues australiennes. Mais suffiront-ils pour répondre aux besoins des villes en cas de crise alimentaire?

Sans changement radical imposé d’ici 2030, 30 millions de citadins seront dépendants d’une chaîne d’avions et de camions pour leur survie alimentaire, à la merci du moindre choc pétrolier. Certains ont décidé de ne pas attendre que les gouvernements réagissent, comme Michael Mobbs, dans la banlieue de Chippendale à Sydney.
Michael Mobbs vit dans une maison qui économise environ 100.000 litres d’eau par an. Mais le régime moyen d’un Australien implique le même volume utilisé pour la nourriture consommée en 10 jours. Pour résoudre le problème, il a décidé d’acheter local et de produire une partie de son alimentation, malgré le fait de vivre en hyper-centre.
Heureusement pour lui, ses voisins ont répondu à l’appel et l’ont aidé à transformer le quartier en potager. Dans sa banlieue, ils ont planté 200 arbres fruitiers et plantes sur 32 hectares, et ce n’est qu’un début.
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La méthode Jean Pain
Jean Pain était un autodidacte, inventeur d’un système de production d’énergie autonome, sans impact sur l’environnement (bilan carbone nul). Il démontrera la possibilité d’extraire de l’énergie thermique par contact avec la masse en fermentation et produira du “bio gaz” à partir de matières fortement ligneuses.
C’est en 1970 que Jean Pain met au point ces “Méthodes”, techniques permettant de fabriquer un compost à partir de broussailles. Les qualités de ce compost sont extraordinaires et lui permettent de produire des légumes même sur des sols très pauvres sans arrosage, sans traitement d’aucune sorte et sans apport de fertilisant autre que son “compost de broussailles“.
En 1972 Ida, son épouse, écrit un livre “Un autre jardin” relatant les découvertes de son mari. En 1976 Jean PAIN sera décoré de la médaille du grade de Chevalier du Mérite Agricole par le Ministre de l’Agriculture de l’époque, Mr Maihaignerie, pour ses travaux concernant le “Compost de Broussailles”.
Il invente le “Broyeur Jean Pain” pour palier à l’indisponibilité du matériel capable de réduire les broussailles et autres végétaux ligneux en un broyat de granulométrie appropriée au compostage selon sa méthode.
Énergie : une autonomie en trompe-l’oeil
Notre pays a beau affirmer être parvenu à la quasi-indépendance énergétique avec le nucléaire, la réalité est tout autre : en plus du pétrole, du gaz et du charbon, la France est obligée d’importer la totalité de l’uranium nécessaire au fonctionnement de ses centrales.

La France, sa douceur de vivre, ses grands vins de Bordeaux, ses châteaux de la Loire. Et ses 58 réacteurs nucléaires éparpillés sur le territoire. Grâce à eux, la France aurait pratiquement gagné son autonomie énergétique, alors que 75 % de la production d’électricité provient de l’atome. Cette douce musique a été soufflée à l’oreille des Français pendant des décennies pour justifier la construction d’un parc nucléaire parmi les plus importants de la planète. A tel point qu’elle est solidement ancrée dans l’inconscient collectif. Sauf que la partition est un brin faussée.
Des « Kalach » pour les Français ?
Alors que la Russie célèbre cette année le soixantième-cinquième anniversaire d’une arme devenue mythique, l’AK-47 Kalachnikov, les Français ignorent dans leur immense majorité que leur pays a renoncé à produire des fusils de guerre. Adieu Chassepot, Lebel, Mas et Famas. Sic transit gloria mundi…

Un officier général nous l’expliquait récemment :
«La commande de l’AIF, l’Arme Individuelle du Futur, a été repoussée à 2014, mais il est certain qu’elle ne sera pas française, puisqu’il n’existe plus d’usines pour la concevoir et la produire».
La France a beau s’être doté d’un Ministère du redressement productif, il n’étend pas son empire jusque-là.
Le système pluvalor
Quand les anarchistes veulent “s’organiser” face au capitalisme
Partie 1:
Perspectives sur notre société : réflexions d’Ivan Illich et Hannah Arendt
Ivan Illich est une personnalité sans doute assez peu connue, mais dont la pensée est importante pour comprendre les crises d’aujourd’hui. Prêtre de l’Église catholique, il est aussi un penseur du XXème siècle. À travers ses écrits, il propose une critique radicale de notre société à partir des années 1960. Il développa ainsi la notion de “contre-productivité”, élément important de ces réflexions, qui aujourd’hui encore semble être d’actualité.

Pour commencer simplement, nous pouvons reprendre un exemple que proposait Ivan Illich. Il s’agit de la vitesse d’une bicyclette et d’une voiture. Une voiture se déplace naturellement plus vite qu’une bicyclette si nous ne prenons en compte que le temps de trajet. Cependant, sur le modèle du coût total en économie, Illich propose un « temps total ». La voiture est un moyen de transport, mais comme chacun le perçoit, et de plus en plus d’ailleurs, c’est aussi un gouffre financier. Or, pour gagner de l’argent, nous passons du temps à travailler. Ce temps passer à gagner l’argent nécessaire au bon fonctionnement de la voiture peut être alors inclus dans un temps total. Et le temps total est alors très largement supérieur au temps de trajet seul. La bicyclette au contraire ne demande que peu de frais – que ce soit l’entretien du vélo ou la nourriture du cycliste – ce qui fait que le temps total n’est que peu supérieur au temps de trajet. L’un dans l’autre, une voiture et une bicyclette mettent approximativement le même temps total pour faire un trajet, d’après les calculs d’Illich. Il pourrait être intéressant de refaire le calcul à notre époque. En effet, les prix de l’énergie s’envole ces dernières années ; et s’ajoute maintenant le coût des conséquences sur l’environnement la voiture – qui est bien supporté in fine par le contribuable et le consommateur. La conclusion n’en serait alors que plus saillante.
Une voiture n’avance pas plus vite qu’un vélo.
À partir de cet exemple, nous arrivons à une des idées principales d’Illich qui est la contre-productivité. Arrivé à un seuil critique, les systèmes finissent par être contre-productifs. Les moyens de communication détruisent l’information, les moyens de transports font perdre du temps, le système de santé aliène et tue. Et pour reprendre une phrase d’Illich : “Les écoles sont des usines à chômeurs”.
“Survivalisme, mode d’emploi”
Construction autonome
Vivre autrement, c’est possible
La Libye abandonnée à son sort
Désertée par les Occidentaux, la Libye sans Kadhafi risque d’être divisée en deux.

Ce devait être le grand succès international du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais la Libye post-Kadhafi semble inexorablement basculer dans l’impasse. L’annonce surprise, mardi, par des chefs de tribus et de milices de l’est du pays, de l’autonomie de la région de Cyrénaïque a fait l’effet d’une bombe. “La région fait le choix du système fédéral », ont affirmé devant des milliers de personnes près de 300 miliciens et chefs de tribu. Ceux-ci ont désigné un Conseil intérimaire, composé de portefeuilles aussi importants que le Pétrole ou la Défense. À la tête de la nouvelle entité baptisée Cyrénaïque, qui s’étend de la frontière égyptienne à Syrte (centre-nord), a été nommé Ahmed Zoubaïr, cousin de l’ancien roi Idriss al-Sénoussi, renversé par Kadhafi en 1969.
L’autonomie est-elle l’avenir de notre société?
Le capitalisme d’aujourd’hui semble s’être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l’épargne, le travail, la sécu, la retraite… Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l’autonomie.
Chaque homme doit inventer son chemin… mais est-ce véritablement le cas dans nos sociétés modernes? Perdu dans ses finances incontrôlables, ses productions mondialisées et ses entreprises où l’humain et la nature ne pèsent pas bien lourds, le capitalisme d’aujourd’hui semble s’être laissé piéger par sa complexité et son obsession du profit. Et nous, citoyens-consommateurs, courons chaque jour derrière la consommation, l’épargne, le travail, la sécu, la retraite… Est-ce vraiment la bonne réponse à notre quête personnelle de sens et de bien-être? Est-ce la bonne voie pour pérenniser notre économie et réinventer l’imaginaire de notre avenir collectif?
Une solution est en marche qui pourrait résoudre une partie de nos difficultés: l’autonomie. Du grec autos et nomos, l’autonomie est la faculté d’agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite. C’est par exemple l’histoire du philosophe humaniste Pierre Rabhi qui décide au début des années 60 de s’extraire de la vie urbaine pour s’installer en Ardèche où il devient agriculteur auto-suffisant tout en adoptant une simplicité volontaire -le fameux “retour à la terre” dont les joies et les affres ont été immortalisés avec humour par les BD de Larcenet et Ferri.
Le royaume des “créateurs-fabricants ”
Avenir de l’euro : le Financial Times a-t-il raison ?
Par Philippe Milliau, membre du bureau exécutif du Bloc identitaire

Depuis des mois, le Financial Times, principal journal financier mondial, celui qui donne le ton pour les opérateurs du monde de la finance, pronostique la crise de l’euro, puis « la possible fin de l’euro ». A supposer que cela soit vrai, est-ce souhaitable ? Assurément pas.
L’euro peut-il survivre à la crise ?
Par Jacques Sapir

Peut-on encore sauver l’euro ? La question hante désormais les responsables, en dépit des déclarations fracassantes et des rodomontades des uns et des autres. Le sommet européen, que l’on a officiellement salué pour la mise en place d’un dispositif de solidarité après 2013, a été incapable de prévoir des mécanismes permettant de lutter contre la spéculation et la crise de l’euro en 2011 et 2012. Les gouvernements vont partout répétant que les mesures déjà prises suffiront. Il est évident que c’est faux.
Résultats discutables de la réunion du Conseil européen [du 29 octobre 2010]
La solution des problèmes de l’UE nécessite une autre politique.


Avec Herman Van Rompuy, jamais la construction européenne n'a autant ressemblé à la quête d'un anneau de pouvoir...
National conservatisme [en Russie] : la modernisation sans l’occidentalisation
Par Xavier Moreau
En novembre 2009, lors du congrès du partie « Russie Unie », lors d’une intervention de près de deux heures, le premier ministre Vladimir Poutine et le Président Dimitri Medvedev ont présenté la modernisation de la Russie comme un enjeu vital pour l’avenir du pays.

Arkady Dvorkovic
Cette modernisation concerne bien entendu les aspects technologiques, comme l’illustre la future Silicon Valley de Skolkovo ou le projet de développement des nanotechnologies RosNano.
La modernisation concerne également deux tares héritées de l’expérience soviétique et des années Eltsine, le socialisme et la corruption. La corruption est un problème souvent évoqué, le socialisme l’est moins. Le socialisme s’est insinué profondément dans la société russe. Il contrarie fortement les processus de décision ou de production. L’irresponsabilité, le manque d’autonomie et l’absence de subsidiarité dans la direction des entreprises sont des difficultés que tous les entrepreneurs doivent affronter en Russie.
Il ne suffit donc pas à la Russie d’importer des technologies, il lui faut changer radicalement son mode de « gouvernance », que ce soit dans la fonction publique ou les entreprises privées.
L’enjeu de cette modernisation est parfaitement compris par le Président Medvedev. Il ne doit pas être assimilé à une quelconque occidentalisation. C’est d’ailleurs ce que rappelait récemment, le plus brillant de ses conseillers, Arkady Dvorkovic. Le Président Medvedev n’a d’ailleurs pas hésité à inviter la Chine à participer à cette modernisation de la Russie.
Il semble d’ailleurs que les Russes veulent répéter le modèle de développement chinois : accepter avec humilité le soutien et les investissements occidentaux, pour construire une puissance moderne, sans renoncer pour autant à ce qui fait l’identité de la nation russe.


