Que faire de nos parents ?

La perte d’autonomie des personnes âgées est souvent difficile à gérer pour les enfants, que ce soit dans son aspect émotionnel ou en matière d’organisation et d’argent. Rares sont les enfants qui acceptent d’accueillir leurs parents chez eux, faute de place ou d’envie.

La France compte aujourd’hui près de 1,2 million de personnes âgées dépendantes, et les estimations laissent penser qu’elles seront près de deux millions en 2040. Comment vivre avec la culpabilité de placer sa mère ou son père en maison de retraite ? Où trouver la structure adéquate pour leur résidence et les moyens de la payer ?

Le pivot géographique de l’histoire

Pour saisir les enjeux actuels, un petit détour sur une des cartes de Halford J. Mackinder ne manque pas d’intérêt.

Quelques éléments d’explication : Mackinder nous dit : « La prise de contrôle de la région terrestre centrale par une nouvelle puissance se substituant à la Russie, ne tendrait nullement à réduire l’importance géographique de la position pivot ». (1)
Reprenant les mots de Mackinder et en poursuivant la logique de son propos à l’aune de la géopolitique récente et en cours, nous pourrions avancer ceci :
Si une puissance particulière parvenait à renverser la Russie, ou à la contrôler, celle-ci  pourrait constituer un péril menaçant la liberté du monde pour la seule raison qu’elle ajouterait une façade océanique aux ressources du Grand continent – un accès aux mers chaudes – avantage qui demeure jusqu’à présent interdit à l’occupant russe de la zone-pivot.

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This war of mine : survivre dans une ville assiégée (jeux vidéos)

Dans le jargon du jeu vidéo, un jeu de guerre, c’est soit un jeu de tir, soit un jeu de stratégie. C’est en tout cas un titre où l’objectif consiste à remporter la bataille d’une manière ou d’une autre. Pourtant, la guerre n’est pas simplement une histoire de soldats puisque chaque conflit touche aussi la population civile. Comment survivre au jour le jour alors que les balles sifflent dehors ? Comment garder l’espoir au milieu du chaos ? This War of Mine tente d’apporter un éclairage sur ces questions, en traitant le sujet sous la forme d’un jeu vidéo.

Par Jihem

 

 

L’une des premières choses que partage l’équipe de 11 bits Studios lorsqu’elle montre This War of Mine, c’est que son titre fait déjà polémique auprès d’une certaine presse. Selon certains, s’occuper d’un groupe de civils en pleine guerre ne doit surtout pas être le sujet d’un jeu vidéo, on ne doit tout simplement pas s’amuser avec la misère des gens.

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La seconde vie des déchets

Alors que quatre milliards de tonnes de déchets polluent la Terre chaque année, certains les recyclent pour leur redonner vie. Bouteilles vides, rebuts alimentaires, vieux vêtements, de plus en plus de déchets ont une seconde vie.

Chez Stefan De Doncker, en Normandie, rien ne se perd, tout se recycle. Ici, les fondations de sa maison sont construites en pneus remplis de terre. Les murs ont été réalisés avec des bouteilles de verre, récupérées dans des décharges. Par ailleurs, grâce à des panneaux solaires et à un système de récupération d’eau, le bâtiment est autonome en énergie. À la clé : une économie de 2.000 euros par an, par rapport à son ancienne maison, en Belgique.

Pourtant, ces maisons en matériaux de récupération ne sont pas assez généralisées. Pour l’architecte Julien Choppin, “le principal frein au réemploi des matériaux c’est la réglementation du monde du bâtiment où il y a des normes extrêmement précises. Ensuite, c’est l’approvisionnement en matériaux : c’est plus difficile de trouver des matériaux de seconde main que des matériaux neufs“.

Les graines de la permaculture

Ce documentaire s’intéresse au développement assez important de la permaculture dans le monde, à notre époque, et particulièrement dans les pays tropicaux, comme en Thaïlande. Il montre bien l’intérêt de la permaculture en tant qu’approche globale, en tant que mode de vie, car ses principes s’applique à tous les domaines essentiels de l’activité humaine: l’agriculture, la construction, la production d’énergie…

La permaculture c’est d’abord une façon de réfléchir, de se comporter, déclinée ensuite en un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole durable, de qualité, et s’inscrivant en harmonie avec le lieu où on la pratique et ses spécificités; s’inspirant directement de la nature, des forêts, ou tout pousse sans la main de l’homme, l’agriculture permacole vise à recréer des écosystèmes autonomes de production alimentaire.

La permaculture concerne aussi le domaine des lieux de vie, avec des principes comme l’auto-construction, l’utilisation de matériaux naturels et locaux (autant que faire se peut), la conception bioclimatique, entre autres. Dans le domaine de la production énergétique la permaculture préconise l’utilisation d’énergies renouvelables, et l’utilisation de technologies appropriées pour produire notre propre électricité (éoliennes, solaire, etc.).

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André Gorz : « Misères du présent, richesse du possible »

Critique radical du capitalisme, philosophe du travail, de l’autonomie du sujet et des communautés, André Gorz (1923-2007) est l’un des précurseurs de l’écologie politique et du mouvement pour la décroissance. (Les phrases à la première personne du singulier sont d’André Gorz).

Ilya Repine – Les Bateliers de la Volga (1873)

Introduction : Il faut oser l’Exode. Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut ne rien attendre des traitements symptomatiques de la «crise», car il n’y a plus de crise : un nouveau système s’est mis en place qui abolit massivement le «travail». Il restaure les pires formes de domination et d’asservissement en contraignant tous à se battre contre tous pour obtenir ce «travail» qu’il abolit.

Ce n’est pas cette abolition qu’il faut lui reprocher : c’est de prétendre perpétuer comme obligation, comme norme, comme fondement irremplaçable des droits et de la dignité de tous, ce même «travail» dont il abolit les normes, la dignité et l’accessibilité. Il faut que le «travail» perde sa centralité dans la conscience et l’imagination de tous.

Il est rare que ces «travailleurs» puissent dire : «Voici ce que j’ai fait. Voici mon ouvrage. Ceci est mon œuvre». Je hais les mystificateurs qui, au nom de la définition philosophique ou anthropologique du travail, justifient la valeur d’un «travail» qui en est la misérable négation. C’est précisément au sens de réalisation de soi, au sens de poièsis, que le travail disparaît.

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Être sans avoir

Comment peut-on vivre heureux aujourd’hui ? Comment peut-on vivre pauvre et heureux aujourd’hui ? A 57 ans, Jean-Paul n’a qu’un seul regret, c’est d’avoir travaillé 2 ans dans sa vie, « 2 ans de trop, depuis je n’y suis jamais retourné » !

Ce qui sonne comme une provocation n’est pas une ode à la paresse mais plutôt la profession de foi d’un homme qui pratique « sa décroissance » depuis 35 ans.

Le mode de vie autarcique choisi par Jean-Paul a néanmoins un coût que la plupart d’entre nous ne pourrait supporter: celui de cultiver 600 mètres carrés de potager, celui d’être un cueilleur, un glaneur, un menuisier, un boulanger, un mécanicien, un maçon, quand six mois d’hiver vous déposent parfois deux mètres de neige devant la porte.

Belgique : L’autonomie alimentaire

Produire et manger du local, des produits de saison dans une filière bio, oui c’est possible! Charlotte, Yann, Sandrine et Bernard nous font partager leurs expériences, du maraichage bio à l’alimentation durable et équilibrée.

Après avoir cherché sa voie, Charlotte est revenue à ses premières amours, l’horticulture. Elle se forme au maraîchage bio au sein de l’asbl ” Le début des haricots “, la première ferme agro-écologique de Bruxelles. Son ambition, trouver un terrain pour vivre du maraîchage.

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Comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche

Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse.

Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire. Installés en Loire-Atlantique, ils savouraient l’accomplissement d’un de leurs objectifs: être autonomes en électricité.

Aujourd’hui, une éolienne de 18 m de hauteur et de 5 m d’envergure, couplée à des piles photovoltaïques d’une surface de 6 m², leur suffisent. L’ensemble fournit assez de courant pour une famille de six personnes (ils ont quatre enfants).

Autonomie énergétique

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Des maisons en déchets

Imaginez un instant que nos déchets servent de matériaux de construction. Il y a aujourd’hui, dans différents pays, une nouvelle génération d’architectes qui réfléchit à utiliser nos déchets pour en faire des maisons.

L’architecte américain Mike Reynolds habite avec sa femme, depuis 20 ans, une maison construite à base de matériaux de récupération comme des pneus usagés, des bouteilles en verre, du plastique, … C’est étonnant, elle tient toujours !

Encore faut-il savoir qu’elle a été construite dans le désert de Taos au Nouveau Mexique, USA, avec des températures extérieures allant de moins 3°C à plus 50°C ! La maison, elle, reste à température constante. Il faut la chauffer au bois durant le mois de décembre c’est tout, pas besoin d’autre chauffage ni de climatisation.

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Procès du viticulteur bio : « Je n’ai pas traité mes vignes et je l’assume » (Màj : Emmanuel Giboulot reconnu coupable)

Mise à jour du 07/04/14 : Emmanuel Giboulot, reconnu coupable, fera appel

Le viticulteur a été condamné à 1 000 euros d’amende dont 500 avec sursis par le tribunal correctionnel de Dijon. Il va faire appel.

Emmanuel Giboulot, le viticulteur beaunois poursuivi pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescente dorée, a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Dijon. Le jugement rendu ce lundi midi a condamné le viticulteur à payer une amende de 1.000 euros dont 500 euros avec sursis. La juge a donc suivi le réquisitoire du parquet. Emmanuel Giboulot encourait jusqu’à six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. A la sortie de la salle d’audience, Emmanuel Giboulot a estimé qu’il s’agissait « d’une peine symbolique mais pas juste». Et a assuré qu’il comptait faire appel de ce jugement.

Bienpublic


Article du 26/02/14 :

Quand il apparaît sous le grand soleil de la fin de matinée, c’est une salve d’applaudissements et de hourras qui résonne devant le tribunal correctionnel de Dijon. Emmanuel Giboulot prend la parole face à une foule de plus d’un millier de personnes venue le soutenir dans son procès.

Le viticuleur de 51 ans comparaissait, lundi 24 février, pour avoir refusé de traiter ses dix hectares de cépages, exploités en biodynamie à Beaune (Côte-d’Or), contre une maladie très contagieuse et mortelle pour la vigne, la flavescence dorée. Une infraction pénale passible de six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

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La fière et discrète République de Gagaouzie

Territoire oublié d’Europe d’environ 150.000 habitants seulement, sa petitesse (18.323 km²) pouvant pousser à croire que c’est un artefact (ou l’origine d’une célèbre chanson britannique). Au contraire, c’est l’héritage d’une riche histoire, celle de turcs chrétiens ayant une filiation avec les peuplades mongoles qui dominèrent un temps l’Europe, de l’Est en particulier.

Peuple turcophone donc, creuset des tribus Oghouzes qui immigraient vers l’Ouest de l’Europe entre les X et XIIe siècle ap. J.-C. Ils ont été christianisés au cours du XIXe siècle à partir d’un échange de territoires entre les empires russe et ottoman en 1812 (l’Empire russe obtenant la Bessarabie).

Le chemin de l’indépendance de la Gagaouzie débute dès le XXe siècle.

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Mode d’emploi de l’autonomie

(…) L’idée qui tourne beaucoup sur internet en ce moment, c’est l’idée de l’autonomie. Le principe est que comme nous n’avons aucun pouvoir pour faire changer le système, alors nous pouvons nous en passer tout simplement, et ne plus le financer.

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Sans consommateurs, le système n’existe plus. Les plus optimistes se disent même que si ça marche pour eux, ça va inciter beaucoup de gens qui n’avaient pas eu le courage de le faire ou qui n’en avaient pas eu l’idée à passer à l’acte, et de toute façon, d’après certains autres, ce système n’en a plus pour longtemps.

Bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant je vais essayer de rassembler dans un article tout ce qui pourrait aider ceux qui sont prêts à se lancer. Une sorte de petite encyclopédie des autonomistes pour les gens qui n’ont pas beaucoup d’argent sous le matelas (l’article est un peu long, mais il y a beaucoup de choses à dire). Bien sûr, je ne connais pas tout, et si vous avez des infos à ce sujet, envoyez-les ! C’est important pour nous de réapprendre les anciennes techniques de construction, et pourquoi pas, les mélanger avec des nouvelles tant que c’est encore possible.

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Vivre en autonomie en France : Une réalité

Qui n’a jamais rêvé de ne plus recevoir de factures, de s’affranchir du réseau électrique, de ne pas être raccordé à celui de l’eau? Se sentir libre de tous ces fils à la patte et surtout faire beaucoup, beaucoup d’économies tout en contrôlant enfin sa consommation grâce à la prise de conscience de ses besoins réels.

maison-autonome

Allumer la lumière, c’est aussi facile qu’un clic sur un bouton, pourtant chez Christophe, dans sa chaleureuse petite maison au bord du Vidourle, c’est une autre histoire !

Ici, on est complètement autonome, on se débrouille tout seul pour produire l’électricité dont on a besoin et on pompe l’eau en fonction de sa consommation. La vie de cette famille de 4 personnes est-elle pour autant pavée de sacrifices, de privations et de restrictions ? Non pas du tout ! Ils sont tous très bien portant, heureux et surtout fiers et c’est ça qui nous a beaucoup plu.

La maison autonome au bord du lac 154 panneaux solaires photovoltaïques assurent l’entière couverture de leurs besoins en électricité. Ils sont installés bien verticalement à l’entrée de la maison. L’avantage ? Un simple coup de jet suffit comme entretien et la pose est très facile. L’énergie est stockée dans des batteries, qui distribuent le courant aux différents postes de la maison.

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Une société de l’incertitude

La rhétorique de la crise empêche de saisir les recompositions à l’œuvre au sein de la société française. En filigrane des mutations contemporaines, on peut pourtant saisir le modèle d’une société incertaine, prise entre la généralisation d’un principe d’autonomie et une demande de sécurité accrue.

Fransisco Goya : Une reine du cirque

Il est devenu banal de le constater : la société française a connu de profonds changements au cours de ces vingt dernières années. Elle manifeste pourtant bien des difficultés à penser ses propres transformations autrement que par l’actualisation de ses défections. D’où ce paradoxe : interpréter dans leur globalité les mutations sociologiques et politiques qui travaillent la France contemporaine n’a jamais semblé aussi délicat, voire périlleux. C’est ce paradoxe que nous voudrions contribuer à dénouer en mettant l’accent sur l’incertitude comme forme sociale et enjeu stratégique.

Ce que la crise nous cache

Les lectures si fréquentes en termes de crise, de déclin ou de manque sont à bien des égards l’expression d’une incapacité à penser le monde complexe, opaque et incertain dans lequel nous vivons aujourd’hui. Il nous semble en effet qu’elles procèdent d’un réflexe quasi naturel de la pensée (chaque époque produit sa littérature de la décadence) qui incline à la déploration et à l’inquiétude en renvoyant souvent à un âge d’or plus ou moins révolu. Or elles ratent l’essentiel : en majorant ce qui se défait ou se déforme, on ne voit pas (ou pas assez) ce qui se restructure ailleurs et autrement, ou, plus profondément, le lien entre ces deux mouvements.

De ce point de vue, deux lignes de transformation se conjuguent. La première pourrait être caractérisée par la fragmentation. Nous vivions dans une société qui articulait les mondes du travail, les grandes familles politiques et les styles de vie dans une même représentation. Le travail salarié qui en était le pivot assurait une continuité du social au politique, et du public au privé, dans l’expression des conflits sociaux, la construction des identités collectives et des modèles sexués. L’Etat-nation en était la clé de voûte en embrassant un type d’organisation politique, une identité culturelle et un espace de souveraineté.

Or c’est cet agencement qui se défait aujourd’hui. Les représentations d’un espace social structuré autour de classes aux intérêts et aux styles de vie opposés se sont érodées. Le travail a perdu son rôle de « grand intégrateur » et sa capacité à donner sens aux identités collectives. Les sociétés nationales ont perdu leur légitimité, menacées par la globalisation d’un côté, la territorialisation de l’autre. Dès lors, c’est tout le socle de nos repères collectifs qui vacille.

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“L’âgisme”, cette nouvelle discrimination

Article de Jean-Philippe Déranlot accompagné de plusieurs autres qui soulève à nouveau le sempiternel débat autour de la génération Y, maintes fois traité ici, en jetant un coup de projecteur sur la nécessité de faire travailler les générations entre elles.

De temps immémoriaux, les vieux ont appris aux jeunes qui ont appris aux vieux qui ont appris aux jeunes et ainsi de suite (à moins que ce soit l’inverse) … et ma boule de cristal me dit que cela … ne changera pas malgré les tentatives de mercantilisation des générations qui tendent à les enfoncer dans des caricatures. Consumo ergo sum ?

Ces stéréotypes, ne frappent pas que la génération Y, ne sont pas que l’apanage de la génération X, des “seniors” (euphémisme pour “vieux”) ou de tout autre acronyme qu’on veuille bien utiliser.

Derrière cette réflexion apparemment anodine et évidente qui consiste à dire que travailler ensemble vaut mieux que travailler les uns contre les autres, et au-delà de l’apparente simplicité qui en dérive du point de vue de l’efficacité de la société et de son simple fonctionnement, se pose en fait la véritable question soulevée fort à propos dans un document publié par la société de conseil Achieveglobal et trouvé sur le site Web d’une université américaine : les stéréotypes entre générations sont-ils une nouvelle forme de racisme dénommé « âgisme ».

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Sur la question du label « agriculture biologique » (dit AB)

Texte distribué en prévision de l’assemblée générale d’une amap avec laquelle nous travaillons depuis le printemps 2011.

Nous refusons de faire certifier notre production et d’adhérer au label « Agriculture Biologique ». Les diverses raisons qui président à ce choix seront présentées ici, selon deux axes majeurs : technique et politique.

C’est le Ministère de l’Agriculture qui définit le label AB comme « une marque » étant « sa propriété ». D’un point de vue technique, nous considérons que ce ministère est tout à fait incompétent à déterminer les principes d’une agriculture réellement biologique. D’un point de vue politique, nous refusons d’être assujettis à une marque, de surcroît définie par des organes de pouvoir que nous désapprouvons.

Techniquement, nous estimons tout simplement que le label manque de rigueur, cette tendance s’étant renforcée depuis sa refonte dans le cadre du label Bio européen, au 1er juillet 2009. Par exemple, il est autorisé en AB de mener conjointement des cultures ou élevages en conventionnel et en biologique. Cohabitation prévue à la base pour permettre des « conversions » en douceur, cette logique convient parfaitement à des producteurs choisissant de faire coexister une gamme bio et une gamme chimique. Le label ne garantit d’ailleurs plus l’absence de traitement chimique puisque depuis peu, le traitement phyto-sanitaire est autorisé à titre exceptionnel afin de « soutenir la filière. ». Évoquons aussi la hausse du pourcentage d’OGM dans le produit fini, dont le seuil est passé de 0,1% à 0,9%.

Sur ces points particulièrement, les dérives sont induites et acceptées de manière honteuse. Cette « démocratisation du bio », servie par le laxisme du label, profite avant tout aux grandes structures de distribution, qui peuvent ainsi compter sur des volumes intéressants de marchandises « certifiées ».

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États-Unis : Une forêt comestible de 3 hectares se développe à Seattle

L’une des plus grandes forêts comestibles au monde établies sur un espace public pousse actuellement à Seattle. Fort de quelque 100 bénévoles, le projet vise à créer selon le principe de la permaculture un agrosystème autonome de 3 hectares. La Beacon Food Forest offrira des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux très concrets aux habitants de la ville. Première récolte attendue pour 2014.

(Sous-titrage en français activable)

Aux confins du nord-ouest américain, non loin de la frontière canadienne, la ville de Seattle voit germer une forêt qui pourrait faire un peu d’ombre au mondialement célèbre Central Park de New York. Une forêt comestible (dite aussi fruitière ou nourricière) de 3 hectares pousse depuis septembre 2012 dans la capitale de l’état de Washington. L’une des plus vastes au monde implantées sur un espace public.

Jouxtant le Jefferson Park au cœur du quartier de Beacon Hill et située à 4 km du centre ville de Seattle, la Beacon Food Forest était à l’origine en 2009 un projet de fin d’étude. 120.000 dollars de subventions municipales allouées en 2010 et 2011 lui auront permis de voir le jour.

Des fruits à tous les niveaux
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