Russie : Les constructeurs auto quittent le pays

Le marché automobile russe devrait se contracter de 25 à 35% cette année. Cette situation donne des sueurs froides aux constructeurs étrangers qui l’un après l’autre annoncent leur départ de Russie, l’arrêt partiel ou total de leur production ou bien encore leur décision de stopper leurs exportations de véhicules à destination du marché russe.

Baisse du prix du pétrole et hausse du pouvoir d’achat

La baisse du prix du pétrole devrait générer 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat pour les ménages cette année, et autant pour les entreprises. Automobilistes, chauffeurs routiers, compagnies aériennes, et industries chimiques.
Tous bénéficient de la chute du prix du pétrole. Le baril coûtait 115 dollars en juin dernier, aujourd’hui, il est deux fois moins cher, à 56 dollars. Une bouffée d’oxygène pour l’économie.

Inde : Suzuki défié par la jeunesse ouvrière

Pour attirer les investisseurs en Inde, le premier ministre Narendra Modi propose d’accroître la flexibilité du travail. Comme le montre l’importante grève de 2011-2012 chez Maruti Suzuki, l’affaire n’est pas complètement jouée. Solidarité entre précaires et titulaires, renouveau syndical : les jeunes travailleurs résistent et bouleversent le répertoire traditionnel de la lutte en usine.

Sixième producteur mondial avec deux millions de véhicules construits en 2013 (1), l’Inde espère se hisser à la quatrième place d’ici à 2016. La réforme du travail présentée en octobre 2014 par le nouveau premier ministre Narendra Modi est censée favoriser un retour à la croissance que le secteur a connue dans les années 2000 (de l’ordre de 8 % par an en moyenne).

Elle impose la diminution des inspections du travail, la « simplification » de certaines lois, l’allongement de la durée de l’apprentissage, tout en poussant au recours systématique à une main-d’œuvre non titulaire et moins payée (2). Ces mesures sont en partie destinées à attirer les investisseurs étrangers, alors que la campagne gouvernementale « Made in India » bat son plein.

Elles risquent d’aggraver la précarisation qui touche l’industrie depuis plusieurs années et qui a provoqué l’émergence dans la jeunesse ouvrière de pratiques et d’aspirations nouvelles. Le conflit qui a ébranlé le constructeur Maruti Suzuki en 2011 et 2012, où la mobilisation persiste malgré la dureté de la répression, fait toujours figure d’exemple.
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TTIP : Peurs et espoirs du partenariat commercial UE-USA

Alimentaire, automobile, énergétique, chimique, financier, tels sont les secteurs affectés par le TTIP, les négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis.

Un partenariat controversé, que le Comité des Régions de l’UE avait mis à l’agenda de sa session plénière.

Enquête : les nouvelles mobilités, apanage des citadins

L’Observatoire des mobilités émergentes réalisé par l’Obsoco en partenariat avec Chronos, met en lumière une nette différence dans les déplacements entre les habitants des grandes agglomérations et le reste du territoire. D’un côté, des populations qui profitent à plein des nouvelles mobilités ; de l’autre, celles pour qui la voiture individuelle demeure le seul véritable moyen de transport.

Autopartage, covoiturage, VTC, vélo, marche à pied… Ces mobilités émergentes sont l’apanage des habitants de Paris et des agglomérations de plus de 100 000 habitants. Dans le périurbain et les zones moins denses, l’automobile patrimoniale demeure au cœur des mobilités. 96% des répondants utilisent la voiture dont 63% tous les jours ou presque. Ce sont les principaux enseignements de la première édition de l’Observatoire des mobilités émergentes (1) réalisé par l’Obsoco en partenariat avec Chronos avec le soutien de l’Ademe, PSA Peugeot Citroën et la SNCF.

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Bretagne : Le développement des garages solidaires

En Bretagne, des garages réparent, vendent ou louent des véhicules à très bas prix. L’objectif est d’aider les chômeurs en réinsertion professionnelle… Le tout subventionné par le Conseil Général.

Les quinze mécaniciens du garage ont eux-mêmes connu des accidents de la vie, entre chômage, problèmes de santé et précarité. Mais grâce à ces autos données par particuliers ou des collectivités locales, tous ici ont aussi droit à une seconde chance.

Autre initiative solidaire pour venir en aide aux chômeurs, celle de concessionnaires des Côtes d’Armor, qui louent des voitures d’occasion subventionnées par le conseil général à des tarifs préférentiels. Prix minimum, 10€ la journée, 50€ la semaine, assurance et carburant compris.

Des Dacia marocaines à la pelle pour l’Europe

Plus de 170 000 véhicules produits par Renault-Dacia au Maroc ont été exportés en 2014 à partir du port de Tanger-Med, soit presque deux fois plus que l’année précédente, a annoncé jeudi cette plateforme portuaire. “Le trafic véhicules au terminal Renault a enregistré une croissance de 43 % en un an”, a souligné le groupe Tanger-Med dans un communiqué.

Quelque 211 000 véhicules y ont ainsi été manutentionnés, “dont 170 100 à l’export provenant de l’usine Renault-Melloussa”, a-t-il ajouté. En 2013, l’usine de Melloussa, dans le nord du Maroc, avait produit plus de 100 000 véhicules, destinés pour plus de 90 % à l’export.

Tollé en France

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Ghana : Turtle, la voiture 100 % récup’ Made in Africa

Fabriquée par des artisans près de Kumasi, au Ghana, la Turtle est la première automobile conçue entièrement à partir de pièces de récupération.

La “Smati Turtle 1″ est le fruit des recherches de l’artiste Melle Smets et du sociologue Joost van Onna. Ces deux Hollandais ont suivi la piste de déchets de pièces automobiles occidentales des villes du Nord vers la zone industrielle de Suame Magazine à une dizaine de kilomètres de la ville de Kumasi, au sud du Ghana, où ils sont traités et commercialisés par environ 200.000 artisans dans 12.000 ateliers informels.

Créé en collaboration avec les artisans de Suame Magazine et monté en trois mois, cet engin emprunte d’ailleurs son nom au Suame Magazine Automatics Technical Institute (Smati), un centre local de formation en ingénierie. C’est la première auto entièrement conçue à partir de pièces de récupération.

Robuste, dépourvue d’électronique et pouvant se déplier en stand de vente sur les marchés, la Turtle pourrait devenir une solution intelligente pour recycler les véhicules en fin de vie.

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Grande-Bretagne : Bio-Bus, le premier véhicule qui carbure aux excréments humains (Màj Vidéo)

Addendum du 04/12/2014 :

Ce premier « bus caca » est mis en service en Angleterre depuis le 19 novembre 2014, et comble de l’amusement, le jour de la « journée mondiale des toilettes ». Beurk mais comment ça fonctionne ?

Le bus est alimenté avec du bio-méthane, un gaz issu de la fermentation des ordures ménagères et des eaux usées. Les réservoirs de biométhane (présents dans le toit) permettent de réduire l’émission de gaz à effet de serre à hauteur de 88%. Une belle performance ! Si ce bio-méthane est identique chimiquement au gaz naturel, il est créé en utilisant de la matière… « fraîche » plutôt que décomposée. Par ailleurs, le dioxyde de carbone est éliminé et du propane y est ajouté.

Ainsi, avec un plein équivalent aux déjections annuelles de cinq personnes, le bus peut parcourir jusqu’à 300 km. Circulant entre l’aéroport de Bristol et le centre de Bath, le bus en test a une capacité d’accueil de 40 places assises. Imaginez si on pouvait exploiter l’ensemble des excréments du monde…  Il y aurait de quoi parcourir environ 420.000.000.000 de km par an ! ça laisse rêveur d’autant que le système est adaptable à l’automobile. Il existe déjà une « Bio-Bug » fonctionnant sur le même principe.

Le système développé par GENeco semble être une réelle alternative aux carburants traditionnels, et pour rassurer les plus téméraires, aucune odeur particulière ne se dégage du pot d’échappement. C’est « propre » pour l’environnement. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Carburant : Les chiffres des constructeurs sont-ils bidon ?

A les écouter, on ne sera peut-être même plus obligés de s’arrêter à la pompe. Publicité après publicité, les constructeurs automobiles annoncent des consommations d’essence toujours à la baisse. Mais nous disent-ils la vérité ? L’œil du 20 heures a mis son détecteur de mensonges en route.

A priori, il y a vraiment de quoi douter de ces chiffres. La semaine dernière, nous avons fait le tour des concessions auto. Bilan: tous les vendeurs annoncent des consommations différentes de ceux annonces dans les publicités.

Alors combien faut-il vraiment rajouter ? Selon les journalistes du magazine Autoplus, la consommation réelle est généralement 35% supérieure à celle annoncée. En cause : un protocole de test officiel qui permet aux constructeurs d’essayer leurs modèles dans des conditions qui n’ont rien à voir avec la route de tous les jours.

En dix ans, PSA et Renault ont perdu 70.000 postes en France

45.000 postes ont disparu chez PSA sous l’effet des plans sociaux successifs. Faute de recrutement, les constructeurs affichent des effectifs vieillissants.

Le tour de vis se poursuit chez PSA. Comme attendu , la direction a présenté hier ses projections d’emploi pour 2015. Dans le cadre du contrat social négocié avec ses syndicats, la direction table sur 1.500 congés seniors – le salarié peut partir deux ans avant sa retraite, reste inscrit dans les effectifs, mais ne touche que 70 % de son salaire –, ainsi que sur 1.400  mobilités internes, 550  mobilités externes sécurisées (le salarié peut réintégrer le groupe s’il le souhaite). Des mouvements destinés à faire des économies, qui seront compensées par 550 recrutements en CDI, ainsi que l’embauche de 2.000 jeunes en alternance.


Derrière cette réorganisation, c’est le bilan social dressé par PSA qui est particulièrement marquant. Il reflète, tout comme chez Renault, la saignée qu’ont connu les deux constructeurs sur les dix dernières années.

« Maintenant, on a une vision claire et très précise des effectifs », indique Christian Lafaye, délégué Force ouvrière. Selon les documents transmis aux syndicats, Peugeot Citroën Automobile (PCA), qui regroupe les usines et les centres d’ingénierie de l’Hexagone, ne compte plus que 58.100 salariés à fin septembre. Ce qui devrait situer les effectifs 2014 de la division automobile (PCA, réseaux de distribution…) entre 65.000 et 67.000 salariés, bien loin des 100.000 salariés employés il y a dix ans encore, en 2004.

Au global, les effectifs du groupe (en intégrant Faurecia, PSA Finances…) s’élèveront à moins de 83.000 salariés, soit une chute de 45.000 postes en dix ans, à la fois du fait des restructurations (plan de départ en 2011, fermeture d’Aulnay…), mais aussi de diverses cessions (Citer, Gefco…).
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États-Unis : Pourquoi les jeunes désertent-ils les hypermarchés ?

Aux États-Unis, les grands centres commerciaux sont devenus d’immenses vaisseaux fantômes peinant à attirer la jeune génération. Nouveaux modes de consommation et crise économique seraient les facteurs de cette désaffection.

West Bloomfield, banlieue blanche de Detroit, un samedi de janvier par -30°C. Un temps à squatter les malls. Mais sur le parking, les voitures se font rares. A l’intérieur, les hautparleurs diffusent des chants de Noël de Sinatra entre deux annonces promotionnelles. Des mamans juives trompent leur ennui en allant se faire couper les cheveux. A part un hypermarché discount, on ne trouve que des magasins de décoration intérieure ou des salons de coiffure.

Le centre commercial est devenu un repaire de vieux. Où sont les magasins de chaussures de sport, les fast-foods? Où sont les jeunes? Ils restent chez eux. Ils passent commande sur Amazon. Les voitures sont trop onéreuses à entretenir pour les adultes, alors pour les millenials (la génération Y, celle des jeunes gens nés entre le début des années 80 et le début des années 2000)… Avec un taux de chômage de 16 %, les 16-34 ans n’ont pas les moyens. Ils sont moins de 7 sur 10 à passer le permis de conduire.

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Quand les humains n’auront plus besoin de postuler ! (Version FR)

Depuis la révolution industrielle, l’être humain n’a cessé de créer des machines, afin d’automatiser les tâches difficiles ou rébarbatives. Ceci a amené une abondance qui n’était pas envisageable avant. Aujourd’hui, nous sommes devant un constat qui demande réflexion sur l’orientation que prend notre société.

En effet, l’automatisation de tous les secteurs d’activités posera de véritables problèmes pour l’emploi dans l’organisation sociétale actuelle. Cette vidéo que nous avons traduite et doublée nous montre à quel point ce sujet est crucial et le sera de plus en plus avec l’avancement effréné des technologies d’automatisations.

Autoroutes : Vers une scandaleuse prolongation des concessions ?

En lieu et place de l’écotaxe, Ségolène Royal veut s’attaquer au “profit des autoroutes”. Voilà un objectif louable. Hélas, les contrats qui lient l’Etat et les autoroutiers sont ainsi ficelés qu’il sera difficile d’y arriver. Peut-être va-t-on vers une autre solution : une prolongation des concessions en l’échange de quelques investissements…

« La privatisation des autoroutes engagée en 2005 a été une mauvaise affaire pour l’Etat ». Cette fois-ci, ce n’est pas Marianne qui dénonce ce scandale — comme nous l’avons encore fait récemment en couverture  — mais Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie et de l’Industrie a fait état d’un manque à gagner de plusieurs milliards sans le chiffrer. Sans doute une grosse dizaine de milliards. Rien que ça. Mais il y a du neuf : la « nouvelle star » du gouvernement a assuré son auditoire de la volonté de Bercy de faire enfin quelque chose, comme l’y invitait d’ailleurs l’Autorité de la concurrence dans son dernier rapport. Oui mais quoi ? Et comment ? Ségolène Royal, dans la foulée de la « suspension » de l’écotaxe, a expliqué que sa « priorité » était « le prélèvement du profit des autoroutes » arguant que « sur 100 euros de péage payés par l’usager, 22 sont du profit net pour les sociétés d’autoroute » et que cela a « permis la redistribution de 15 milliards de dividendes depuis la privatisation »

S’attaquer à la rente qui prive l’Etat de recettes et dévalise les automobilistes mais remplis grassement les poches des actionnaires des autoroutes à raison de 20 % de marges nettes, est un objectif louable. Hélas, la tâche est extrêmement compliquée. L’équation est d’autant plus complexe que, non content d’avoir brader les bijoux de familles, l’Etat s’est mis dans une telle position qu’il apparaît pieds et poings liés : les contrats avec les concessionnaires sont en effet si bien verrouillés que la marge de manœuvre juridique est étroite.

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Cergy-Pontoise (95) : Un mois sans voiture, une expérience écologique et économique

Des milliers d’automobilistes prennent le volant chaque jour dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Une cinquantaine d’entre eux ont décidé de mettre de côté leur voiture pendant un mois.

Parmi eux, Angélique Tourte, contrôleur des douanes. Elle a choisi de circuler en vélo électrique. Eric Galivel a quant à lui décidé d’opter pour le bus. Un petit peu d’attente et 50 euros l’abonnement mensuel, c’est le prix à payer pour faire baisser la pollution. “Une heure pour venir alors que d’habitude en voiture je mets un peu moins d’une demi-heure. C’est vrai que ça bouleverse le quotidien. Mais bon, on fait tous un effort pour que la planète aille mieux” a-t-il expliqué.

50% d’économie par mois

Une application a même été créée pour permettre de centraliser toutes les données des participants à l’expérience.

Les éditions précédentes, avec moins de candidats, ont donné des résultats spectaculaires. “L’année dernière, on avait constaté une diminution de 50% du budget affecté aux transports, soit une économie d’environ 115 euros par mois” confiait Angélique Bosquet, coordinatrice de “mon agglo sans auto”.

Les voitures intelligentes

Des journalistes ont poussé ces voitures dites “autonomes” dans leurs retranchements. Conduire sans toucher le volant, laisser le véhicule contrôler sa vitesse en fonction du véhicule qui le précède, effectuer de façon autonome les freinages d’urgence. Tous les tests ont été effectués.

La première grande révolution de l’automobile a commencé, mais la société semble ne pas être prête à avaler les kilomètres à grande vitesse. Routes, loi, sécurité routière… il faudra plus qu’une génération pour s’adapter à ces changements de comportements routiers.

La Chine, prochain eldorado pour la voiture électrique ?

Les villes chinoises ont beau être saturées par la pollution atmosphérique, les voitures électriques y sont rares. Mais le vent tourne selon les constructeurs, qui tablent sur un marché potentiellement gigantesque, stimulé par des coups de pouce des autorités.

En accueillant le week-end dernier à Pékin le premier “e-Prix” de Formule électrique, la deuxième économie mondiale a marqué un point dans la promotion sur son sol des véhicules verts.

Les habitants de la capitale ont découvert avec surprise des bijoux de technologie frôlant les 200 km/h. Avec le message sous-jacent: les performances sous vos yeux se retrouveront dans la voiture que vous pourrez bientôt acheter.

Actuellement seuls 70.000 véhicules électriques et hybrides roulent sur les routes chinoises, selon les médias d’Etat. Pékin s’est néanmoins fixé l’ambitieux objectif de 5 millions de véhicules de ce type en circulation d’ici à 2020.

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Chine : Une voiture éolienne capable d’atteindre 140 km/h ! [Humour]

Vous aimeriez avoir une voiture qui ne pollue pas la planète mais c’est au-dessus de vos moyens ? Ne vous inquiétez pas, désormais il est possible de fabriquer sa voiture éolienne chez soi!

On sait que la Chine est calée en haute technologie et voici encore un exemple qui le prouve : un homme de 55 ans à Pékin a mis au point lui-même sa propre voiture éolienne ! Tang Zhenping, à la fois fermier et designer, a conçu une voiture écologique permettant d’émettre moins de gaz à effets de serre en utilisant le système éolien.

Pour alimenter les batteries de celle-ci et générer de l’électricité, il a fixé à l’avant et à l’arrière du véhicule un ventilateur géant. Ainsi, il affirme que sa super voiture écolo peut aller jusqu’à la vitesse de 140km/h avec une autonomie de 140km. Énorme ! Il lui a fallu seulement trois mois pour la terminer et 1.600 $.

États-Unis : “Starti”, la première voiture créée avec une imprimante 3D

Après la pizza, le vêtement, le meuble et même la maison issus des imprimantes 3D, voici la voiture. Un groupe d’ingénieurs a présenté une voiture conçue à partir d’impressions 3D, samedi 13 septembre, au salon des technologies de l’industrie à Chicago (États-Unis).

Les composants de la voiture ont été imprimés les uns après les autres durant plus de 44 heures, selon Les Echos. “Nommé ‘Strati’, le prototype du véhicule a été sélectionné parmi plus de 200 autres en juin dernier par Local Motors qui avait lancé un appel à projet auprès de sa communauté d’experts et de designers”, précise le quotidien économique.

Avec 800 kilos, elle est plus légère que les véhicules traditionnels. Elle est fabriquée avec de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS), un plastique présentant une bonne tenue aux chocs et relativement rigide, à renfort de fibre de carbone. Aux pièces imprimées en 3D vient s’ajouter un moteur électrique.

Mais vous ne la croiserez pas tout de suite dans les rues : elle n’a pas encore été homologuée par l’instance chargé d’approuver les véhicules, a précisé samedi le PDG de Local Motors.

Le CO2 pourrait bientôt propulser les voitures

Le dioxyde de carbone, tant décrié pour son impact climatique, pourrait à l’avenir servir à faire avancer les véhicules tout en respectant l’environnement.

Un constructeur allemand d’automobiles a présenté mercredi à Berne lors du Sommet suisse de l’énergie et du climat (SwissECS) un collecteur de CO2 développé en Suisse et qui pourrait être prochainement produit en série.

«Nous y voyons une technologie très prometteuse pour des longs trajets en voiture avec un bilan climatique neutre», a déclaré Hagen Seifert, responsable des bilans environnementaux chez Audi, devant la presse. La marque allemande entend donc soutenir dès l’an prochain la spin-off de l’EPFZ à l’origine de l’invention.

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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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État-Unis : Un drone explore les ruines de l’usine Packard de Détroit

Inauguée en 1903, l‘usine de 325.000 m2 a été conçue par Albert Kahn. Située sur le Grand boulevard Est de la ville, elle était à l’époque considérée comme l’usine de fabrication automobile la plus moderne du monde, avec des artisans qualifiés pratiquant 24 métiers différents.

L’usine en elle-même a fermé en 1958, mais d’autres entreprises ont exploité les lieux ou utilisé les bâtiments à des fin de stockage, jusqu’à la fin des années 1990. Depuis son abandon, l’endroit est devenu un havre pour les graffeurs, les explorateurs urbains, les joueurs de paintball et les vandales.

Japon : Production industrielle en chute, plus fort recul depuis l’après-tsunami

La production industrielle au Japon a diminué de 3,4% en juin sur un mois, sa plus forte chute depuis celle qui a suivi le tsunami de mars 2011, selon des données révisées publiées mardi par le ministère de l’Industrie (Meti).

Une estimation préliminaire avait fait état d’un repli un peu moins fort, de 3,3%. En comparaison annuelle, la production a cependant été supérieure de 3,1% à celle de juin 2013 (et non 3,2% comme indiqué initialement).

Ce recul est à mettre au compte d’une moindre production d’automobiles, de machines industrielles, relative aux équipements de télécommunications ou à des pièces d’équipements en plastique, avait expliqué fin juillet le Meti. Face à ce déclin, il juge désormais que, dans son ensemble, la production industrielle s’affaiblit, alors qu’il l’estimait auparavant “en stagnation”.

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Des voitures sans pilote bientôt testées en France

Le gouvernement français veut autoriser à partir de 2015 les tests de voitures autonomes sur routes pour aider les constructeurs et les équipementiers automobiles nationaux à progresser dans le domaine.

Cette initiative a été prise dans le cadre des plans de la Nouvelle France industrielle lancés en septembre par le gouvernement et encouragés par Arnaud Montebourg, pour doper l’industrie et l’innovation dans les dix ans à venir. «Dans le cadre du plan, de premiers essais en route ouverte auront lieu dès 2015, en parallèle du lancement de projets de recherche et développement», selon un document du ministère de l’Économie.

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L’avènement du tourisme de masse

Né à la fin du XVIIe  siècle, le tourisme est passé d’une pratique réservée à une élite à une migration saisonnière amplement partagée. Cette massification n’a pas pour autant supprimé les inégalités d’accès.

Adolf Friedrich Erdmann von Menzel : Plan de voyage

À la fin du XVIIe  siècle, Blaise Pascal écrivait que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensées). Au même moment, les jeunes aristocrates britanniques s’inquiétaient plutôt d’obtenir « une chambre avec vue » à chacune des étapes du grand tour qui les conduisait déjà jusqu’au Sud de l’Italie. Immortalisée par le roman d’Edward M. Forster, adaptée à l’écran par James Ivory (Chambre avec vue, 1985), cette étape obligée de la formation des jeunes Anglais de bonne naissance marque le point de départ du tourisme. D’un loisir jadis exclusif, celui-ci est devenu, pendant la seconde moitié du XXe  siècle, une migration saisonnière amplement partagée, sans pour autant, loin s’en faut, avoir effacé toutes les barrières sociales.

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Les coûts de la pollution pour la société

Si vous faites partie des Français qui consultent chaque jour le site d’AirParif pour savoir à quel point l’air est pollué avant d’aller travailler, vous savez que la qualité de l’air est identifiée comme moyenne cette semaine. Pas forcément une bonne nouvelle selon l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement économique.

Chaque bouffée d’air que vous inhalez coûte cher à la société.

L’OCDE,  à l’occasion d’un rapport dévoilé il y a une dizaine de jours mais passé inaperçu, a fait le calcul de ce que coûte la pollution urbaine en terme de maladie: problèmes respiratoires, cancers, maladies cardiaques…

L’addition est salée : 1700 milliards de dollars dans les 34 pays membres de l’OCDE. Et si vous ajoutez entre autres la Chine (1400 milliards de dollars) et l’Inde (500 milliards de dollars), la facture de la pollution pour la majeure partie de l’humanité s’élève à 3700 milliards.

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L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques

L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1). La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 – à moins d’être alimentée en électricité nucléaire; elle consomme beaucoup de ressources rares: le résultat est loin du miracle annoncé.

Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…

Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence): ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.

Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité

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Europe : L’avenir de l’industrie se trouve sur la rive sud de la Méditerranée

La crainte de nationalisations est tout à fait déplacée et aucun slogan des révoltes arabes de 2011 n’a montré d’hostilité au capital étranger, européen ou non européen. Il convient simplement de sortir progressivement de la logique des zones franches et des avantages fiscaux qui ne sont en rien corrélés avec des indicateurs de développement des capacités de maîtrise et d’innovation technologiques.

Si l’on songe que la côte sud de la Méditerranée est la porte d’entrée vers le continent africain, d’un côté, et vers la riche péninsule Arabique, de l’autre, comment ne pas s’orienter vers de grands investissements industriels pour produire localement et exporter des biens d’équipement comme des biens de consommation, grâce à la valorisation des très vastes ressources humaines disponibles sur les deux rives de la Méditerranée ?

En bref, il est temps de commencer à penser la complémentarité active et productive au bénéfice des deux rives, en lieu et place des situations rentières qui dominent trop souvent les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

La coproduction peut, bien sûr, prendre également la forme de capitaux du sud de la Méditerranée, investis en Europe dans des entreprises de taille moyenne à la recherche de liquidités pour assurer leur développement et leur expansion.

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États-Unis : Un circuit de 100.000 petites voitures pour dénoncer le stress urbain

Metropolis II”, l’oeuvre cinétique signée Chris Burden est actuellement exposée au Musée d’art de Los Angeles. Une vidéo permet à ceux qui ne pourront la voir réellement en action de se rendre compte du colossal ouvrage. L’œuvre monumentale critique la place démesurée des transports dans la ville du XXIe siècle.

Plus d’un enfant aimerait l’avoir dans sa chambre. Mais attention, pas touche au circuit et à ses petites voitures. L’installation n’est d’ailleurs pas un jouet mais considérée comme une sculpture.

Le complexe composé de 18 routes, dont une autoroute à six voies miniaturisée, et d’un chemin de fer est parcouru par 100.000 voitures. Le défilement est excessif, incessant, cadencé.

Et critiqué par son auteur : “Le bruit, le flux continu des trains et la vitesse des voitures procurent chez le spectateur le stress de vivre dans le dynamisme, l’activité et l’animation de la ville du XXIe siècle.

Textiles intelligents : Une nouvelle filière d’avenir en France

Le secteur textile est l’un des plus sinistrés en France. Mais certaines de ses filières, celle de la mode et du luxe, continuent de figurer parmi les meilleures au monde. Le textile pourrait aussi vivre une révolution grâce à des matériaux intelligents déjà utilisés dans l’aéronautique, l’automobile ou la médecine.

Des élèves ingénieurs ont en effet développé, depuis dix ans, des inventions qui pourraient être utilisées dans la fabrication de vêtements.

De nouvelles fibres remplaceront des fibres synthétiques

Des fibres thermoplastiques, par exemple, utilisées dans l’automobile, permettent d’alléger les matériaux et d’apporter de meilleures propriétés acoustiques. L’Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (Nord) travaille sur des nouvelles fibres qui remplaceront des fibres synthétiques à base de pétrole. Elle forme des jeunes qui comptent relancer les beaux jours du textile en France.

Venezuela : L’industrie automobile s’effondre faute de devises

Les Vénézuéliens, qui disposent d’autoroutes gratuites et d’essence quasiment offerte, peinent à acheter des voitures en raison de la chute vertigineuse de la production locale et doivent les attendre plus d’un an, assis sur des montagnes de bolivares se dépréciant chaque jour.

Les lignes d’assemblages au Venezuela tournent au plus bas, produisant à peine un cinquième des véhicules montés l’année dernière. Quatre des sept assembleurs du pays – Toyota, Ford, Chrysler et Iveco – ont dû peu à peu suspendre leur production depuis février, faute de pouvoir importer des pièces détachées.

En raison du strict contrôle des changes instauré depuis 2003 au Venezuela, tout acteur économique souhaitant disposer de devises pour importer biens et produits doit en faire la demande aux autorités, qui les délivrent au compte-goutte. Le patronat affirme que le secteur automobile a perçu en 2014 seulement 1 % des devises accordées aux importateurs.

En 5 ans, la production a baissé de 50 %
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États-Unis : Exégèse de la longue crise

Dans son nouveau livre TOO MUCH MAGIC publié aux Editions du Retour aux Sources, James Howard Kunstler décrit avec une sagacité quasi prophétique sa vision de l’issue de ce qu’il nomme la Longue Crise. Exégèse de la fin d’un paradigme.

La Longue Crise, c’est la crise d’un système économique et d’un ensemble de représentations collectives pathologiquement dépendantes du pétrole.

Dans son livre, Kunstler retrace l’itinéraire de cette crise. Sa démonstration, pragmatique, s’appuie avant tout sur des exemples concrets. Ainsi, tout à tour, il dresse le constat alarmant des projets d’urbanisme des banlieues américaines tentaculaires, nés de la quasi-gratuité du carburant et donc, de l’hégémonie de l’automobile, qui produisent des modes de vie de plus en plus problématiques. Il pointe les contradictions de la société de consommation de masse, complaisamment soumise à une certitude énergétique et productive indépassable, dont l’ultime illusion aura été la crise immobilière des subprimes instaurant l’idée magique de la maison pour tous et pour rien.

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États-Unis : Décroissance de l’usage de la voiture, une tendance de fond

Est-ce la fin du driving boom aux Etats-Unis ? C’est le constat dressé par le rapport intitulé « A new direction : our changing relationship with driving and the implications for america’s future » publié au printemps dernier par U.S. PIRG Education Fund Frontier Group.

Qu’est-ce-que le driving boom ?

C’est l’augmentation constante des distances parcourues en voiture par les Américains (+85% entre 1970 et 2004).

Cette croissance des kilomètres parcourus fut concomitante d’un urbanisme basé sur la voiture individuelle : en 1950, 23% des Américains habitaient en banlieue, en 2000 ils étaient 50%.

La fin du driving boom

Entre 1946 et 2004, le total des kilomètres parcourus a cru de 3,8% par an, et celui des kilomètres parcourus per capita, de +2,5% par an.

Depuis on observe une rupture: entre 2004 et 2012, les kilomètres parcourus stagnent et les kilomètres parcourus per capita diminuent de 1% par an. Sur la même période, la fréquentation des transports en commun a connu une hausse de 10%.

Décroissance de l’usage de la voiture individuelle aux États-Unis : une tendance de fond et pas un simple accident de parcours.

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Afrique : “Congobot”, le robot routier qui sécurise le passage des piétons

L’information peut paraitre insolite et pourtant, la République démocratique du Congo pourrait prochainement être le point d’origine d’un nouveau marché high tech : les robots spécialisés dans la régulation de la circulation automobile.

Exporter son robot routier, c’est le rêve de la femme d’affaires ingénieur à l’origine de la création d’un robot de 2,50 mètres de haut qui vient de s’installer à Limete, un quartier populaire de la Capitale du pays, Kinshasa.

Un robot créé en aluminium pour supporter le climat tropical et qui gère parfaitement la circulation des véhicules en sécurisant la traversée des axes par les piétons. Sur le fond, il se présente comme un véritable agent de circulation, avec une signalétique lumineuse et colorée, ainsi que des bras mobiles pour indiquer aux automobilistes de stopper leurs véhicules.

Situé sur le boulevard Lumumba il est plutôt bien accepté par les utilisateurs, qui notent que depuis son implantation, il y a davantage de respect à la fois de la vitesse de circulation, mais aussi des priorités et des piétons.

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Baxter : Le robot à 18.000 euros qui signe l’arrêt de mort des ouvriers

Des robots sophistiqués destinés à travailler menacent de rendre superflus de nombreux métiers de travailleurs ayant peu de formation. C’est ce qu’affirme l’entrepreneur en technologie Jerry Kaplan. 

Selon lui, des inventions comme le robot Baxter de l’entreprise américaine Rethink Robotics offrent en effet aux machines la possibilité de se déplacer librement et d’exécuter une combinaison de différentes opérations.

Le robot Baxter coûte 25.000 dollars et est équipé d’un ordinateur-tablette qui peut passer pour un visage. De récents manquements dans les capacités optiques d’un ordinateur qui ont longtemps été considérés comme un des plus grands problèmes de l’intelligence artificielle sont à la base de l’introduction de machines comme le Baxter.

De ce fait, les tâches d’un travailleur peuvent être totalement effectuées grâce à la technologie et selon Kaplan, à terme, certains métiers disparaîtront complètement. Notamment, on sait que le centre de technologie Sirris à Diepenbeek (Belgique) expérimente un robot Baxter.

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