Autoroutes : Vers une scandaleuse prolongation des concessions ?

En lieu et place de l’écotaxe, Ségolène Royal veut s’attaquer au “profit des autoroutes”. Voilà un objectif louable. Hélas, les contrats qui lient l’Etat et les autoroutiers sont ainsi ficelés qu’il sera difficile d’y arriver. Peut-être va-t-on vers une autre solution : une prolongation des concessions en l’échange de quelques investissements…

« La privatisation des autoroutes engagée en 2005 a été une mauvaise affaire pour l’Etat ». Cette fois-ci, ce n’est pas Marianne qui dénonce ce scandale — comme nous l’avons encore fait récemment en couverture  — mais Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie et de l’Industrie a fait état d’un manque à gagner de plusieurs milliards sans le chiffrer. Sans doute une grosse dizaine de milliards. Rien que ça. Mais il y a du neuf : la « nouvelle star » du gouvernement a assuré son auditoire de la volonté de Bercy de faire enfin quelque chose, comme l’y invitait d’ailleurs l’Autorité de la concurrence dans son dernier rapport. Oui mais quoi ? Et comment ? Ségolène Royal, dans la foulée de la « suspension » de l’écotaxe, a expliqué que sa « priorité » était « le prélèvement du profit des autoroutes » arguant que « sur 100 euros de péage payés par l’usager, 22 sont du profit net pour les sociétés d’autoroute » et que cela a « permis la redistribution de 15 milliards de dividendes depuis la privatisation »

S’attaquer à la rente qui prive l’Etat de recettes et dévalise les automobilistes mais remplis grassement les poches des actionnaires des autoroutes à raison de 20 % de marges nettes, est un objectif louable. Hélas, la tâche est extrêmement compliquée. L’équation est d’autant plus complexe que, non content d’avoir brader les bijoux de familles, l’Etat s’est mis dans une telle position qu’il apparaît pieds et poings liés : les contrats avec les concessionnaires sont en effet si bien verrouillés que la marge de manœuvre juridique est étroite.

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Cergy-Pontoise (95) : Un mois sans voiture, une expérience écologique et économique

Des milliers d’automobilistes prennent le volant chaque jour dans l’agglomération de Cergy-Pontoise. Une cinquantaine d’entre eux ont décidé de mettre de côté leur voiture pendant un mois.

Parmi eux, Angélique Tourte, contrôleur des douanes. Elle a choisi de circuler en vélo électrique. Eric Galivel a quant à lui décidé d’opter pour le bus. Un petit peu d’attente et 50 euros l’abonnement mensuel, c’est le prix à payer pour faire baisser la pollution. “Une heure pour venir alors que d’habitude en voiture je mets un peu moins d’une demi-heure. C’est vrai que ça bouleverse le quotidien. Mais bon, on fait tous un effort pour que la planète aille mieux” a-t-il expliqué.

50% d’économie par mois

Une application a même été créée pour permettre de centraliser toutes les données des participants à l’expérience.

Les éditions précédentes, avec moins de candidats, ont donné des résultats spectaculaires. “L’année dernière, on avait constaté une diminution de 50% du budget affecté aux transports, soit une économie d’environ 115 euros par mois” confiait Angélique Bosquet, coordinatrice de “mon agglo sans auto”.

Les voitures intelligentes

Des journalistes ont poussé ces voitures dites “autonomes” dans leurs retranchements. Conduire sans toucher le volant, laisser le véhicule contrôler sa vitesse en fonction du véhicule qui le précède, effectuer de façon autonome les freinages d’urgence. Tous les tests ont été effectués.

La première grande révolution de l’automobile a commencé, mais la société semble ne pas être prête à avaler les kilomètres à grande vitesse. Routes, loi, sécurité routière… il faudra plus qu’une génération pour s’adapter à ces changements de comportements routiers.

La Chine, prochain eldorado pour la voiture électrique ?

Les villes chinoises ont beau être saturées par la pollution atmosphérique, les voitures électriques y sont rares. Mais le vent tourne selon les constructeurs, qui tablent sur un marché potentiellement gigantesque, stimulé par des coups de pouce des autorités.

En accueillant le week-end dernier à Pékin le premier “e-Prix” de Formule électrique, la deuxième économie mondiale a marqué un point dans la promotion sur son sol des véhicules verts.

Les habitants de la capitale ont découvert avec surprise des bijoux de technologie frôlant les 200 km/h. Avec le message sous-jacent: les performances sous vos yeux se retrouveront dans la voiture que vous pourrez bientôt acheter.

Actuellement seuls 70.000 véhicules électriques et hybrides roulent sur les routes chinoises, selon les médias d’Etat. Pékin s’est néanmoins fixé l’ambitieux objectif de 5 millions de véhicules de ce type en circulation d’ici à 2020.

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Chine : Une voiture éolienne capable d’atteindre 140 km/h ! [Humour]

Vous aimeriez avoir une voiture qui ne pollue pas la planète mais c’est au-dessus de vos moyens ? Ne vous inquiétez pas, désormais il est possible de fabriquer sa voiture éolienne chez soi!

On sait que la Chine est calée en haute technologie et voici encore un exemple qui le prouve : un homme de 55 ans à Pékin a mis au point lui-même sa propre voiture éolienne ! Tang Zhenping, à la fois fermier et designer, a conçu une voiture écologique permettant d’émettre moins de gaz à effets de serre en utilisant le système éolien.

Pour alimenter les batteries de celle-ci et générer de l’électricité, il a fixé à l’avant et à l’arrière du véhicule un ventilateur géant. Ainsi, il affirme que sa super voiture écolo peut aller jusqu’à la vitesse de 140km/h avec une autonomie de 140km. Énorme ! Il lui a fallu seulement trois mois pour la terminer et 1.600 $.

États-Unis : “Starti”, la première voiture créée avec une imprimante 3D

Après la pizza, le vêtement, le meuble et même la maison issus des imprimantes 3D, voici la voiture. Un groupe d’ingénieurs a présenté une voiture conçue à partir d’impressions 3D, samedi 13 septembre, au salon des technologies de l’industrie à Chicago (États-Unis).

Les composants de la voiture ont été imprimés les uns après les autres durant plus de 44 heures, selon Les Echos. “Nommé ‘Strati’, le prototype du véhicule a été sélectionné parmi plus de 200 autres en juin dernier par Local Motors qui avait lancé un appel à projet auprès de sa communauté d’experts et de designers”, précise le quotidien économique.

Avec 800 kilos, elle est plus légère que les véhicules traditionnels. Elle est fabriquée avec de l’acrylonitrile butadiène styrène (ABS), un plastique présentant une bonne tenue aux chocs et relativement rigide, à renfort de fibre de carbone. Aux pièces imprimées en 3D vient s’ajouter un moteur électrique.

Mais vous ne la croiserez pas tout de suite dans les rues : elle n’a pas encore été homologuée par l’instance chargé d’approuver les véhicules, a précisé samedi le PDG de Local Motors.

Le CO2 pourrait bientôt propulser les voitures

Le dioxyde de carbone, tant décrié pour son impact climatique, pourrait à l’avenir servir à faire avancer les véhicules tout en respectant l’environnement.

Un constructeur allemand d’automobiles a présenté mercredi à Berne lors du Sommet suisse de l’énergie et du climat (SwissECS) un collecteur de CO2 développé en Suisse et qui pourrait être prochainement produit en série.

«Nous y voyons une technologie très prometteuse pour des longs trajets en voiture avec un bilan climatique neutre», a déclaré Hagen Seifert, responsable des bilans environnementaux chez Audi, devant la presse. La marque allemande entend donc soutenir dès l’an prochain la spin-off de l’EPFZ à l’origine de l’invention.

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1914 : Quand les multinationales engrangeaient déjà les profits de la guerre

Septembre 1914. Alors que les armées allemandes envahissent le Nord de la France, la mobilisation générale sonne aussi pour les industriels. Le gouvernement charge de grands patrons français de réorganiser l’économie, placée au service de la guerre. Mais pas question pour autant de sacrifier les profits !

Pyramide de casques allemands à New York en 1918

6 septembre 1914. Les avant-gardes allemandes arrivent à Meaux, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Interrompant trois semaines de retraite, les armées françaises et britanniques font volte-face pour mener la première bataille de la Marne. À l’arrière, la mobilisation industrielle commence. Car la guerre semble devoir durer. Après un mois de conflit, l’armée manque déjà d’artillerie et de munitions. L’état-major réclame 100.000 obus par jour pour ses fameux canons de 75 alors que les ateliers n’en fabriquent que 10.000.

Des deux côtés du Rhin, les bénéfices explosent pour quelques grandes entreprises. Une situation qui suscite colères et débats alors que des centaines de milliers d’hommes tombent au front. Plusieurs de ces « profiteurs de guerre » d’hier sont devenus les multinationales d’aujourd’hui.

Le 20 septembre, le ministre de la Guerre, le socialiste Alexandre Millerand, organise une réunion à Bordeaux, où le gouvernement s’est réfugié. Y participent des représentants du Comité des forges, la plus puissante organisation patronale française, des membres de l’influente famille Wendel, propriétaire des aciéries de Lorraine, et Louis Renault, fondateur des usines éponymes.
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État-Unis : Un drone explore les ruines de l’usine Packard de Détroit

Inauguée en 1903, l‘usine de 325.000 m2 a été conçue par Albert Kahn. Située sur le Grand boulevard Est de la ville, elle était à l’époque considérée comme l’usine de fabrication automobile la plus moderne du monde, avec des artisans qualifiés pratiquant 24 métiers différents.

L’usine en elle-même a fermé en 1958, mais d’autres entreprises ont exploité les lieux ou utilisé les bâtiments à des fin de stockage, jusqu’à la fin des années 1990. Depuis son abandon, l’endroit est devenu un havre pour les graffeurs, les explorateurs urbains, les joueurs de paintball et les vandales.

Japon : Production industrielle en chute, plus fort recul depuis l’après-tsunami

La production industrielle au Japon a diminué de 3,4% en juin sur un mois, sa plus forte chute depuis celle qui a suivi le tsunami de mars 2011, selon des données révisées publiées mardi par le ministère de l’Industrie (Meti).

Une estimation préliminaire avait fait état d’un repli un peu moins fort, de 3,3%. En comparaison annuelle, la production a cependant été supérieure de 3,1% à celle de juin 2013 (et non 3,2% comme indiqué initialement).

Ce recul est à mettre au compte d’une moindre production d’automobiles, de machines industrielles, relative aux équipements de télécommunications ou à des pièces d’équipements en plastique, avait expliqué fin juillet le Meti. Face à ce déclin, il juge désormais que, dans son ensemble, la production industrielle s’affaiblit, alors qu’il l’estimait auparavant “en stagnation”.

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Des voitures sans pilote bientôt testées en France

Le gouvernement français veut autoriser à partir de 2015 les tests de voitures autonomes sur routes pour aider les constructeurs et les équipementiers automobiles nationaux à progresser dans le domaine.

Cette initiative a été prise dans le cadre des plans de la Nouvelle France industrielle lancés en septembre par le gouvernement et encouragés par Arnaud Montebourg, pour doper l’industrie et l’innovation dans les dix ans à venir. «Dans le cadre du plan, de premiers essais en route ouverte auront lieu dès 2015, en parallèle du lancement de projets de recherche et développement», selon un document du ministère de l’Économie.

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L’avènement du tourisme de masse

Né à la fin du XVIIe  siècle, le tourisme est passé d’une pratique réservée à une élite à une migration saisonnière amplement partagée. Cette massification n’a pas pour autant supprimé les inégalités d’accès.

Adolf Friedrich Erdmann von Menzel : Plan de voyage

À la fin du XVIIe  siècle, Blaise Pascal écrivait que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Pensées). Au même moment, les jeunes aristocrates britanniques s’inquiétaient plutôt d’obtenir « une chambre avec vue » à chacune des étapes du grand tour qui les conduisait déjà jusqu’au Sud de l’Italie. Immortalisée par le roman d’Edward M. Forster, adaptée à l’écran par James Ivory (Chambre avec vue, 1985), cette étape obligée de la formation des jeunes Anglais de bonne naissance marque le point de départ du tourisme. D’un loisir jadis exclusif, celui-ci est devenu, pendant la seconde moitié du XXe  siècle, une migration saisonnière amplement partagée, sans pour autant, loin s’en faut, avoir effacé toutes les barrières sociales.

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Les coûts de la pollution pour la société

Si vous faites partie des Français qui consultent chaque jour le site d’AirParif pour savoir à quel point l’air est pollué avant d’aller travailler, vous savez que la qualité de l’air est identifiée comme moyenne cette semaine. Pas forcément une bonne nouvelle selon l’OCDE, l’organisation de coopération et de développement économique.

Chaque bouffée d’air que vous inhalez coûte cher à la société.

L’OCDE,  à l’occasion d’un rapport dévoilé il y a une dizaine de jours mais passé inaperçu, a fait le calcul de ce que coûte la pollution urbaine en terme de maladie: problèmes respiratoires, cancers, maladies cardiaques…

L’addition est salée : 1700 milliards de dollars dans les 34 pays membres de l’OCDE. Et si vous ajoutez entre autres la Chine (1400 milliards de dollars) et l’Inde (500 milliards de dollars), la facture de la pollution pour la majeure partie de l’humanité s’élève à 3700 milliards.

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L’ADEME dit enfin la vérité sur les véhicules électriques

L’ADEME a publié son bilan sur les impacts environnementaux des véhicules électriques (1). La voiture électrique réduit très peu les émissions de CO2 – à moins d’être alimentée en électricité nucléaire; elle consomme beaucoup de ressources rares: le résultat est loin du miracle annoncé.

Pas de gaz d’échappement toxiques pour le véhicule électrique certes, mais sa fabrication consomme beaucoup plus de ressources fossiles et rares que celle d’un véhicule essence ou diesel. A elle seule, la batterie consomme le plus de ressources minérales et représente la moitié de l’énergie consommée. Les progrès techniques ne devraient guère changer ce bilan à l’horizon 2020…

Un véhicule électrique et un diesel consomment au total autant d’énergie primaire l’un que l’autre (un peu plus pour une voiture à essence): ainsi, pas d’économie d’énergie à attendre de la voiture électrique. La fabrication du véhicule représente 20 % du total dans le cas du diesel, et 37 % pour l’électrique.

Et l’impact sur le climat ? Tout dépend de la source d’électricité

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Europe : L’avenir de l’industrie se trouve sur la rive sud de la Méditerranée

La crainte de nationalisations est tout à fait déplacée et aucun slogan des révoltes arabes de 2011 n’a montré d’hostilité au capital étranger, européen ou non européen. Il convient simplement de sortir progressivement de la logique des zones franches et des avantages fiscaux qui ne sont en rien corrélés avec des indicateurs de développement des capacités de maîtrise et d’innovation technologiques.

Si l’on songe que la côte sud de la Méditerranée est la porte d’entrée vers le continent africain, d’un côté, et vers la riche péninsule Arabique, de l’autre, comment ne pas s’orienter vers de grands investissements industriels pour produire localement et exporter des biens d’équipement comme des biens de consommation, grâce à la valorisation des très vastes ressources humaines disponibles sur les deux rives de la Méditerranée ?

En bref, il est temps de commencer à penser la complémentarité active et productive au bénéfice des deux rives, en lieu et place des situations rentières qui dominent trop souvent les relations économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

La coproduction peut, bien sûr, prendre également la forme de capitaux du sud de la Méditerranée, investis en Europe dans des entreprises de taille moyenne à la recherche de liquidités pour assurer leur développement et leur expansion.

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États-Unis : Un circuit de 100.000 petites voitures pour dénoncer le stress urbain

Metropolis II”, l’oeuvre cinétique signée Chris Burden est actuellement exposée au Musée d’art de Los Angeles. Une vidéo permet à ceux qui ne pourront la voir réellement en action de se rendre compte du colossal ouvrage. L’œuvre monumentale critique la place démesurée des transports dans la ville du XXIe siècle.

Plus d’un enfant aimerait l’avoir dans sa chambre. Mais attention, pas touche au circuit et à ses petites voitures. L’installation n’est d’ailleurs pas un jouet mais considérée comme une sculpture.

Le complexe composé de 18 routes, dont une autoroute à six voies miniaturisée, et d’un chemin de fer est parcouru par 100.000 voitures. Le défilement est excessif, incessant, cadencé.

Et critiqué par son auteur : “Le bruit, le flux continu des trains et la vitesse des voitures procurent chez le spectateur le stress de vivre dans le dynamisme, l’activité et l’animation de la ville du XXIe siècle.

Textiles intelligents : Une nouvelle filière d’avenir en France

Le secteur textile est l’un des plus sinistrés en France. Mais certaines de ses filières, celle de la mode et du luxe, continuent de figurer parmi les meilleures au monde. Le textile pourrait aussi vivre une révolution grâce à des matériaux intelligents déjà utilisés dans l’aéronautique, l’automobile ou la médecine.

Des élèves ingénieurs ont en effet développé, depuis dix ans, des inventions qui pourraient être utilisées dans la fabrication de vêtements.

De nouvelles fibres remplaceront des fibres synthétiques

Des fibres thermoplastiques, par exemple, utilisées dans l’automobile, permettent d’alléger les matériaux et d’apporter de meilleures propriétés acoustiques. L’Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles (Nord) travaille sur des nouvelles fibres qui remplaceront des fibres synthétiques à base de pétrole. Elle forme des jeunes qui comptent relancer les beaux jours du textile en France.

Venezuela : L’industrie automobile s’effondre faute de devises

Les Vénézuéliens, qui disposent d’autoroutes gratuites et d’essence quasiment offerte, peinent à acheter des voitures en raison de la chute vertigineuse de la production locale et doivent les attendre plus d’un an, assis sur des montagnes de bolivares se dépréciant chaque jour.

Les lignes d’assemblages au Venezuela tournent au plus bas, produisant à peine un cinquième des véhicules montés l’année dernière. Quatre des sept assembleurs du pays – Toyota, Ford, Chrysler et Iveco – ont dû peu à peu suspendre leur production depuis février, faute de pouvoir importer des pièces détachées.

En raison du strict contrôle des changes instauré depuis 2003 au Venezuela, tout acteur économique souhaitant disposer de devises pour importer biens et produits doit en faire la demande aux autorités, qui les délivrent au compte-goutte. Le patronat affirme que le secteur automobile a perçu en 2014 seulement 1 % des devises accordées aux importateurs.

En 5 ans, la production a baissé de 50 %
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États-Unis : Exégèse de la longue crise

Dans son nouveau livre TOO MUCH MAGIC publié aux Editions du Retour aux Sources, James Howard Kunstler décrit avec une sagacité quasi prophétique sa vision de l’issue de ce qu’il nomme la Longue Crise. Exégèse de la fin d’un paradigme.

La Longue Crise, c’est la crise d’un système économique et d’un ensemble de représentations collectives pathologiquement dépendantes du pétrole.

Dans son livre, Kunstler retrace l’itinéraire de cette crise. Sa démonstration, pragmatique, s’appuie avant tout sur des exemples concrets. Ainsi, tout à tour, il dresse le constat alarmant des projets d’urbanisme des banlieues américaines tentaculaires, nés de la quasi-gratuité du carburant et donc, de l’hégémonie de l’automobile, qui produisent des modes de vie de plus en plus problématiques. Il pointe les contradictions de la société de consommation de masse, complaisamment soumise à une certitude énergétique et productive indépassable, dont l’ultime illusion aura été la crise immobilière des subprimes instaurant l’idée magique de la maison pour tous et pour rien.

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